29 septembre 2008

Revue de presse Russie

Revue de presse russe, RIA Novosti
  • La Russie construira des réacteurs nucléaires au Venezuela
  • Gazprom s'implante en Italie
  • La Russie se dotera d'ici 2020 d'un système unifié de défense aérienne et spatiale
  • Gazprom Neft et TNK-BP accusés de détenir le monopole


  • SAPIR Jacques, Tempête (financière) sur la Russie ?, RIA Novosti
    Relativement épargnée par la crise financière jusqu'au début de l'été 2008, la Russie a été touchée de plein fouet par le cyclone issu des Etats-Unis. La Bourse de Moscou a connu de violents soubresauts. Les grandes banques russes ont été confrontées à une forte contraction des liquidités et au départ de capitaux étrangers motivés par la crise financière qui a poussé de nombreux acteurs américains et anglais à rapatrier leurs fonds pour tenter de survivre.

    Tout ceci, survenant dix ans après la dramatique crise de 1998 ne peut que susciter l'inquiétude. Pourtant, la Russie est certainement l'économie la mieux placée pour résister à la tempête financière actuelle.

    Mais la Russie doit aussi prendre conscience de ses responsabilités internationales dans le domaine financier. La crise de l'hégémonie financière américaine sera une menace pour la stabilité économique globale tant qu'une solution collective ne sera pas trouvée. La Russie ne peut à elle seule répondre à cette question, mais elle ne doit pas pour autant s'en désintéresser.

    Pays au carrefour de l'Europe et de l'Asie, économie qui va contribuer par son dynamisme à la croissance européenne, la Russie est bien placée pour inviter les autres grands acteurs de la scène financière internationale - la Chine et les pays européens en particulier - à coopérer.


    GRINKEVITCH Vlad, Centre de l'économie mondiale : un champ de bataille mythique, RIA Novosti
    L'économie mondiale cesse d'être unipolaire. A la veille de la crise financière mondiale, l'influence croissante des marchés asiatiques était encore l'un des thèmes de discussion favori. Il est désormais courant de penser que le centre de l'économie mondiale se déplace immanquablement vers l'Est. Les milliardaires américains investissent dans les actifs chinois, changent leurs réserves en monnaie chinoise et on aurait du mal à trouver un pays qui ne vende pas des vêtements, de l'électroménager ou des jouets "Made in China". La crise économique sera un test sérieux pour le nouveau prétendant au rôle de centre économique. S'il rate son examen, le nouveau microsystème économique n'aura pas pour centre un continent unique, mais une multitude de petits îlots.

    Il est apparu, à la charnière des XXe et XXIe siècles, que la redistribution des cartes de l'industrie mondiale avait placé la Chine dans des conditions exceptionnelles et que ni l'Europe, ni les Etats-Unis, n'avaient intérêt à gâcher leurs relations avec ce partenaire asiatique. Car tout retour de la production dans sa "patrie historique" ou la recherche d'une alternative à "l'atelier du monde" (surnom donné aujourd'hui à l'Asie de l'Est et du Sud-est) font peser la menace d'un collapsus économique. C'est pourquoi l'Occident supporte stoïquement toutes les démarches politiques et économiques de l'Empire céleste.

    Cela fait près de 400 ans que nous vivons à une époque où l'économie mondiale évolue autour d'un centre unique. L'empire britannique a commencé à jouer ce rôle, puis les Etats-Unis ont pris le relais après la Première Guerre mondiale. A la charnière des XXe et XXIe siècles, il semble que le sort a offert à la Chine une chance d'endosser le costume de force prédominante mondiale. Mais il apparaît que l'Empire céleste demeure tout de même en périphérie, même extrêmement renforcée, et que son succès dépende de la prospérité du centre. Un éventuel krach économique aux Etats-Unis serait capable d'entraîner un collapsus économique en Chine et cela marquerait (éventuellement, encore une fois) le début d'une nouvelle réalité économique présentant une multitude de petits acteurs tous égaux en droits.

    Revue de presse Afghanistan

    Afghanistan : un chef de guerre revendique l'embuscade du 18 août contre les Français AFP - Google Actualités - AFP - Yahoo! Actualités
    L'un des plus importants commandants de la lutte antisoviétique (1979-1989) en Afghanistan et éphémère Premier ministre dans les années 1990, Gulbuddin Hekmatyar, un Pachtoun connu pour ses retournements d'alliance, est aujourd'hui activement engagé dans l'insurrection contre les autorités afghanes et les forces internationales.

    Militant islamique, ancien protégé du Pakistan et des Etats-Unis, qui lui ont abondamment fourni argent et matériel lors de la lutte contre les Soviétiques, il est désormais recherché pour "terrorisme" par Washington, qui l'accuse d'être lié à al-Qaïda.

    Il entretient des relations ambiguës avec les talibans, qui avaient affronté ses troupes lors de leur conquête de l'Afghanistan dans les années 1994-1996, l'obligeant à partir en exil en Iran. Depuis, ils ont rejeté à plusieurs reprises les propositions d'Hekmatyar pour constituer un front commun contre les forces étrangères dans le pays.


    Afghanistan : quatre soldats du 8e RPIMa blessés dans un accrochage, AFP - Yahoo! Actualités - Reuters - Yahoo! Actualités
    Le gouvernement français continue de réfuter les critiques émises par l'opposition et des spécialistes qui estiment que son armée est mal équipée, mal préparée et que la stratégie de l'Otan est floue.

    Un responsable taliban se faisant appeler "commandant Farouki", interrogé par un reporter française de Paris-Match après l'accrochage meurtrier d'août, avait déclaré : "Nous n'en voulons pas aux Français, s'ils partent, alors tout ira bien. Tant que vous resterez chez nous, nous vous tuerons tous."


    Afghanistan : Pourparlers secrets en cours, Courrier international
    D'après l'hebdomadaire britannique The Observer, les talibans seraient en pleines négociations à Londres. Ces rencontres, sous les auspices de l'Arabie Saoudite, auraient pour but de "mettre fin à la guerre en Afghanistan". Les dignitaires talibans se déplaceraient entre Kaboul, le Pakistan et la capitale du Royaume-Uni pour rencontrer les négociateurs.


    Vidéo, Le Point
    Quatre soldats français viennent d'être blessés en Afghanistan . Il y a une semaine, l'Assemblée nationale votait le maintien des troupes françaises sur ce théâtre d'opérations .


    LAURENT Eric, Pourquoi le piège afghan s’est refermé sur les pays de l’OTAN, Site auteur - Bakchich
    Après les dix soldats morts le 18 août dernier, quatre soldats français du 8e RPIMa (régiment de parachutistes d’infanterie de marine) ont été blessés en Afghanistan ce samedi 27 septembre, lors d’un accrochage avec des talibans. Si l’Afghanistan semble aujourd’hui devenir un piège pour les forces de l’OTAN, c’est en grande partie dû au fait que les gouvernements occidentaux ont d’abord dramatiquement sous évalué la gravité de la situation sur le terrain, puis ensuite se sont mentis à eux-mêmes et ont désinformé leurs opinions. L’enchaînement des faits est éloquent.

    Revue de presse Crise économique

    Revue de presse française, NouvelObs
    LA TRIBUNE
    Nicolas Sarkozy a vu s'envoler en fumée tous ses engagements de campagne. Pour 2012, il avait promis de rétablir l'équilibre des comptes publics, de faire baisser le taux des prélèvements obligatoires, de ramener le plein-emploi et d'améliorer le pouvoir d'achat. Pour l'instant, c'est zéro pointé. On comprend mieux dès lors pourquoi le président de la République a choisi, dans son discours de Toulon, de dramatiser la situation.

    LE REPUBLICAIN LORRAIN
    Le plan Paulson peut être le déclencheur d'un nettoyage en règle d'un système monétaire international gangrené par la spéculation à court terme sur des actifs immatériels. Car il est à noter qu'une sorte d'union sacrée lie aussi Nicolas Sarkozy et le socialiste Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international.


    Revue de presse économique, NouvelObs
    La crise est-elle pour autant terminée? Rien n'est moins sûr, les conséquences de ce projet étant multiples. Politiques pour le Wall Street Journal, qui rappelle que le contribuable devra mettre la main à la poche. Et de rapporter qu'un récent sondage a montré une large opposition. Mais comme le soulignent Les Echos, "malgré ses réticences initiales, le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, aurait accédé à la demande des républicains d'offrir, en alternative, un mécanisme d'assurance garanti par l'Etat aux banques concernées, en vue de réduire la facture finale" pour les américains.


    Audio :
  • Michel Rocard, France Inter - Dailymotion
  • Réunion de crise face au chômage, France Info
  • Hausse du chômage : une conséquence de la crise et de la défiscalisation des heures supplémentaires, France Info

    La crise financière américaine révèle les fractures du capitalisme contemporain, Collectif d’analyse politique
    La crise actuelle n’en finit plus de dérouler ses drames. Parmi les grands « perdants » se trouve une certaine classe politico-médiatico-intellectuelle qui reste enlisée dans le dieu marché. Le « sauvetage » de Wall Street au coût de $800 milliards est la « réponse » qu’on offre aux classes populaires, ce qui représente une facture gigantesque, et qui s’ajoute à celle de dix milliards par semaine pour payer la guerre en Irak.


    Cartographie des analyses sur la crise des subprimes, Attac
    Yann Moulier Boutang s’efforce ici de cartographier la pléiade de parutions à laquelle a donné lieu la crise montante des subprimes. À gauche comme à droite, en tous points des sciences sociales et économiques, les diagnostics, pronostics et propositions se sont en effet multipliés pour circonscrire la situation.


