23 septembre 2008

Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

Entretien avec Salomé Zourabichvili

Source : Touteleurope - Dailymotion


ZOURABICHVILI Salomé : "l'UE est l’organisation la plus appropriée pour garantir à la Géorgie ce dont elle a besoin", Toute l'Europe
Salomé Zourabichvili estime que l’Union européenne peut garantir la sécurité dans la région du conflit, et ce beaucoup mieux que ne le ferait l'Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), dont les critiques vis-à-vis de la Russie sont bien plus prononcées. Selon l'ancienne ambassadrice, "le rapprochement de l’OTAN dans la région est quelque chose qui, objectivement, tend la situation".


Commentaires : Lire dans le Dossier documentaire "Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie" d'autres articles de Salomé Zourabichvili.

Pékin - Sotchi : même combat ? Retour sur la crise russo-géorgienne, AgoraVox
Force est de constater que la très grande majorité des médias occidentaux – états-uniens en premier lieu – a fait le choix de souligner, parfois jusqu’à la caricature, la virulence de la riposte russe, au point d’en arriver au fil des semaines à déformer totalement la réalité et à faire de Moscou l’unique agresseur. Sous la plume des journalistes, et par voie de conséquence dans une bonne part de l’opinion publique mondiale, la jeune démocratie géorgienne est la victime du terrifiant grizzly russe. Ce qui serait considéré dans un contexte différent comme un mensonge éhonté prend sur l’échiquier international les formes troubles d’une stratégie élaborée de manipulation psychologique et de désinformation.

Lorsque dans la nuit du 7 au 8 Août, vers 1h du matin Saakachvili décide de lancer l’offensive sur Tskhinvali, il compte vraisemblablement mettre un terme à deux semaines de tensions et d’escarmouches sanglantes via milices interposés entre ossètes et géorgiens et mise visiblement sur une victoire éclair pour rétablir la stabilité dans la région ; la justification officielle de l’opération militaire est d’ailleurs le « rétablissement de l’ordre ».

Si la Russie ne réagit pas – comme cela est déjà arrivé – il ne se sera passé rien d’autre qu’une opération de maintien de l’ordre en territoire ossète et abkhaze à un moment où l’attention médiatique est focalisée sur le début des Jeux Olympiques. Si la Russie décide de réagir militairement à l’offensive géorgienne, elle doit obligatoirement rompre la « trêve olympique » et risque de subir les foudres de la presse et de l’opinion publique mondiale, relayés par les inquiétudes des pays de l’ancien pacte de Varsovie (on a très vite parlé d’un risque de réaction en chaîne avec l’Ukraine et les Pays Baltes) et la réactivation étonnamment fertile des vieux démons de l’Europe (Münich).

Revue de presse Russie

Revue de la presse russe, RIA Novosti
Moscou et Kiev resteront "amis et partenaires"
En dépit de nombreux griefs réciproques, Moscou et Kiev envisagent toutefois de le prolonger par défaut, pour une nouvelle période de dix ans.

Il était facile de prédire que l'Ukraine et la Russie, en fin de compte, ne pousseraient pas l'affaire jusqu'à rompre un "grand" traité, un tel dénouement présentant des avantages pour les deux parties.

Gazprom en phase de pénétrer le marché américain du gaz
L'expansion de Gazprom en Amérique latine ne cesse de s'accélérer: le géant russe pourrait lancer son premier site de production de gaz liquéfié à l'étranger au Venezuela, lit-on mardi dans les quotidiens Gazeta et Vedomosti.

Certains experts estiment que la coopération avec d'autres fournisseurs de gaz aiderait le monopole russe à pénétrer le marcher américain.

Les analystes soulignent que le projet vénézuélien rapproche Gazprom d'un vieux rêve: participer à l'élaboration d'un projet de construction d'un système transcontinental de pipelines en Amérique latine qui réunirait le Venezuela, le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay, le Paraguay et la Bolivie en un réseau énergétique commun.


KRAMNIK Ilia, La guerre des hydrocarbures, RIA Novosti
De nombreux spécialistes sont prêts à chercher des "dessous énergétiques" dans la plupart des guerres du XXe siècle. Sans tomber dans le radicalisme, on peut cependant reconstituer, en effet, au fil des années, le rôle et l'importance des ressources énergétiques et de l'énergie dans les guerres.

Le rôle du pétrole se justifie également par l'histoire des conflits au Proche-Orient: les intérêts des grandes puissances ont transformé cette région en un foyer ardent de conflits où le premier prix est la "barrique pétrolière de la planète". Des "discussions" non moins houleuses ont eu lieu à l'époque autour du Vietnam, dans la zone économique duquel sont concentrées d'importantes réserves d'hydrocarbures. Ces débats se poursuivent encore de nos jours: les plus grands pays d'Asie du Sud-Est se disputent activement les parties du plateau continental riches en ressources naturelles.

C'est seulement en prenant conscience de cela que l'on peut comprendre les préoccupations des pays européens pour les livraisons de combustible en provenance de Russie. Les hydrocarbures fournis par les gisements de la mer du Nord, du Golfe persique et d'autres régions ne suffisent plus, depuis longtemps déjà, pour assurer un fonctionnement sans à-coups de l'économie européenne. Une telle interdépendance des deux parties suppose de modérer les discussions et de rapprocher les positions, quelle que soit la forme que prend ce rapprochement dans la bouche des hommes politiques et diplomates.


Sarkozy propose un "espace économique commun" entre la Russie et l'UE, AFP - Yahoo! Actualités
"C'est parce qu'elle veut la paix que l'Europe dit à la Russie qu'elle veut avoir avec elle des liens de solidarité, qu'elle veut bâtir avec elle un avenir partagé, qu'elle veut être son partenaire. Pourquoi ne pas construire, à l'échelle de tout le continent, un espace économique commun qui unirait la Russie et l'Europe ?", a déclaré M. Sarkozy.

"Je vous rappelle que la Russie nous vend 80% de son énergie, que ce qu'elle nous vend représente 40% de nos besoins (en énergie). N'avons-nous pas là un espace fantastique de collaboration et de travail en commun ?", a-t-il ajouté.


Pékin - Sotchi : même combat ? Retour sur la crise russo-géorgienne, AgoraVox
Force est de constater que la très grande majorité des médias occidentaux – états-uniens en premier lieu – a fait le choix de souligner, parfois jusqu’à la caricature, la virulence de la riposte russe, au point d’en arriver au fil des semaines à déformer totalement la réalité et à faire de Moscou l’unique agresseur. Sous la plume des journalistes, et par voie de conséquence dans une bonne part de l’opinion publique mondiale, la jeune démocratie géorgienne est la victime du terrifiant grizzly russe. Ce qui serait considéré dans un contexte différent comme un mensonge éhonté prend sur l’échiquier international les formes troubles d’une stratégie élaborée de manipulation psychologique et de désinformation.

Lorsque dans la nuit du 7 au 8 Août, vers 1h du matin Saakachvili décide de lancer l’offensive sur Tskhinvali, il compte vraisemblablement mettre un terme à deux semaines de tensions et d’escarmouches sanglantes via milices interposés entre ossètes et géorgiens et mise visiblement sur une victoire éclair pour rétablir la stabilité dans la région ; la justification officielle de l’opération militaire est d’ailleurs le « rétablissement de l’ordre ».

Si la Russie ne réagit pas – comme cela est déjà arrivé – il ne se sera passé rien d’autre qu’une opération de maintien de l’ordre en territoire ossète et abkhaze à un moment où l’attention médiatique est focalisée sur le début des Jeux Olympiques. Si la Russie décide de réagir militairement à l’offensive géorgienne, elle doit obligatoirement rompre la « trêve olympique » et risque de subir les foudres de la presse et de l’opinion publique mondiale, relayés par les inquiétudes des pays de l’ancien pacte de Varsovie (on a très vite parlé d’un risque de réaction en chaîne avec l’Ukraine et les Pays Baltes) et la réactivation étonnamment fertile des vieux démons de l’Europe (Münich).

Revue de presse Crise économique

Sarkozy à l'Onu : "Reconstruisons un capitalisme régulier et régulé", Le Point
À la tribune des Nations unies, à New York, Nicolas Sarkozy a évoqué la crise financière. "Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'État et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l'année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 1930", a assuré le chef de l'État, sans préciser le format de la réunion qu'il souhaite. "Reconstruisons ensemble un capitalisme régulier et régulé où des pans entiers de l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques font leur métier. Le métier des banques, c'est de financer le développement économique plutôt que la spéculation."

Commentaires : Le discours de la "régulation du capitalisme" est aussi celui des altermondialistes...


GOLSTEIN Fred, Qui va payer la crise à Wall Street ?, Investig’action
La crise des banquiers a rempli la une des journaux de gros titres sensationnels, avec des comptes rendus à l’heure près de l’agonie d’une poignée de millionnaires et de milliardaires à Wall Street. Mais les médias capitalistes ont laissé de côté le véritable drame des saisies et licenciements affectant la vie de millions de travailleurs.

