30 septembre 2008

Accords de Munich de 1938

IARMOLENKO Valeri, Accords de Munich de 1938 : Moscou ouvre ses archives secrètes, RIA Novosti
Ils témoignent de la pression sans précédent que la Grande-Bretagne et la France ont exercée sur la Tchécoslovaquie, en exigeant qu'une partie du territoire tchécoslovaque soit rattachée à l'Allemagne.

"Les documents obtenus après la conclusion des Accords de Munich sont particulièrement précieux. Ils analysent la situation qui s'est formée en Europe après la signature de ces accords. Ils mettent clairement à jour la position de la Grande-Bretagne, qui a tenté d'entraîner l'Allemagne et l'URSS dans des hostilités actives", a souligné M. Sotskov dans une interview à RIA Novosti.


KRAMNIK Ilia, Les Accords de Munich : à qui la faute ?, RIA Novosti
Les tentatives pour réviser les résultats de la Seconde Guerre mondiale et rechercher de nouveaux responsables sont aujourd'hui "de bon ton" dans de nombreux pays d'Europe orientale. En cherchant à classer l'Union soviétique parmi les agresseurs, les révisionnistes considèrent d'habitude la date de la signature du pacte Molotov-Ribbentrop (ou pacte germano-soviétique) comme point de départ de "l'avant-histoire" de cette guerre, en accusant les dirigeants soviétiques d'avoir "délié les mains" de l'agresseur. Cependant, en mettant sans cesse l'accent sur l'été 1939, ils oublient très souvent les événements survenus l'année précédente, en 1938, connus dans l'Histoire sous le nom d'Accords de Munich.


Commentaires : Tous les commentaires visent à justifier l'injustifiable, la signature du pacte germano-soviétique.

Revue de presse USA

Daily Show

Source : Dailymotion


Audio-Vidéo :
  • Daily Show (émission satirique américaine qui tourne en dérision l'actualité du moment par une parodie de journal télévisé), Dailymotion
  • L’erreur de la Chambre des représentants ?, France Info
    Pris à contre-pied, les milieux économiques perdent toute confiance dans le système, délégant au politique leur survie. Comment sauver donc le système bancaire sans cautionner les dérives de ses acteurs ?


    Quand la faillite américaine devient aussi une faillite politique, Marianne
    Cette affaire nous amène à voir d'un jour nouveau la démocratie américaine, si souvent présentée en modèle pour sa transparence et sa sophistication. Elle apparaît avec cette affaire comme un système incapable de fonctionner en temps de crise, incapable de prendre des décisions douloureuses, incapable de penser collectif et de soumettre les intérêts de quelques uns à la moindre discipline collective.

    Cette incroyable défaillance du congrès est finalement de la même nature que la crise financière. C'est la même crise qui a gagné le système politique. La crise de l'individualisme, la crise du courtermisme, la crise du dogmatisme idéologique, la crise culturelle d'un peuple tellement sûr de lui qu'il ne peut pas imaginer pouvoir faillir.


    Après le rejet du plan Paulson, le krach boursier, Chronique Agora
    Le Congrès américain aurait donc voulu signifier à l'administration Bush qu'une nouvelle ère venait de s'ouvrir ? En tout cas, il a rejeté de façon cinglante un plan de sauvetage mal ficelé, présenté comme le seul rempart face à une catastrophe longtemps niée mais qui devient soudain la plus impérieuse des menaces.

    Ainsi, en ce lundi 29 septembre, le vieux ressort de la peur, le recours au mécanisme de la réaction instinctive et viscérale aurait cessé de fonctionner. Plus question de bombarder les plus prestigieuses firmes de Wall Street de liquidités comme les palais et casernes de Saddam Hussein de missiles à la mi-mars 2003.

    L'Irak fut pris sous un déluge de feu suite à la production de faux rapports sur des armes de destruction massive menaçant les Etats-Unis. Imaginez-vous un seul instant que l'ex-allié des USA ait jamais eu les moyens de faire trembler simultanément Wall Street, la City de Londres, Hong Kong et les piliers de la finance helvétique ou germanique sur leurs bases ?

    Les banques américaines, en revanche, possédaient tout un arsenal de "destruction massive de valeur" d'une puissance jamais égalée dans l'histoire du capitalisme... Il n'y a qu'à voir les dégâts infligés à la finance mondiale jusqu'à 20 000 kilomètres de distance de Wall Street : c'était des vecteurs furtifs mais à très longue portée !

    Le peuple américain ne se sent soudain plus très rassuré d'être gouverné par une administration qui n'a non seulement pas su prévenir "la pire crise depuis 29" mais qui a menti sur son caractère contagieux. Les Américains sont surtout inquiets de constater que si la planète se réchauffe du fait de la surconsommation d'énergie aux Etats-Unis, le gel du marché du crédit risque de les précipiter soudain vers l'âge de pierre du capitalisme, sans passer par la phase "ralentissement progressif du cycle économique".


    Le désordre et la Chambre, Dedefensa
    Cornwell ne s’intéresse pas à l’aspect technique, aux manœuvres de Paulson, à la comédie de McCain. Il va plus au cœur du problème, qui est le fonctionnement du système politique US. Ce “black Monday”-là n’est pas en manque de reconnaissances en paternité, mais il ne fait aucun doute pour nous que l’inspirateur irresponsable de la chose est bien le système tel qu’il est devenu, le cœur politique de cette puissance auto-proclamée, le modèle de “gouvernance” US, la perfection du “check & balance” adulée dans le Rest Of the World aux jours heureux des illusions. Le modèle est en faillite, et plutôt du genre frauduleux.

    La crise financière, dont on voyait l’élargissement depuis quelques jours, s’est définitivement transformée en une crise fondamentale du système politique en allant au cœur de la chose, – la politique, certes. Le phénomène systémique poursuit sa diffusion de crise sectorielle en crise sectorielle, chacune continuant à brûler une fois qu’on est passé à la suivante. Mais l’on admettra qu’on se trouve ici au cœur de l’incendie: les hommes confrontés au monstre qu’ils ont créé, victimes de ce monstre, incapables de servir ce monstre jusqu’où ils devraient le faire parce qu’ils sont eux-mêmes au bout de leur capacité de le faire.

    Ecartons ici, par pitié, toute considération technique, – sur ce que valent le plan de sauvetage, l’action et les manigances de Paulson, les formules de sauvetage d’un système financier dévoré par les termites, les justifications évidentes de ceux qui se sont révoltés en désordre pour le repousser, les perspectives des bourses ajoutant chaque jour un “jour noir”, les faillites à venir, les nationalisations, etc. Observons simplement l’absence complète de force commune, de solidarité, de sens et d’élan collectifs par quoi un tel système tient, quelles que soient la vanité et la malignité des motifs. [...] Le système meurt du poison qu’il a lui-même instillé dans le temps et l’espace qu’il a eus sous sa domination; déstructurant du reste, il l’est devenu de lui-même.


    Finalement, un vote “anti-système” ?, Dedefensa
    Ce qui est extraordinaire dans le cas du vote d’hier, c’est que toutes ces données de solidarité ont été bouleversées. Le vote n’était pas une surprise et son résultat est d’autant plus une surprise. Il avait été préparé par plus d’une semaine de tractations, d’interventions, de pressions. La direction de la Chambre était parfaitement au courant de l’état d’esprit qui régnait chez les parlementaires et elle devait avoir fait tout ce qu’elle jugeait nécessaire pour garantir un vote favorable dans des circonstances aussi tendues. A cette lumière, le résultat est stupéfiant; non seulement qu’il soit négatif, mais qu’il se soit réparti d’une façon si significative selon des lignes de rupture à l’intérieur des deux partis, avec une majorité du parti du président votant contre une loi que le président soutenait de toutes ses forces, avec une forte proportion des démocrates votant contre malgré les pressions de sa direction (228 voix contre 205, avec 133 républicains et 95 démocrates contre, 140 démocrates et 65 républicains pour).

    Car enfin, la Chambre a voté contre Wall Street, contre la rétribution éhontée des catastrophiques pratiques de la finance sans contrôle, de la finance-gangster qui mène le monde et qui est responsable à 100% de la crise actuelle. Il s’agit d’un vote “populiste” dans le sens US du terme, essentiellement initié par les républicains en général perçus comme réactionnaires, soutiens de la guerre en Irak et de la folle politique belliciste de GW Bush. Les stéréotypes nous donnent bien du tracas, dans cette époque complètement déjantée. Ils en donneront aussi aux candidats à l'élection présidentielle, entre un McCain qui a failli se prononcer contre le plan Paulson et qui l’a finalement soutenu, et un Obama qui se pose en représentant du petit peuple et qui se retrouve tributaire d’un choix (nettement en faveur du plan Paulson malgré toutes les réserves d’usage) perçu comme soutenant Wall Street et battu en brèche par la Chambre


    CHAVAGNEUX Christian, Le rejet du plan Paulson plonge la finance dans une double crise, Alternatives Economiques
    Ce plan, nécessaire, a été rejeté par 228 parlementaires, 95 démocrates et 133 républicains. On savait depuis le début que des démocrates allaient refuser le plan et on attendait une mobilisation des républicains. Celle-ci a bien eu lieu mais pour rejeter le plan. D'une irresponsabilité totale au regard de l'histoire et de leur pays, ces parlementaires ont refusé le plan pour deux raisons. Soit par pure idéologie, le qualifiant de « socialisme financier ». Soit parce qu'élus avec une faible marge et devant se représenter début novembre devant des électeurs réticents au fait d'aider Wall Street, ils ont préféré rejeter le plan plutôt que d'en expliquer la nécessité. La violence du rejet du plan, de Paulson et de l'autorité de George W. Bush, a été telle que 18 % des parlementaires républicains partant en retraite, et donc sans enjeu électoral, ont tout de même voté non.

    Commentaires : Un "plan nécessaire" selon cet altermondialiste... pour sauver les spéculateurs.
  • Revue de presse Crise économique

    Revue de presse fraçaise, NouvelObs
    LIBERATION
    Après avoir joué à la roulette des années avec l'argent des autres, les parieurs irresponsables doivent, à leur tour, passer à la caisse. Ou bien être interdits de casino.

    LA TRIBUNE
    La machine est totalement grippée. Les professionnels ont pris conscience que le plan Paulson pose plus de questions qu'il n'en résout. Au moins dans l'immédiat. Le Trésor se propose de racheter les créances douteuses des banques opérant aux États-Unis. Mais à quel prix ? Trop élevé, et le cadeau fait aux banquiers qui ont mené Wall Street à la faillite ferait scandale. Trop bas, il aggraverait la spirale déflationniste qui ruine les établissements financiers. Le réglage s'annonce périlleux.