    Michel Aglietta, 10 clés pour comprendre la crise, NouvelObs
    1) Le laisser-faire en procès - Ou comment le krach accuse les excès du capitalisme
    2) La folie des hypothèques - Ou comment la crise financière a éclaté
    3) Les crédits subprimes - Ou comment les ménages américains se sont surendettés
    4) La titrisation - Ou comment le mal s'est propagé
    5) L'irresponsabilité des agences de notation - Ou comment les investisseurs se sont laissé aveugler
    6) Les «swaps», autres bombes à retardement - Ou comment la facture pourrait encore s'alourdir
    7) La nationalisation des pertes - Ou comment Washington redécouvre les vertus de l'étatisme
    8) Le modèle de la «banque universelle» - Ou comment les établissements français pourraient passer entre les gouttes
    9) La purge des systèmes financiers - Ou comment la croissance va encore ralentir
    10) L'absence de politique commune - Ou comment l'Europe risque de souffrir longtemps


    Interview de Marie Pezé, La souffrance au travail :
  • Y a-t-il une spécificité des "métiers de relation"?, Rue89 - Dailymotion
  • Expliquez nous la souffrance au travail et qui elle touche, Rue89 - Dailymotion
  • Expliquez nous comment le travail construit notre identité, Rue89 - Dailymotion
  • Peut-on être plus heureux au chômage qu'en travaillant ?, Rue89 - Dailymotion
  • Comment réagit le groupe autour de la personne en souffrance ?, Rue89 - Dailymotion
  • La précarité est-elle un facteur d'aggravation de la souffrance au travail ?, Rue89 - Dailymotion
  • Est-ce que ce sont les personnes les plus fragiles qui souffrent le plus au travail ?, Rue89 - Dailymotion
  • Où va le PS ?

    GRUNBERG Gérard, Un présidentiable pour diriger le PS ?, Telos
    La mesure de la « présidentialité » est en fait une mesure plus générale du leadership. La thèse du « refus des présidentiables » est donc stupéfiante d’un double point de vue. Comment d’abord ne pas s’étonner qu’un parti aussi suspicieux à l’égard de l’intrusion des sondages d’opinion dans son fonctionnement interne les érige en critère décisif – en l’occurrence négatif – pour la sélection de son leader ? Comment ensuite comprendre la logique politique d’une thèse qui exige du prochain Premier secrétaire qu’il ne bénéficie pas aux yeux de l’opinion publique d’une image… de leader, dans un régime caractérisé de plus en plus fortement par la personnalisation du pouvoir et par le caractère central de l’élection présidentielle, même si la prochaine élection n’aura lieu que dans trois ans et demi ?

    Enfin, il faut constater que les trois motions qui paraissent devoir arriver en tête du vote des adhérents comprennent chacune parmi leurs signataires un ou une présidentiable. Si l’une de ces trois motions était en position de l’emporter sans faire de compromis importants avec les autres, c’est probablement « son » « présidentiable » qui se présenterait au vote des adhérents pour la désignation au poste de Premier secrétaire. Il n’est donc pas certain que la ligne « anti-présidentialiste » l’emporte.

    Elle le pourrait cependant si aucune des trois grandes motions n’était en mesure de l’emporter clairement. Un Premier secrétaire « non présidentiable » pourrait alors être désigné pour diriger une nouvelle majorité. Dans ce cas, ou bien il ferait preuve de réelles qualités de dirigeant, ce qui ne manquerait pas de faire de lui, à terme, un nouveau… « présidentiable », ou bien, dans le cas contraire, les socialistes auraient réalisé l’exploit remarquable de se priver volontairement d’un leader ! Il leur resterait alors à se reposer la question de leur rapport ambigu et contradictoire à la Cinquième République et, plus particulièrement, à l’élection présidentielle et à réévaluer les dangers importants que ce rapport fait courir à leur parti comme parti… présidentiel !


    Où va le PS ?, La Sociale
    La liquidation du PS comme parti issu du mouvement ouvrier, sa transformation en une sorte de "parti démocrate" qui pourrait bien être sa disparition pure et simple, sont le programme politique de deux des principaux courants qui le dirigent. Celui qui veut comme "présidentiable" le maire de Paris Bertrand Delanoë et qui, ironie de l'histoire, alors qu'il entend être le courant libéral français, est dépassé verbalement sur la gauche par les discours d'Hillary Clinton à la convention démocrate de Denver, aux Etats-Unis ! Celui qui voudrait poursuivre avec la "présidentiable" qui a fait élire Sarkozy, Ségolène Royal -parmi lequel des militants sincères et des jeunes qui veulent voir en elle l'alternative à Sarkozy. Face à ces deux courants "liquidateurs" la direction du PS, dont l'orientation de fond est la même - c'est l'acceptation du capitalisme et donc des contre-réformes qu'il exige quel qu'en soit l'habillage - est bien en peine d'apparaître comme différente, et apparaît surtout comme accrochée à son appareil...


    Socialistes : où est la gauche ?, La Sociale
    Autrement dit les politiques de la droite et de la gauche, sur le plan fondamental, celui de la plus-value et donc de l’exploitation capitaliste ont eu les mêmes résultats. Ceci aurait mérité au moins quelques réflexions critiques, car constater qu’il n’y a pas de différence importante entre Mauroy 82 et Sarkozy 2008, cela devrait contraindre normalement tout socialiste honnête à faire son examen de conscience.

    Lire : Motion commune de la gauche du PS pour le Congrès de Reims Trait d’union.

    Royal-Show

    Revue de presse française, NouvelObs
    L'UNION
    Pour tous ceux qui n'étaient pas au Zénith, il est grand temps de changer de refrain.

    LA NOUVELLE REPUBLIQUE
    La foule scande son prénom comme un mantra ce qui ne lui déplaît pas. Elle y fait ajouter le mot-thème de la soirée "fraternité" sonnant un peu creux, mais qu'importe, on est dans le show. Miroir mon beau miroir ! Ségolène se regarde et se mire. Au premier rang les groupies submergés d'émotion sanglotent et l'on ne peut s'empêcher de penser, avec Henri Emmanuelli que toute cette mise en scène, ce vide empailleté de bons sentiments a quelque chose de bête à pleurer.

    LA REPUBLIQUE DU CENTRE
    Entre variétés branchées, saynètes humoristiques et fables sociales, Ségolène Royal n'a pas parlé de politique, du PS, d'idées. Ou si peu. Elle n'a parlé que d'elle-même, en se mettant en scène. Il s'en trouvera, bien sûr, pour dire qu'elle a eu raison de vouloir rompre avec la sinistre danse des éléphants. Mais, au-delà, on se demande de plus en plus qui est la vraie Ségolène? Certes, la femme-victime est toujours debout. Mais celle qui campait dans une raideur apprêtée arpente désormais théâtralement les planches totalement libre de ses gestes. Même ses cheveux se sont mis à onduler. Le blanc immaculé de ses tenues, un moment supplanté par le rouge incandescent, a fait place au bleu céleste sous une avalanche de spots. Quoi qu'on en dise, ces changements de look et de style sentent à plein nez le plan marketing préparé de longue date. En tout cas, on ne trouvera guère, dans ce "one-woman-show", de sens du collectif. Accordons toutefois une chose à Ségolène Royal: elle a dû travailler ferme pour porter ainsi la dépolitisation du politique à son zénith !

    Lire : La voie royale de l'apolitisme, Monde en Question
    Vidéos :


  • AFP - Yahoo!
  • <
  • Rue89
  • Agoravox TV
  • Libération

    Ségolène Royal au Zénith : les socialistes agacés, NouvelObs
    Au Zénith, l'ancienne candidate à la présidentielle a réuni près de 4.000 personnes, et elle est apparue en tunique bleue sur un jean, sous les acclamations, mêlant hommage au public, appels à la "fraternité" et message politique : "je suis là aujourd'hui, je serai là demain!".

    "Je pense que la politique n'est pas un show. J'ai envie de dire à Ségolène qu'elle est sur le mauvais chemin. La fois prochaine, on aura en plus un morceau de chorégraphie", a dit sur Radio J le député et ancien président PS de l'Assemblée Henri Emmanuelli.
    "Tout ça n'est pas sérieux, cette vision de la politique, inscrite dans le marketing politique, la logique de la publicité commerciale, qui néglige le fond, ce genre de cérémonie qui est entre le show-business et le rassemblement de secte", a-t-il ajouté, parlant aussi de "personnalisation à outrance".

    Royal à ses partisans : "Je suis là aujourd'hui, je serai là demain", NouvelObs
    Pas une fois elle n'emploie le mot socialiste ni ne nomme une figure tutélaire de la gauche. Son discours, distribué à la presse - une nouveauté -, reprend en revanche des maximes de Nelson Mandela, Aimé Césaire, Coluche ou encore Victor Hugo.


    Ségolène Royal mobilise ses partisans au Zénith de Paris, RFI
    Elle s'est posée en victime du pouvoir mais aussi de certains de ses camarades du parti, évoquant « la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles ». Allusion à peine voilée à sa séparation d'avec François Hollande.


    Royal au Zenith : le retour d’un air de campagne ?, France Info
    Cette manière de faire de la politique, comparée à "un rassemblement de secte" par Henri Emmanuelli, est-elle en phase avec les attentes des socialistes à sept semaines du congrès du PS ? Cela suffira-t-il à attirer la confiance dans un pays qui entre en récession ?


    Naufrage Royal, Actualités du droit
    Le spectacle de ce soir, un show de prédicateur, financé à 100% par Pierre Bergé, pour snober le Parti socialiste, auquel elle doit toute sa carrière, et qui, quels que soient ses défauts, est un modèle de démocratie, est un acte grave. Seule vedette, devant ses fans. Tout pour moi, tout par moi. D’un côté le parti et ses règles ringardisées, de l’autre, sa lumineuse personne. Non, il est impossible de suivre.