Des centaines de milliards de dollars ont été refilés à des banquiers qui se sont retrouvés dans une crise en raison de la rapacité des prêts hypothécaires et de la revente de ces hypothèques sur le marché mondial des capitaux. Aucun secours n’est venu pour les victimes de l’industrie bancaire des hypothèques.

Cette dernière crise constitue une énorme dégringolade pour le capital financier américain, habitué à faire la leçon aux autres gouvernements capitalistes à propos des inconvénients des interventions gouvernementales. Brusquement, toutefois, les banquiers et les patrons sont tous unis, de la droite aux modérés et aux libéraux, dans leurs applaudissements à l’adresse du Trésor et de la direction de la Banque centrale des USA pour leur intervention au moment opportun. Ils se soumettent, à contrecœur mais de façon évidente, au regard et au contrôle du gouvernement, soucieux de sauver leur système de la dégringolade.

Avec cette crise, la structure du capitalisme américain entre dans une nouvelle phase. Le gouvernement capitaliste a commencé, fragmentairement d’abord mais peut-être systématiquement à l’avenir, à absorber les obligations et mauvaises dettes de l’oligarchie financière boursière et spéculatrice. À long terme, cela ne peut qu’approfondir la crise en la faisant pénétrer plus au cœur encore de l’organisme du capitalisme américain.


SAPIR Jacques, Sept jours qui ébranlèrent la finance, Recherche en histoire visuelle
La crise financière a connu un tournant majeur dans la semaine qui s’est écoulée entre le dimanche 14 septembre et le vendredi 19 septembre 2008. L’accélération brutale des événements a provoqué leur changement de nature. L’accumulation quantitative des chocs a induit leur transformation qualitative. Les représentations des acteurs se sont révélées tout comme elles se sont brutalement transformées. En ce sens les six journées dramatiques qui vont de l’après-midi du dimanche 14 à la clôture de la séance à Wall Street le vendredi 19 constituent un de ces «moments» historiques où sont testées tout autant les stratégies que les doctrines et les théories qui les sous-tendent.

Il ne fait aucun doute que cette «folle semaine» laissera des traces profondes non seulement dans l’économie, mais aussi dans les représentations. Le retour de l’État a signifié un brutal retour du principe de réalité. Ceci n’implique pourtant pas que le travail d’excuse et d’auto-justification ne soit en place. Il implique donc de bien préciser les leçons que l’on peut tirer des événements de ces derniers jours.

Les dérives de la finance américaine qui ont contaminé une bonne partie de la finance mondiale sont d’abord et avant tout le produit de la crise d’un modèle de développement, celui du neo-libéralisme américain qui prétend développer une économie capitaliste en comprimant toujours plus les salaires et en conduisant une fraction toujours plus grande de la population de la paupérisation relative à la paupérisation absolue.

Quand on comprime les revenus salariaux pour toujours plus de profits et que l’on cherche dans la financiarisation de l’économie une porte de sortie à la contradiction qui veut que toute compression des revenus induira celle de la demande solvable, donc celle du niveau d’activité et donc celle du volume des profits, alors la dérégulation financière et l’emballement de la machine à crédit au delà de toute borne prudentielle – au point où l’on en arrive à parler de prêt «prédateurs» – deviennent logiques.

L’origine de la crise financière n’est pas à chercher dans la finance mais dans des modes de répartition, d’ouverture à la concurrence internationale, et des procédures de déréglementation – sociales, financières, industrielles - qui caractérisent un modèle particulier de capitalisme, que l’on peut caractériser par ses pathologies dans le domaine macroéconomique, institutionnel et idéologique. Le néo-libéralisme est une totalité qui fait système.

Cette crise n’est pas un simple cycle, un moment banal de difficultés passagères comme on l’ont prétendus nombre d’économistes soi-disant avisés, tel Alan Greenspan, avant de se contredire devant la bourrasque de cette folle semaine et de qualifier la crise de «plus importante depuis un siècle».

Cette crise est bien structurelle. Elle correspond à un moment que la théorie régulationniste qualifie de « grande crise », soit la rupture d’un ensemble ayant acquis une cohérence dynamique. L’un des enjeux de cette crise sera donc, bien au-delà de réglementations techniques, de s’attaquer aux fondements du néo-libéralisme.

Au point où elles en sont aujourd’hui, les autorités américaines ne peuvent plus se permettre de perdre la moindre bataille, de faire la moindre erreur de stratégie et de communication. L’hégémonie monétaire du Dollar, fondamentalement contestée, est à la merci de la moindre erreur et ceci sans qu’une solution de rechange ne soit disponible à court terme.


13 questions sur les mécanismes de la crise financière, Chronique Agora
Alors que chacun connaît désormais l'origine du problème -- le surendettement des ménages les moins fortunés à qui l'administration Bush a fait miroiter le mirage du "tous propriétaires" -- pourquoi le premier réflexe de la Fed et du Trésor a-t-il été de voler au secours des plus riches (les banques, les compagnies d'assurances du secteur privé) et non des municipalités ? Quitte à dépenser 1 000 ou 1 500 milliards de dollars, elles auraient alors pu acquérir le plus beau parc locatif de la planète et ainsi éviter à l'immobilier -- puis aux créances à risque -- de s'effondrer.

Ne valait-il pas mieux nationaliser dès le printemps 2007 quatre ou cinq millions de logements ? Ils auraient été convertis en HLM, et leurs occupants auraient été maintenus en place -- même avec des loyers symboliques, en 30 ans, c'est amorti. Tout ça plutôt que de nationaliser 1 000 milliards de dollars -- et encore, c'est une estimation très "conservatrice" -- de créances pourries (produits dérivés virtuels) dont personne ne pourra jamais profiter d'aucune façon concrète.

Revue de presse Afghanistan

Vers une redéfinition de la stratégie française en Afghanistan ?
Source : IRIS - Dailymotion


FISK Robert, Illusions guerrières, ContreInfo
Deux siècles après l’aventure coloniale, l’occident est à nouveau victime de la même illusion et du même mensonge : ceux d’une mission civilisatrice dont les hauts faits s’écriraient à la pointe du fusil. Mais la victoire annoncée comme acquise en 2001 en Afghanistan se dérobe toujours plus, tout aussi insaisissable qu’elle l’était hier pour l’armée Soviétique ou aujourd’hui en Irak pour les USA. Il faut le répéter, encore et toujours. La guerre n’est pas la solution. La guerre c’est le problème.

On nous a également infligé depuis des années ces mêmes non-sens sur la situation dans le sud-ouest Asiatique. Tout d’abord, en 2001, nous avions gagné la guerre en Afghanistan en renversant le régime talibans. Puis nous nous sommes remis en mouvement pour gagner la guerre en Irak. Aujourd’hui - avec au moins un attentat suicide à la bombe par jour et une nation divisée en enclaves confessionnelles antagonistes - nous avons gagné la guerre en Irak et revenons sur nos pas pour re-gagner la guerre en Afghanistan où les talibans - complètement battus par nos gars il y a sept ans - ont démontré l’ampleur de leur faillite morale et politique en reconquérant la moitié du pays.

Après les progrès « inimaginables » effectués en Irak - je cite l’humoriste qui occupe encore la Maison Blanche - les Américains vont extraire 8000 soldats de Mésopotamie et en déverser 4700 sur les flammes infernales de l’Afghanistan. Trop peu, trop tard, trop lentement, commente sur un ton acide l’un de mes collègues français. Il faudrait au moins 10 000 soldats supplémentaires pour espérer venir à bout de ces diables de talibans qui sont maintenant équipés avec des armes plus sophistiquées, mieux formés et de plus en plus - amer constat - tolérés par la population civile locale.


PAKZAD Karim, Afghanistan : Pour changer de stratégie, changer de vision, IRIS
Redéfinir une nouvelle stratégie d’ensemble en Afghanistan, à supposer qu’il y en ait déjà une, tant cette guerre était mal conçue et mal conduite dès son origine, aussi bien sur le plan militaire que politique. Pour changer de stratégie, il faut d’abord réviser notre vision très réductrice de la réalité afghane qui, elle, est complexe. Une approche purement idéologique qui ignorerait la réalité politique, sociale, ethnique et historique de l’Afghanistan pourrait nous conduire à l’échec, si ce n’est déjà le cas. On n’attend pas des hommes politiques de connaître toute l’histoire sociale et politique de ce pays, mais on ne peut que s’étonner de la façon simpliste dont ils justifient la guerre en Afghanistan.