    LA VOIX DU NORD
    Ces derniers temps la parole des dirigeants politiques a subi, comme les actifs des banques, une très nette dépréciation, et cette défiance n'épargne pas la France. Aux États-Unis, c'est bien pire. Le plan de sauvetage du secrétaire au Trésor à 700 milliards de dollars a été nettement rejeté hier soir par la Chambre des représentants [...]. En ce moment, il n'y a que le prix de la confiance qui augmente sur les marchés, et il atteint un cours inabordable !

    NICE-MATIN
    Persuadé d'agir correctement l'État américain, avec l'adoption du Plan de sauvetage, pourrait sortir un millier de milliards. Ceux du Benelux sont partis pour 11 milliards d'euros. Le Trésor britannique a déclaré hier mettre 50 milliards de livres sterling et Berlin a posé 30 milliards d'euros sur la table ! Où est cet argent ? Nulle part ! Il viendra gonfler les dettes publiques qui déjà dépassent l'entendement dans certains pays comme la Belgique. La lance à incendie fonctionne donc à jet continu, mais la facture d'eau finira par arriver. Il faudra payer sous forme de taux d'intérêt, d'inflation... Une crise à un coût, un coût çà a un prix et un prix ça se paie !"

    PARIS-NORMANDIE
    Donc, ils ont dit non ! Peuvent-ils changer d'avis demain ou après-demain ? Si non, il faudra donc attendre la prochaine majorité au Congrès pour venir au secours du système bancaire. C'est évidemment dramatique et insensé. A l'heure où la contagion va galopant d'un pays à l'autre. Où avec les premières faillites bancaires le spectre de la récession s'invite en Europe. Hier, avant même que l'on connaisse l'issue du plan américain, toutes les bourses européennes plongeaient, Paris retrouvant son niveau de mai 2005. Personne ne semble plus croire à une solution miracle.

    L'INDEPENDANT DU MIDI
    La crise financière dont personne ne peut dire où elle risque de nous entraîner ne fait qu'ajouter à une confusion et à une impuissance que n'arrivent plus à masquer depuis longtemps les discours faussement rassurants. On ne sait pas où on va, mais on y va. Les Américains ne semblent pas y voir plus clair que nous et le rejet du plan de sauvetage par les élus censés soutenir George Bush montre qu'il y a de la panique dans l'air.

    LIBERATION CHAMPAGNE
    Devant une telle situation, on ne peut que se demander pourquoi on en est arrivé là. Bien sûr, tout est parti des subprimes. Mais ce n'est pas la raison fondamentale. Cela vient surtout parce qu'aux États-Unis il n'existe pas de système de retraite par répartition. Les actifs ne paient pas pour les têtes blanches. La solidarité entre générations ne joue pas. Chacun se constitue sa propre retraite. À cause de cette idéologie, les fonds de pension ont accumulé des masses d'argent considérables. Ils ont pris un pouvoir démesuré, exigeant d'obtenir des rentabilités à plus de 10 %. Cela a détruit des milliers d'emplois dans les usines et a incité la finance à prendre de plus en plus de risques. Tous ceux qui fustigeaient à un moment le système français de retraite par répartition feraient bien de faire leur examen de conscience.

    LE MIDI LIBRE
    M. Sarkozy a de bonnes raisons d'être fébrile. Avec la crise, plusieurs de ses promesses s'envolent, qu'il s'agisse du pouvoir d'achat ou de l'équilibre des finances publiques, renvoyés à des jours meilleurs. Avec 41300 chômeurs de plus en août, le chômage connaît sa plus forte hausse depuis quinze ans !

    LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
    Qui a une solution à la crise ? Qui est capable de dire si nous sommes au plus fort de la tourmente ou si d'autres déferlantes vont s'abattre ? Personne. Les distingués économistes se font discrets. Ils ont perdu plus que leurs certitudes : leur foi. La foi dans le marché, la foi en un système qui s'écroule comme un château de cartes entraînant un établissement bancaire après l'autre. Accuser les Américains, leur économie à crédit et leur endettement massif basé sur des garanties pourries ne sert plus à rien.


    Revue de presse européenne, euro|topics
    La Repubblica - Italie
    Les remous du krach bancaire ont touché l'Europe. … Celle-ci découvre qu'il y a pire que la crise aux Etats-Unis : le fait d'avoir des instituts bancaires, trop gros pour être sauvés, qui ont dépassé les proportions des [banques des] anciens Etats nations. Il est effrayant de constater l'insuffisance criante de l'Europe en termes de moyens politiques et institutionnels.


    Les acteurs, NouvelObs

  • HENRY PAULSON, secrétaire au Trésor américain
  • BEN BERNANKE, président de la Réserve fédérale américaine
  • GEORGE W. BUSH, président des Etats-Unis
  • DOMINIQUE STRAUSS-KAHN, directeur du FMI
  • JEAN-CLAUDE TRICHET, président de la Banque centrale européenne (BCE)
  • JEAN-CLAUDE JUNCKER, président de l'Eurogroupe


  • Audio-Vidéo :
  • Christian Noyer invité de RTL, RTL - Dailymotion
    Le gouverneur de la Banque de France répondait mardi matin aux questions de Jean-Michel Aphatie. Christian Noyer a estimé que le rejet du plan Paulson par le Congrès américain était une "mauvaise nouvelle", mais que les Etats-Unis n'avaient "pas le choix" car "la crise est beaucoup plus américaine qu'elle ne frappe le reste du monde". Face à l'inquiétude sur la santé des institutions financières, il a déclaré qu'il n'y avait pas de raison de céder à la panique et que le système bancaire français était l'un des plus sûrs au monde

  • Les politiques face à la crise, France Info
    La crise peut-elle, politiquement, profiter à quelqu’un ? Et si oui, à qui ?


    Jean-Paul Fitoussi : «On pourrait nationaliser le système bancaire», Libération
    La crise actuelle vient de l'opacité de l'information, d'un manque d'informations. Et aujourd'hui, l'information dont on dispose est encore parcellaire. La crise peut donc se révéler plus grave que ce que l'on sait. Ou inversement. Toutes les banques européennes ont créé une succursale aux Etats-Unis parce qu'il y avait de l'argent à gagner là-bas. L'ensemble des marchés financiers de la planète pensait que l'immobilier peut monter jusqu'au ciel. Eh bien, non. C'est le système entier qui a dysfonctionné.

    Si les banques françaises ont des créances sur des établissements de grande réputation qui ont des créances en défaut, elles seront elles aussi en défaut. C'est un système qui, d'une façon ou d'une autre, est solidaire. C'est comme un jeu de dominos. Mais on n'a pas toutes les informations sur les banques françaises ni sur les institutions étrangères.


    Crise financière : penser la catastrophe, Blog LeMonde
    En pleine crise financière il peut être utile de (re)lire ce que Jean-Pierre Dupuy propose pour penser la catastrophe dans son remarquable livre Pour un catastrophisme éclairé.
  • Après la chute de l'URSS, celle des USA ?

    Le 25 décembre 1991, Gorbatchev remit sa démission en tant que président de l'Union soviétique. Le jour suivant, l'URSS, née 69 ans plus tôt (le 22 décembre 1922), était officiellement dissoute.

    Cette chute, impensable à l'époque même si elle fut précédée par le retrait de l'Armée rouge d'Afghanistan le 15 février 1989 et par la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989, fut la conséquence politique de l'effondrement économique de la deuxième puissance mondiale. La libéralisation politique (Glasnost) et économique (Perestroïka) menée par Mikhaïl Gorbatchev venait trop tard car la production massive d'armement avait minée l'économie et le poids de la nomenklatura paralysait toute réforme. La privatisation, réalisée au bénéfice de ces privilégiés, accéléra le processus de désintégration.



    La fin des années Bush, président du 20 janvier 2001 au 20 janvier 2009, risque d'être aussi celle des USA en tant que superpuissance. Il convient de rappeler le poids de la guerre contre l'Afghanistan en 2001 et contre l'Irak alors que l'économie va de crise spéculative en crise spéculative : l'informatique et les télécommunications, l'immobilier et la finance, que le déficit public et celui de la balance commerciale s'accroissent et que la dette atteint officiellement le chiffre de 13 840 milliards de dollars en 2007, soit plus de 21% de la dette mondiale et l'équivalent des dettes de la Chine, du Japon et de l'Inde.

    La prolongation de la guerre en Irak, avec le risque de son extension à l'Iran, et la reprise de la guerre en Afghanistan, avec le risque de son extension au Pakistan, alors qu'aucune victoire militaire n'est possible plombe une économie américaine chancelante alors que la Russie se relève et que la Chine et l'Inde ne cessent de progresser. Dans ce contexte, la crise financière des banques américaines, aggravée par la crise politique de ces derniers jours, ne signe pas la fin du monde, ni celle du capitalisme, mais peut-être celle du néo-libéralisme et très certainement celle de l'impérialisme américain.

    Serge LEFORT
    30/09/2008

    Revue de presse Crise économique

    USA: rejet du plan de sauvetage bancaire, la crise s'étend, les Bourses chutent

    Source : Libération


    Le Congrès américain rejette le plan de sauvetage des banques, NouvelObs
    Malgré les appels pressants du président George W. Bush et de responsables des deux partis, la Chambre des représentants américaine a rejeté, lundi 29 septembre le très impopulaire plan de sauvetage du système financier et bancaire d'un montant de 700 milliards de dollars.
    Les parlementaires de la chambre basse du Congrès ont voté par 228 contre 205 pour rejeter le plan Paulson, du nom du secrétaire américain au Trésor Henry Paulson. Plus des deux tiers des représentants républicains ont voté contre le texte, alors que 40% des représentants démocrates l'ont rejeté.

    Les votes négatifs sont venus des deux camps, même s'ils étaient proportionnellement plus nombreux dans les rangs républicains que démocrates. Nombre de parlementaires, qui cherchent à se faire réélire lors des élections du 4 novembre prochain, craignaient un vote sanction de leurs propres électeurs en cas de feu vert donné à ce plan très impopulaire dans l'opinion.
    Toute la journée, la Maison Blanche et le président Bush en personne, conscients du risque d'échec à la Chambre, étaient montés au créneau pour défendre ce texte de loi présenté comme absolument nécessaire pour sauver le système financier et bancaire et empêcher la crise des "subprimes" (crédits hypothécaires à risque) de s'étendre à toute l'économie.