    Rien n’est plus dangereux que l’exercice solitaire du pouvoir. Rien de plus grave que de se croire au-dessus du lot. Sans doute, faut-il pour ses fonctions, une personnalité qui se dégage, un égo au dessus de la norme. Nicolas Sarkozy a, sur ce plan, de quoi inquiéter. Mais Ségolène Royal bien davantage encore, et le triomphe qu’elle s’est organisée ce soir le confirme.
  • Revue de presse Afghanistan

    MÉLENCHON Jean-Luc, La guerre en questions ?, Blog
    Très traditionnellement, la guerre nécessite une consommation considérable de mensonges et de zone de silence pour son entretien. Leur mise à nu fournit souvent un éclairage précieux vers la vérité. De cette violence crue du mensonge asséné avec l’aplomb tranquille de l’évidence, nul meilleur exemple que la volte face du président de la République sans autre argumentation que la force de l’affirmation. Le 26 avril 2007, entre les deux tours de la présidentielle, sur France 2, il déclare : « La présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive. Si je suis élu, les troupes françaises quitteront l’Afghanistan ». Puis en novembre 2007, au cours de sa visite à Washington, il affirme: « la France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra, car ce qui est en cause dans ce pays, c’est l’avenir de nos valeurs et celui de l’Alliance Atlantique ».

    Les Etats-Unis et la France sont allés « en Afghanistan pour défendre la liberté du monde » ? C’est ce que proclame Nicolas Sarkozy,le 20 août à Kaboul et le 21 août en Conseil des ministres. Personne n’a pourtant jamais démontré de lien positif entre les actes de guerre de la coalition en Afghanistan et la « liberté du monde ». Sans excès de mauvais esprit, on pourrait même aisément démontrer l’inverse, à savoir que c’est l’intensification des actes de guerre de la coalition qui nourrit le terrorisme et fait reculer la liberté.

    Une bonne preuve de l’effet d’opportunité qui a été à l’origine de l’invasion militaire de l’Afghanistan est qu’elle a été préparée par les Américains et les Britanniques plusieurs mois avant le 11 septembre. Dès l’été 2001, les Américains avaient commencé à envoyer des commandos en Afghanistan et avaient pré positionné d’importantes forces en Egypte tout en déployant avec les Britanniques leurs flottes en mer d’Oman pour préparer l’invasion du pays. Les vrais motifs de l’invasion étaient donc ailleurs que dans la réplique à Oussama Ben Laden, qui n’avait d’ailleurs d’autres lien avec l’Afghanistan que de s’y être réfugié dans les montagnes. Mais qui se souvient que le régime taliban qui gouvernait à l’époque à Kaboul avait déclaré accepter au lendemain du 11 septembre de livrer Ben Laden pour qu’il soit jugé. Peu importait alors aux Américains. Colin Powell affirme alors au monde entier que les Etats-Unis détiennent des preuves de l’implication afghane dans les attentats du 11 septembre et qu’elles seront fournies au Conseil de sécurité. Personne ne les a pourtant jamais vues. Personne ne les réclame depuis. Ce tableau est donc couvert d’une ombre inquiétante depuis l’origine. En effet, les Américains sont très actifs en Afghanistan et au Pakistan depuis la fin des années 1970. Ils se sont fortement appuyés sur les islamistes pour contrer l’influence soviétique dans la région. C’est eux qui ont constitué « Al-Qaïda » à l’époque pour combattre les russes. A ce titre, ils avaient directement armé les Talibans. La prise de pouvoir de ceux-ci à Kaboul en 1996 avait été soutenue par deux alliés de poids des Etats-Unis : l’Arabie Saoudite et le Pakistan.

    Les affrontements qui ont coûté la vie à 10 soldats français le 18 août sont très révélateurs de cette dégradation : ils ont démontré une puissance tactique et opérationnelle inédite de ce que les généraux français appellent désormais les « forces insurgées » plutôt que les « Talibans ». Ces forces ont en effet soutenu les combats pendant plusieurs heures contre les soldats français, y compris une fois des renforts parvenus sur place. Le lieu est aussi révélateur : à moins de 50 kilomètres de Kaboul, c’est-à-dire dans une zone qui n’est pas du tout réputée comme "talibane". Tout cela indique que l’opposition armée à la coalition est manifestement en train de s’élargir dans une dynamique nationaliste que nourrit l’occupation. Est-ce étonnant ? Car afin de minimiser ces pertes au sol, la coalition intensifie les frappes aériennes dites « chirurgicales » et les vols incessants d’intimidation au dessus des villages afghans dont la population est plongée dans la terreur. La polémique enfle aussi sur les armes « sales » qu’utiliseraient les américains: munitions à uranium appauvri pour percer d’éventuels bunkers ou parois montagneuses et bombes incendiaires au phosphore qui transforment en fournaise les zones où elles sont lâchées. Ces exactions déclenchent des rejets de masse dans la population que les Occidentaux sont censés aider.

    Depuis 2001, à intervalles réguliers, des conférences internationales pour l’Afghanistan permettent aux occidentaux d’afficher de gigantesques promesses de dons pour la reconstruction. Mais sur les 25 milliards de dollars de promesses cumulées, 10 milliards n’ont jamais été versés, les Etats-Unis détenant le record de promesse non tenue (seule 45 % de l’aide américaine promise a été versée). Et encore, quand l’aide est versée, 40 % est engloutie dans sa gestion et revient donc aux pays donateurs, sous la forme de contrats de sécurité ou de services. Le déséquilibre entre l’effort militaire et l’aide civile est donc béant : depuis 2001 140 milliards de dollars ont déjà été dépensés sur le plan militaire et seulement 7 milliards versés pour l’aide civile ! Cela décrédibilise largement la présence « occidentale » aux yeux de la population. Ce n’est pas tout. 7 ans d’occupation ont progressivement polarisé l’économie afghane autour des besoins des occidentaux présents qui concentrent l’essentiel des investissements, au détriment du développement économique du pays. Celui-ci ne produit plus rien d’autre que de l’opium. Alors que la production de pavot avait commencé à décliner à l’époque des Talibans, l’Afghanistan est redevenu depuis 2004 le premier producteur mondial d’opium avec 95 % de la production mondiale représentant plus de la moitié du PIB du pays. Un record historique a été atteint en 2006 avec la plus grande production d’opium jamais réalisée, encore dépassée en 2007 où l’ONU parle de « nouveau record effrayant » avec une hausse de production de 34 %. Il faut dire que les Américains ont directement utilisé les chefs de guerre, barons de la drogue, pour reprendre les territoires contre les talibans. Ce sont ainsi dans les zones « sécurisées » par les occidentaux et les forces afghanes que la culture de drogue a explosé.

    Les perspectives actuelles de fin du conflit sont si incertaines que le chef d’état major des armées le général Georgelin le qualifiait encore à la mi-mars de « merdier ingérable où nous n’avons aucun intérêt à nous impliquer davantage » (cité par le canard enchaîné). Tous les états-majors ont en effet à l’esprit le précédent de l’occupation soviétique de l’Afghanistan qui s’était soldée par un désastre et plus de 10 000 russes tués en dépit d’une présence de 130 000 hommes pendant 10 ans. Interrogé le 26 août à l’assemblée nationale sur les échéances de l’engagement des forces françaises, Kouchner a carrément avoué : « pour combien de temps ? Personne ne le sait » Pour rassurer l’opinion, le gouvernement insiste aussi sur « l’afghanisation du conflit » qui serait à portée de main. Ainsi, d’après Kouchner, « l’armée afghane c’est l’avenir » ! La réalité est très éloignée. Un évènement récent a fourni la preuve de la déliquescence de l’ « armée nationale afghane » : en mars 2008, le gouvernement afghan a dû lancer un mandat d’arrêt contre le chef d’état major de l’armée afghane, le général Dostom, après que celui-ci a commis diverses exactions. Loin de se soumettre au gouvernement, celui-ci s’est enfui et a rejoint son armée privée, qui était d’ailleurs une des composantes de la fameuse « armée nationale afghane ». Ancien seigneur de la guerre, ce général avait d’ailleurs été imposé par les Américains en 2003 comme vice ministre de la défense puis comme chef d’état major afghan en 2005 ! Le bilan de l’afganisation de la guerre n’est donc jamais fait. Mais on comprend cette fois ci clairement pourquoi. Cette guerre ne se fait pas « avec » les afghans mais contre eux.


    Dossiers :
  • 2001-2002 : Attentats aux USA, guerre en Afghanistan, Acrimed
  • Attentats terroristes aux Etat-Unis, AIDH
  • 28 septembre 2008

    Revue de presse Crise économique

    Revue de presse française, NouvelObs
    "Change we need" (le changement dont nous avons besoin) scande Obama, depuis son entrée en campagne. S'il est élu, la crise lui fournira l'opportunité de donner chair à son credo : La remise au pas de Wall street où bat le coeur de l'économie et dont dépend le sort de 300 millions d'Américains et de plusieurs milliards d'être humains.


    Crise financière : le Congrès américain se rapproche d'un accord, Libération
    L'administration Bush veut faire adopter en urgence un plan de renflouement des banques de quelque 700 milliards de dollars, mais elle s'est opposée à des réticences, émanant de son propre parti républicain, qui voit d'un mauvais oeil cette intervention, unique dans l'histoire américaine, de l'Etat dans le secteur privé.

    Les républicains préfèreraient un système d'assurance garantie par l'Etat plutôt qu'une intervention directe dans le secteur privé aux frais des contribuables. "On veut être sûr que Wall Street paye sa part", a déclaré le leader de la minorité à la Chambre, le républicain John Boehner.


    Parachutes dorés : moralisation, piège à cons, Rue89
    Le désarroi américain suffit à le démontrer : le problème posé est celui de la faillite d’un système financier dont les Etats-Unis ont été les champions, et que le président de la République française a lui-même célébré voilà à peine plus d’un an, en mettant en scène ses vacances non loin d’un président américain pourtant en fin de mandat et à la popularité déclinante.