Le mécontentement vis-à-vis de la coalition internationale et de l’OTAN gagne de plus en plus de terrain, surtout ceux qui sont hostiles aux Talibans. La façon dont cette guerre est menée, les bombardements inconsidérés contre des villages entiers dès qu’il y a des coups de feu tirés par les Talibans, augmentent le nombre des civils tués. En 2006, près de 1700 civils sont morts. Les sept premiers mois de cette année, 540 civils ont été tués dont 173 sous le bombardement de l’aviation de l’OTAN. Les fouilles des maisons et l’arrestation arbitraire des villageois (comment distinguer un simple villageois d’un taliban ?) sont devenues insupportables pour la population. Quelques jours après la mort des soldats français, 91 civils, en majorité des femmes et des enfants, ont été tués dans la province de Shindand à l’Ouest de l’Afghanistan victimes des bombardements de l’aviation américaine. Est-ce la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Toujours est-il que trois jours après, le 26 août, le Conseil des ministres, présidé par Hamid Karzaï, publie une déclaration solennelle pour « condamner fermement des opérations militaires illégales des forces étrangères » et demander aux ministères de la défense et des Affaires étrangères « d’entamer des négociations sérieuses avec la coalition internationale pour faire respecter le droit à la souveraineté nationale » de l’Afghanistan.

Ce n’est pas un hasard si les Etats-Unis, à eux seuls, consacrent, rien que pour entretenir leur 30 000 soldats en Afghanistan, trois milliards de dollars par mois, alors que l’aide humanitaire en Afghanistan ne dépasserait pas 200 millions de dollars par mois. La culture du pavot et le trafic de drogue (plus de 90 % de l’héroïne consommée en Europe vient de l’Afghanistan) sont directement liés à cette situation.


MYARD Jacques [Député UMP, Président du Cercle Nation et République], Sortir du guêpier afghan !, Questions critiques
La démocratie et les droits de l’Homme sont, malheureusement, pour les 4/5ème des peuples de la planète un grand projet d’avenir et il n’est pas du tout certain qu’ils puissent être propagés dans le monde les armes à la main. Les pays occidentaux feront d’ailleurs un grand progrès dans la promotion de leurs valeurs le jour où ils auront compris qu’on ne les impose pas à d’autres peuples qui vivent avec une culture différente de la leur.

Il est clair, en outre, que la conduite de cette guerre sur le plan stratégique est totalement contrôlée, maîtrisée, imposée par les Américains sur lesquels nous n’exerçons aucune influence. Voilà une nouvelle preuve que la volonté de certains de voir la France réintégrer l’OTAN pour peser sur Washington est une douce illusion...

22 septembre 2008

Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

GÉRONIMO Jean, Géorgie : le point de non retour, Mondialisation
Depuis la chute du communisme en 1991, la Géorgie apparait comme un double symbole géopolitique : d’une part comme celui de l’avancée américaine en zone post-soviétique, d’autre part, comme celui du déclin de la puissance russe dans sa zone de domination historique. Globalement, la Géorgie est le symbole de l’extension post-guerre froide de la sphère euro-atlantique, doublement centrée sur la compression de la puissance russe et le contrôle des ressources énergétiques. Cela s’inscrit, sur long terme, dans une stratégie américaine structurellement anti-russe et visant à réduire l’influence eurasienne de Moscou par l’intégration des ex-républiques soviétiques.

Aujourd’hui, cet Etat post-soviétique se retrouve au cœur d’une lutte pour le contrôle de l’Eurasie, zone stratégique pour la domination du monde.
La Géorgie apparait véritablement comme un pivot géopolitique dans la stratégie américaine du “rôle back” (reflux) de la puissance russe, prônée par Brzezinski.

La Géorgie (avec l’Ukraine et l’Azerbaïdjan) espère bientôt intégrer le bloc occidental par le biais des institutions de l’UE et de l’Otan. Et c’est surtout cette intégration à l’Otan que redoute Moscou, dans la mesure où elle élargirait la zone d’intervention potentielle de l’Otan - bras armé de l’Amérique - aux portes de la Russie.

En définitive, c’est le statut post-impérial de la Russie qui se joue. Depuis la phase post-communiste, la Russie cherche d’une part à s’insérer dans le nouvel Ordre mondial qu’elle espère “plus juste” et d’autre part, à reconstruire son identité internationale. Mais face à l’hostilité américaine, elle veut garder un droit de regard sur son espace périphérique, source potentielle d’instabilités politique et sécuritaire. Cela explique et justifie son acharnement à défendre les causes ossète et abkhaze, au nom de principes moraux supérieurs et ce, quels qu’en soient les coûts. Sa survie, et son retour comme grande puissance, en dépendent.

Revue de presse Ukraine

Crise politique en Ukraine, RIA Novosti

Vulnérable Ukraine : quel avenir ?, Contre-Feux
L’avenir de l'Ukraine est plus que jamais incertain. Russes et Américains en ont des visions opposées, alors que l'UE, encore une fois divisée, a proposé le service minimum le 9 septembre. En dernier ressort, c'est l'opinion ukrainienne qui devra trancher...

Présenter l’Ukraine comme une sorte de future victime de l’expansion russe et du maniement par Moscou de l’arme énergétique, est erroné : l’Ukraine est profondément divisée entre une sympathie culturelle et historique pour la Russie et une identité européenne, entre une institution orthodoxe et une appartenance à l’église uniate qui relève de l’autorité du Vatican. L’Ukraine est à la fois proche de la Pologne et de la Russie !

Revue de presse Médias

Entre les lignes : avenir des médias et fin du journalisme selon le rapport Giazzi, Novövision
Entre les lignes du rapport Giazzi sur les médias et le numérique se dessine un avenir de l’information à deux vitesses, cohérent et sans états d’âme : d’une part un paysage dominé par de grands groupes multimédias (associant presse écrite, radio, télévision et internet) fusionnant les industries de l’information et du divertissement, d’autre part la liberté laissée à un journalisme professionnel indépendant et pluraliste de tenter de se développer à la marge sur internet.

Face au danger de marchandisation générale d’une information réduite à des dépêches d’agences, diluée dans une logique marketing d’infotainement (fusion de l’information et du divertissement), les garanties apportées au respect d’une déontologie, du pluralisme de l’information et d’une indépendance éditoriale des journalistes, sont purement anecdotiques.


Le 11-Septembre de France 24, AgoraVox
"Trois langues, un seul langage". Telle était la devise caractérisant la spécificité de France 24 à son lancement : la synergie d’une rédaction composée d’une trentaine de nationalités et chargée de relater les informations en français, anglais et arabe. Deux ans plus tard, il faudrait rajouter "et d’une seule voix".

Au-delà des griefs comportementaux formulés à leur encontre (rudesse, autoritarisme, mauvaise foi, etc.), l’affaire révèle une tendance lourde, constatée depuis l’arrivée de Christine Ockrent, passée des ménages au "grand ménage", à la direction de l’audiovisuel extérieur : la volonté politique d’une épuration idéologique.

A sa manière, l’affaire Deniau, au-delà des luttes de pouvoir au sein de France 24 et de la purge politique par une direction plus atlantiste (ou "sarko-kouchnero-compatible"), témoigne d’autre chose, qui émerge à peine : la nervosité d’une corporation hybride (patrons de médias, chroniqueurs influents, journalistes, faiseurs d’opinion) à l’endroit de toute parole publique "dissidente" sur le 11-Septembre. L’unanimité incroyable pour fustiger violemment un pitre inoffensif comme Jean-Marie Bigard révèle le décalage saisissant entre les acteurs des médias et l’opinion publique, plus indulgente envers le comique amateur de films "conspirationnistes". Même le référendum sur l’Europe en 2005 n’avait pas connu un tel alignement de la part des journalistes hexagonaux.


Livre : POLITKOVSKAÏA Anna, Qu’ai-je fait ?, Buchet Chastel, 2008, Rue89
Dans ce texte en friche, probablement destiné à un public occidental, Anna Politkovskaïa s’interroge sur ce qu’est le métier de journaliste en Russie. « Presque tous les journalistes et les médias russes de la génération actuelle sont des Koviorny », écrit-elle. Le Koviorny est une sorte de clown qui sur la piste du cirque amuse le public entre deux numéros.

Ceux qui ne jouent pas le jeu de ce cirque en Russie, ceux qui ne sont pas des « nôtres » sont des ennemis, des proscrits. On se méfie d’eux, on les fuit, on les surveille, on ne les invite pas aux voyages et aux conférences de presse, on les marginalise, on leur colle des flopées de rumeurs infondées sur le dos.

Revue de presse 11 septembre 2001

11/09 : symbole de nouvelles dérives sécuritaires ?

Source : IRIS - Dailymotion


Le 11-Septembre de France 24, AgoraVox
"Trois langues, un seul langage". Telle était la devise caractérisant la spécificité de France 24 à son lancement : la synergie d’une rédaction composée d’une trentaine de nationalités et chargée de relater les informations en français, anglais et arabe. Deux ans plus tard, il faudrait rajouter "et d’une seule voix".

Au-delà des griefs comportementaux formulés à leur encontre (rudesse, autoritarisme, mauvaise foi, etc.), l’affaire révèle une tendance lourde, constatée depuis l’arrivée de Christine Ockrent, passée des ménages au "grand ménage", à la direction de l’audiovisuel extérieur : la volonté politique d’une épuration idéologique.

