13 février 2007

Violence maternelle

Pour donner un peu de vie à ses lénifiantes propositions, Marie-Ségolène Royale a misé avec des trémolos dans la voix sur l'ignoble démagogie de l'amour maternelle :
Il y a urgence, j'ai la ferme volonté d'empoigner ce problème à bras le corps, j'en ai la ferme volonté, je l'ai là, chevillée au corps parce que je sais au fond de moi, en tant que mère, que je veux pour tous les enfants qui naissent et qui grandissent en France ce que j'ai voulu pour mes propres enfants.
Site MSR

Ce fait divers éclaire en noir son discours national-socialiste sur la famille :
Séquestrées par leur mère pendant sept ans

Les Autrichiens à nouveau sous le choc d'un autre drame de la séquestration après les révélations de la presse ce week-end sur une mère qui a séquestré ses trois fillettes pendant des années.

Samedi, le quotidien "Osterreich" a le premier révélé que cette femme, une avocate de 53 ans, maintenait entièrement isolées du monde ses trois fillettes alors âgées de six, dix et treize ans dans leur maison de Pöstlingberg près de Linz dans le nord de l'Autriche. Jusqu'à l'intervention des autorités en octobre 2005. Selon les premiers éléments, la mère avait rompu tout contact avec quiconque après son divorce.

Les fillettes vivaient dans une saleté repoussante et ne voyaient que rarement la lumière du jour et il leur arrivait même de jouer avec des souris. Durant leurs années de calvaire, le père des fillettes - aujourd'hui âgées de 14, 18 et 21 ans - s'est vu constamment dénié le droit de les voir, précise le quotidien autrichien.

Margreth Tews, l'avocate de deux des jeunes filles, a déclaré lundi au quotidien "Der Standard" que les voisins inquiets avaient pourtant alerté les services sociaux et de protection de l'enfance pendant des années sans qu'aucune action ne soit engagée.

Tews ajoute que la mère avait été soignée pour des hallucinations dans une clinique de Linz en 2001 et que le père se battait depuis la même année pour obtenir de la justice une modification du droit de garde et de visite.

SaphirNews

Lou QUÉTIERO
13 février 2007

7 février 2007

Violence féminine

Dans le milieu de la gauche néolibérale comme dans celui des courants multiples et contradictoires de la gauche antilibérale, il est communément admis, mais non démontré, que la violence serait exclusivement masculine. Ce dogme néo-féministe est aussi réactionnaire que le dogme catholique de l'Immaculée conception.

Ainsi, une universitaire peut tranquillement asséner «l'agressivité n'est pas une valeur féminine» sans que personne ne s'étonne de l'absence de preuves à l'appui de cette thèse. Au lieu d'en apporter le début d'une, elle expose des faits qui la contredisent, mais rétablit sa thèse par une savante pirouette : «[La violence féminine] est une réaction à la violence, hautement valorisée, des hommes.» [1]

Les faits sont têtus et n'entrent pas dans la case-prison, aussi caricaturale que réductrice, de l'idéologie néoféministe. Plutôt que de refaire l'analyse critique d'Annie Le Brun [2], il est plus démonstratif, selon la méthode de Karl Kraus [3], de citer un banal fait divers.


Une astronaute a été arrêtée lundi après avoir tenté de kidnapper sa rivale.

Perruque et imperméable : l'astronaute Lisa Novak n'a pas lésiné sur les moyens pour assouvir une crise de jalousie. Persuadée qu'une autre femme tournait autour de l'homme qu'elle aimait, ce capitaine de vaisseau de l'US Navy a conduit plus de douze heures d'affilée pour parcourir les 1.500 km reliant Houston au Texas à Orlando en Floride et retrouver sa rivale. Pis, elle a même été jusqu'à porter une couche pour ne pas avoir besoin de s'arrêter en route. Une fois arrivée, elle a aspergé sa rivale, Colleen Shipman d'une substance chimique avant de tenter de l'enlever.

Mariée et mère de trois enfants, Lisa Novak était en effet persuadée que cette dernière avait une aventure avec William Oefelein, lui-même astronaute et pilote de la navette Discovery.

[...]

Pour se défendre, Lisa Nowak a déclaré qu'elle avait simplement voulu effrayer Shipman et n'avait aucune intention de lui faire du mal. Les policiers ont pourtant retrouvé en sa possession une bombe lacrymogène, une cartouche neuve pour l'arme à air comprimé, un canif de dix centimètres et des copies de mails échangés entre Shipman et Oefelein.

Arrêtée lundi, elle a été inculpée de tentative d'effraction d'un véhicule, destruction de preuves et agression. Sa liberté sous caution lui a été refusée. Si elle est reconnue coupable d'enlèvement, Lisa Nowak encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le Figaro, 06 février 2007 à 13h23 [4].

Lou QUÉTIERO
7 février 2007

[1] HANDMAN Marie-Elisabeth, La violence et la ruse - Hommes et femmes dans un village grec, Edisud, 1983.
[2] LE BRUN Annie, Vagit-prop, Lâchez tout et autres textes, Ramsay - J.J. Pauvert, 1990.
[3] Les guerres de Karl Kraus, Agone n°35/36, 2006.
[4] Autres articles :
Matin (Québec)
Canada.com
Planète Québec
Google actualité
Biographie Lisa Novak (en anglais)
NASA
Wikipédia