    Pourtant, déjà, la crise couvait et des signes avant-coureurs annonçaient la fin de la fuite en avant américaine. Nous étions en août 2007, le marché immobilier américain dégringolait déjà depuis le début de l’année, les économistes clairvoyants (pas ceux qui tirent le signal d’alarme après la déflagration) insistaient sur l’imminence d’une explosion brutale.


    JORION Paul, La chute libre, ContreInfo
    Je l’écrivais il y a quinze jours dans Le dernier carré : « ... aucun des innombrables coupe-feux en place au sein du système financier n’aura pu retarder d’une seule seconde l’avancée de l’incendie. Maintenant, ne subsiste plus que son cœur-même, alors que toutes les défenses sont tombées ».

    Et le fait est que le système est désormais en chute libre, et si l’on s’agite vainement sans parvenir à trouver un filet, il est clair aussi qu’avec la vitesse qu’il a acquise, aucun filet ne pourrait même le retenir.

    Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion - La finance contre l’économie, Fayard, 2008 et Vers la crise du capitalisme américain ?, La Découverte, 2007.
           

    L'altermondialisme est-il un alteridiomisme ?, EuropeMaxima
    Malgré les dissensions récurrentes qui brouillent parfois son message, et des enjeux internes de pouvoirs, il est légitime de considérer A.T.T.A.C. comme un porte-parole politique représentatif du courant altermondialiste.

    Castoriadis disait plaisamment que le trotskisme était la fraction exilée de la bureaucratie soviétique. A.T.T.A.C. ne serait-elle pas la fraction chagrine de la bourgeoisie mondiale ?

    Et si finalement cette association ne visait qu’à rendre acceptable le « nouvel ordre mondial » ?


    Dossier : Un système financier bouleversé - La crise jusqu'où ?, France Culture
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    27 septembre 2008

    Revue de presse USA

    Le premier débat Obama-McCain dominé par la diplomatie et la crise économique, Le Monde - Yahoo! Actualités
    Pour Obama, cette crise constitue le "verdict final" de la présidence de George Bush, "huit ans de politiques ratées soutenues par le sénateur McCain". Il s'est dit "optimiste" sur l'état des négociations. John McCain s'est quant à lui félicité que "démocrates et républicains [aient pu] s'asseoir pour négocier et mettre un dispositif au point" et a souhaité que les négociations donnent naissance à un texte pour lequel il pourra voter.

    Le candidat démocrate a reconnu que la situation s'était améliorée en Irak, mais a estimé que le gouvernement "avait perdu de vue l'essentiel" en se concentrant en Irak et en laissant la situation dégénérer en Afghanistan, l'objectif principal dans la guerre contre le terrorisme à ses yeux. Il a promis d'envoyer trois bataillons supplémentaires sur place, avant de rappeler qu'il considérait l'invasion de l'Irak en 2003 comme une erreur (aucune arme de destruction massive n'a été trouvée, les Américains n'ont pas été accueillis comme des héros). McCain a rétorqué en moquant Obama pour s'être dit prêt à lancer desfrappes ciblées contre Al-Qaida au Pakistan, estimant qu'Islamabad était un allié précieux. Les deux candidats se sont également mutuellement accusés d'avoir voté contre le financement des troupes déployées en Irak.


    LEPRI Charlotte, « La crise financière favorise les démocrates », IRIS - Dailymotion
    Charlotte Lepri, chercheur à l'IRIS, répond aux questions de l'IRIS :
    - Quelle place occupe la crise économique dans la campagne américaine ?
    - Quelles sont les positions des deux candidats face à cette crise ?
    - A quel candidat profite le plus la crise ?


    Dick Howard, professeur de philosophie politique à l’université de New-York, France Info
    Dick Howard, professeur de philosophie politique à l’université de New-York, est l’invité de Bernard Thomasson à propos de la crise financière aux USA. George W. Bush semble impuissant face à la crise et a imploré que le plan de sauvetage soit adopté.


    Le Plan de sauvetage de l'économie américaine n'existe pas, Contre-Feux
    Le fond du problème, la source des problèmes, c'est l'insolvabilité des ménages américains. Le plan Paulson, quelle que soit sa forme, ne permet pas aux ménages de rembourser leurs dettes. Au contraire, il donne à l'Etat le rôle bien ingrat de les recouvrer. Dans un pays où les filets de sécurité sociaux sont faibles, la saignée des ménages promet de sonner comme un douloureux réveil...

    Revue de presse Crise économique

    La stratégie du choc

    Source : Dailymotion


    Revue de presse française, NouvelObs
    LA CHARENTE LIBRE
    Ce n'est pas la faillite de Lehmann Brothers la semaine passée qui a provoqué la flambée du chômage en août en France. Ce ne sont pas les subprimes qui plombent nos exportations. Ce n'est pas le Trésor américain qui est responsable d'un déficit encore en hausse dans le budget 2009 et ceci malgré la suppression programmée de 30.000 nouveaux fonctionnaires.

    L'EST RÉPUBLICAIN
    Paradoxe ou supercherie ? Au moment même où Nicolas Sarkozy annonce le retour en force d'un Etat protecteur, les Français ont découvert hier un Etat débiteur exsangue. Comme les années précédentes, la présentation du budget pour 2009 a donné lieu, hier, à une opération cache-misère. Les adjectifs 'réaliste', 'raisonnable' ou 'volontariste' lâchés au vent n'étaient là que pour mieux dissimuler une vérité dérangeante: la crasse impuissance financière du gouvernement. Certes, la crise n'arrange rien, mais elle n'explique pas tout.

    SUD-OUEST
    Personne ne peut mesurer, à ce jour, les effets de la crise financière américaine, mais Nicolas Sarkozy a choisi la dramatisation pour justifier par avance les défaillances en tous genres dont les Français pourraient avoir à supporter les conséquences. La mise en scène de ce langage de vérité visait, en fait, à masquer une autre réalité, moins avouable : les résultats des errements et des incohérences de la politique budgétaire et fiscale du gouvernement.

    L'UNION
    Aujourd'hui on paie le prix fort pour le manque de courage et les erreurs du passé. Ce qui ne va pas être sans tendre les relations entre les générations puisque les plus jeunes sont convaincus qu'ils vivront moins bien que leurs parents et leurs grands-parents. C'est dire l'attention qui doit être portée à la cohésion sociale.

    LE RÉPUBLICAIN LORRAIN
    Quand Nicolas Sarkozy affirme que la crise actuelle aura des conséquences sur la croissance, le chômage et le pouvoir d'achat, il faut le prendre au pied de la lettre et porter crédit à son pessimisme radical plutôt qu'à la mélancolie raisonnée de son projet de budget.


    Crise financière : Fillon lance un appel à "l’unité nationale", France Info
    La crise financière dans le monde, , France Info

    Crise : gare à la panique, C dans l'air - France 5 - Dailymotion
    Crise financière : sur quel pied danser ?, C dans l'air - France 5

    Sarkozy et le "11-Septembre de la finance" : la stratégie du choc ?, Agoravox TV
    Ce que Naomi Klein appelle la "stratégie du choc" est une pratique économique et politique qui consiste, dans une période de crise, à faire passer un certain nombre de réformes impopulaires très rapidement. L’opinion, anesthésiée par le choc, ne réagit pas comme elle le ferait en temps normal. Tout ce qu’elle voit, c’est un pouvoir politique et/ou économique qui agit rapidement "pour sortir de la crise", ce qui est exactement ce qu’on lui demande. Sans se poser de questions sur la méthode...


    Frédéric Lordon : « Pour en finir avec les crises financières, l'Humanité
    L’auteur y décrypte la logique des processus de déréglementation en cours. La configuration actuelle du capitalisme conduit à d’invraisemblables extrémités économiques, qu’il s’agisse de la consommation, des salaires, de la concurrence ou de la spéculation. Formulant une série de propositions qui visent à recloisonner et re-réglementer les marchés, l’économiste souligne qu’aucune solution durable ne saurait mettre la finance à la raison hors d’une refonte complète des structures économiques.

    Commentaires : Le discours de la réglementation du capitalisme est aujourd'hui partagé à droite comme à gauche. Il est cocasse d'entendre les altermondialistes piégés par Nicolas Sarkozy, Alternatives Economiques - Dailymotion.

    26 septembre 2008

    Revue de presse Palestine/Israël

    Dossier d'actualité Israël-Palestine, Yahoo! Actualités
    Bush aurait rejeté l'idée d'une frappe israélienne en Iran, Reuters - Yahoo! Actualités
    Le journal cite des sources diplomatiques haut placées dans l'entourage du chef d'un gouvernement européen.
    Le Guardian précise que le chef de gouvernement européen pour lequel travaillent ses sources a rencontré Olmert peu de temps après cet entretien et qu'aucun tiers n'y a assisté.


    Israël a envisagé de bombarder l'Iran, NouvelObs
    Israël a sérieusement pensé à bombarder les sites nucléaires de l'Iran courant 2008, mais le président américain George W. Bush a refusé d'apporter sa caution à de telles frappes, rapporte le quotidien britanniqueThe Guardian dans son édition de vendredi 26 septembre.


    SIEFFERT Denis, Tzipi Livni : L'héritière d'Ariel Sharon, Politis - CCIPPP
    Ainsi va Israël : Tzipi Livni, qui, voici quelques années, aurait figuré très à droite sur l’échiquier politique de son pays, est aujourd’hui classée au centre. « Une colombe », dit-on même. En réalité, la femme qui doit succéder ces jours-ci à Ehud Olmert au poste de Premier ministre est une héritière politique d’Ariel Sharon.