A sa manière, l’affaire Deniau, au-delà des luttes de pouvoir au sein de France 24 et de la purge politique par une direction plus atlantiste (ou "sarko-kouchnero-compatible"), témoigne d’autre chose, qui émerge à peine : la nervosité d’une corporation hybride (patrons de médias, chroniqueurs influents, journalistes, faiseurs d’opinion) à l’endroit de toute parole publique "dissidente" sur le 11-Septembre. L’unanimité incroyable pour fustiger violemment un pitre inoffensif comme Jean-Marie Bigard révèle le décalage saisissant entre les acteurs des médias et l’opinion publique, plus indulgente envers le comique amateur de films "conspirationnistes". Même le référendum sur l’Europe en 2005 n’avait pas connu un tel alignement de la part des journalistes hexagonaux.

Revue de presse Russie

Revue de la presse russe, RIA Novosti


Livre : POLITKOVSKAÏA Anna, Qu’ai-je fait ?, Buchet Chastel, 2008, Rue89
Dans ce texte en friche, probablement destiné à un public occidental, Anna Politkovskaïa s’interroge sur ce qu’est le métier de journaliste en Russie. « Presque tous les journalistes et les médias russes de la génération actuelle sont des Koviorny », écrit-elle. Le Koviorny est une sorte de clown qui sur la piste du cirque amuse le public entre deux numéros.

Ceux qui ne jouent pas le jeu de ce cirque en Russie, ceux qui ne sont pas des « nôtres » sont des ennemis, des proscrits. On se méfie d’eux, on les fuit, on les surveille, on ne les invite pas aux voyages et aux conférences de presse, on les marginalise, on leur colle des flopées de rumeurs infondées sur le dos.

Revue de presse Palestine/Israël

L'héritage inachevé d'Ehoud Olmert, Le Figaro
Olmert considère que le temps presse et que le salut d'Israël en tant qu'État juif démocratique passe par le retrait des territoires occupés et la création d'un État palestinien, avant que la croissance démographique arabe ne remette en cause cette solution. Il est partisan de la création d'un État palestinien, comme seule solution pour sauvegarder l'idéal sioniste, quitte à sacrifier une partie de la terre revendiquée par les partisans du Grand Israël.


Tzipi Livni saura-t-elle se montrer à la hauteur ?, RIA Novosti
Concernant les négociations avec les Palestiniens, la position d'Israël diffère guère de celle des Etats-Unis jusqu'à présent, et elle restera sans doute la même. Il s'agit de soutenir l'idée de créer un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Tzipi Livni est prête à dialoguer uniquement avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et refuse catégoriquement tout contact avec le Hamas.

Les perspectives de paix en matière de négociations avec les Palestiniens restent extrêmement floues même avec un nouveau premier ministre. Il en va de même pour les Syriens. Il est peu probable que Tzipi Livni parvienne à convaincre la société israélienne de rendre à Damas les hauteurs du Golan, occupées par Israël depuis la guerre de 1967.


L'ombre de Golda Meir sur la politique israélienne, CCIPPP
Kadima ne disposant que d’un quart des sièges à la Knesset, elle devra composer avec le Parti travailliste d’Ehoud Barak sur sa gauche et les partis religieux sur sa droite pour former un nouveau gouvernement et prendre le poste laissé vacant par Ehoud Olmert éclaboussé par des soupçons de corruption. Parmi les défis figurent « les menaces extérieures » sur la sécurité d’Israël, la nécessité d’« exploiter les chances » de faire avancer le processus de paix avec les Palestiniens et les « incertitudes économiques », dues aux retombées de la crise mondiale.

Autant de raisons qui font dire à de nombreux observateurs que Tzipi Livni aura bien du mal à éviter l’organisation d’élections anticipées, sauf à céder aux volontés des uns et des autres. Elle-même n’étant pas vraiment une colombe (elle dirige les négociations avec les Palestiniens, sans avancées réelles), c’est peu dire, dans ces conditions, que l’élection d’une nouvelle dirigeante à la tête de Kadima et peut-être du pays ne permet pas d’espérer une quelconque embellie sur le front de l’occupation pas plus que dans la perspective de création d’un État palestinien. Les références à Golda Meir, première femme israélienne premier ministre, ne sont pas non plus pour rassurer !


Entretien avec Gilles Kraemer : ''Ce n'est pas rendre service à Israël que de refuser de dire les choses'', Nonfiction
Un professeur d’université de Birzeit m’a apostrophé un jour : "Qu'auriez vous dit si, pendant l'occupation nazie de la France, on vous avait encouragé à collaborer entre Français et Allemands ?" Il voulait protester contre la façon qu’ont les Européens et les Occidentaux à toujours "forcer" les Palestiniens et les Israéliens à se serrer la main alors que sur le terrain il n’y a aucun accord ni aucune amélioration. Cette phrase reflétait un état d’esprit que j’ai rencontré plusieurs fois, et il m’a semblé important de ne pas la censurer, au nom de je ne sais quel tabou.

Ce n’est pas rendre service à Israël que de refuser de dire les choses. D’ailleurs les journaux israéliens écrivent avec beaucoup plus de liberté que nous. Ils rapportent et utilisent des termes que personne en France n’oserait écrire.

Je pense qu’il faut dire les choses, parce qu’il y a quelque chose de maladif dans ce conflit. Israël ne sera un pays normal que quand la Palestine existera. C’est ce que j’ai compris au cours de mes trois ans en territoires palestiniens. C’est ce que je veux dire au travers d’une parole sans interdits.

Revue de presse Crise économique

Pour comprendre la crise financière

Source : Libération


Une recette éternelle contre les crises financières : nationaliser les dettes et privatiser les profits, Bakchich
Si le capitalisme triomphe, c’est grâce à une technique qu’il a mis au point au XIXe siècle, arnaquer l’Etat et ses contribuables. La méthode est défendue par les experts médiatisés, qui aident la crise financière à passer comme une lettre à la poste. Bien joué.


Tsunami financier, Alternatives International] - Le Grand Soir
Nombreux sont ceux qui savent, et les autres sont en train de le découvrir, qu’au cours de ce mois de septembre turbulent les Etats-Unis sont en train de connaître un 11 septembre financier, probablement pire que celui de 2001, tandis qu’une série de développements catastrophiques secouent notre système économique tout en envoyant des ondes de choc dans le monde entier. Des mots tels que « Armagedon » sont désormais prononcés même entre gens de bonne compagnie.


La crise financière, tremplin pour la Chine ?, Rue89
Les Etats-Unis vivent à crédit : le taux d’épargne des ménages, c’est à dire les économies réalisées sur le revenu disponible, est négatif (alors que, en France par exemple, il est actuellement de 15%).

Mais lorsque les ménages consomment, ils achètent majoritairement des produits fabriqués en Chine qui trouvent en Amérique du Nord 25% de leurs débouchés à l’exportation. Dans ces conditions, l’intérêt bien compris de la Chine consiste à permettre aux Américains de continuer à vivre à crédit pour que ses usines tournent. Ce qui explique pourquoi Pékin détient aujourd’hui quelque 800 milliards de dollars en réserves et presque autant en bons du Trésor américain.

Et si la fièvre est retombée sur les places boursières, il se pourrait que cette crise sonne le début d’un bouleversement mondial annoncé, l’actuelle troisième puissance économique mondiale (la Chine) et créancière de la première (les Etats-Unis) se positionnant pour prendre le leadership économique du monde de demain.


JORION Paul, La compréhension des crises financières et de leur répétition, Fondation Copernic
Paul Jorion fait ici le lien entre les défaillances de la doctrine économique dominante, ses fondements sociaux et institutionnels et son incapacité à comprendre les processus en cours. Sous son influence, la politique monétaire américaine a oublié les enseignements de la crise de 1929 et a laissé libre cours à la spéculation financière. La crise financière est aussi la crise d’une science économique qui oublie les enseignements du passé à travers un processus de sélection entre les différentes explications possibles, où la fausse a éliminé la vraie.


Livre : LAVAL Christian, L’homme économique - Essai sur les racines du néolibéralisme, Gallimard, 2007, Mouvements
Dans L’homme économique, Christian Laval, chercheur en histoire de la philosophie et de la sociologie à Paris X, livre le produit d’une réflexion érudite sur l’histoire du libéralisme, sans jamais perdre de vue les implications critiques et politiques de ses analyses. La clarté et la rigueur de la démonstration en font un ouvrage accessible à un lectorat qui cherche à nourrir sa réflexion politique d’analyses précises d’auteurs trop souvent méconnus.

La pertinence politique de L’homme économique n’en est pas moins évidente. Les nombreuses citations qu’il propose à l’appui de sa thèse marquent de façon frappante la proximité idéologique entre les auteurs des siècles passés et les discours qui dominent aujourd’hui. Rien de nouveau dans l’éthique de responsabilité individuelle et de travail qu’on nous présente aujourd’hui comme "’en rupture" avec notre tradition nationale. Management et gouvernance ne sont que les avatars d’une conception de la société comme ensemble de volontés rationnelles et autonomes.