    Le plan Paulson prévoyait de faire appel largement à l'argent du contribuable pour sauver le système financier et bancaire, mais une partie de l'opinion refusait de payer pour les excès ou les erreurs de Wall Street.


    La Chambre des représentants rejette le plan Bush, Libération
    Les démocrates de la Chambre ont en majorité voté pour ce plan qui revient à nationaliser une partie de l'industrie financière. L'opposition à ce plan, initié par George W. Bush, qui a perdu toute crédibilité, est paradoxalement concentrée dans le camp républicain. «On doit choisir entre une perte de prospérité immédiate et une perte de notre liberté économique sur le long terme. C'est un choix difficile», explique Thaddeus McCotter, un représentant républicain du Michigan. «Ce projet de loi a été hâtivement concocté dans une atmosphère de panique», proteste un représentant démocrate du Texas, Lloyds Doggett.

    Des crimes financiers ont été commis, et on demande maintenant au Congrès de les récompenser», fulminait ce week-end le démocrate Marcy Kaptur, tandis que le représentant Jeb Hensarling clame que les Etats-Unis «empruntent la voie socialiste !»

    La rebuffade de la Chambre basse du Congrès est un désaveu pour le président Bush, mais aussi pour les deux candidats à sa succession, qui ont appuyé le plan. «Ce n'est pas la fête quand les contribuables sont obligé de faire un pas aussi extraordinaire à cause de l'irresponsabilité d'une relative minorité. Mais c'est un pas nécessaire», a expliqué Barack Obama. «On va tous avoir du mal à avaler ça, mais on le fera», bougonnait John McCain, son adversaire républicain. Mais même s'il était adopté, pronostiquait ce mardi le Wall Street Journal, ce plan «pourrait échouer à ranimer l'économie».


    Le plan de sauvetage rejeté par la Chambre des représentants, RFI
    Les investisseurs sont alarmés parce qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion : aucun dirigeant américain ne semble avoir de prise sur les événements.
    Ni le président Bush, qui n’est plus respecté par ses propres troupes républicaines et qui est décrédibilisé en fin de mandat.
    Ni son secrétaire au Trésor, Henry Paulson, humilié par le rejet de son plan.
    Ni le patron de la FED, Ben Bernanke qui avait cautionné ce plan et dont les interventions colossales pour injecter des liquidités sur les marchés n’ont pas rassuré.
    Ni les leaders du Congrès qui ne peuvent faire respecter la discipline de vote et ne sont pas certains de l’emporter lors d’un hypothétique nouveau scrutin dans quelques jours.
    Barack Obama et John McCain eux aussi cautionnaient le plan Paulson. Ils n’ont pas de solution alternative, si ce n’est de plaider pour une nouvelle tentative au Congrès.


    TERNISIEN Thierry, Crise financière ou agonie du capitalisme ?, Blog.LeMonde
    Derrière des expressions inadaptées et choisies pour faire peur et paralyser la pensée (tsunami, 11septembre de la finance,…), il semble bien que la profondeur de la crise ne soit pas réellement mesurée que ce soit par les promoteurs du néolibéralisme actuel ou par certains des ses adversaires.

    Bien loin d’être due à l’œuvre d’un des trois boucs émissaires créés par nos sociétés actuelles [1], le spéculateur, la crise financière qui secoue l’économie mondiale n’est que l’aboutissement logique d’une évolution qui s’est accélérée. Par son développement même le capitalisme a atteint des limites qu’il est incapable de dépasser et ne survit que par des subterfuges à la crise de ses trois piliers : l’accumulation du capital, la consommation, le travail.

    Le capital. Du fait des gains croissants de productivité et de la baisse de contenu en travail des produits, la production n’est plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conservant la forme de capital financier. Une industrie financière s’est constituée qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autres que diverses formes d’argent. C’est cette industrie que nous voyons s’écrouler. C’est ce qui a fait dire à André Gorz, dans le dernier article écrit avant sa mort que « la sortie du capitalisme a commencé ».

    La consommation. Cette impossibilité croissante de valoriser le capital est accentuée par la baisse du pouvoir d’achat dans tous les pays ayant adopté le dogme néolibéral. Le recours à l’endettement massif, dont les subprime ne sont que le dernier épisode, a servi à masquer cette évidence en poussant des millions de travailleurs à consommer des richesses qu’ils n’avaient pas encore créées. C’est cette course à l’endettement qui vient de s’enrayer. Elle devrait logiquement être suivie par un effondrement de la consommation.

    Le travail. Cet effondrement de la consommation sera lui-même accentué par la disparition du travail-emploi-marchandise. Ce n’est pas seulement le plein emploi, c’est l’emploi lui-même que le post-fordisme a entrepris de supprimer. Derrière des taux de chômage flatteurs et très souvent manipulés, cette destruction est visible dans la réalité des chiffres de la durée du travail qui traduit une dégradation très profonde de la qualité des derniers emplois créés.

    Il faut être précis : nous aurons toujours autant de travail que nous voudrons, mais il ne prendra plus la forme du travail-emploi marchandise. Questionner le travail en revisitant l’œuvre d’Hannah Arendt et sa distinction entre les différents types d’activité humaine (travail (labour), œuvre (work), action) est très éclairant.

    Par cette évolution, en détruisant ses moteurs, le capitalisme travaille à sa propre extinction et fait naître des possibilités sans précédent de passer à une économie affranchie de la domination du capital sur le mode de vie, les besoins et la manière de les satisfaire. C’est cette domination qui demeure l’obstacle insurmontable à la limitation de la production et de la consommation. Elle conduit à ce que nous ne produisons rien de ce que nous consommons et ne consommons rien de ce que nous produisons. Tous nos désirs et nos besoins sont des besoins et des désirs de marchandises, donc des besoins d’argent. L’idée du suffisant –l’idée d’une limite au-delà de laquelle nous produirions ou achèterions trop, c’est-à-dire plus qu’il ne nous en faut –n’appartient pas à l’économie ni à l’imagination économique. Elle peut par contre appartenir à l’imagination citoyenne.

    [1] Le terroriste, le pédophile, le spéculateur.

    29 septembre 2008

    Revue de presse Russie

    Revue de presse russe, RIA Novosti
  • La Russie construira des réacteurs nucléaires au Venezuela
  • Gazprom s'implante en Italie
  • La Russie se dotera d'ici 2020 d'un système unifié de défense aérienne et spatiale
  • Gazprom Neft et TNK-BP accusés de détenir le monopole


  • SAPIR Jacques, Tempête (financière) sur la Russie ?, RIA Novosti
    Relativement épargnée par la crise financière jusqu'au début de l'été 2008, la Russie a été touchée de plein fouet par le cyclone issu des Etats-Unis. La Bourse de Moscou a connu de violents soubresauts. Les grandes banques russes ont été confrontées à une forte contraction des liquidités et au départ de capitaux étrangers motivés par la crise financière qui a poussé de nombreux acteurs américains et anglais à rapatrier leurs fonds pour tenter de survivre.

    Tout ceci, survenant dix ans après la dramatique crise de 1998 ne peut que susciter l'inquiétude. Pourtant, la Russie est certainement l'économie la mieux placée pour résister à la tempête financière actuelle.

    Mais la Russie doit aussi prendre conscience de ses responsabilités internationales dans le domaine financier. La crise de l'hégémonie financière américaine sera une menace pour la stabilité économique globale tant qu'une solution collective ne sera pas trouvée. La Russie ne peut à elle seule répondre à cette question, mais elle ne doit pas pour autant s'en désintéresser.

    Pays au carrefour de l'Europe et de l'Asie, économie qui va contribuer par son dynamisme à la croissance européenne, la Russie est bien placée pour inviter les autres grands acteurs de la scène financière internationale - la Chine et les pays européens en particulier - à coopérer.


    GRINKEVITCH Vlad, Centre de l'économie mondiale : un champ de bataille mythique, RIA Novosti
    L'économie mondiale cesse d'être unipolaire. A la veille de la crise financière mondiale, l'influence croissante des marchés asiatiques était encore l'un des thèmes de discussion favori. Il est désormais courant de penser que le centre de l'économie mondiale se déplace immanquablement vers l'Est. Les milliardaires américains investissent dans les actifs chinois, changent leurs réserves en monnaie chinoise et on aurait du mal à trouver un pays qui ne vende pas des vêtements, de l'électroménager ou des jouets "Made in China". La crise économique sera un test sérieux pour le nouveau prétendant au rôle de centre économique. S'il rate son examen, le nouveau microsystème économique n'aura pas pour centre un continent unique, mais une multitude de petits îlots.

    Il est apparu, à la charnière des XXe et XXIe siècles, que la redistribution des cartes de l'industrie mondiale avait placé la Chine dans des conditions exceptionnelles et que ni l'Europe, ni les Etats-Unis, n'avaient intérêt à gâcher leurs relations avec ce partenaire asiatique. Car tout retour de la production dans sa "patrie historique" ou la recherche d'une alternative à "l'atelier du monde" (surnom donné aujourd'hui à l'Asie de l'Est et du Sud-est) font peser la menace d'un collapsus économique. C'est pourquoi l'Occident supporte stoïquement toutes les démarches politiques et économiques de l'Empire céleste.

    Cela fait près de 400 ans que nous vivons à une époque où l'économie mondiale évolue autour d'un centre unique. L'empire britannique a commencé à jouer ce rôle, puis les Etats-Unis ont pris le relais après la Première Guerre mondiale. A la charnière des XXe et XXIe siècles, il semble que le sort a offert à la Chine une chance d'endosser le costume de force prédominante mondiale. Mais il apparaît que l'Empire céleste demeure tout de même en périphérie, même extrêmement renforcée, et que son succès dépende de la prospérité du centre. Un éventuel krach économique aux Etats-Unis serait capable d'entraîner un collapsus économique en Chine et cela marquerait (éventuellement, encore une fois) le début d'une nouvelle réalité économique présentant une multitude de petits acteurs tous égaux en droits.

    Revue de presse Afghanistan

    Afghanistan : un chef de guerre revendique l'embuscade du 18 août contre les Français AFP - Google Actualités - AFP - Yahoo! Actualités
    L'un des plus importants commandants de la lutte antisoviétique (1979-1989) en Afghanistan et éphémère Premier ministre dans les années 1990, Gulbuddin Hekmatyar, un Pachtoun connu pour ses retournements d'alliance, est aujourd'hui activement engagé dans l'insurrection contre les autorités afghanes et les forces internationales.

