24 octobre 2008

La Chine est très courtisée

Sommet du G20 : Sarkozy souhaite un "front commun" Asie-Europe, AFP - Aujourd'hui la Chine
Le président français Nicolas Sarkozy a souhaité vendredi que le sommet Asie-Europe qui s'ouvre à Pékin soit l'occasion pour les deux continents de présenter un "front commun d'initiatives" en vue de la réunion du G20 prévue le 15 novembre sur la crise financière.

"Je voudrais que soit mis à profit ce sommet de 43 pays pour préparer la réunion de Washington du 15 novembre. J'ai voulu cette réunion et je souhaite que nous puissions présenter un front commun d'initiatives pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets", a déclaré M. Sarkozy à l'ouverture d'un entretien bilatéral avec son homologue chinois Hu Jintao.

"Ce sommet est particulièrement bienvenu, au moment où le monde traverse une crise financière sans précédent. J'ai la conviction que l'Asie comme l'Europe doivent travailler ensemble pour réguler de façon différente le système financier mondial", a-t-il poursuivi.


L'Europe et l'Asie s'engagent à se coordonner face à la crise, Reuters - Yahoo! Actualités
Les chefs d'Etat et de gouvernement de 43 pays d'Europe et d'Asie se sont engagés vendredi à Pékin à coopérer pour réformer le système financier et monétaire international, à trois semaines d'un sommet des principales économies du monde aux Etats-Unis.

Le Japon, comme membre du G8, la Chine et l'Inde, en tant que pays émergents, devraient participer aux côtés des pays européens du G8 (France, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie) au sommet du 15 novembre aux Etats-Unis.

23 octobre 2008

Fillon affronte sa majorité à propos de la prime transport (2)

Les médias dominants, qui dramatisent le feuilleton de la crise financière pour nous faire accepter les décisions en faveur des banques et des entreprises, ne s'intéressent guère aux affaires sociales comme celle de la prime transport.

Les quotidiens se contentent, comme souvent, de reprendre quasi tel que (technique du copier-coller) les dépêches d'agence, en partie publiées par Yahoo! Actualités.

Au lecteur de juger quel média rend mieux compte de cet événement dans ses multiples dimensions (économique, politique et sociale) et dans le contexte de la crise financière américaine et mondiale.

François Fillon ne veut pas abandonner la prime transport, Le Monde avec AFP | 22.10.08 | 07h43 • Mis à jour le 22.10.08 | 15h53
François Fillon a annoncé, mercredi 22 octobre, aux parlementaires de la majorité sa volonté de mettre en place la prime transport, malgré le vote de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.

"La crise ne demande pas moins de solidarité mais au contraire plus de solidarité. (...) C'est pour cela que nous voulons que l'aide au transport soit mise en place", a déclaré le premier ministre lors d'un discours à Matignon. "Le gouvernement est tout à fait décidé à faire respecter cet engagement", a-t-il souligné.

Les députés ont décidé, mardi, en commission des affaires sociales de supprimer l'article du projet de budget 2009 pour la Sécurité sociale instaurant la prime transport annoncée par le gouvernement. Tourefois, cette décision doit encore faire l'objet d'un vote en séance publique lors de l'examen, la semaine prochaine, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

L'aide au transport pour les trajet domicile-travail, incluse par le gouvernement dans le PLFSS, s'articule en deux volets : l'extension de la prise en charge obligatoire de 50 % des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France, et la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an.

"Le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé", peut-on lire dans l'amendement du président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie, et du rapporteur du budget de la "Sécu", Yves Bur (UMP). Dans un amendement identique, le député Dominique Tian dénonce "une nouvelle taxe qui frappe l'appareil productif dans un contexte de crise financière systémique, de récession au sein de l'économie réelle et de poussée de l'inflation qui obère le pouvoir d'achat".