    Aujourd’hui promue aux plus hautes responsabilités, Tzipi Livni s’inscrira sans aucun doute dans la continuité d’Ariel Sharon. Sa stratégie : gagner du temps pour poursuivre la colonisation – n’a-t-elle pas récemment affirmé devant Condoleezza Rice que « l’activité de colonisation ne mettait pas en péril le plan de paix » ? – tout en ayant conscience qu’il faudra bien céder quelque chose un jour. Le plus tard sera le mieux, surtout si la politique du fait accompli ruine par avance toute chance de véritable négociation.

    Gauche blafarde

    BENSAÏD Daniel, Gauche blafarde et gauche anticapitaliste, Bellaciao
    Depuis que Mme Thatcher et Ronald Reagan ont initié, au début des années 80, la contre-réforme libérale, les partis sociaux-démocrates européens se sont résignés, les uns après les autres, à l’accompagner en s’évertuant vainement d’en limiter les excès.

    En France, l’adoption en juin dernier d’une nouvelle Déclaration de principes du Parti socialiste parachève son alignement à retardement sur la mue accomplie en Angleterre par le New Labour de Tony Blair et Gordon Brown, en Allemagne par le Nouveau centre de Gerhardt Schröder, en Italie par le Parti Démocrate de Veltroni. [...] Elle officialise en effet l’abandon de toute référence à la lutte de classe et l’acceptation du capitalisme concurrentiel comme horizon indépassable de tous les temps.

    Cette gauche blafarde n’est plus celle de Jaurès, ni même celle de Blum, mais sa contrefaçon. C’est une gauche light, aussi inoffensive que le café sans caféine ou la bière sans alcool. C’est une gauche sans réformes, qui s’excuse presque d’être de gauche, et se défend farouchement d’être anticapitaliste et de vouloir porter atteinte à la sacro-sainte propriété privée.

    SZALKOWSKI Denis, Parti de classe et Alzheimer politique, AgoraVox
    Dans l’histoire du Parti socialiste, le congrès de Tours de 1920 fut l’une des plus grandes dates de son histoire qui vit la naissance du PCF et l’abandon par la SFIO de la révolution comme outil de conquête du pouvoir et du concept de parti de classe. L’action du Parti socialiste vise de fait à la recherche de l’intérêt général et non pas à opposer les uns contre les autres au sein de la société française.

    A toujours peindre la réalité en noir, à toujours verser dans le misérabilisme, dans le catastrophisme, à toujours utiliser des épouvantails à moineaux (Bush, Sarkozy, le marché transatlantique…) et des expressions fumeuses telles que la lutte des classes, nous en oublions l’essentiel, à savoir que nous devenons inaudibles par la répétition de slogans qui, à défaut de mobiliser la population française, mobilisent quelques-uns d’entre nous. Nous nous éloignons de ce que nous sommes refusant d’assumer ce que nous sommes devenus.

    BLEITRACH Danielle, Thèses sur Feuerbach ou comment penser et changer le monde, Changement de société
    Dans ce blog nous sommes des communistes qui n’avons pas abandonné le marxisme, une approche théorico-pratique. Je ne sais pas si mes camarades qui sont encore au parti et qui ont choisi de se battre pour empêcher la liquidation de ce parti, de son passé héroïque, de sa capacité à mobiliser la population française de notre pays contre les mauvais coups, avec cette audace responsable qui caractérisait jadis ce parti, arriveront à vaincre le mur de silence, les mensonges avec lesquels l’actuelle direction prétend entretenir son légitimisme.

    Commentaires : Lien correct de Marxists Internet Archive - site trotskyste ! - et des Thèses sur Feuerbach.

    Nous publions cette auteure malgré ses propos dans les commentaires sur "Point de vue d'André Gerin sur la crise financière" et malgré la censure de ce commentaire :
    Danielle Bleitrach est trop intelligente pour ne pas comprendre le lien entre ces deux dates :
    Le 23 août 1939, Staline signe un pacte de «non-agression» avec Hitler.
Le 20 août 1940, Staline fait assassiner Trotsky à Coyoacán (quartier de México).

    Dans les années 1930, avec les procès de Moscou et les grandes purges qui décimeront les rangs trotskystes en URSS, le terme «trotskiste» sera remplacé par celui d’«hitléro-trotskisme» laissant entendre une collusion entre l’Opposition de gauche et le fascisme.
    En 1935, L’Humanité exige la mise hors la loi des trotskistes en France, et ne parle désormais plus que des «hitléro-trotskistes au service de l’étranger».

    Lire aussi :
    • Le Pacte germano-soviétique, Ligue Communiste Révolutionnaire.
    • Textes de Barta (1914-1976) Marxists Internet Archive.

    Revue de presse Afghanistan

    Dossier d'actualité Afghanistan, Yahoo! Actualités
    Tirs entre soldats pakistanais et américains à la frontière afghane, AFP - Yahoo! Actualités

    Les forces de l'Otan sous le feu de soldats pakistanais, NouvelObs
    Des hélicoptères de la force de l'Otan en Afghanistan ont essuyé des coups de feu tirés par des militaires pakistanais depuis le Pakistan. L'armée pakistanaise assure que les deux appareils étaient du côté pakistanais de la frontière tandis que le président a parlé de "fusées éclairantes".


    USHER Graham, Les Etats-Unis étendent la guerre au Pakistan, Info-Palestine - Alternatives International - Mondialisation
    Une ligne a certainement été franchie. Mais il était clair que cela allait se produire. Le 9 septembre George Bush a désigné les zones frontalières du Pakistan avec l’Afghanistan comme un des trois principaux « théâtres » dans « la lutte antiterroriste mondiale ». Et comme en Irak et en Afghanistan, celui-ci est maintenant victime de l’intervention américaine.

    Tout d’abord Washington a le sentiment de perdre la guerre en Afghanistan et que les principales raisons en sont les « sanctuaires » des Talibans et d’Al Qaeda à l’intérieur du Pakistan, et que l’armée pakistanaise manque de la capacité — et probablement de la volonté — de défaire ces cancers. Pour résumer, Bush a compris que la politique datant de sept ans de déléguer en son nom à l’armée du Pakistan le combat contre le militantisme islamique a échoué. La position adoptée aujourd’hui est que Washington inclura les zones frontalières du Pakistan dans sa zone contre-insurrectionnelle pour l’Afghanistan. L’armée du Pakistan jouera le même rôle subsidiaire que son homologue afghane.


    GONTCHAROV Piotr, Plan Bush : le Pakistan face à un dilemme, RIA Novosti
    Le président et l'armée sont encore loin de partager les mêmes positions. La raison est évidente et réside dans la "nouvelle stratégie" de George W. Bush, que les Etats-Unis, en qualité de principal idéologue de la campagne antiterroriste en Afghanistan, sont déterminés à étendre au Pakistan. L'idée est que les principaux efforts dans la guerre contre le terrorisme doivent porter non plus sur l'Irak mais sur l'Afghanistan et que la lutte antiterroriste dans cette région doit être menée de part et d'autre de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

    Que peut-on dire de la "nouvelle stratégie" de George W. Bush ? C'est, globalement, une mesure obligatoire qui est particulièrement en phase avec la réalité et la seule juste. Il n'existe pas d'autre solution au problème afghan. Il est incontestable que les zones frontalières afghane et pakistanaise sont comme des vases communicants. Cela a toujours été le cas et c'est encore vrai aujourd'hui: c'est une réalité qui a toujours servi et qui continue de servir. Les moudjahiddines en ont profité autrefois, du temps du "djihad" et de la présence soviétique en Afghanistan, aujourd'hui c'est au tour des talibans d'en profiter.

    Commentaires : Ni les médias russes, ni les médias américains, ni les médias français ne rappellent que les États-Unis (via la CIA) ont armés les moudjahiddines et les talibans avec la complicité des services secrets pakistanais (ISI). Lire :
    • BLUM William, Les guerres scélérates - Les interventions de l'armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004.
    • COOLEY John K., CIA et Jihad 1950-2001 - Contre l'URSS, une désastreuse alliance, Frontières, Autrement, 2002.

    Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

    Revue de presse russe, RIA Novosti
    Le parti de Poutine prône le rapprochement entre la Russie et l'Ossétie du Sud

    ONU : le président arménien fustige la politique géorgienne dans le Caucase, RIA Novosti

    Réunion sur le Caucase : les Européens renoncent, RFI
    La réunion entre les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne et de la Russie concernant l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie prévue à Genève le 15 octobre prochain a été remplacée par une simple discussion entre experts. Les Européens l’ont annoncé hier en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Bruxelles préfère éviter d’afficher une nouvelle fois son désaccord avec la Russie sur le Caucase.

    Le président de la République française s’est d’ailleurs fait remarquer lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a proposé la création d’un espace commun entre l’UE et la Russie. Cet espace irait au-delà du simple partenariat stratégique mais resterait en deçà d’un marché commun.


    Conflit géorgien : une crise mélant contradictions du droit international et crise étatique, Jeunes démocrates - UDF
    Le conflit russo-géorgien, sous les feux de l’actualité depuis l’attaque géorgienne en Ossétie du Sud le jour de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Pékin, présente deux aspects importants. D’une part, le président géorgien et non moins atlantiste, Mikheil Saakachvili, avec la complicité de Washington, participe à la stratégie américaine de marginalisation de la Russie, poursuivie depuis 1991, c'est-à-dire suite à la chute de l’empire soviétique, par l’OTAN. D’autre part, par l’extrême violence de ses représailles, la Russie du président Dmitri Medvedev et du 1er ministre Vladimir Poutine entend clore l’ère du laisser faire et récupérer de sa superbe.