Quelles alternatives proposer à la lame de fond libérale qui emporte l’Occident depuis près de cinq siècles ? Un autre monde est-il possible ? La réponse de Laval à cette question est à chercher dans son ouvrage précédent, L’ambition sociologique (La Découverte, 2002), où il examine les étapes de la formation d’un discours sociologique qui, au XIXe siècle, met en cause les fondements anthropologiques de la modernité libérale des économistes classiques. C’est sur le terrain sociologique qu’il faut repenser l’opposition politique et idéologique au libéralisme, les discours économiques et politiques ayant été phagocytés par l’ontologie libérale.


La vérité sur la crise financière, L'économie en questions - France Culture
Rencontre avec George Soros, président du Soros Fund Management et fondateur d’un réseau mondial de fondations philanthropiques, notamment dans le domaine des droits de l’homme. Auteur de La vérité sur la crise financière,Denoël, 11 septembre 2008.
• George Soros, Wikipédia
• George Soros, spéculateur et philanthrope, Voltaire
Archétype du spéculateur et prophète du « post-capitalisme », le financier et philosophe George Soros est à la fois craint et adulé. Responsable de krachs boursiers et mécène dans une cinquantaine de pays, il détient aujourd’hui une fortune évaluée à sept milliards de dollars et se propose de financer les campagnes contre George W. Bush alors même qu’il sauva Junior de la faillite en 1990 et continue à travailler avec son père au sein du Carlyle Group. Simultanémment actif dans de nombreux changements de régime, il est accusé d’être un paravent de la CIA.

20 septembre 2008

Revue de presse Palestine/Israël

"L’idée du rêve du Grand Israël est terminée", AgoraVox
Dans un discours qualifié d’historique et d’adieu, le premier ministre israélien Ehud Olmert déclare :
« L’idée du rêve du Grand Israël est terminée »
« Depuis 40 ans (depuis la guerre de 1967), nous avons inventé des prétextes et des arguments afin de justifier notre politique de négligence de pas vers la paix selon le principe [deux peuples, deux états]. Notre politique n’a pas été dans l’intérêt d’Israël, car en refusant le principe de [deux peuples, deux états], nous sommes restés [un état pour deux peuples].»
« Beaucoup de palestiniens, désespérés par les négociations, ont commencé à penser à cette solution [un état pour deux peuples] et même nos amis en Europe et aux Etats-Unis ont aussi à leur tour réfléchi à cette solution. En effet, nous avons refusé de voir la réalité, nous avons refusé de lire la feuille de route qui nous dit clairement que le temps ne tourne pas en notre faveur…. »
« Je croyais que la terre entre la méditerranée et la rivière de la Jourdan est à nous, à nous seuls, les juifs. Je croyais que nous disposions d’un droit historique….Mais en fin de compte, et après beaucoup de réflexion et d’hésitation, je suis arrivée à une conviction : nous devons partager la terre, nous ne voulons pas un [état pour deux peuples]. »


Commentaires : Cette information a été peu reprise par les médias dominants et surtout elle n'a pas été mise en contexte (nous y reviendrons). Curieusement, l'abandon du rêve sioniste du Grand Israël est repris par tous les commentateurs à propos de Tzipi Livni.

12/09/2008, Trois ans après, l’échec du retrait de Gaza hypothèque tout départ des Territoires, Libération
C’est un péril d’une toute autre nature qui inquiète le reste de la classe politique israélienne, des centristes de Kadima à l’extrême gauche. Celle de voir la poursuite de la colonisation empêcher la création d’un Etat palestinien. «La partition est en train de devenir impossible», constate mi-lucide, mi-navré un éditorialiste de Haaretz. Dès lors, l’avènement d’un Etat binational deviendrait inéluctable et, compte tenu de la démographie, les juifs pourraient rapidement y devenir minoritaires. Cauchemardesque pour la plupart des Israéliens, cette option séduit une partie de l’élite palestinienne convaincue qu’un retour aux lignes de 1967 est désormais exclu.


14/09/2008, Cisjordanie : un plan d'indemnisation des colons présenté au cabinet, AFP - Romandie News
Le Premier ministre Ehud Olmert a soutenu le plan lors de la réunion du cabinet et demandé à M.Ramon de présenter un projet de loi au gouvernement estimant que le maintien de l'occupation de la Cisjordanie risquait à terme de mettre en péril le caractère juif d'Israël en le transformant en un Etat "pour deux peuples".
"L'idée du Grand Israël a disparu. Celui qui soutient autre chose trompe les Israéliens", a déclaré M. Olmert ajoutant que ce débat "est aussi un moyen de préparer le public aux nécessaires compromis qui devront être faits dans le futur".


14/09/2008, Olmert dresse son bilan, Aroutz7
Olmert a profité de cette occasion pour présenter son bilan, estimant notamment qu'il fallait renoncer définitivement au "rêve du grand Israël" et prétendant que ceux qui y croyaient encore "se berçaient d'illusions". Il a encore déclaré que 40 ans après la Guerre des Six-Jours, les dirigeants israéliens s'étaient montrés plutôt créatifs alors que dans l'autre camp, on semblait de plus en plus obstiné. Il a ajouté que le temps "ne travaillait pas pour Israël".
 
Et d'admettre : "Je n'ai pas toujours adopté de telles positions, et j'avais même dit à l'époque à Ehoud Barak que les concessions territoriales qu'il était prêt à accepter à Camp David étaient excessives. Mais finalement, après un processus douloureux, je suis arrivé à la conclusion que nous devons partager avec nos partenaires si nous ne voulons pas devenir un Etat binational".


14/09/2008, Abbas / Olmert : « Cherche paix désespérément », Guysen News
Ce matin, lors du conseil hebdomadaire des ministres, Ehoud Olmert a déclaré que « l'idée du Grand Israël est terminée et celui qui persiste à croire en cette idée se berne lui-même ».

« Lors des discussions de Camp David je pensais que les concessions accordées par Ehoud Barak étaient excessives et que tout nous appartenait, du Jourdain à la mer méditerranée, mais après une période douloureuse je me suis résigné à penser que nous étions forcés de partager cette terre si nous ne voulons pas devenir un Etat binational » a-t-il ajouté.


15/09/2008, Revue de la Presse israélienne de l'Ambassade de France en Israël, UPJF
Olmert : la notion de « Grand Israël » a perdu toute pertinence
Hier, lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, le Premier ministre, Ehud Olmert, bientôt démissionnaire, a exposé l’essentiel de son credo politique, qu’il n’a finalement pas pu réaliser, écrit Haaretz. « La notion de grand Israël n’est plus valable. Elle n’existe plus. Ceux qui emploient ce terme se font des illusions », a déclaré le Premier ministre.

M. Olmert s’est prononcé lors du premier débat au conseil de ministres, consacré au projet de loi proposé par le vice-Premier ministre, Haïm Ramon, et intitulé « évacuation-compensation ». Ce projet de loi prévoit de mettre en place un dispositif qui versera des indemnités à des colons habitant à l’est de la barrière de séparation, en échange de leur bonne volonté à quitter leurs maisons pour se réinstaller en Israël.
Selon les données présentées par H. Ramon, environ 62.000 colons vivent à l’est de la barrière dont 18% (11.000) sont désormais prêts à déménager en Israël, en échange d’indemnités. Selon son projet, l’Etat versera 1.1 million de NIS à chaque famille qui sera d’accord pour évacuer, avec une prime de 15% à 25% pour les familles souhaitant s’installer dans le Néguev ou en Galilée. Le coût du projet s’élève à 2.5 milliards de NIS. Ce plan n’a pas été voté hier par le gouvernement, mais le vice-Premier ministre a annoncé qu’il le soumettrait à l’approbation du nouveau gouvernement qui sera formé après les primaires à Kadima.

Le journal note qu’au cours de la réunion d’hier, les ministres Tzipi Livni et Shaoul Mofaz, candidats favoris à la tête de Kadima, se sont prononcés contre le projet de Haïm Ramon. Selon Mme Livni, il est trop tôt pour aborder la question de l’évacuation, car cela pourrait compromette les positions israéliennes dans le cadre des négociations avec les Palestiniens sur les frontières permanentes. M. Mofaz, quant à lui, a soutenu que la promotion de ce projet avant la signature d’un accord permanent ne ferait que renforcer les revendications palestiniennes envers Israël. Les deux autres candidats à la tête de Kadima, les ministres Avi Dichter et Meïr Shitrit, ont exprimé, eux aussi, leurs objections à ce projet.


16/09/2008, Olmert formule ses dernières volontés politiques, Le Figaro
À défaut, Ehoud Olmert a tiré les conclusions de ses deux années et demie de pouvoir : «L'idée du Grand Israël est finie, ceux qui l'évoquent encore se font des illusions.» Si le constat n'est pas nouveau, il marque la différence avec le Likoud et l'opposition de droite menée par Benyamin Nétanyahou.