Les députés taclent la prime transport, France Info avec agences - 22 OCTOBRE 2008 07:55
C’était l’une des annonces phare du gouvernement. La prime transport a été supprimée du projet de de budget 2009 pour la Sécu. Un trait de plume tiré par les députés en commission des Affaires sociales. Mais la mesure a encore une chance de revenir via le vote en séance.

Les permanences des députés risquent de voir défiler du monde dans les prochains jours. La suppression de la prime transport hier en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a en effet peu de chance d’être populaire.
Plus exactement, c’est l’article qui l’instaure qui a été rayé du projet de loi de budget pour la Sécu. C’était pourtant l’une des mesures sociales phares du gouvernement. Une surprise qui ne doit rien au hasard.

Les explications de Cécile Aspe. (0'51")

Un mauvais coup, pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. (0'45")

Une étape, pour Jean-Eudes Dumesnil-Dubuisson, secrétaire général de la CGPME. (0'32")

Si les opposants à la prime transports, qui se recrutent dans les rangs du Medef et de la CGPME, les deux principaux syndicats du patronat français, estiment avoir remporté une victoire, ils sont encore loin d’avoir gagné la guerre de la prime transport.
Car déjà en commission, le débat a été âpre. Il devrait l’être plus encore la semaine prochaine, lors de la discussion du projet en séance publique du projet de loi de financement de la sécurité sociale. La prime transport pourrait bien alors revenir dans le texte par la voie d’un amendement. Ses partisans y comptent bien.

Benoît Apparu, député UMP de la Marne, espère bien voir la prime transport revenir. (0'34")

L’aide au transport pour les trajets domicile-travail, incluse par le gouvernement dans le PLFSS, s’articule en deux volets : l’extension de la prise en charge obligatoire de 50% des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France, et la prise en charge facultative des frais d’utilisation d’un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an.
Ses opposants estiment qu’avec la baisse des prix du pétrole, elle ne se justifie pas et qu’elle risque d’handicaper les entreprises.


La prime transport enterrée par les députés ?, France Info 22 OCTOBRE 2008 09:20
La "prime transport", réclamée à corps et à cri par l’opposition, est retoquée par les députés. Martine Aubry, invitée ce matin sur notre antenne, fustige l’abandon d’une énième promesse présidentielle, après celle du pouvoir d’achat et de la France des propriétaires. Mais Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP, déclare ce matin que cette prime doit être rétablie, sur i-télé . Quant à Hervé Morin, le ministre de la Défense, il estime qu’il faut laisser du temps au temps : "on a un mois pour voir".

Autre sujet, le projet de loi sur l’avenir de l’audiovisuel public et notamment son financement est présenté aujourd’hui en conseil des Ministres. Et François Hollande ne décolère pas. “C’est le début de la fin de l’audiovisuel public” ! déclare-t-il.

Les explications de Marie-Eve Malouines, chef du service politique (2'14")


Les députés UMP rejettent la prime de transport : même quelques euros, c'est encore trop, Lutte Ouvrière Hebdo mise en ligne le 22 octobre 2008 à 11:52
Le 22 octobre, en commission des Affaires sociales de l'Assemblée, les députés de la majorité ont décidé de supprimer la prime de transport annoncée en juin par le gouvernement. Il s'agissait d'étendre la prise en charge par les entreprises, obligatoire et à hauteur de 50 %, des titres de transports collectifs, comme c'est déjà le cas en Ile-de-France, et la prise en charge, partielle et facultative, des frais d'utilisation de son véhicule personnel.

Ces gens-là, qui se prétendent les représentants de la population, trouvent excessif que les travailleurs, qui ont besoin de leur voiture pour se rendre au travail, puissent toucher quelques euros de compensation par mois. Pour se justifier, ils invoquent le fait que le prix du pétrole a baissé.

Les prix des carburants sont pourtant loin d'avoir retrouvé leurs niveaux d'avant la dernière flambée. Quant aux tarifs des transports en commun, ils n'ont jamais baissé !