    Militant islamique, ancien protégé du Pakistan et des Etats-Unis, qui lui ont abondamment fourni argent et matériel lors de la lutte contre les Soviétiques, il est désormais recherché pour "terrorisme" par Washington, qui l'accuse d'être lié à al-Qaïda.

    Il entretient des relations ambiguës avec les talibans, qui avaient affronté ses troupes lors de leur conquête de l'Afghanistan dans les années 1994-1996, l'obligeant à partir en exil en Iran. Depuis, ils ont rejeté à plusieurs reprises les propositions d'Hekmatyar pour constituer un front commun contre les forces étrangères dans le pays.


    Afghanistan : quatre soldats du 8e RPIMa blessés dans un accrochage, AFP - Yahoo! Actualités - Reuters - Yahoo! Actualités
    Le gouvernement français continue de réfuter les critiques émises par l'opposition et des spécialistes qui estiment que son armée est mal équipée, mal préparée et que la stratégie de l'Otan est floue.

    Un responsable taliban se faisant appeler "commandant Farouki", interrogé par un reporter française de Paris-Match après l'accrochage meurtrier d'août, avait déclaré : "Nous n'en voulons pas aux Français, s'ils partent, alors tout ira bien. Tant que vous resterez chez nous, nous vous tuerons tous."


    Afghanistan : Pourparlers secrets en cours, Courrier international
    D'après l'hebdomadaire britannique The Observer, les talibans seraient en pleines négociations à Londres. Ces rencontres, sous les auspices de l'Arabie Saoudite, auraient pour but de "mettre fin à la guerre en Afghanistan". Les dignitaires talibans se déplaceraient entre Kaboul, le Pakistan et la capitale du Royaume-Uni pour rencontrer les négociateurs.


    Vidéo, Le Point
    Quatre soldats français viennent d'être blessés en Afghanistan . Il y a une semaine, l'Assemblée nationale votait le maintien des troupes françaises sur ce théâtre d'opérations .


    LAURENT Eric, Pourquoi le piège afghan s’est refermé sur les pays de l’OTAN, Site auteur - Bakchich
    Après les dix soldats morts le 18 août dernier, quatre soldats français du 8e RPIMa (régiment de parachutistes d’infanterie de marine) ont été blessés en Afghanistan ce samedi 27 septembre, lors d’un accrochage avec des talibans. Si l’Afghanistan semble aujourd’hui devenir un piège pour les forces de l’OTAN, c’est en grande partie dû au fait que les gouvernements occidentaux ont d’abord dramatiquement sous évalué la gravité de la situation sur le terrain, puis ensuite se sont mentis à eux-mêmes et ont désinformé leurs opinions. L’enchaînement des faits est éloquent.

    Revue de presse Crise économique

    Revue de presse française, NouvelObs
    LA TRIBUNE
    Nicolas Sarkozy a vu s'envoler en fumée tous ses engagements de campagne. Pour 2012, il avait promis de rétablir l'équilibre des comptes publics, de faire baisser le taux des prélèvements obligatoires, de ramener le plein-emploi et d'améliorer le pouvoir d'achat. Pour l'instant, c'est zéro pointé. On comprend mieux dès lors pourquoi le président de la République a choisi, dans son discours de Toulon, de dramatiser la situation.

    LE REPUBLICAIN LORRAIN
    Le plan Paulson peut être le déclencheur d'un nettoyage en règle d'un système monétaire international gangrené par la spéculation à court terme sur des actifs immatériels. Car il est à noter qu'une sorte d'union sacrée lie aussi Nicolas Sarkozy et le socialiste Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international.


    Revue de presse économique, NouvelObs
    La crise est-elle pour autant terminée? Rien n'est moins sûr, les conséquences de ce projet étant multiples. Politiques pour le Wall Street Journal, qui rappelle que le contribuable devra mettre la main à la poche. Et de rapporter qu'un récent sondage a montré une large opposition. Mais comme le soulignent Les Echos, "malgré ses réticences initiales, le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, aurait accédé à la demande des républicains d'offrir, en alternative, un mécanisme d'assurance garanti par l'Etat aux banques concernées, en vue de réduire la facture finale" pour les américains.


    Audio :
  • Michel Rocard, France Inter - Dailymotion
  • Réunion de crise face au chômage, France Info
  • Hausse du chômage : une conséquence de la crise et de la défiscalisation des heures supplémentaires, France Info

    La crise financière américaine révèle les fractures du capitalisme contemporain, Collectif d’analyse politique
    La crise actuelle n’en finit plus de dérouler ses drames. Parmi les grands « perdants » se trouve une certaine classe politico-médiatico-intellectuelle qui reste enlisée dans le dieu marché. Le « sauvetage » de Wall Street au coût de $800 milliards est la « réponse » qu’on offre aux classes populaires, ce qui représente une facture gigantesque, et qui s’ajoute à celle de dix milliards par semaine pour payer la guerre en Irak.


    Cartographie des analyses sur la crise des subprimes, Attac
    Yann Moulier Boutang s’efforce ici de cartographier la pléiade de parutions à laquelle a donné lieu la crise montante des subprimes. À gauche comme à droite, en tous points des sciences sociales et économiques, les diagnostics, pronostics et propositions se sont en effet multipliés pour circonscrire la situation.


    Michel Aglietta, 10 clés pour comprendre la crise, NouvelObs
    1) Le laisser-faire en procès - Ou comment le krach accuse les excès du capitalisme
    2) La folie des hypothèques - Ou comment la crise financière a éclaté
    3) Les crédits subprimes - Ou comment les ménages américains se sont surendettés
    4) La titrisation - Ou comment le mal s'est propagé
    5) L'irresponsabilité des agences de notation - Ou comment les investisseurs se sont laissé aveugler
    6) Les «swaps», autres bombes à retardement - Ou comment la facture pourrait encore s'alourdir
    7) La nationalisation des pertes - Ou comment Washington redécouvre les vertus de l'étatisme
    8) Le modèle de la «banque universelle» - Ou comment les établissements français pourraient passer entre les gouttes
    9) La purge des systèmes financiers - Ou comment la croissance va encore ralentir
    10) L'absence de politique commune - Ou comment l'Europe risque de souffrir longtemps


    Interview de Marie Pezé, La souffrance au travail :
  • Y a-t-il une spécificité des "métiers de relation"?, Rue89 - Dailymotion
  • Expliquez nous la souffrance au travail et qui elle touche, Rue89 - Dailymotion
  • Expliquez nous comment le travail construit notre identité, Rue89 - Dailymotion
  • Peut-on être plus heureux au chômage qu'en travaillant ?, Rue89 - Dailymotion
  • Comment réagit le groupe autour de la personne en souffrance ?, Rue89 - Dailymotion
  • La précarité est-elle un facteur d'aggravation de la souffrance au travail ?, Rue89 - Dailymotion
  • Est-ce que ce sont les personnes les plus fragiles qui souffrent le plus au travail ?, Rue89 - Dailymotion
  • Où va le PS ?

    GRUNBERG Gérard, Un présidentiable pour diriger le PS ?, Telos
    La mesure de la « présidentialité » est en fait une mesure plus générale du leadership. La thèse du « refus des présidentiables » est donc stupéfiante d’un double point de vue. Comment d’abord ne pas s’étonner qu’un parti aussi suspicieux à l’égard de l’intrusion des sondages d’opinion dans son fonctionnement interne les érige en critère décisif – en l’occurrence négatif – pour la sélection de son leader ? Comment ensuite comprendre la logique politique d’une thèse qui exige du prochain Premier secrétaire qu’il ne bénéficie pas aux yeux de l’opinion publique d’une image… de leader, dans un régime caractérisé de plus en plus fortement par la personnalisation du pouvoir et par le caractère central de l’élection présidentielle, même si la prochaine élection n’aura lieu que dans trois ans et demi ?

    Enfin, il faut constater que les trois motions qui paraissent devoir arriver en tête du vote des adhérents comprennent chacune parmi leurs signataires un ou une présidentiable. Si l’une de ces trois motions était en position de l’emporter sans faire de compromis importants avec les autres, c’est probablement « son » « présidentiable » qui se présenterait au vote des adhérents pour la désignation au poste de Premier secrétaire. Il n’est donc pas certain que la ligne « anti-présidentialiste » l’emporte.

    Elle le pourrait cependant si aucune des trois grandes motions n’était en mesure de l’emporter clairement. Un Premier secrétaire « non présidentiable » pourrait alors être désigné pour diriger une nouvelle majorité. Dans ce cas, ou bien il ferait preuve de réelles qualités de dirigeant, ce qui ne manquerait pas de faire de lui, à terme, un nouveau… « présidentiable », ou bien, dans le cas contraire, les socialistes auraient réalisé l’exploit remarquable de se priver volontairement d’un leader ! Il leur resterait alors à se reposer la question de leur rapport ambigu et contradictoire à la Cinquième République et, plus particulièrement, à l’élection présidentielle et à réévaluer les dangers importants que ce rapport fait courir à leur parti comme parti… présidentiel !


    Où va le PS ?, La Sociale
    La liquidation du PS comme parti issu du mouvement ouvrier, sa transformation en une sorte de "parti démocrate" qui pourrait bien être sa disparition pure et simple, sont le programme politique de deux des principaux courants qui le dirigent. Celui qui veut comme "présidentiable" le maire de Paris Bertrand Delanoë et qui, ironie de l'histoire, alors qu'il entend être le courant libéral français, est dépassé verbalement sur la gauche par les discours d'Hillary Clinton à la convention démocrate de Denver, aux Etats-Unis ! Celui qui voudrait poursuivre avec la "présidentiable" qui a fait élire Sarkozy, Ségolène Royal -parmi lequel des militants sincères et des jeunes qui veulent voir en elle l'alternative à Sarkozy. Face à ces deux courants "liquidateurs" la direction du PS, dont l'orientation de fond est la même - c'est l'acceptation du capitalisme et donc des contre-réformes qu'il exige quel qu'en soit l'habillage - est bien en peine d'apparaître comme différente, et apparaît surtout comme accrochée à son appareil...