Histoire de bien marquer les points sur les «i», Ehoud Olmert déplore que «depuis quarante ans nous n'avons cessé de multiplier les arguments pour ne faire aucune concession aux Palestiniens» et de confesser qu'«après bien des tourments et des hésitations, je suis arrivé à la conclusion que nous devons partager avec ceux qui vivent à nos côtés (les Palestiniens)». Le premier ministre ajoute avec une certaine amertume : «Nous refusons de voir la réalité alors que le temps ne joue pas en notre faveur.»


17/09/2008, Nassrallah : "Nous avons liquidé la super-puissance israélienne", DesInfos
Rappelons qu’en début de semaine, le Premier ministre, Ehud Olmert, avait affirmé que « la communauté internationale est en train de changer de perspective concernant la transformation de l’Etat juif en un Etat binational », ce qui selon lui doit inciter Israël à « prouver que ses dirigeants ont toujours été plus inventifs et pris davantage d’initiatives diplomatiques que ceux du camp adverse, lesquels ont trop longtemps persisté dans leur intransigeance ».


17/09/2008, Le legs d'Ehoud Olmert : impasses diplomatiques et fiasco militaire, Le Monde
Mais il est désormais trop tard pour cet homme qui reconnaît aujourd'hui qu'"il fut un temps où il s'est battu contre ces idées". Au cours de son mandat, il n'a cessé de dire que la création d'un Etat palestinien était une nécessité pour éviter la perte d'identité juive dans un Etat binational. Il a toujours reconnu que le rêve du Grand Israël était une notion dépassée et qu'il fallait faire de la place aux voisins palestiniens. Mais il n'a pas réussi à traduire ces idées en réalités.


Lire aussi :
"Grand Israël", Google - Actualités Google

27/05/2007, Le Processus de Paix, à quand le réveil ?, SaphirNews
Pour l’Ambassadeur israélien, la plus belle occasion de « couloir ou porte ouverte » a été 1947, avec la résolution de partage. Mais « l’offre » s’est détériorée avec le temps. Et la violence, l’insécurité, la souffrance des peuples ont mis le processus en berne.
Avec Réalisme, Daniel Sheck ajoutera « … qu’il est temps de part et d’autre, d’ôter certains tabous, pour laisser ses rêves dehors ». Pour le diplomate israélien, il faut arriver à un véritable sens du compromis. Les israéliens ont appris à accepter une réalité : celle de la construction d’un Etat palestinien. Ce qui est une grande avancée en soi, « … car le Grand Israël au sens biblique, n’est plus … ». Même si ajoute-t-il, une certaine minorité, y croit encore.

Mais la ligne dure sans langue de bois se trouvera dans le dernier panel, réunissant Marek Halter, romancier et essayiste et Ivan Levaï, Directeur de la publication La Tribune Juive, qui reviennent à la thèse du grand Israël. Un discours plus modéré s’est ensuivi avec Noël Bouttier, directeur de la publication témoignage chrétien qui rappelle à la nécessité de solutions justes et équitables pour le peuple palestinien et israélien.


Commentaires : Les sionistes sont plus intégristes en France qu'en Israël !

Revue de presse Crise économique

Crise financière, le tourbillon

Source : Alternatives Economiques - Dailymotion


Revue de presse française, NouvelObs

Le gouvernement américain veut «désintoxiquer» le système bancaire, RFI
Evoquant le plan de sauvetage préparé par le gouvernement, le président américain a confirmé l’ampleur du projet : « Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable sur les dollars du contribuable ». « Cela comporte des risques », a-t-il admis. Le déficit budgétaire (483,35 milliards de dollars sur les 11 derniers mois) risque de se creuser davantage, sans compter que les Américains ont déjà beaucoup souffert de la crise des « subprimes ».
L'arnaque du siècle pour sauver les spéculateurs financiers avec l'argent du contribuable !


Le "plan Paulson", plus grand hold-up du siècle ?, AgoraVox
Partout on vous explique que le "plan Paulson" a probablement sauvé la finance américaine et donc mondiale, alors qu’en réalité, il fait peser une nouvelle charge de plus de 1,000,000,000,000.00 de dollars (1000 milliards, et probablement bien au delà) sur les contribuables américains, en “isolant” les “fonds toxiques” des établissements financiers, en les faisant supporter par les fonds publics, qui vont les assumer dans une “structure” créée à cet effet. Selon les experts, le coût de cette opération pourrait atteindre 3500$ par américain, ou les dépasser.
N’oublions pas les fondamentaux de la crise. Le plan imposé au monde par les autorités américaines n’élimine absolument pas le problème de fond, il ne sauve que les capitalistes stratégiques, et ceux que j’appelle les banquiers supérieurs. En aucun cas il ne résout les problèmes des gens anonymes, qui perdent ou vont perdre leur job, qui sont surimposés et abusés par toujours plus de taxes, qui n’ont plus accès au crédit, qui ont perdu ou vont perdre leur maison, et qui ne peuvent plus consommer. Le "plan Paulson" ne résout pas la crise, c’est une décision de courte-vue uniquement pour sauver très temporairement le système.


L’Etat au service du libéralisme, AgoraVox
Le capitalisme traverse une crise profonde. Personne ne peut prédire aujourd’hui l’ampleur de ses conséquences. Il faut en prendre conscience ; car le système a, malheureusement, largement entamé son « travail » de destruction de l’homme et de la nature.
Cette crise révèle par ailleurs une immense contradiction entre une pensée qui a fait du rejet de l’intervention de l’Etat son fondement même, et une pratique qui érige ce même Etat en gestionnaire essentiel des affaires privées des classes privilégiées. Car il ne viendrait jamais à l’esprit d’un dirigeant politique de faire intervenir l’Etat et dépenser des centaines de milliards d’euros ou de dollars pour sauver les emplois des salariés ! Bien au contraire. Les Etats capitalistes les détruisent volontiers en privatisant les services publics et en laissant faire le marché lorsqu’il s’agit des entreprises privées.
Les conséquences de cette contradiction se répercutent d’une manière dramatique sur la majorité des citoyens. C’est au nom de cette doctrine que les libéraux ont privatisé nombre de secteurs vitaux pour la population notamment pour les plus démunis. Et c’est en invoquant ce même libéralisme que Monsieur Sarkozy s’apprête à privatiser la Poste, nonobstant le formidable démenti apporté par la réalité aux certitudes de cette théorie. Et ce « laisser-faire » a déjà mis au chômage et jeté dans la misère des millions de salariés.


STIGLITZ Joseph, La fin du néolibéralisme, ContreInfo
Il y a aujourd’hui découplage total entre les bénéfices sociaux et les intérêts privés. S’ils ne sont pas soigneusement couplés, l’économie de marché ne peut fonctionner de manière satisfaisante.
Le fondamentalisme néolibéral est une doctrine politique au service d’intérêts privés, il ne repose pas sur une théorie économique. Il est maintenant évident qu’il ne repose pas non plus sur une expérience historique. Cette leçon est le seul bénéfice à tirer de la menace qui pèse sur l’économie mondiale.


Fantasmer le krach ? Un cas de conscience vite résolu, Article11
Les carottes sont cuites, ou presque (Ca remonte ? pour combien de temps ?). La Bourse fait des montagnes russes, l’économie vacille, Wall Street s’affole, les pontes s’épongent le front et leur nez s’allonge quand ils parlent de crise temporaire. La dégringolade globale du capitalisme est avérée, tous les voyants sont au rouge. Dilemme : faut-il s’en réjouir ? Réponse : assurément.


Beautés du capitalisme !, Bakchich
Car si cet argent n’est pas privé, c’est qu’il est, d’une manière ou d’une autre, public : or aucun commentateur n’est foutu de nous dire précisément d’où vient le fric qui renfloue l’un, nationalise l’autre, etc etc. On nous dit seulement que les Etats interviennent. Et l’Etat, c’est nous, messieurs-mesdames, ne cherchez pas plus loin.


La crise a tué le diktat, Dedefensa
Ceci est un autre produit de cette présence extraordinaire de la communication, de cette affection immédiate de la psychologie: l’absorption très rapide, l’ingestion forcée de la mise en cause "mortelle" (comme dit Cohen) du diktat néo-libéral, américaniste, etc., de l’idéologie qui nous emprisonnait. Les services de surveillance du langage et de la pensée ont été débordés, eux-mêmes emportés par le même courant des événements et de leurs effets sur la psychologie, avec comme référence constante, y compris pour eux-mêmes, la découverte de la réalité mise à nu par la crise.


Dossier : la crise financière, NouvelObs

19 septembre 2008

Revue de presse Crise économique

Revue de presse française, NouvelObs

Crise financière : les bourses des Balkans plongent aussi dans la tourmente, Le Courrier des Balkans
La crise financière qui frappe, depuis le début de la semaine, toutes les places boursières du monde n’épargne pas les Balkans. La crise couve d’ailleurs depuis longtemps : cela fait un an que les investisseurs sérieux désertent la bourse de Podgorica, dont les indices sont revenus au niveau de 2006. La situation est équivalente pour les bourses de Belgrade, Sarajevo, Banja Luka, Skopje, Ljubljana, Zagreb. La fragilité des économies réelles de la région renforce aussi l’impact de la crise boursière.