La décision des députés de l'UMP a été immédiatement saluée par des représentants du patronat, confirmant, si besoin était, la complicité des uns et des autres. Et le caractère écœurant de leur monde de bourgeois.


François Fillon veut maintenir la prime transports, NouvelObs avec AFP | 22.10.2008 | 12:43
Annoncée par le gouvernement, l'aide au transport pour les trajets domicile-travail a été supprimée par les députés en commission. "Il vaut mieux privilégier le salaire direct et les prix du pétrole ont baissé", avance l'amendement du président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie.

Le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi 22 octobre aux parlementaires de la majorité sa volonté de mettre en place la prime transport, supprimée mardi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. "La crise ne demande pas moins de solidarité mais au contraire plus de solidarité (...) c'est pour ça que nous voulons que l'aide aux transports soit mise en place", a dit le chef du gouvernement qui entend tenir cet "engagement" qu'il avait lui-même pris en juin, au plus fort de l'augmentation du prix de l'essence.
Les députés avaient décidé hier en commission de supprimer l'article du projet de budget 2009 pour la Sécurité sociale instaurant la prime transports. Il doit faire l'objet d'un vote en séance publique la semaine prochaine lors de l'examen, la semaine prochaine, du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS).

Copé en désaccord avec l'amendement

Un peu plus tôt, c'était le patron des députés UMP Jean-François Copé qui a exprimé son "désaccord" avec la suppression de la prime. "Nous sommes tout à fait favorables au dispositif de prime transport voulu par le gouvernement. Sur le fond, je suis donc en désaccord avec l'amendement" au budget Sécu pour 2009 le supprimant, a déclaré à l'AFP Jean-François Copé. "Mais il n'est pas question de faire un psychodrame avec ça. Nous en débattrons tranquillement au sein du groupe UMP", a-t-il ajouté.

"Un impact négatif en matière d'emploi"

L'aide au transport pour les trajets domicile-travail, incluse par le gouvernement dans le PLFSS, s'articule en deux volets : l'extension de la prise en charge obligatoire de 50% des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France, et la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an.
"Le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé", peut-on lire dans l'amendement du président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie, et du rapporteur du budget Sécu, Yves Bur (UMP).
Dans un amendement identique, Dominique Tian (UMP) dénonce lui "une nouvelle taxe qui frappe l'appareil productif dans un contexte de crise financière systémique, de récession au sein de l'économie réelle et de poussée de l'inflation qui obère le pouvoir d'achat".
La prime transport pourrait, selon lui, avoir "un impact négatif en matière d'emploi".


Fillon tient à la prime transport, Libération source AFP 22 OCT. 14H47
Nouveau désordre dans la politique de la majorité. Le Premier ministre François Fillon a annoncé aujourd'hui aux parlementaires de la majorité sa volonté de mettre en place la prime transport, supprimée hier par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.

«La crise ne demande pas moins de solidarité, mais au contraire plus de solidarité (...) c'est pour ça que nous voulons que l'aide aux transports soit mise en place», a dit le chef du gouvernement qui entend tenir cet «engagement» qu'il avait lui-même pris en juin, au plus fort de l'augmentation du prix de l'essence.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) doit faire l'objet d'un vote en séance publique à l'Assemblée nationale la semaine prochaine.


Une prime transport malgré tout ?, France Info avec agences - 22 OCTOBRE 2008 15:34
François Fillon a assuré que la "prime transport" serait mise en place en dépit de son rejet par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Elle avait été supprimée hier du projet de budget 2009 pour la Sécu.

"La crise ne demande pas moins de solidarité mais au contraire plus de solidarité. (...) C’est pour cela que nous voulons que l’aide au transport soit mise en place", a déclaré le Premier ministre lors d’un discours à Matignon devant les parlementaires de la majorité. "Le gouvernement est tout à fait décidé à faire respecter cet engagement", a-t-il souligné.