    Quelques leçons à tirer de la crise géorgienne, Terra Nova
    Il nous faut inventer une nouvelle coopération avec la Russie, en ne partant plus du présupposé que Moscou finira par accepter notre point de vue, ainsi que nous l’avons fait dans le cas du Kosovo. Face à cette nouvelle donne, et tant que la situation sécuritaire ne se dégrade pas davantage, l’Union européenne est seule à même de proposer des solutions durables et positives à la crise tout en favorisant la relance d’un nouveau partenariat à la Russie. En revanche, pousser l’OTAN à s’élargir davantage à l’Est ne peut qu’accroître les tensions, sans apporter de solution à la crise, et aggravera l’éloignement de la Russie.


    ORY Pascal, La matrice de Munich, Le Monde
    L'opinion publique occidentale - y compris les médias et les politiques qui, tout à la fois, l'expriment et la forment - n'a pas vraiment perçu l'enjeu essentiel de cette année 2008 sur le plan géopolitique, aperçu le fil rouge - rouge sang, au besoin - qui unit entre elles des crises en apparence aussi différentes que le Tibet, la Géorgie ou, passée jusqu'à présent presque inaperçue, celle du Cachemire, avec sa traîne d'attentats variés.

    C'est pourtant simple : le moteur commun à tous ces phénomènes et à quantité d'autres à travers le monde s'appelle le droit-des-peuples-à-disposer-d'eux-mêmes et voilà que, selon les conjonctures, il joue en faveur d'un camp ou d'un autre, sans qu'il y ait là-dedans à chercher plus de logique et surtout plus de justice que ça.

    Revue de presse Russie

    Revue de presse russe, RIA Novosti
    Le parti de Poutine prône le rapprochement entre la Russie et l'Ossétie du Sud
    Moscou-Washington: un dialogue sur le nouvel ordre mondial s'impose
    Russie-Venezuela: la coopération militaire gagne de l'ampleur

    Chavez en Russie, RIA Novosti

    Chavez scelle une alliance militaire et économique avec Moscou, AFP - Yahoo! Actualités
    La visite de M. Chavez, pourfendeur de l'"impérialisme américain", intervient au moment où une flotte de navires de guerre russes s'apprête à effectuer au large du Venezuela des manoeuvres navales sans précédent depuis la guerre froide, dans une région considérée comme une chasse gardée de Washington.


    Réunion sur le Caucase : les Européens renoncent, RFI
    La réunion entre les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne et de la Russie concernant l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie prévue à Genève le 15 octobre prochain a été remplacée par une simple discussion entre experts. Les Européens l’ont annoncé hier en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Bruxelles préfère éviter d’afficher une nouvelle fois son désaccord avec la Russie sur le Caucase.

    Le président de la République française s’est d’ailleurs fait remarquer lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a proposé la création d’un espace commun entre l’UE et la Russie. Cet espace irait au-delà du simple partenariat stratégique mais resterait en deçà d’un marché commun.

    Revue de presse Crise économique

    30 à 40.000 demandeurs d'emploi de plus en août, Libération
    "Oui, les chiffres du chômage seront très mauvais et beaucoup plus qu'avant", a répondu M. Wauquiez, interrogé sur RMC sur les prévisions de hausse du nombre de demandeurs d'emploi pour août qui doivent officiellement être annoncés lundi soir.
    Il a cité le chiffre de "30 à 40.000 chômeurs de plus", confirmant une information donnée par le site internet Rue89 jeudi, selon lequel "ce serait le pire chiffre mensuel depuis mars 1993".


    Sarkozy a encore changé...

    Source : Les mots ont un sens - Dailymotion - Agoravox TV


    Revue de presse française, NouvelObs
    La Nouvelle République du Centre ouest
    Le Président a eu, comme toujours, des formules qui feront mouche : seront-elles suffisantes face aux caisses vides ? La vérité, la lucidité, la confiance, la certitude : ces affirmations fortes sur lesquelles s'appuyait ce long discours ne sont pas, et c'est leur faiblesse, des annonces concrètes.

    Le Progrès
    Ayez confiance en moi!...Il faut avoir le culot de notre Président pour s'exposer ainsi, en pleine tempête. Tout craque, tout s'effondre, tout flambe? N'ayez pas peur, dit-il, je suis là.

    Le Courrier Picard
    Les objectifs du président de la République n'ont pas vraiment changé. Et il se dit sans doute que cette crise est une occasion unique de faire accepter ces réformes si difficiles.

    Les Dernières Nouvelles d'Alsace
    Reste à savoir si le patient déjà polytraumatisé par la crise financière, la récession, le chômage en hausse et le pouvoir d'achat en berne, pourra supporter un nouveau choc opératoire. Quelquefois, le malade meurt guéri...

    La Charente Libre
    Entre le flou de sa stratégie et son entêtement à poursuivre ses réformes nationales à bride abattue, le message subliminal du chef de l'Etat est finalement assez clair : 2009 sera forcément une année pendant laquelle les Français devront se serrer sévèrement la ceinture, même si la rigueur est obsessionnellement bannie du vocabulaire sarkozyen.


    Revue de presse économique, NouvelObs
    L’union sacrée appelée des vœux de Georges W. Bush tourne au vinaigre. Le plan de sauvetage du système bancaire américain avec. En dépit de la spectaculaire journée de négociations jeudi à la Maison Blanche autour de responsables du Congrès, de George W. Bush et des deux candidats à sa succession, les négociations ont été rompues en fin de journée. Alors que le plan de sauvetage prenait l’eau, les marchés apprenaient en même temps que la banque Washington Mutual (WaMu) faisait à son tour faillite.
    Wall Street Journal rapporte que John McCain et les républicains refusent un plan qui fait peser sur le contribuable américain les erreurs de Wall Street. D’après le Financial Times, Barack Obama s’est bien gardé de critiquer son rival.


    Revue de presse européenne, euro|topics
    NRC Handelsblad - Pays-Bas
    La crise financière actuelle est déjà historique car personne ne peut plus affirmer que le libre-échange sans limites conduit systématiquement à un monde meilleur. On ne peut plus non plus croire à la vieille légende libérale selon laquelle le marché se corrige toujours lui-même.

    La Repubblica - Italie
    Les multiples modifications du système international des entreprises qui ont été introduites par la lex mercatoria moderne, la loi de l'économie de marché, n'ont pas pu empêcher les crises qui ont touché les sociétés et les marchés financiers dans leur ensemble.

    Figyelő - Hongrie
    a crise financière internationale a ébranlé le capitalisme occidental jusque dans ses fondements. La conséquence pourrait être un déplacement du centre économique vers l'Asie : "Une récession est quasi inéluctable aux Etats-Unis, la zone euro stagne et les marchés émergents marquent aussi le pas.


    Nicolas Sarkozy sur la crise : disours réaliste ou populiste ?, France Info
    Les Français jugent le discours de Nicolas Sarkozy, France Info
    Retour sur le discours de Nicolas Sarkozy, France Info
    Dans son discours, Nicolas Sarkozy a comme à New-York tenu un virulent plaidoyer contre les dérives du capitalisme financier, n’hésitant pas à vanter des valeurs de gauche en prônant un rôle accru de l’Etat. Pour Vincent Peillon, eurodéputé PS, il y a un écart trop grand entre le moulin à parole et la réalité des politiques suivies.


    CHAVAGNEUX Christian, Sarkozy s'attaque au libéralisme financier, Alternatives Economiques
    Commentaires : Nicolas Sarkozy reprend le discours des altermondialistes, qui lui rendent hommage "C'est la première fois qu'un chef d'Etat d'un pays développé va aussi loin dans la dénonciation du libéralisme économique." même s'ils regrettent "c'est bien une politique de rigueur que met en œuvre le gouvernement".

    Revue de presse Crise économique

    Discours de Nicolas Sarkozy

    Source : Public Sénat - Dailymotion


    Texte du discours de Nicolas Sarkozy Elysee.fr (PDF)

    Les principales réactions au discours de Nicolas Sarkozy, NouvelObs

    Discours Sarkozy : les convaincus... et les autres, France Info

    Sarkozy : La crise aura "des conséquences sur la croissance, l'emploi et le pouvoir d'achat", NouvelObs

    Pour Sarkozy, la crise financière marque "la fin d'un monde", Rue89

    Sarkozy : La crise financière va toucher le pouvoir d’achat des Français, Changement de société
    Sarkozy élu sur le pouvoir d’achat des Français nous annonce que le notre va subir quelques amputations. Sarkozy se fâche contre la finance sans âme, contre ces spéculateurs qui ne savent pas se tenir… Contre la finance mondiale, contre la BCE, contre l’Union européenne elle-même…. on va voir ce qu’on va voir, peut-être même une monnaie “universelle”, Sarkozy veut réguler… On va voir ce qu’on va voir!!! et ça retombe sur qui : sur nous pauvres lampistes, en matière d’emploi on continue les suppressions dans les écoles et les hopitaux, en matière d’impôts nous allons devoir cracher au bassinet…

    DHOMBRES Dominique, Le hold-up du siècle, Le Monde
    Le contribuable américain doit sauver les banquiers pourris, sinon il lui en cuira ! Dobeliou l'a dit devant toutes les chaînes de télévision américaines réunies. C'est très fort. Le citoyen américain a intérêt à régler l'addition laissée par ces voyous de Wall Street.
    Sinon, il risque de perdre son travail, sa dignité, sa maison, jusqu'à son pantalon. Et que le Congrès ne vienne pas se mettre en travers de cette rédemption annoncée. Messieurs les parlementaires démocrates, s'il vous plaît, agissez ! Vous devez voter dare-dare mon plan d'urgence de 700 milliards de dollars. Si vous traînez, c'est le gouffre. Si vous rechignez, l'horreur. On admirera, au passage, le combat intérieur, digne des plus grands mystiques, dont Dobeliou est la proie.

    Dans la banlieue de Chicago, au cimetière Mount Carmel, un certain Al Capone doit se retourner dans sa tombe en grinçant. Faire payer aux pauvres les turpitudes des riches en les menaçant, dans le cas contraire, de devenir encore plus pauvres. Il fallait y penser. Le hold-up du siècle !