WYPLOSZ Charles, La fin du capitalisme ? Non, bien au contraire…, Telos
Les évènements des derniers jours confirment que la crise actuelle est, de loin, la plus grave de toute l’histoire bancaire. Wall Street est décimée, et ce n’est pas terminé. D’autres fleurons de la finance internationale vont sans doute disparaître dans les jours ou les semaines qui viennent. Ce n’est ni surprenant, ni désolant, ni même particulièrement inquiétant.


CHAVAGNEUX Christian, AIG sauvée, la panique continue !, Alternatives Economiques
Deux jours après la faillite de Lehman Brothers, la Fed américaine vient de sauver l'assureur AIG. Mais son geste n'a pas su restaurer la confiance sur les marchés financiers. Retour sur deux jours de folie sur le marché financier américain.


CHAVAGNEUX Christian, Trois mesures contre la panique, Alternatives Economiques
Trois mesures contre la panique :

• La fourniture massive de liquidités
Puisque les banques ont perdu toute confiance les unes dans les autres et qu'elles ne veulent plus se prêter d'argent, la Fed jette des liquidités sur la table. Les annonces se succédant à un rythme effréné, on perd le compte du total mais on il atteint plusieurs centaines de milliards de dollars. Le système financier américain fonctionne aujourd'hui grâce à cet argent public.

• On n'accepte plus les shorts
Aucune discrimination vestimentaire ! La Fed et les autorités monétaires britanniques refusent simplement aux vendeurs de titres financiers les positions « short », courtes, c'est-à-dire proposant de vendre dans deux heures ou dans deux jours des actions à un prix fixé maintenant, par exemple de Goldman Sachs, mais en jouant sur le fait que leur prix va baisser entre temps et qu'au moment où l'on devra les acheter pour les livrer, on les vendra plus cher que ce qu'on les achète. Cette pratique courante des acteurs de marché est dorénavant qualifiée par les autorités de « manipulation du marché » !
En tout cas, cette décision assez inédite en économie de marché d'interdire des transactions va dans le bon sens car elle empêche la spéculation sur les cours des banques et des assureurs telle que celle qui a emporté Lehman Brothers, a forcé au rachat de Merrill Lynch et à la nationalisation d'A.I.G.

• Un plan de reprise des créances pourries
Enfin, les autorités financières américaines ont annoncé qu'elles allaient négocier avec le Congrès la création d'une nouvelle entité publique qui rachèterait aux banques leurs actifs dépréciés - avec une décote - afin qu'elles en vident leur bilan. Une fois cela fait, elles n'auront plus besoin de courir après du capital, du moins à court terme - car elles en auront toujours besoin pour reprendre de la vigueur à moyen long terme.
Les actifs seront ensuite revendus par la Fed, aux enchères, à ceux qui pensent qu'elles pourront valoir quelque chose demain. Ce que le marché ne fait pas, la puissance publique l'organise.


GRÉAU Jean-Luc, Crise et fin de la « Grande Transformation Financière » ?, Fondation Copernic
Il y a crise et crise du capitalisme. Certaines s’inscrivent dans des cycles maintenant bien connus et n’ébranlent pas les bases du système. Pour Jean-Luc Gréau, la crise actuelle, qui est une crise du crédit, s’apparente à celles, plus rares, que l’on peut qualifier de crises systémiques. Au-delà de sa cause immédiate, le surendettement organisé des ménages aux États-Unis, elle traduit la « grande transformation financière » qui accompagne la déréglementation voulue par la mondialisation libérale.

Revue de presse Russie

RAKHMANOV Valentin, Moscou enregistre deux nouveaux alliés dans le Caucase, RIA Novosti
Si, tout de même, la Russie parvient à obtenir l'entrée de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud au sein de l'union russo-biélorusse, cela prouvera l'efficacité de la politique du Kremlin visant à créer plusieurs associations d'intégration dans l'espace postsoviétique, en fonction des intérêts purement régionaux.


LOUKIANOV Fedor, Après la guerre caucasienne : bilan préliminaire, RIA Novosti
A l'heure actuelle, semble-t-il, c'est l'indépendance stratégique qui prime, et non plus les "partenariats stratégiques" qui se sont multipliés au cours des quinze dernières années. La tâche assignée ne consiste plus à intégrer telle ou telle structure. En revanche, l'objectif de consolider sa sphère d'influence afin de renforcer ses positions en tant que "pôle indépendant" dans un monde multipolaire est formulé nettement et sans équivoque, mieux que jamais.

Revue de presse Ukraine

L'Ukraine parmi les poupées russes..., SERIATIM
L’Ukraine rentre dans une énième turbulence politique dont la Russie tirera les ficelles. Qu’elle le veuille ou non, l’Ukraine revient dans le giron de Moscou, serait-ce la seconde victoire de cette ville sur Kiev qui fut l’âme capitale avec la république de Novgorod de la « Russie » jusqu’à l’invasion mongole au XIIIe siècle ?

Revue de presse Palestine/Israël

Revue de presse européenne, euro|topics
Après son élection à la tête du parti Kadima au pouvoir, Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères, a annoncer vouloir former rapidement une nouvelle coalition gouvernementale. Elle a de bonnes chances de succéder à l'actuel Premier ministre Ehoud Olmert qui a démissionné suite à une affaire de corruption. Quelles répercussions cette élection aura-t-elle sur le processus de paix au Proche-Orient ?


Tzipi Livni: «Réunir et non diviser», Le Temps
«Le problème avec cette femme, c'est qu'elle a changé à plusieurs reprises de discours et qu'au cours de ces dernières années elle a tout dit et son contraire en fonction des auditoires auxquels elle s'adresse. Quiconque suit la politique israélienne au jour le jour a donc beaucoup de mal à savoir ce qu'elle pense vraiment», affirme le journaliste du quotidien Haaretz Guidon Lévy.

Considérée comme une pragmatique, la nouvelle cheffe de Kadima poursuivra sans doute les négociations de paix avec les Palestiniens et les «contacts informels» avec les Syriens entamés par Ehoud Olmert. La différence, c'est qu'elle le fera sans appétit. «Si elle veut aboutir à un accord avec les Palestiniens, ce n'est pas parce qu'elle aspire à la paix. Mais plutôt parce qu'elle redoute de voir la majorité juive d'Israël se transformer en minorité», poursuit Guidon Lévy. «Je ne pense pas que la nouvelle présidente de Kadima nous entraîne sur le chemin de la paix au Proche-Orient. Elle le fera d'autant moins qu'elle sera prisonnière de la coalition qui la soutient et que celle-ci ne peut pas ne pas pencher à droite.»


Israël : Que fera Tzipi Livni de sa victoire ?, AFPS
L’actuelle ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, va succéder à Ehoud Olmert à la tête du parti centriste, au pouvoir, Kadima. Quelle est sa marge de manœuvre, tant pour réformer le parti que pour accéder au poste de Premier ministre ? Revue de presse dans Courrier international.


LURÇAT Pierre, De Shalom Akhchav à Kadima : la politique du ressentiment, UPJF
Nous proposons d'interpréter le phénomène Kadima comme la victoire de l'idéologie pacifiste, représentée par le mouvement Shalom Akhchav ("La Paix Maintenant"), né au lendemain de la guerre de Kippour. Pour comprendre ce phénomène, il faut remonter plus de trente ans en arrière, jusqu'au traumatisme qui a suivi la guerre de Kippour. Kadima est en effet, comme Shalom Akhchav, un phénomène sociologique tout autant qu'un mouvement politique.

Kadima, de la même façon, exprime le ressentiment des élites laïques occidentalisées face à la montée des religieux. Car, comme le fait remarquer Yitshak Adda, « le seuil des 50% d'enfants inscrits dans des écoles primaires religieuses devrait être franchi d'ici la fin de la décennie... C'est la perspective de ce basculement démographique interne qui explique le culte soudain de la classe politique pour Ariel Sharon et l'émergence de Kadima au centre de la scène politique. »

Cette "menace démographique" interne qui devrait, à terme, assurer une majorité au public juif religieux en Israël explique la précipitation avec laquelle les dirigeants du parti Kadima au pouvoir veulent fixer définitivement les frontières et surtout le caractère de l'Etat d'Israël, pour éviter « la transformation de l'Etat des Juifs en Etat juif » (Y. Adda).

Revue de presse Palestine/Israël

Tzipi Livni : le nouveau visage d'Israël

Source : IRIS - Dailymotion


Biographie Tzipi Livni :
  • Wikipédia
  • La République des Lettres
  • Rue89

    Tzipi Livni, le «parler vrai» à la tête du parti Kadima, Libération
    Livni a introduit «un régime strict et sans compromis. Ce régime est l’antithèse de la politique israélienne traditionnelle, chargée de symboles et d’images illusoires, de déclarations à l’emporte-pièce, de fausses promesses et d’engagements immédiatement bafoués», écrivait ainsi récemment Avirama Golan dans le quotidien Haaretz. Sur le dossier des négociations avec les Palestiniens, dont elle a fait une de ses priorités, Livni tient ainsi un discours réaliste. L’établissement d’un Etat palestinien est, pour Israël, une question de survie : c’est le seul moyen d’éviter, à terme, la dissolution de l’Etat juif dans un Etat binational. Elle s’est également fréquemment prononcée pour une amélioration des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie occupée, tout en poursuivant l’isolement des islamistes du Hamas dans la bande de Gaza tant qu’ils refuseront de reconnaître Israël.