Les entreprises devraient prendre en charge 50% des titres de transports collectifs, comme c’est déjà le cas en Ile-de-France (0'54")

Le patron des députés UMP Jean-François Copé a également exprimé son "désaccord" avec cette suppression, tout en soulignant qu’il ne fallait pas en faire "un psychodrame" mais en "débattre tranquillement" au sein du groupe UMP.

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté hier soir un amendement supprimant l’article 18 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 qui généralise la "prime transport", mesure promise le 12 juin par François Fillon. L’amendement a été présenté par Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des Affaires sociales, et Yves Bur, rapporteur UMP du projet de budget de la Sécurité sociale, qui estiment que le dispositif ne se justifie plus au vu de la baisse des prix du pétrole. L’amendement sera soumis au vote des députés la semaine prochaine en séance publique.

Ce matin les syndicats ont unanimement réagi contre cet amendement. Jean Claude Mailly pour Force Ouvrière dénonce une "véritable provocation". La CFDT parle d’une décision "méprisante" pour les salariés.

Ecoutez la réaction de Martine Aubry, la maire PS de Lille était l’invitée ce matin de la Question du Jour sur France Info (0'44")

Le Medef lui, a soutenu l’amendement des deux députés UMP. "Compte tenu de la situation économique et financière mondiale, il serait aberrant de faire peser 200 millions d’euros de plus sur les entreprises françaises alors qu’elles subissent déjà le plus fort taux de prélèvements obligatoires en Europe", a argumenté le Medef dans un communiqué.

La prime transport prévoit que les employeurs versent à leurs salariés une aide forfaitaire annuelle de 200 euros, facultative et exonérée de charges, ou optent pour la prise en charge à 50% des abonnements de transport collectif.


Prime transport : la volte-face du gouvernement, France Info 22 OCTOBRE 2008 18:45
La prime transport sera bel et bien mise en place ! C’est le Premier ministre, François FILLON, qui l’affirme au lendemain de son rejet par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée.

Cette mesure devait se traduire par une aide aux salariés pour leur déplacement domicile/ travail. Les entreprises devraient prendre en charge 50% des titres de transports collectifs, comme c’est déjà le cas en Île-de-France.
La prime transport prévoit aussi que les employeurs versent à leurs salariés une aide forfaitaire annuelle de 200 euros... pour les aider à payer le carburant.
Tout s’est joué hier, en commission des affaires sociales de l’Assemblée, une décision qui a créé un tollé du côté des syndicats et de l’opposition.

Yves Bur a défendu ce midi sur notre antenne la suppression de ce qu’il considère comme étant une niche sociale. Il met en avant la baisse actuelle du prix du pétrole et affirme qu’il défend les salaires. _ Et malgré la mise au point de François Fillon, Pierre Méhaignerie persiste. La prime transport ne se justifie plus puisque le prix du pétrole baisse... et il affirme qu’il défend ainsi les salaires.
Louise Bodet du service politique revient sur cette affaire.

Ecouter ses explications, avec Catherine Pottier (3'50")

Fillon affronte sa majorité à propos de la prime transport (1)

17 octobre, 20h38
Dans une dépêche consacrée aux patrons du G8, on apprend :
La patronne des patrons français a rappelé qu'elle avait demandé au Premier ministre de retirer le projet de prime transport pour 2009 et a plaidé pour un gel de l'augmentation des cotisations retraites.
Reuters - Yahoo! Actualités

21 octobre, 21h40
Le coup fourré se précise :
Les députés [UMP] ont décidé mardi, en commission [c'est-à-dire en séance non publique] des Affaires sociales, de supprimer l'article du projet de budget 2009 pour la Sécu instaurant la prime transport annoncée par le gouvernement, a-t-on appris de source parlementaire.

"Le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé", peut-on lire dans l'amendement du président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie, et du rapporteur du budget Sécu, Yves Bur (UMP).