    Socialistes : où est la gauche ?, La Sociale
    Autrement dit les politiques de la droite et de la gauche, sur le plan fondamental, celui de la plus-value et donc de l’exploitation capitaliste ont eu les mêmes résultats. Ceci aurait mérité au moins quelques réflexions critiques, car constater qu’il n’y a pas de différence importante entre Mauroy 82 et Sarkozy 2008, cela devrait contraindre normalement tout socialiste honnête à faire son examen de conscience.

    Lire : Motion commune de la gauche du PS pour le Congrès de Reims Trait d’union.

    Royal-Show

    Revue de presse française, NouvelObs
    L'UNION
    Pour tous ceux qui n'étaient pas au Zénith, il est grand temps de changer de refrain.

    LA NOUVELLE REPUBLIQUE
    La foule scande son prénom comme un mantra ce qui ne lui déplaît pas. Elle y fait ajouter le mot-thème de la soirée "fraternité" sonnant un peu creux, mais qu'importe, on est dans le show. Miroir mon beau miroir ! Ségolène se regarde et se mire. Au premier rang les groupies submergés d'émotion sanglotent et l'on ne peut s'empêcher de penser, avec Henri Emmanuelli que toute cette mise en scène, ce vide empailleté de bons sentiments a quelque chose de bête à pleurer.

    LA REPUBLIQUE DU CENTRE
    Entre variétés branchées, saynètes humoristiques et fables sociales, Ségolène Royal n'a pas parlé de politique, du PS, d'idées. Ou si peu. Elle n'a parlé que d'elle-même, en se mettant en scène. Il s'en trouvera, bien sûr, pour dire qu'elle a eu raison de vouloir rompre avec la sinistre danse des éléphants. Mais, au-delà, on se demande de plus en plus qui est la vraie Ségolène? Certes, la femme-victime est toujours debout. Mais celle qui campait dans une raideur apprêtée arpente désormais théâtralement les planches totalement libre de ses gestes. Même ses cheveux se sont mis à onduler. Le blanc immaculé de ses tenues, un moment supplanté par le rouge incandescent, a fait place au bleu céleste sous une avalanche de spots. Quoi qu'on en dise, ces changements de look et de style sentent à plein nez le plan marketing préparé de longue date. En tout cas, on ne trouvera guère, dans ce "one-woman-show", de sens du collectif. Accordons toutefois une chose à Ségolène Royal: elle a dû travailler ferme pour porter ainsi la dépolitisation du politique à son zénith !

    Lire : La voie royale de l'apolitisme, Monde en Question
    Vidéos :


  • AFP - Yahoo!
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  • Rue89
  • Agoravox TV
  • Libération

    Ségolène Royal au Zénith : les socialistes agacés, NouvelObs
    Au Zénith, l'ancienne candidate à la présidentielle a réuni près de 4.000 personnes, et elle est apparue en tunique bleue sur un jean, sous les acclamations, mêlant hommage au public, appels à la "fraternité" et message politique : "je suis là aujourd'hui, je serai là demain!".

    "Je pense que la politique n'est pas un show. J'ai envie de dire à Ségolène qu'elle est sur le mauvais chemin. La fois prochaine, on aura en plus un morceau de chorégraphie", a dit sur Radio J le député et ancien président PS de l'Assemblée Henri Emmanuelli.
    "Tout ça n'est pas sérieux, cette vision de la politique, inscrite dans le marketing politique, la logique de la publicité commerciale, qui néglige le fond, ce genre de cérémonie qui est entre le show-business et le rassemblement de secte", a-t-il ajouté, parlant aussi de "personnalisation à outrance".

    Royal à ses partisans : "Je suis là aujourd'hui, je serai là demain", NouvelObs
    Pas une fois elle n'emploie le mot socialiste ni ne nomme une figure tutélaire de la gauche. Son discours, distribué à la presse - une nouveauté -, reprend en revanche des maximes de Nelson Mandela, Aimé Césaire, Coluche ou encore Victor Hugo.


    Ségolène Royal mobilise ses partisans au Zénith de Paris, RFI
    Elle s'est posée en victime du pouvoir mais aussi de certains de ses camarades du parti, évoquant « la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles ». Allusion à peine voilée à sa séparation d'avec François Hollande.


    Royal au Zenith : le retour d’un air de campagne ?, France Info
    Cette manière de faire de la politique, comparée à "un rassemblement de secte" par Henri Emmanuelli, est-elle en phase avec les attentes des socialistes à sept semaines du congrès du PS ? Cela suffira-t-il à attirer la confiance dans un pays qui entre en récession ?


    Naufrage Royal, Actualités du droit
    Le spectacle de ce soir, un show de prédicateur, financé à 100% par Pierre Bergé, pour snober le Parti socialiste, auquel elle doit toute sa carrière, et qui, quels que soient ses défauts, est un modèle de démocratie, est un acte grave. Seule vedette, devant ses fans. Tout pour moi, tout par moi. D’un côté le parti et ses règles ringardisées, de l’autre, sa lumineuse personne. Non, il est impossible de suivre.

    Rien n’est plus dangereux que l’exercice solitaire du pouvoir. Rien de plus grave que de se croire au-dessus du lot. Sans doute, faut-il pour ses fonctions, une personnalité qui se dégage, un égo au dessus de la norme. Nicolas Sarkozy a, sur ce plan, de quoi inquiéter. Mais Ségolène Royal bien davantage encore, et le triomphe qu’elle s’est organisée ce soir le confirme.
  • Revue de presse Afghanistan

    MÉLENCHON Jean-Luc, La guerre en questions ?, Blog
    Très traditionnellement, la guerre nécessite une consommation considérable de mensonges et de zone de silence pour son entretien. Leur mise à nu fournit souvent un éclairage précieux vers la vérité. De cette violence crue du mensonge asséné avec l’aplomb tranquille de l’évidence, nul meilleur exemple que la volte face du président de la République sans autre argumentation que la force de l’affirmation. Le 26 avril 2007, entre les deux tours de la présidentielle, sur France 2, il déclare : « La présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive. Si je suis élu, les troupes françaises quitteront l’Afghanistan ». Puis en novembre 2007, au cours de sa visite à Washington, il affirme: « la France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra, car ce qui est en cause dans ce pays, c’est l’avenir de nos valeurs et celui de l’Alliance Atlantique ».

    Les Etats-Unis et la France sont allés « en Afghanistan pour défendre la liberté du monde » ? C’est ce que proclame Nicolas Sarkozy,le 20 août à Kaboul et le 21 août en Conseil des ministres. Personne n’a pourtant jamais démontré de lien positif entre les actes de guerre de la coalition en Afghanistan et la « liberté du monde ». Sans excès de mauvais esprit, on pourrait même aisément démontrer l’inverse, à savoir que c’est l’intensification des actes de guerre de la coalition qui nourrit le terrorisme et fait reculer la liberté.

    Une bonne preuve de l’effet d’opportunité qui a été à l’origine de l’invasion militaire de l’Afghanistan est qu’elle a été préparée par les Américains et les Britanniques plusieurs mois avant le 11 septembre. Dès l’été 2001, les Américains avaient commencé à envoyer des commandos en Afghanistan et avaient pré positionné d’importantes forces en Egypte tout en déployant avec les Britanniques leurs flottes en mer d’Oman pour préparer l’invasion du pays. Les vrais motifs de l’invasion étaient donc ailleurs que dans la réplique à Oussama Ben Laden, qui n’avait d’ailleurs d’autres lien avec l’Afghanistan que de s’y être réfugié dans les montagnes. Mais qui se souvient que le régime taliban qui gouvernait à l’époque à Kaboul avait déclaré accepter au lendemain du 11 septembre de livrer Ben Laden pour qu’il soit jugé. Peu importait alors aux Américains. Colin Powell affirme alors au monde entier que les Etats-Unis détiennent des preuves de l’implication afghane dans les attentats du 11 septembre et qu’elles seront fournies au Conseil de sécurité. Personne ne les a pourtant jamais vues. Personne ne les réclame depuis. Ce tableau est donc couvert d’une ombre inquiétante depuis l’origine. En effet, les Américains sont très actifs en Afghanistan et au Pakistan depuis la fin des années 1970. Ils se sont fortement appuyés sur les islamistes pour contrer l’influence soviétique dans la région. C’est eux qui ont constitué « Al-Qaïda » à l’époque pour combattre les russes. A ce titre, ils avaient directement armé les Talibans. La prise de pouvoir de ceux-ci à Kaboul en 1996 avait été soutenue par deux alliés de poids des Etats-Unis : l’Arabie Saoudite et le Pakistan.

    Les affrontements qui ont coûté la vie à 10 soldats français le 18 août sont très révélateurs de cette dégradation : ils ont démontré une puissance tactique et opérationnelle inédite de ce que les généraux français appellent désormais les « forces insurgées » plutôt que les « Talibans ». Ces forces ont en effet soutenu les combats pendant plusieurs heures contre les soldats français, y compris une fois des renforts parvenus sur place. Le lieu est aussi révélateur : à moins de 50 kilomètres de Kaboul, c’est-à-dire dans une zone qui n’est pas du tout réputée comme "talibane". Tout cela indique que l’opposition armée à la coalition est manifestement en train de s’élargir dans une dynamique nationaliste que nourrit l’occupation. Est-ce étonnant ? Car afin de minimiser ces pertes au sol, la coalition intensifie les frappes aériennes dites « chirurgicales » et les vols incessants d’intimidation au dessus des villages afghans dont la population est plongée dans la terreur. La polémique enfle aussi sur les armes « sales » qu’utiliseraient les américains: munitions à uranium appauvri pour percer d’éventuels bunkers ou parois montagneuses et bombes incendiaires au phosphore qui transforment en fournaise les zones où elles sont lâchées. Ces exactions déclenchent des rejets de masse dans la population que les Occidentaux sont censés aider.