    Israël-Palestine : Tzipi Livni peut-elle favoriser la paix ?, Rue89
    La ministre des Affaires étrangères a remporté les primaires de Kadima (« En avant » en hébreu), le parti centriste leader de la coalition gouvernementale israélienne. Après une course en tête contre son principal adversaire, l’ancien ministre de la Défense Shaul Mofaz, à côté duquel elle apparaît comme une modérée, un souffle nouveau semble nécessaire à un gouvernement entaché par les accusations de corruption portées à l’encontre d’Ehoud Olmert. Et les défis qui attendent la probable future Première ministre sont aussi motivants que délicats.


    Alain Dieckhoff : "Tzipi Livni aura une faible marge de manoeuvre", LCI
    La future Premier ministre sera confrontée à deux problèmes majeurs en raison de son succès étriqué.
    D'un côté, elle est affaiblie à l'intérieur de Kadima, le parti majoritaire. De l'autre, le parti religieux Shass va tenter de faire monter les enchères pour participer au gouvernement.
  • Revue de presse Afghanistan

    GRESH Alain, Pourquoi l’armée française doit se retirer d’Afghanistan, Les blogs du Diplo
    L’armée française doit se retirer parce que la France ne peut peser sur le cours des événements. Et que le mandat de l’ONU pour l’ISAF n’a, en réalité, aucune signification concrète, les Etats-Unis décidant seuls...

    Mais, dira-t-on, cette guerre est provoquée par les talibans. C’est une vision réductrice du conflit. Le gouvernement mis en place par l’intervention américaine s’est révélé incapable de répondre aux besoins les plus urgents de la population. En dehors de Kaboul, le pouvoir est resté aux chefs de guerre qui, grâce à l’argent de la drogue et de l’aide internationale, ont installé des fiefs où ils font régner leur loi. Malgré les milliards de dollars déversés sur le pays, la situation concrète des gens s’est peu améliorée. D’autre part, ce gouvernement profondément corrompu a aussi été incapable d’intégrer véritablement la communauté pashtoune qui représente la majorité de la population.

    Troisième argument, nos soldats se battent contre le terrorisme. Si nous ne triomphons pas en Afghanistan, le combat aura lieu en Europe.
    Et si le contraire était vrai ? Si c’était l’intervention croissante des forces américaines et occidentales dans le monde musulman qui provoquait un rejet nationaliste ? C’est ce dont est convaincu Richard Barrett, chef du bureau des Nations unies de surveillance d’Al-Qaida, selon un article de l’hebdomadaire britannique The Observer.

    18 septembre 2008

    Revue de presse Russie

    Revue de presse russe, RIA Novosti

    Crise financière : retour de vacances forcé pour l'économie russe, RIA Novosti

    Caucase : une guerre sans vainqueur, RIA Novosti
    Q. - Tout cela a été une partie de la triste phase de détérioration des relations entre la Russie et l'Occident.
    R. - Il y a eu plusieurs raisons à cela: l'élargissement de l'OTAN en a manifestement été une, l'histoire de l'indépendance du Kosovo également, tout comme la réaction de la Russie au comportement unilatéral des Etats-Unis en Irak et ailleurs, ou encore l'intention américaine de créer un système de défense antimissile en Pologne et en d'autres endroits...


    Les revendications de la Russie en Arctique, euro|topics

    Revue de presse USA

    Les maîtres de la défaite : l'empire états-unien en déconfiture, au milieu de force fracas belliqueux, Voltaire - Mondialisation
    Le sociologue marxiste James Petras développe depuis plusieurs années une analyse dialectique de l’empire siono-états-unien opposant une volonté d’hégémonie par l’expansionnisme militaire à une autre centrée sur l’économie. Il applique ici sa grille de lecture à la crise actuelle : l’accumulation de défaites militaires provoque une crise économique interne et l’instauration d’un régime policier aux États-unis mêmes.

    17 septembre 2008

    Revue de presse Palestine/Israël

    Tzipi Livni se voit en nouvelle Dame de fer israélienne, Le Figaro
    Elle naît dans une famille éminente de la droite révisionniste. Son père, Eitan Livni, fut le chef des opérations de l'Irgoun, organisation clandestine juive qui forme le fer de lance de la lutte contre les Britanniques, qui perpétra notamment l'attentat contre l'hôtel King David en 1946. Proche de Menahem Begin, qui deviendra plus tard le chef du nouveau parti de droite, le Likoud, Eitan Livni est un fidèle de la pensée de Zeev Jabotinsky, qui revendique les deux rives du Jourdain. Ses parents sont l'un des premiers couples à se marier dans le nouvel État d'Israël, le lendemain de sa création le 15 mai 1948. Tzipi Livni est une sabra, née en Israël, au pedigree impeccable de fille de héros, même si son père appartient à un courant politique longtemps marginalisé par le fondateur de l'État, David Ben Gourion, et le tout-puissant Parti travailliste de l'époque.

    Elle sert au Mossad entre 1980 et 1984, notamment à Paris, dans un poste dont les détails sont encore classifiés, mais où son sang-froid et son intelligence furent appréciés. Elle quitte pourtant cette carrière pour devenir avocate d'affaires, et se marie.

    Le coma d'Ariel Sharon a laissé pendante la question de la profondeur de son revirement politique. Chez Tzipi Livni, le cheminement vers le centre est plus clair.

    Elle a choisi : plutôt que s'obstiner à dessiner les frontières du Grand Israël biblique, mieux vaut accepter de céder une partie de la terre revendiquée par la droite sioniste, si c'est pour sauvegarder ce qui est à ses yeux l'essentiel : un État juif et démocratique.


    Tzipi Livni, favorite pour prendre la tête de Kadima, Libération
    Tzipi Livni et Shaul Mofaz sont tous les deux issus du Likoud, mais alors que la ministre des Affaires étrangères est considérée comme une pragmatique, l’ancien chef d’état-major s’est forgé une réputation d’adepte de la manière forte, notamment avec les Palestiniens. Il a ainsi écrasé la deuxième Intifada en lançant notamment l’opération «Rempart» en Cisjordanie, en 2002. Sa campagne pour les primaires était axée sur le thème de la sécurité et ses positions politiques sont souvent considérées comme très proches de celles du Likoud. Tzipi Livni, en revanche, née dans une famille de droite nationaliste, est passée du rêve du «Grand Israël» à la défense de la création d’un Etat palestinien, au nom du réalisme politique, tout en prônant la poursuite de la lutte antiterroriste et l’isolement du Hamas.


    Tzipi Livni, femme de tête, Le JDD
    Avant de rejoindre le parti centriste Kadima, créé par et pour Ariel Sharon, qui a sombré dans le coma en janvier 2006, Livni était elle aussi membre du Likoud et avait l'oreille de Sharon. Elle n'a pas hésité à le suivre en 2005. Fidèle à Olmert au moment où lui aussi franchissait le pas vers Kadima, elle s'est désolidarisée de l'ancien maire de Jérusalem à l'occasion de la "deuxième guerre du Liban" à l'été 2006.

    Tzipi Livni a grandi dans une famille de sionistes purs et durs. Son père, Eitan, a été l'un des dirigeants de l'Irgoun, un mouvement armé clandestin hostile au partage de la Palestine. Après avoir épousé la cause, elle a renoncé à cette vision. "Je suis arrivée à la conclusion douloureuse que s'il me fallait choisir entre un Grand Israël et un Israël qui continue d'être juif et démocratique, je devrais choisir cette dernière option", a-t-elle expliqué. Mariée et mère de deux enfants, Tzipi Livni n'a embrassé la carrière politique qu'il y a dix ans. Auparavant, elle a travaillé pour les services secrets israéliens. Officiellement en tant que conseillère juridique, officieusement comme "traqueuse" d'activistes palestiniens en dehors de frontières de l'Etat hébreu. Elle s'est ensuite consacrée à une carrière de juriste spécialisée en droit des affaires. Elle est dorénavant la potentielle 14e chef du gouvernement de l'Etat hébreu et la deuxième femme à accéder à cette fonction. A moins que des élections anticipées, où le leader du Likoud Benjamin Netanyahu fait figure de grand favori, ne vienne briser le rêve de Livni.

    Revue de presse Médias

    BEAU Nicolas, Leçon de journalisme, Bakchich
    La longévité de Bouguereau dans la presse, malgré une productivité limitée, doit beaucoup au soin qu’il a toujours pris pour voler au secours de ses patrons successifs.


    Ça chauffe entre Bakchich et Jean-Marcel Bouguereau, NouvelObs
    Réponse alambiquée de Jean-Marcel Bouguereau.