Dans un amendement identique, Dominique Tian (UMP) dénonce lui "une nouvelle taxe qui frappe l'appareil productif dans un contexte de crise financière systémique, de récession au sein de l'économie réelle et de poussée de l'inflation qui obère le pouvoir d'achat".
La prime transport pourrait, selon lui, avoir "un impact négatif en matière d'emploi".
AFP - Yahoo! Actualités

21 octobre, 21 h 42
Dans la dépêche, intitulée "Fiscalité accrue pour "parachutes dorés" et stock-options" puis "Le budget Sécu pour 2009 adopté en commission", on peut lire l'amorce d'un retournement :
La commission avait adopté d'autres amendements comme celui qui supprime l'article 18 du texte qui proposait de généraliser l'obligation pour l'employeur de prendre en charge, à hauteur d'au moins 50%, le prix des abonnements -la "prime transport"- aux transports souscrits par les salariés.

Mais le Premier ministre, François Fillon, a annoncé mercredi qu'il tenait à ce que cette mesure soit votée. L'amendement de suppression, qui sera examiné en séance la semaine prochaine, devrait alors être retiré.
Reuters - Yahoo! Actualités

22 octobre, 10 h 57
Les syndicats réagissent :
"C'est à la fois une véritable provocation et un véritable mépris pour l'ensemble des salariés français", a souligné Jean-Claude Mailly [Force Ouvrière].

La CFDT s'est élevée contre "un signe de mépris" à l'encontre des salariés dans une situation difficile.
Reuters - Yahoo! Actualités
AFP - Yahoo! Actualités

22 octobre, 11 h 45
L'affaire se complique :
Fillon veut remettre au pas ses troupes : mission impossible ?
Ce mercredi François Fillon reçoit les parlementaires UMP à Matignon. Le Premier ministre en aurait-il marre de la dispersion dans les rangs de l'UMP ?
Ces derniers temps les parlementaires ont en effet multiplié les désavoeux de la politique du gouvernement..
1. Ça coince sur la prime transport
2. Sur la réforme de la loi SRU
3. Sur le RSA
4. Sur l'action de l'Etat face à la crise
LePost - Yahoo! Actualités [un produit manufacturé par Le Monde]

Quelle explication est-elle la bonne ?
- Celle de l'AFP :
22 octobre, 17 h 14
François Fillon a voulu mercredi calmer l'indignation provoquée par la suppression, en commission des Finances de l'Assemblée, de la prime transport dans le projet de budget 2009 de la Sécu, réaffirmant sa volonté de mettre en place cette aide aux salariés.
AFP - Yahoo! Actualités
- Celle de Reuters :
22 octobre, 17 h 15
François Fillon a mis le holà aux dissonances de la majorité sur la prime transport en assurant que ce dispositif serait mis en oeuvre malgré l'hostilité d'une partie des députés UMP.
Reuters - Yahoo! Actualités

Plus vraisemblablement celle de Reuters après la lecture de la dépêche AFP du 22 octobre, 19 h 59 :
Le Premier ministre François Fillon a lancé mercredi quelques piques en direction du chef de file des députés UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé...
AFP - Yahoo! Actualités

Source : dépêches d'agence publiées par Yahoo! Actualités.

22 octobre 2008

Crise mondiale : la guerre continue

Revue de presse européenne, euro|topics
Le président français Nicolas Sarkozy s'est prononcé devant le Parlement européen en faveur d'un "gouvernement économique européen". Sa demande d'une nationalisation partielle des groupes les plus importants est particulièrement controversée. La presse européenne s'interroge sur la réponse de la présidence du Conseil de l'UE à la crise financière.