    Depuis 2001, à intervalles réguliers, des conférences internationales pour l’Afghanistan permettent aux occidentaux d’afficher de gigantesques promesses de dons pour la reconstruction. Mais sur les 25 milliards de dollars de promesses cumulées, 10 milliards n’ont jamais été versés, les Etats-Unis détenant le record de promesse non tenue (seule 45 % de l’aide américaine promise a été versée). Et encore, quand l’aide est versée, 40 % est engloutie dans sa gestion et revient donc aux pays donateurs, sous la forme de contrats de sécurité ou de services. Le déséquilibre entre l’effort militaire et l’aide civile est donc béant : depuis 2001 140 milliards de dollars ont déjà été dépensés sur le plan militaire et seulement 7 milliards versés pour l’aide civile ! Cela décrédibilise largement la présence « occidentale » aux yeux de la population. Ce n’est pas tout. 7 ans d’occupation ont progressivement polarisé l’économie afghane autour des besoins des occidentaux présents qui concentrent l’essentiel des investissements, au détriment du développement économique du pays. Celui-ci ne produit plus rien d’autre que de l’opium. Alors que la production de pavot avait commencé à décliner à l’époque des Talibans, l’Afghanistan est redevenu depuis 2004 le premier producteur mondial d’opium avec 95 % de la production mondiale représentant plus de la moitié du PIB du pays. Un record historique a été atteint en 2006 avec la plus grande production d’opium jamais réalisée, encore dépassée en 2007 où l’ONU parle de « nouveau record effrayant » avec une hausse de production de 34 %. Il faut dire que les Américains ont directement utilisé les chefs de guerre, barons de la drogue, pour reprendre les territoires contre les talibans. Ce sont ainsi dans les zones « sécurisées » par les occidentaux et les forces afghanes que la culture de drogue a explosé.

    Les perspectives actuelles de fin du conflit sont si incertaines que le chef d’état major des armées le général Georgelin le qualifiait encore à la mi-mars de « merdier ingérable où nous n’avons aucun intérêt à nous impliquer davantage » (cité par le canard enchaîné). Tous les états-majors ont en effet à l’esprit le précédent de l’occupation soviétique de l’Afghanistan qui s’était soldée par un désastre et plus de 10 000 russes tués en dépit d’une présence de 130 000 hommes pendant 10 ans. Interrogé le 26 août à l’assemblée nationale sur les échéances de l’engagement des forces françaises, Kouchner a carrément avoué : « pour combien de temps ? Personne ne le sait » Pour rassurer l’opinion, le gouvernement insiste aussi sur « l’afghanisation du conflit » qui serait à portée de main. Ainsi, d’après Kouchner, « l’armée afghane c’est l’avenir » ! La réalité est très éloignée. Un évènement récent a fourni la preuve de la déliquescence de l’ « armée nationale afghane » : en mars 2008, le gouvernement afghan a dû lancer un mandat d’arrêt contre le chef d’état major de l’armée afghane, le général Dostom, après que celui-ci a commis diverses exactions. Loin de se soumettre au gouvernement, celui-ci s’est enfui et a rejoint son armée privée, qui était d’ailleurs une des composantes de la fameuse « armée nationale afghane ». Ancien seigneur de la guerre, ce général avait d’ailleurs été imposé par les Américains en 2003 comme vice ministre de la défense puis comme chef d’état major afghan en 2005 ! Le bilan de l’afganisation de la guerre n’est donc jamais fait. Mais on comprend cette fois ci clairement pourquoi. Cette guerre ne se fait pas « avec » les afghans mais contre eux.


    Dossiers :
  • 2001-2002 : Attentats aux USA, guerre en Afghanistan, Acrimed
  • Attentats terroristes aux Etat-Unis, AIDH
  • 28 septembre 2008

    Revue de presse Crise économique

    Revue de presse française, NouvelObs
    "Change we need" (le changement dont nous avons besoin) scande Obama, depuis son entrée en campagne. S'il est élu, la crise lui fournira l'opportunité de donner chair à son credo : La remise au pas de Wall street où bat le coeur de l'économie et dont dépend le sort de 300 millions d'Américains et de plusieurs milliards d'être humains.


    Crise financière : le Congrès américain se rapproche d'un accord, Libération
    L'administration Bush veut faire adopter en urgence un plan de renflouement des banques de quelque 700 milliards de dollars, mais elle s'est opposée à des réticences, émanant de son propre parti républicain, qui voit d'un mauvais oeil cette intervention, unique dans l'histoire américaine, de l'Etat dans le secteur privé.

    Les républicains préfèreraient un système d'assurance garantie par l'Etat plutôt qu'une intervention directe dans le secteur privé aux frais des contribuables. "On veut être sûr que Wall Street paye sa part", a déclaré le leader de la minorité à la Chambre, le républicain John Boehner.


    Parachutes dorés : moralisation, piège à cons, Rue89
    Le désarroi américain suffit à le démontrer : le problème posé est celui de la faillite d’un système financier dont les Etats-Unis ont été les champions, et que le président de la République française a lui-même célébré voilà à peine plus d’un an, en mettant en scène ses vacances non loin d’un président américain pourtant en fin de mandat et à la popularité déclinante.

    Pourtant, déjà, la crise couvait et des signes avant-coureurs annonçaient la fin de la fuite en avant américaine. Nous étions en août 2007, le marché immobilier américain dégringolait déjà depuis le début de l’année, les économistes clairvoyants (pas ceux qui tirent le signal d’alarme après la déflagration) insistaient sur l’imminence d’une explosion brutale.


    JORION Paul, La chute libre, ContreInfo
    Je l’écrivais il y a quinze jours dans Le dernier carré : « ... aucun des innombrables coupe-feux en place au sein du système financier n’aura pu retarder d’une seule seconde l’avancée de l’incendie. Maintenant, ne subsiste plus que son cœur-même, alors que toutes les défenses sont tombées ».

    Et le fait est que le système est désormais en chute libre, et si l’on s’agite vainement sans parvenir à trouver un filet, il est clair aussi qu’avec la vitesse qu’il a acquise, aucun filet ne pourrait même le retenir.

    Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion - La finance contre l’économie, Fayard, 2008 et Vers la crise du capitalisme américain ?, La Découverte, 2007.
           

    L'altermondialisme est-il un alteridiomisme ?, EuropeMaxima
    Malgré les dissensions récurrentes qui brouillent parfois son message, et des enjeux internes de pouvoirs, il est légitime de considérer A.T.T.A.C. comme un porte-parole politique représentatif du courant altermondialiste.

    Castoriadis disait plaisamment que le trotskisme était la fraction exilée de la bureaucratie soviétique. A.T.T.A.C. ne serait-elle pas la fraction chagrine de la bourgeoisie mondiale ?

    Et si finalement cette association ne visait qu’à rendre acceptable le « nouvel ordre mondial » ?


    Dossier : Un système financier bouleversé - La crise jusqu'où ?, France Culture
    - Les mots de la crise
    - Émissions
    - Analyses
    - Bibliographie
    - Liens

    27 septembre 2008

    Revue de presse USA

    Le premier débat Obama-McCain dominé par la diplomatie et la crise économique, Le Monde - Yahoo! Actualités
    Pour Obama, cette crise constitue le "verdict final" de la présidence de George Bush, "huit ans de politiques ratées soutenues par le sénateur McCain". Il s'est dit "optimiste" sur l'état des négociations. John McCain s'est quant à lui félicité que "démocrates et républicains [aient pu] s'asseoir pour négocier et mettre un dispositif au point" et a souhaité que les négociations donnent naissance à un texte pour lequel il pourra voter.

    Le candidat démocrate a reconnu que la situation s'était améliorée en Irak, mais a estimé que le gouvernement "avait perdu de vue l'essentiel" en se concentrant en Irak et en laissant la situation dégénérer en Afghanistan, l'objectif principal dans la guerre contre le terrorisme à ses yeux. Il a promis d'envoyer trois bataillons supplémentaires sur place, avant de rappeler qu'il considérait l'invasion de l'Irak en 2003 comme une erreur (aucune arme de destruction massive n'a été trouvée, les Américains n'ont pas été accueillis comme des héros). McCain a rétorqué en moquant Obama pour s'être dit prêt à lancer desfrappes ciblées contre Al-Qaida au Pakistan, estimant qu'Islamabad était un allié précieux. Les deux candidats se sont également mutuellement accusés d'avoir voté contre le financement des troupes déployées en Irak.


    LEPRI Charlotte, « La crise financière favorise les démocrates », IRIS - Dailymotion
    Charlotte Lepri, chercheur à l'IRIS, répond aux questions de l'IRIS :
    - Quelle place occupe la crise économique dans la campagne américaine ?
    - Quelles sont les positions des deux candidats face à cette crise ?
    - A quel candidat profite le plus la crise ?


    Dick Howard, professeur de philosophie politique à l’université de New-York, France Info
    Dick Howard, professeur de philosophie politique à l’université de New-York, est l’invité de Bernard Thomasson à propos de la crise financière aux USA. George W. Bush semble impuissant face à la crise et a imploré que le plan de sauvetage soit adopté.


    Le Plan de sauvetage de l'économie américaine n'existe pas, Contre-Feux
    Le fond du problème, la source des problèmes, c'est l'insolvabilité des ménages américains. Le plan Paulson, quelle que soit sa forme, ne permet pas aux ménages de rembourser leurs dettes. Au contraire, il donne à l'Etat le rôle bien ingrat de les recouvrer. Dans un pays où les filets de sécurité sociaux sont faibles, la saignée des ménages promet de sonner comme un douloureux réveil...

    Revue de presse Crise économique

    La stratégie du choc

    Source : Dailymotion


    Revue de presse française, NouvelObs
    LA CHARENTE LIBRE
    Ce n'est pas la faillite de Lehmann Brothers la semaine passée qui a provoqué la flambée du chômage en août en France. Ce ne sont pas les subprimes qui plombent nos exportations. Ce n'est pas le Trésor américain qui est responsable d'un déficit encore en hausse dans le budget 2009 et ceci malgré la suppression programmée de 30.000 nouveaux fonctionnaires.

    L'EST RÉPUBLICAIN
    Paradoxe ou supercherie ? Au moment même où Nicolas Sarkozy annonce le retour en force d'un Etat protecteur, les Français ont découvert hier un Etat débiteur exsangue. Comme les années précédentes, la présentation du budget pour 2009 a donné lieu, hier, à une opération cache-misère. Les adjectifs 'réaliste', 'raisonnable' ou 'volontariste' lâchés au vent n'étaient là que pour mieux dissimuler une vérité dérangeante: la crasse impuissance financière du gouvernement. Certes, la crise n'arrange rien, mais elle n'explique pas tout.

    SUD-OUEST
    Personne ne peut mesurer, à ce jour, les effets de la crise financière américaine, mais Nicolas Sarkozy a choisi la dramatisation pour justifier par avance les défaillances en tous genres dont les Français pourraient avoir à supporter les conséquences. La mise en scène de ce langage de vérité visait, en fait, à masquer une autre réalité, moins avouable : les résultats des errements et des incohérences de la politique budgétaire et fiscale du gouvernement.