    Hérésies et évidences…, Blog LeMonde
    Ne parlons pas de la nationalisation de banques, horreur économique que vient d’opérer la nouvelle Union Soviétique Américaine. Il est vrai que dans ce cas, c’est pour mieux vider les poches des contribuables au bénéfice des escrocs aux créances pourries.

    Parlons simplement des “parachutes dorés”. Je me souviens qu’à l’évocation de leur limitation à ce qu’une décence élémentaire nécessiterait, d’autant plus si les dirigeants de ces entreprises avaient auparavant fait perdre de l’argent à leur boîte, ou procédé à des licenciements massifs, soulevait soit des hurlements des libéraux de la droite française et du Medef, soit, au mieux, des sourires condescendants accompagnés d’un “Je comprend votre souci de justice mon bon monsieur, mais ces choses là sont si compliquées, avec tant de risques d’effets pervers que c’est tout bonnement impossible. Réfléchissez un peu, la morale et l’économie ne sont pas compatibles et ne faites pas de procès d’intention au marché”.

    25 septembre 2008

    Revue de presse Palestine/Israël

    Israël : l'historien Zeev Sternhell blessé dans un attentat chez lui à Jérusalem, AFP - Yahoo! Actualités
    Le président Shimon Peres a appelé "l'ensemble des citoyens de droite et de gauche à faire front comme un seul homme pour dénoncer cet acte criminel", selon un communiqué de la Présidence.

    Le Premier ministre du gouvernement de transition Ehud Olmert a vivement condamné cet acte grave et demandé d'accélérer l'enquête afin que les responsables soient jugés rapidement, selon la radio militaire.

    Dans un communiqué, la Paix Maintenant a condamné "une tentative d'attaque meurtrière" contre l'un de ses membres et dénoncé le laxisme des autorités envers les colons juifs extrémistes.


    Communiqué : Attentat contre Zeev Sternhell, La Paix Maintenant
    Il est clair que ceux qui n’imposent pas la loi aux colons violents dans les territoires occupés se retrouveront face à une organisation terroriste juive au sein même d’Israël.

    Aujourd’hui encore, nous constatons que des groupes extrémistes au sein de la droite sont prêts à utiliser n’importe quel moyen pour parvenir à leurs fins. Les colons qui, hier, ont attaqué des Palestiniens et des soldats israéliens en Cisjordanie, sont les mêmes que ceux qui attaquent des Israéliens en plein Israël.


    Le quotidien Ha'Aretz avait publié en mars 2008 une interview dans laquelle Zeev Sternhell définissait son engagement politique, Courrier international
    Avec l'occupation de 1967, le danger est réel de voir le sionisme devenir a posteriori un mouvement colonial. Nous sommes dans une situation semi coloniale dont nous ne parvenons pas à nous libérer. Si nous n'avons pas le courage de nous retirer de larges parts de ce qui existe au-delà de la "ligne verte", nous courrons à notre perte. Nous serons forcés de choisir entre le colonialisme intégral et le binationalisme [un Etat unique israélo-palestinien]. Or, chacune de ces deux options ne signifie ni plus ni moins que la liquidation du sionisme. Un Etat colonial entraînera à terme une révolte terrible de la population occupée, et un Etat binational ne résoudra rien et entraînera un bain de sang. Le temps nous est compté, mais notre niveau de vie nous fait vivre dans l'illusion. Cela ne peut pas durer éternellement.


    Lire aussi : Liens internes et externes du NouvelObs

    Revue de presse Moldavie

    Moldavie : la Gagaouzie reconnaît l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, Le Courrier des Balkans
    La crise géorgienne continue d’accentuer les tensions entre le pouvoir moldave et les représentants des régions autonomistes du pays. Trois semaines après les autorités séparatistes de Transnistrie, les députés de la région autonome de Gagaouzie ont reconnu, lundi 22 septembre, l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, appelant dans la foulée Chişinău à suivre leur exemple.

    En reconnaissant l’indépendance des deux républiques séparatistes géorgiennes, la Gagaouzie s’aligne sur les positions de la Russie, du Nicaragua, du mouvement palestinien Hamas, du parti radical libanais Hezbollah, de la Transnistrie et par le gouvernement en exil de la République serbe de Krajina (Croatie).

    Revue de presse Russie

    Revue de presse russe, RIA Novosti
    Les troupes des Etats-Unis et de leurs alliés n'ont jamais obtenu de résultats tangibles dans la lutte contre les talibans, a souligné Ajdar Kourtov, expert de l'Institut russe d'études stratégiques. Déjà fin 2001, ceux-ci avaient été déclarés vaincus, et pourtant, ils ont continué d'agir sur l'ensemble du territoire du pays et ont même élargi leurs activités". Dans de telles conditions, échanger l'Iran contre l'Afghanistan semble être une variante tout à fait acceptable pour les Etats-Unis.


    APPAKOVA Maria, Guerre du Caucase : Moscou ne laissera pas passer sa chance, RIA Novosti
    La guerre caucasienne s'est révélée n'être qu'une partie d'un jeu géopolitique dont le Grand Proche-Orient représente une autre scène.

    Pour Evgueni Satanovski, président de l'Institut du Proche-Orient à Moscou, la présence d'importantes quantités d'armements israéliens en Géorgie pourrait avoir pour conséquence d'entraîner une "certaine croissance des arsenaux d'armes russes en Syrie".
    "Nous avons toujours suivi attentivement l'équilibre des relations entre nos partenaires", a-t-il fait remarquer.

    Cependant, dans ce contexte, la Russie mais également les Etats-Unis sont perdants. L'administration sortante de George W. Bush avait promis d'obtenir la paix entre les Israéliens et le Palestiniens avant la fin du mandat de celui-ci. Or, la situation n'a guère progressé, alors que Washington est le seul à pouvoir exercer une influence sur Israël.


    CHIESA Giulietto, Refaire les comptes avec la Russie, Voltaire
    L’eurodéputé Giulietto Chiesa, spécialiste reconnu de la Russie, a participé aux discussions du très fermé Club Valdai. Des débats avec le président Dmitry Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine, il a retenu quelques idées fortes sur la nouvelle politique étrangère du Kremlin.


    Ossétie du Sud : l'agression a été déclenchée par la Géorgie (sénateurs belges), RIA Novosti - Le Figaro

    Revue de presse Afghanistan

    Revue de presse russe, RIA Novosti
    Les troupes des Etats-Unis et de leurs alliés n'ont jamais obtenu de résultats tangibles dans la lutte contre les talibans, a souligné Ajdar Kourtov, expert de l'Institut russe d'études stratégiques. Déjà fin 2001, ceux-ci avaient été déclarés vaincus, et pourtant, ils ont continué d'agir sur l'ensemble du territoire du pays et ont même élargi leurs activités". Dans de telles conditions, échanger l'Iran contre l'Afghanistan semble être une variante tout à fait acceptable pour les Etats-Unis.


    Le "bourbier structurel afghan", AgoraVox
    Extrait du compte-rendu de M. Régis Koetschet, ambassadeur de France en Afghanistan (16 avril 2008) :
    "Parallèlement aux opérations militaires de sécurisation du pays, une séquence politique doit être engagée, qui doit conduire au rapprochement des diverses parties aujourd’hui impliquées en Afghanistan. Sans aller jusqu’à évoquer une réconciliation avec les talibans, il faut chercher à prendre en compte une partie importante de la population afghane, qui se reconnaît dans les « chefs tribaux » ou se sent proche des « talibans modérés ». Une telle évolution doit aller de pair avec un renforcement de la gouvernance".


    PAKZAD Karim, La France pèse très peu en Afghanistan, IRIS
    La France, présente depuis le début des opérations, a renforcé cette année sa présence dans le pays. Mais avec 700 hommes supplémentaires, elle n'atteint que le chiffre de 3.300 soldats. Cela ne représente que 5% des effectifs de la coalition : c'est très peu. Par ailleurs, la France, 5e puissance économique mondiale, n'est que 21e pour l'aide humanitaire et l'aide au développement. Elle pèse très peu dans ce qui se passe en Afghanistan.

    Le problème est qu'il y a une méconnaissance totale, ou en tout cas une vision très réductrice, de ce qui se passe en Afghanistan. Bernard Kouchner et Hervé Morin se sont réjouis du fait que les femmes se sont rendues aux urnes pour la première fois en 2005. Mais c'est complètement faux! Elles votaient dès les années 1960, il y avait même des femmes politiques afghanes célèbres. Une telle ignorance est scandaleuse à ce niveau de responsabilités. Autre erreur : on assimile les talibans aux terroristes. Mais on ne peut les résumer à al Qaida. C'est un mouvement fondamentaliste et même obscurantiste, composé d'une majorité de Pachtouns, présent de l'ouest jusqu'à l'est, et autour de Kaboul, sur les deux tiers du territoire. Leur objectif est de reconquérir le pouvoir perdu en Afghanistan.

    A chaque 'accrochage' avec les talibans, la coalition ne s'aventure pas dans un face-à-face prolongé. Elle bombarde, et tue des civils, poussant la population dans les bras des talibans.
    En plus des talibans, il y a d'autres chefs résistants, et enfin des éléments étrangers liés à al Qaida dans les zones tribales (notamment des talibans pakistanais). Le danger est que toutes ces composantes s'unissent, voire que le Pakistan explose et que l'unité pachtoune se réalise.


    Afghanistan : les députés approuvent, C dans l'air - France 5

    Revue de presse Crise économique

    Revue de presse française, NouvelObs
    LE JOURNAL DE LA HAUTE MARNE
    Les parlementaires américains ne sont pas vraiment chauds pour libérer un plan de sauvetage représentant la modique somme de 700 milliards de dollars. On les comprend. Ce plan revient stricto sensu à demander aux contribuables de mettre la main à la poche. D'une certaine manière, ce serait l'hommage de la vertu au vice. Difficilement acceptable.