Revue de presse française, NouvelObs
L'ECLAIR DES PYRENEES
Mort et enterré (du moins pour quelques décennies) le dogme ultralibéral selon lequel les marchés tout puissants sont censés s'autoréguler. Le cataclysme financier que le monde vient de vivre a rappelé que le capitalisme de marché ne peut fonctionner sans confiance, c'est-à-dire sans morale et donc sans gendarmes, sans autorités de régulation extérieures. C'est une des grandes surprises de la crise actuelle : les chefs d'Etat ont su faire preuve d'un pragmatisme à toute épreuve. A l'image du président Sarkozy et du premier ministre britannique qui est passé de la dérégulation à la quasi nationalisation des grandes banques londoniennes. Même les esprits les plus rigides, comme Bush et Merkel, se sont coulés dans le moule keynésien et en sont déjà à la deuxième étape de cette réhabilitation de l'Etat : la relance budgétaire de l'économie venant compléter le sauvetage du système bancaire.


Le Sommet Asie-Europe aura un record de participation, Le Quotidien du Peuple
Le président Hu Jintao va assister à un certain nombre d'activités importantes de l'évènement, tandis que le Premier ministre Wen Jiabao présidera le sommet et sera l'hôte d'accueil d'un dîner pour souhaiter la bienvenue aux dirigeants du monde en visite, a dit Liu.

Il a ajouté que le sommet, intitulé «L'action et la vision: vers une solution gagnant-gagnant », va tenter de trouver un plan commun aux pays européens et asiatiques pour lutter contre les trois grands défis auxquels le monde est en train de faire face : les turbulences financières, le problème de l'énergie et de la sécurité alimentaire.

«La crise financière a suscité l'inquiétude dans tous les pays. Les dirigeants vont profiter du sommet pour en faire une plate-forme, où ils mèneront des discussions approfondies sur l'extension de la coopération, le renforcement de la confiance des investisseurs et la stratégie face aux difficultés", a-t-il dit.


Paulson appelle la Chine à ne pas abandonner les réformes économiques, Aujourd'hui la Chine
Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a appelé mardi la Chine à ne pas abandonner les réformes économiques, indiquant que Pékin avait "une belle occasion" de tirer les leçons des erreurs des Etats-Unis à l'occasion de la crise financière et économique.


Entretien de Hu Jintao et George W. Bush sur la crise financière, Aujourd'hui la Chine
Face à la tempête boursière et à la crise financière, George W. Bush a cédé aux demandes européennes et accepté non pas un mais plusieurs sommets, dont le premier pourrait avoir lieu à New York dès novembre.


Le sommet sur la crise financière aura lieu le 15 novembre près de Washington, NouvelObs
Ce premier sommet, avec la participation des dirigeants du G20, viserait à "discuter des causes de la crise financière", "passer en revue les progrès accomplis" pour résoudre la crise, "développer des principes de réformes nécessaires pour faire en sorte que (la crise) ne se reproduise pas", et "charger des groupes de travail de formuler des recommandations que les dirigeants envisageraient au cours d'un prochain sommet", selon un haut responsable de l'administration, qui a voulu garder l'anonymat.

Le G20 rassemble le G7 (Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) plus l'Afrique du sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie. Le 20e membre est l'Union européenne, représentée par le pays qui en assure la présidence tournante (la France jusqu'au 31 décembre).


Paulson contre Paulsen : la crise boursière est-elle une opportunité ?, Chronique Agora
Il serait donc juste -- et prudent -- de se demander dans quelle sorte de guerre on s'engage. Le marché de 2008 est-il comme celui de 1974 -- un marché qui perd 45% par rapport à son point culminant puis qui progresse, plus ou moins, durant les 30 années suivantes ? Ou est-il comme celui de 1929 -- un marché qui chute de 40%, rebondit quelque peu, puis perd à nouveau 50% pour atteindre son niveau le plus bas ?