    L'UNION
    Aujourd'hui on paie le prix fort pour le manque de courage et les erreurs du passé. Ce qui ne va pas être sans tendre les relations entre les générations puisque les plus jeunes sont convaincus qu'ils vivront moins bien que leurs parents et leurs grands-parents. C'est dire l'attention qui doit être portée à la cohésion sociale.

    LE RÉPUBLICAIN LORRAIN
    Quand Nicolas Sarkozy affirme que la crise actuelle aura des conséquences sur la croissance, le chômage et le pouvoir d'achat, il faut le prendre au pied de la lettre et porter crédit à son pessimisme radical plutôt qu'à la mélancolie raisonnée de son projet de budget.


    Crise financière : Fillon lance un appel à "l’unité nationale", France Info
    La crise financière dans le monde, , France Info

    Crise : gare à la panique, C dans l'air - France 5 - Dailymotion
    Crise financière : sur quel pied danser ?, C dans l'air - France 5

    Sarkozy et le "11-Septembre de la finance" : la stratégie du choc ?, Agoravox TV
    Ce que Naomi Klein appelle la "stratégie du choc" est une pratique économique et politique qui consiste, dans une période de crise, à faire passer un certain nombre de réformes impopulaires très rapidement. L’opinion, anesthésiée par le choc, ne réagit pas comme elle le ferait en temps normal. Tout ce qu’elle voit, c’est un pouvoir politique et/ou économique qui agit rapidement "pour sortir de la crise", ce qui est exactement ce qu’on lui demande. Sans se poser de questions sur la méthode...


    Frédéric Lordon : « Pour en finir avec les crises financières, l'Humanité
    L’auteur y décrypte la logique des processus de déréglementation en cours. La configuration actuelle du capitalisme conduit à d’invraisemblables extrémités économiques, qu’il s’agisse de la consommation, des salaires, de la concurrence ou de la spéculation. Formulant une série de propositions qui visent à recloisonner et re-réglementer les marchés, l’économiste souligne qu’aucune solution durable ne saurait mettre la finance à la raison hors d’une refonte complète des structures économiques.

    Commentaires : Le discours de la réglementation du capitalisme est aujourd'hui partagé à droite comme à gauche. Il est cocasse d'entendre les altermondialistes piégés par Nicolas Sarkozy, Alternatives Economiques - Dailymotion.

    26 septembre 2008

    Revue de presse Palestine/Israël

    Dossier d'actualité Israël-Palestine, Yahoo! Actualités
    Bush aurait rejeté l'idée d'une frappe israélienne en Iran, Reuters - Yahoo! Actualités
    Le journal cite des sources diplomatiques haut placées dans l'entourage du chef d'un gouvernement européen.
    Le Guardian précise que le chef de gouvernement européen pour lequel travaillent ses sources a rencontré Olmert peu de temps après cet entretien et qu'aucun tiers n'y a assisté.


    Israël a envisagé de bombarder l'Iran, NouvelObs
    Israël a sérieusement pensé à bombarder les sites nucléaires de l'Iran courant 2008, mais le président américain George W. Bush a refusé d'apporter sa caution à de telles frappes, rapporte le quotidien britanniqueThe Guardian dans son édition de vendredi 26 septembre.


    SIEFFERT Denis, Tzipi Livni : L'héritière d'Ariel Sharon, Politis - CCIPPP
    Ainsi va Israël : Tzipi Livni, qui, voici quelques années, aurait figuré très à droite sur l’échiquier politique de son pays, est aujourd’hui classée au centre. « Une colombe », dit-on même. En réalité, la femme qui doit succéder ces jours-ci à Ehud Olmert au poste de Premier ministre est une héritière politique d’Ariel Sharon.

    Aujourd’hui promue aux plus hautes responsabilités, Tzipi Livni s’inscrira sans aucun doute dans la continuité d’Ariel Sharon. Sa stratégie : gagner du temps pour poursuivre la colonisation – n’a-t-elle pas récemment affirmé devant Condoleezza Rice que « l’activité de colonisation ne mettait pas en péril le plan de paix » ? – tout en ayant conscience qu’il faudra bien céder quelque chose un jour. Le plus tard sera le mieux, surtout si la politique du fait accompli ruine par avance toute chance de véritable négociation.

    Gauche blafarde

    BENSAÏD Daniel, Gauche blafarde et gauche anticapitaliste, Bellaciao
    Depuis que Mme Thatcher et Ronald Reagan ont initié, au début des années 80, la contre-réforme libérale, les partis sociaux-démocrates européens se sont résignés, les uns après les autres, à l’accompagner en s’évertuant vainement d’en limiter les excès.

    En France, l’adoption en juin dernier d’une nouvelle Déclaration de principes du Parti socialiste parachève son alignement à retardement sur la mue accomplie en Angleterre par le New Labour de Tony Blair et Gordon Brown, en Allemagne par le Nouveau centre de Gerhardt Schröder, en Italie par le Parti Démocrate de Veltroni. [...] Elle officialise en effet l’abandon de toute référence à la lutte de classe et l’acceptation du capitalisme concurrentiel comme horizon indépassable de tous les temps.

    Cette gauche blafarde n’est plus celle de Jaurès, ni même celle de Blum, mais sa contrefaçon. C’est une gauche light, aussi inoffensive que le café sans caféine ou la bière sans alcool. C’est une gauche sans réformes, qui s’excuse presque d’être de gauche, et se défend farouchement d’être anticapitaliste et de vouloir porter atteinte à la sacro-sainte propriété privée.

    SZALKOWSKI Denis, Parti de classe et Alzheimer politique, AgoraVox
    Dans l’histoire du Parti socialiste, le congrès de Tours de 1920 fut l’une des plus grandes dates de son histoire qui vit la naissance du PCF et l’abandon par la SFIO de la révolution comme outil de conquête du pouvoir et du concept de parti de classe. L’action du Parti socialiste vise de fait à la recherche de l’intérêt général et non pas à opposer les uns contre les autres au sein de la société française.

    A toujours peindre la réalité en noir, à toujours verser dans le misérabilisme, dans le catastrophisme, à toujours utiliser des épouvantails à moineaux (Bush, Sarkozy, le marché transatlantique…) et des expressions fumeuses telles que la lutte des classes, nous en oublions l’essentiel, à savoir que nous devenons inaudibles par la répétition de slogans qui, à défaut de mobiliser la population française, mobilisent quelques-uns d’entre nous. Nous nous éloignons de ce que nous sommes refusant d’assumer ce que nous sommes devenus.

    BLEITRACH Danielle, Thèses sur Feuerbach ou comment penser et changer le monde, Changement de société
    Dans ce blog nous sommes des communistes qui n’avons pas abandonné le marxisme, une approche théorico-pratique. Je ne sais pas si mes camarades qui sont encore au parti et qui ont choisi de se battre pour empêcher la liquidation de ce parti, de son passé héroïque, de sa capacité à mobiliser la population française de notre pays contre les mauvais coups, avec cette audace responsable qui caractérisait jadis ce parti, arriveront à vaincre le mur de silence, les mensonges avec lesquels l’actuelle direction prétend entretenir son légitimisme.

    Commentaires : Lien correct de Marxists Internet Archive - site trotskyste ! - et des Thèses sur Feuerbach.

    Nous publions cette auteure malgré ses propos dans les commentaires sur "Point de vue d'André Gerin sur la crise financière" et malgré la censure de ce commentaire :
    Danielle Bleitrach est trop intelligente pour ne pas comprendre le lien entre ces deux dates :
    Le 23 août 1939, Staline signe un pacte de «non-agression» avec Hitler.
Le 20 août 1940, Staline fait assassiner Trotsky à Coyoacán (quartier de México).

    Dans les années 1930, avec les procès de Moscou et les grandes purges qui décimeront les rangs trotskystes en URSS, le terme «trotskiste» sera remplacé par celui d’«hitléro-trotskisme» laissant entendre une collusion entre l’Opposition de gauche et le fascisme.
    En 1935, L’Humanité exige la mise hors la loi des trotskistes en France, et ne parle désormais plus que des «hitléro-trotskistes au service de l’étranger».

    Lire aussi :
    • Le Pacte germano-soviétique, Ligue Communiste Révolutionnaire.
    • Textes de Barta (1914-1976) Marxists Internet Archive.

    Revue de presse Afghanistan

    Dossier d'actualité Afghanistan, Yahoo! Actualités
    Tirs entre soldats pakistanais et américains à la frontière afghane, AFP - Yahoo! Actualités

    Les forces de l'Otan sous le feu de soldats pakistanais, NouvelObs
    Des hélicoptères de la force de l'Otan en Afghanistan ont essuyé des coups de feu tirés par des militaires pakistanais depuis le Pakistan. L'armée pakistanaise assure que les deux appareils étaient du côté pakistanais de la frontière tandis que le président a parlé de "fusées éclairantes".


    USHER Graham, Les Etats-Unis étendent la guerre au Pakistan, Info-Palestine - Alternatives International - Mondialisation
    Une ligne a certainement été franchie. Mais il était clair que cela allait se produire. Le 9 septembre George Bush a désigné les zones frontalières du Pakistan avec l’Afghanistan comme un des trois principaux « théâtres » dans « la lutte antiterroriste mondiale ». Et comme en Irak et en Afghanistan, celui-ci est maintenant victime de l’intervention américaine.

    Tout d’abord Washington a le sentiment de perdre la guerre en Afghanistan et que les principales raisons en sont les « sanctuaires » des Talibans et d’Al Qaeda à l’intérieur du Pakistan, et que l’armée pakistanaise manque de la capacité — et probablement de la volonté — de défaire ces cancers. Pour résumer, Bush a compris que la politique datant de sept ans de déléguer en son nom à l’armée du Pakistan le combat contre le militantisme islamique a échoué. La position adoptée aujourd’hui est que Washington inclura les zones frontalières du Pakistan dans sa zone contre-insurrectionnelle pour l’Afghanistan. L’armée du Pakistan jouera le même rôle subsidiaire que son homologue afghane.