    SUD-OUEST
    Le chef de l'Etat devrait procéder aujourd'hui, à Toulon, port de guerre, à un nouveau lancement d'anathèmes contre les malfrats du système capitaliste, responsables de la déroute actuelle, mais il pourrait bien, sans le savoir, atteindre au passage quelques amis de ses amis, de ceux, par exemple, qui fêtaient son élection au Fouquet's, un soir du printemps 2007. On ne sait jamais. (...) Aujourd'hui à Toulon, le président fustigera l'économie casino pratiquée par les banques d'investissement, mais le retour au réel auquel il invitera le capitalisme devrait lui rappeler qu'il a lui-même joué avec le feu en brûlant, sans résultat probant, quelques 15 milliards d'euros peu après son installation à l'Elysée. Lorsque les caisses sont vides, il est difficile de rassurer l'opinion. Et de faire la leçon au monde.


    Naomi Klein critique la réaction à la crise financière, euro|topics
    En période d'essor il est même utile de prêcher le laissez-faire puisqu'un Etat presque absent tolère la croissance des bulles spéculatives. Si celles-ci éclatent, cette idéologie devient un piège et on la range au placard, tandis que le 'grand gouvernement' accourt à l'aide. Mais que personne ne se trompe : l'idéologie sera ressortie dès que les actions de sauvetage seront achevées.
    Autres articles

    Commentaires : Les salariés paieront deux fois la crise financière. Laurence Parisot ne s'est pas privée de répéter son message: il faut protéger les entreprises pour sortir de la crise. Et pour cela, rien de tel que de s'attaquer au «fardeau fiscal et social qui pèse sur les entreprises», en diminuant les prélèvements obligatoires. (Libération - France-Inter - Dailymotion)


    USA et Europe : confrontations de solutions pour sortir de la crise financière, Chronique Agora
    Limiter le grand ménage aux seules banques ayant pignon sur rue à Wall Street ne résoudrait que la moitié du problème -- en étant optimiste. De nombreuses voix, et parmi les plus éminentes, s'élèvent pour réclamer plus de transparence. Mais aux Bermudes ou aux îles Caïman, la seule chose qui soit transparente, c'est l'eau des lagons et les cocktails à base de rhum ou de vodka.

    Même en imaginant que le contribuable américain, européen ou chinois sauve les pauvres banques de l'Oncle Sam dans le besoin, cela redonnera-t-il un coup de fouet à la consommation outre-Atlantique ? Il est permis d'en douter. Le premier à le faire c'est Ben Bernanke et il l'a encore réaffirmé hier : la toile de fond macroéconomique est des plus sombre.

    Les Européens prennent quant à eux leurs distances avec le Trésor US en expliquant qu'il n'est pas nécessaire d'envisager le rachat des actifs pourris pour soulager les banques. Ils estiment en outre que la priorité doit être accordée à l'amélioration de la régulation des marchés et au renforcement des ratios de solvabilité des établissements de crédit.

    Joaquin Almunia critique le manque de transparence des institutions bancaires... mais il vaudrait mieux s'interroger sur les moyens de contrôler la nature des flux de capitaux transitant par des entités offshore.


    CHANEY Eric, La récession mondiale est-elle évitable ?, Telos
    En réalité, la cause première de la crise actuelle est l’excès d’endettement des ménages américains – leur dette a augmenté de près de 30% du PIB entre 2001 et 2007. A moins d’imposer une taxe inflationniste massive aux ménages, ce que la Réserve Fédérale ne tolèrera pas [...]. A ce stade, rien ne prouve que le plan Paulson suffise à financer la première étape de cette feuille de route.

    Du point de vue de l’économie réelle, le reste du monde développé ne va guère mieux. L’Europe et le Japon sont probablement aussi entrés en récession, à la suite du choc d’offre entraîné par l’augmentation des prix des matières premières et de la raréfaction du crédit provoquée par la crise du crédit.


    De l’origine de l’instabilité financière... (1/2), AgoraVox
    Le passage d’un capitalisme fordiste, ou industriel, à un capitalisme financier se traduit entre autres par la modification des modes de régulation économique et institutionnelle. Cette évolution trouve sa source dans la mutation des modes d’accumulation. La montée en puissance des acteurs financiers et la constitution de marchés plus puissants ont mis à mal le système de Bretton Woods. L’accroissement des liquidités sur les marchés ne pouvait se combiner avec des changes fixes et la limitation de la mobilité des capitaux. De plus, la crise structurelle du capitalisme, traduit par la baisse de la productivité ainsi que la chute des taux de profit, a engendré une mutation radicale des modes d’accumulation. Il était nécessaire de renouer avec des taux de profit pour que le capitalisme puisse survivre. Les années 1970 sont caractérisées par une crise typique de ce mode de production comme l’a théorisé Marx. En effet, l’économie est entrée dans une situation de surproduction et les taux de profit diminuent. Ces deux processus, crise structurelle et accroissement de la sphère financière, ont joué sur l’évolution du modèle d’accumulation et de régulation.


    Jean-François Jacq, ancien SDF, publie un second livre Hémorragie à l’errance - Génèse, AgoraVox
    Mon travail d’écriture se doit d’être mené au quotidien. Il faut jeter, empoigner les mots, ne pas se compromettre, écrire au plus juste de ce que l’on est. Transparaître. La douleur de la vie est toujours forcément latente. Oui, j’ai été SDF. Plusieurs années. Sans domicile fixe. Ce mot n’est pas, dans ma bouche, une revendication, mais une interpellation permanente. Je vis au quotidien avec "ça". Marqué en moi, à tout jamais. Pire qu’au fer rouge.
    Je prolonge ce que je parviens à publier via mon site où je mets en ligne mon journal de bord. Soit la continuation littéraire de mon errance.

    Revue de presse Palestine/Israël

    Israël après Olmert, Boulevard Exterieur
    Où en est Israël après la démission d’Ehoud Olmert et la désignation de Tzipi Livni à la tête du parti Kadima ? Cette dernière se retrouve à la tête d’une coalition largement fissurée. De l’équilibre probablement précaire qui sera trouvé dépendra la possibilité ou non de faire avancer les négociations de paix avec les Palestiniens.

    Il fait peu de doute que le Likoud attaquera sans ménagement tout accord proposé par la coalition actuelle, jouera de la fibre nationaliste et sécuritaire d’autant plus violemment que les élections approcheront et apportera un soutien sans faille aux colons de Cisjordanie pour rendre leur expulsion encore plus traumatisante que celle des colons de Gaza, qui a déjà laissé des traces profondes. Le Hamas de son côté se fera un plaisir de rappeler à Mahmoud Abbas, déjà bien affaibli, que son mandat expire en janvier prochain et qu’il ne dispose pas de légitimité pour se maintenir au-delà (même si des élections sont impossibles à tenir actuellement), et de pointer les incursions israéliennes qui n’ont jamais cessé (presque 500 morts palestiniens depuis la conférence d’Annapolis en novembre dernier), l’accélération de la colonisation qui rend chaque jour plus difficile un retrait israélien, et la situation humanitaire à Gaza qui alimente le désespoir et la rancœur.

    24 septembre 2008

    Revue de presse Russie

    Revue de presse russe, RIA Novosti


    Amérique latine/Russie : un nouvel axe géopolitique ?, Chronique Agora
    L'Amérique latine est soudain devenue très intéressante. Des difficultés s'y entrecroisent - locales et géopolitiques. Il y a une manière générale de l'exprimer. En temps de crise entre les grandes puissances, les problèmes locaux sont renforcés par le conflit international. Les changements entre les relations américano-russes ont des répercussions dans des régions du monde qui ont été négligées depuis la Guerre froide. Beaucoup de changements se produisent un peu partout. Concentrons-nous sur l'Amérique latine cette semaine. C'est une région qui n'était guère passionnante par le passé, géopolitiquement parlant, mais les choses sont en train de changer.


    GRAZIANI Tiberio, Le temps des continents et la déstabilisation de la planète, Résistants au nouvel ordre mondial
    La réaffirmation de la Russie comme acteur mondial, avec la puissante croissance économique des deux colosses asiatiques, Chine et Inde, semble avoir définitivement marqué, dans le cadre des relations internationales, la fin de la saison unipolaire sous conduite étasunienne, et posé les conditions, minimales et suffisantes, pour la construction d’un ordre planétaire articulé sur d’avantage de pôles. Les entités géopolitiques qui caractérisent ce nouveau cycle ne seront pas, vraisemblablement, les nations ou les puissances régionales mais bien les grands espaces continentaux.

    La crainte d’une jonction des intérêts géopolitiques entre les grandes puissances eurasiatiques (Russie, Chine et Inde) et les tendances continentalistes de certains gouvernements sud-américains ont éveillé, ces derniers temps, une attention ravivée du Département d’Etat des USA et de certains think tank atlantiques, chargés d’identifier les zones de crise et de définir des scénarios géopolitiques qui soient en syntonie avec les desiderata et les intérêts globaux de Washington et du Pentagone ; une attention vers ces régions de la masse continentale eurasiatique – et du sous-continent indio-latin – qui seraient plus exposées aux déchirures, causées par des tensions endogènes historiques et encore irrésolues.

    En instrumentalisant les tensions locales de certaines aires géostratégiques, les USA, avec leurs alliés occidentaux, ont lancé un processus de déstabilisation – de longue période - de tout l’arc himalayen, véritable charnière continentale, qui va impliquer huit pays de l’espace eurasiatique (Népal, Pakistan, Afghanistan, Myanmar, Bangladesh, Tibet, Bhoutan et Inde).