On se rend compte que bon nombre des investisseurs héroïques actuels sont ceux qui ont raflé toutes les médailles d'honneur pendant les précédentes campagnes de marchés baissiers. Mais on sait aussi que les vieux soldats utilisent parfois d'anciennes tactiques pour livrer de nouvelles batailles. Et le marché baissier de 2008 semble être un tout nouveau type de guerre. Tellement nouveau, en fait, que l'on a rien vu de pareil depuis les années 30.


VELIZADE Ilgar, Crise mondiale: la guerre en suspens ?, RIA Novosti
Alors que les grandes puissances mondiales sont préoccupées par la recherche de moyens optimaux de sortir de la crise économique globale, il y a bien des raisons de supposer que des pays "rétifs" tels que le Venezuela, la Corée du Nord ou l'Iran, qui ont senti que les principaux centres de force leur accordaient moins d'attention, tâcheront d'en profiter pour tirer quelque avantage de cette situation.

Effectivement, la crise mondiale oblige de nombreux Etats à s'occuper, qu'ils le veuillent ou non, de leurs propres problèmes, ce qui relègue au second plan le règlement des grandes questions internationales. Dans ce contexte, il est inutile d'attendre un règlement rapide tant des problèmes apparus récemment (conflit dans le Caucase du Sud) que de ceux ayant déjà une longue histoire derrière eux (problème palestinien). Il n'est pas difficile de deviner qu'en perspective, cette situation peut avoir des conséquences très lourdes pour un système de la stabilité internationale déjà fragile.

Des problèmes globaux tels que la lutte contre la misère dans les pays les plus pauvres, la crise alimentaire globale et la lutte contre toutes sortes d'épidémies pourraient se retrouver privés de l'attention nécessaire.

Mais, paradoxalement, la menace de déclenchement de guerres importantes se réduit considérablement dans ce contexte. Mener une guerre n'est plus avantageux. Mais dans ce cas, on ne sait plus trop que choisir entre un mauvais arrangement et un bon procès.

21 octobre 2008

Guerres au quotidien

RAYMOND Paul, La guerre des colons contre Israël, ISM

Aucune fête religieuse à Jérusalem ne serait complète sans un incident politique controversé et, cette année, le Yom Kippour ne fait pas exception. Un groupe de près d'une centaine d’extrémistes radicaux de Droite ont forcé leur chemin jusqu’à la place du Dôme du Rocher, l'un des sites les plus sacrés de l'islam. Entrer dans l'enceinte le jour du Yom Kippour est une manière symbolique de revendiquer la souveraineté juive sur le site que beaucoup considèrent comme l'emplacement du Second Temple, détruit par les Romains en l'an 70.


KOSSYREV Dmitri, Conflit caucasien : le dialogue est déjà un succès, RIA Novosti
Tout le monde veut faire étalage de ses propres succès devant les électeurs. Et tout le monde - au stade actuel - juge impossible de faire des compromis ou de montrer une quelconque faiblesse. Mais essayons d'analyser qui a eu besoin d'organiser des discussions internationales sur la situation en Ossétie du Sud et en Abkhazie et pourquoi.


SCALEA Daniele, La guerre pour l'Ossétie du Sud, Tlaxcala
La Géorgie a fait partie de la Russie jusqu'en 1991 où, renaissant des cendres de l'Union Soviétique, elle est devenue une nation indépendante. A l'origine, dans cette zone du Caucase occidental, différents pays coexistaient, dont le plus important était le Royaume de Colchide donnant sur la mer Noire et bien connu des Grecs anciens : en effet, selon la mythologie, c'est ici que Jason et les Argonautes trouvèrent la Toison d'or avec l'aide de Médée, princesse du pays.


Revue de presse européenne, euro|topics
La situation des Européens en Afghanistan s'aggrave constamment. Lundi, la britannique Gayle Williams qui travaillait pour l'organisation humanitaire Serve Afghanistan a été assassinée par les talibans. Le même jour, des soldats allemands de l'OTAN ont perdu la vie dans un attentat suicide. La presse se demande quelle suite donner à la présence européenne dans l'Hindou Kouch.