    GONTCHAROV Piotr, Plan Bush : le Pakistan face à un dilemme, RIA Novosti
    Le président et l'armée sont encore loin de partager les mêmes positions. La raison est évidente et réside dans la "nouvelle stratégie" de George W. Bush, que les Etats-Unis, en qualité de principal idéologue de la campagne antiterroriste en Afghanistan, sont déterminés à étendre au Pakistan. L'idée est que les principaux efforts dans la guerre contre le terrorisme doivent porter non plus sur l'Irak mais sur l'Afghanistan et que la lutte antiterroriste dans cette région doit être menée de part et d'autre de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

    Que peut-on dire de la "nouvelle stratégie" de George W. Bush ? C'est, globalement, une mesure obligatoire qui est particulièrement en phase avec la réalité et la seule juste. Il n'existe pas d'autre solution au problème afghan. Il est incontestable que les zones frontalières afghane et pakistanaise sont comme des vases communicants. Cela a toujours été le cas et c'est encore vrai aujourd'hui: c'est une réalité qui a toujours servi et qui continue de servir. Les moudjahiddines en ont profité autrefois, du temps du "djihad" et de la présence soviétique en Afghanistan, aujourd'hui c'est au tour des talibans d'en profiter.

    Commentaires : Ni les médias russes, ni les médias américains, ni les médias français ne rappellent que les États-Unis (via la CIA) ont armés les moudjahiddines et les talibans avec la complicité des services secrets pakistanais (ISI). Lire :
    • BLUM William, Les guerres scélérates - Les interventions de l'armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004.
    • COOLEY John K., CIA et Jihad 1950-2001 - Contre l'URSS, une désastreuse alliance, Frontières, Autrement, 2002.

    Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

    Revue de presse russe, RIA Novosti
    Le parti de Poutine prône le rapprochement entre la Russie et l'Ossétie du Sud

    ONU : le président arménien fustige la politique géorgienne dans le Caucase, RIA Novosti

    Réunion sur le Caucase : les Européens renoncent, RFI
    La réunion entre les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne et de la Russie concernant l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie prévue à Genève le 15 octobre prochain a été remplacée par une simple discussion entre experts. Les Européens l’ont annoncé hier en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Bruxelles préfère éviter d’afficher une nouvelle fois son désaccord avec la Russie sur le Caucase.

    Le président de la République française s’est d’ailleurs fait remarquer lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a proposé la création d’un espace commun entre l’UE et la Russie. Cet espace irait au-delà du simple partenariat stratégique mais resterait en deçà d’un marché commun.


    Conflit géorgien : une crise mélant contradictions du droit international et crise étatique, Jeunes démocrates - UDF
    Le conflit russo-géorgien, sous les feux de l’actualité depuis l’attaque géorgienne en Ossétie du Sud le jour de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Pékin, présente deux aspects importants. D’une part, le président géorgien et non moins atlantiste, Mikheil Saakachvili, avec la complicité de Washington, participe à la stratégie américaine de marginalisation de la Russie, poursuivie depuis 1991, c'est-à-dire suite à la chute de l’empire soviétique, par l’OTAN. D’autre part, par l’extrême violence de ses représailles, la Russie du président Dmitri Medvedev et du 1er ministre Vladimir Poutine entend clore l’ère du laisser faire et récupérer de sa superbe.


    Quelques leçons à tirer de la crise géorgienne, Terra Nova
    Il nous faut inventer une nouvelle coopération avec la Russie, en ne partant plus du présupposé que Moscou finira par accepter notre point de vue, ainsi que nous l’avons fait dans le cas du Kosovo. Face à cette nouvelle donne, et tant que la situation sécuritaire ne se dégrade pas davantage, l’Union européenne est seule à même de proposer des solutions durables et positives à la crise tout en favorisant la relance d’un nouveau partenariat à la Russie. En revanche, pousser l’OTAN à s’élargir davantage à l’Est ne peut qu’accroître les tensions, sans apporter de solution à la crise, et aggravera l’éloignement de la Russie.


    ORY Pascal, La matrice de Munich, Le Monde
    L'opinion publique occidentale - y compris les médias et les politiques qui, tout à la fois, l'expriment et la forment - n'a pas vraiment perçu l'enjeu essentiel de cette année 2008 sur le plan géopolitique, aperçu le fil rouge - rouge sang, au besoin - qui unit entre elles des crises en apparence aussi différentes que le Tibet, la Géorgie ou, passée jusqu'à présent presque inaperçue, celle du Cachemire, avec sa traîne d'attentats variés.

    C'est pourtant simple : le moteur commun à tous ces phénomènes et à quantité d'autres à travers le monde s'appelle le droit-des-peuples-à-disposer-d'eux-mêmes et voilà que, selon les conjonctures, il joue en faveur d'un camp ou d'un autre, sans qu'il y ait là-dedans à chercher plus de logique et surtout plus de justice que ça.

    Revue de presse Russie

    Revue de presse russe, RIA Novosti
    Le parti de Poutine prône le rapprochement entre la Russie et l'Ossétie du Sud
    Moscou-Washington: un dialogue sur le nouvel ordre mondial s'impose
    Russie-Venezuela: la coopération militaire gagne de l'ampleur

    Chavez en Russie, RIA Novosti

    Chavez scelle une alliance militaire et économique avec Moscou, AFP - Yahoo! Actualités
    La visite de M. Chavez, pourfendeur de l'"impérialisme américain", intervient au moment où une flotte de navires de guerre russes s'apprête à effectuer au large du Venezuela des manoeuvres navales sans précédent depuis la guerre froide, dans une région considérée comme une chasse gardée de Washington.


    Réunion sur le Caucase : les Européens renoncent, RFI
    La réunion entre les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne et de la Russie concernant l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie prévue à Genève le 15 octobre prochain a été remplacée par une simple discussion entre experts. Les Européens l’ont annoncé hier en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Bruxelles préfère éviter d’afficher une nouvelle fois son désaccord avec la Russie sur le Caucase.

    Le président de la République française s’est d’ailleurs fait remarquer lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a proposé la création d’un espace commun entre l’UE et la Russie. Cet espace irait au-delà du simple partenariat stratégique mais resterait en deçà d’un marché commun.

    Revue de presse Crise économique

    30 à 40.000 demandeurs d'emploi de plus en août, Libération
    "Oui, les chiffres du chômage seront très mauvais et beaucoup plus qu'avant", a répondu M. Wauquiez, interrogé sur RMC sur les prévisions de hausse du nombre de demandeurs d'emploi pour août qui doivent officiellement être annoncés lundi soir.
    Il a cité le chiffre de "30 à 40.000 chômeurs de plus", confirmant une information donnée par le site internet Rue89 jeudi, selon lequel "ce serait le pire chiffre mensuel depuis mars 1993".


    Sarkozy a encore changé...

    Source : Les mots ont un sens - Dailymotion - Agoravox TV


    Revue de presse française, NouvelObs
    La Nouvelle République du Centre ouest
    Le Président a eu, comme toujours, des formules qui feront mouche : seront-elles suffisantes face aux caisses vides ? La vérité, la lucidité, la confiance, la certitude : ces affirmations fortes sur lesquelles s'appuyait ce long discours ne sont pas, et c'est leur faiblesse, des annonces concrètes.

    Le Progrès
    Ayez confiance en moi!...Il faut avoir le culot de notre Président pour s'exposer ainsi, en pleine tempête. Tout craque, tout s'effondre, tout flambe? N'ayez pas peur, dit-il, je suis là.

    Le Courrier Picard
    Les objectifs du président de la République n'ont pas vraiment changé. Et il se dit sans doute que cette crise est une occasion unique de faire accepter ces réformes si difficiles.

    Les Dernières Nouvelles d'Alsace
    Reste à savoir si le patient déjà polytraumatisé par la crise financière, la récession, le chômage en hausse et le pouvoir d'achat en berne, pourra supporter un nouveau choc opératoire. Quelquefois, le malade meurt guéri...

    La Charente Libre
    Entre le flou de sa stratégie et son entêtement à poursuivre ses réformes nationales à bride abattue, le message subliminal du chef de l'Etat est finalement assez clair : 2009 sera forcément une année pendant laquelle les Français devront se serrer sévèrement la ceinture, même si la rigueur est obsessionnellement bannie du vocabulaire sarkozyen.


    Revue de presse économique, NouvelObs
    L’union sacrée appelée des vœux de Georges W. Bush tourne au vinaigre. Le plan de sauvetage du système bancaire américain avec. En dépit de la spectaculaire journée de négociations jeudi à la Maison Blanche autour de responsables du Congrès, de George W. Bush et des deux candidats à sa succession, les négociations ont été rompues en fin de journée. Alors que le plan de sauvetage prenait l’eau, les marchés apprenaient en même temps que la banque Washington Mutual (WaMu) faisait à son tour faillite.
    Wall Street Journal rapporte que John McCain et les républicains refusent un plan qui fait peser sur le contribuable américain les erreurs de Wall Street. D’après le Financial Times, Barack Obama s’est bien gardé de critiquer son rival.


    Revue de presse européenne, euro|topics
    NRC Handelsblad - Pays-Bas
    La crise financière actuelle est déjà historique car personne ne peut plus affirmer que le libre-échange sans limites conduit systématiquement à un monde meilleur. On ne peut plus non plus croire à la vieille légende libérale selon laquelle le marché se corrige toujours lui-même.

    La Repubblica - Italie
    Les multiples modifications du système international des entreprises qui ont été introduites par la lex mercatoria moderne, la loi de l'économie de marché, n'ont pas pu empêcher les crises qui ont touché les sociétés et les marchés financiers dans leur ensemble.

    Figyelő - Hongrie
    a crise financière internationale a ébranlé le capitalisme occidental jusque dans ses fondements. La conséquence pourrait être un déplacement du centre économique vers l'Asie : "Une récession est quasi inéluctable aux Etats-Unis, la zone euro stagne et les marchés émergents marquent aussi le pas.


    Nicolas Sarkozy sur la crise : disours réaliste ou populiste ?, France Info
    Les Français jugent le discours de Nicolas Sarkozy, France Info
    Retour sur le discours de Nicolas Sarkozy, France Info
    Dans son discours, Nicolas Sarkozy a comme à New-York tenu un virulent plaidoyer contre les dérives du capitalisme financier, n’hésitant pas à vanter des valeurs de gauche en prônant un rôle accru de l’Etat. Pour Vincent Peillon, eurodéputé PS, il y a un écart trop grand entre le moulin à parole et la réalité des politiques suivies.


    CHAVAGNEUX Christian, Sarkozy s'attaque au libéralisme financier, Alternatives Economiques
    Commentaires : Nicolas Sarkozy reprend le discours des altermondialistes, qui lui rendent hommage "C'est la première fois qu'un chef d'Etat d'un pays développé va aussi loin dans la dénonciation du libéralisme économique." même s'ils regrettent "c'est bien une politique de rigueur que met en œuvre le gouvernement".