Crise financière mondiale

Crise financière mondiale, RIA Novosti



Pressée par la crise, la Chine devrait se tourner vers son marché intérieur, Aujourd'hui la Chine
Une croissance à un chiffre, une baisse des exportations... La crise mondiale oblige la Chine à accélérer la transformation de son mode de croissance pour moins dépendre des économies occidentales vacillantes, estiment les analystes.


SENCIÓN Augusto, Notes sur la crise aux USA, Tlaxcala
Il y a quatre ans les USA assuraient 28% de la production mondiale, à la sortie de la crise, ils ne pèseront plus que 20% peut-être, devancés par l’Union Européenne qui produit 33%, et treize pays d’Asie unis dans un bloc, avec à leur tête le Japon et la Chine, qui produisent un peu plus de 20%.

Les USA ne sont plus le pays plus grand exportateur au monde. L’Allemagne et la Chine les devancent. Les USA sont fondamentalement un pays importateur. Ils achètent plus qu’ils ne vendent à l’Europe, à l’Asie, à l’Océanie, à l’Amérique du Sud, au Mexique et au Canada. Leur commerce n’est excédentaire qu’ avec l’Afrique, l’Amérique centrale et les Caraïbes.

Pour acheter autant, le double de ce qu’ils vendent, dans le monde, le gouvernement et les entreprises des USA doivent lourdement s’endetter, à tel point, qu’aujourd’hui leur dette extérieure accumulée s’élève à 20% de la dette extérieure mondiale. Le gouvernement émet également des dollars qui ne reposent sur aucune production, qui leur servent aux achats extérieurs.

Ces dollars sont tombés entre les mains de leurs concurrents : la Chine, le Japon, le Brésil, l’Inde et d’autres pays qui détiennent maintenant plus de 4000 billions de dollars de réserves, ce chiffre équivaut à 30% de la production annuelle des USA. Lorsque la Chine, la Russie, le Brésil ou bien une autre grande économie n’acceptera plus les dollars US, ce sera la banqueroute de l’empire qui ne pourra plus rien acheter avec son argent émis sans couverture.

20 octobre 2008

Le pire est-il pour demain ?

Vingt millions d'emplois en moins d'ici fin 2009, prévoit l'OIT, Reuters - Yahoo! Actualités
Les secteurs les plus touchés seront la construction, l'immobilier, les services financiers et l'automobile, précise l'OIT, qui s'appuie sur les projections du Fonds monétaire international.


JORION Paul, Mardi, pour les hedge funds, ça passe ou ça casse, ContreInfo
Le 21 octobre aura lieu le règlement des sommes dues sur les contrats d’assurances couvrant la perte de valeur des obligations émises par la défunte banque Lehman. Ces contrats, nommés Crédit-Default Swaps ou CDS, se sont multipliés ces dernières années, et la valeur cumulée du nominal sousjacent à ces assurances atteint 45 000 milliards de dollars. De nombreux établissements avaient imaginé se procurer des revenus apparemment sans risque en vendant une assurance sur un actif où la probabilité de sinistre apparaissait négligeable. Mais il y a plus : dans le monde merveilleux de la finance, il est possible de faire des paris en s’assurant sur la valeur d’un bien que l’on ne détient pas. Ce faisant, on a permis que le montant de la couverture en cas de sinistre soit potentiellement multiplié sans limite. Le 21, il faudra solder les comptes et compenser les pertes sur les 130 milliards de bons Lehman qui se négocient aujourd’hui à 8% de leur valeur initiale. Les vendeurs d’assurance seront-t-ils à même de faire face à leurs engagements ? Tout dépendra du montant de la facture finale. Mais l’opacité de ce marché aux innombrables contrats signés de gré à gré est telle qu’il règne à ce sujet une grande incertitude parmi les professionnels : pour les uns elle ne serait « que » de 6 milliards de dollars, pour d’autres elle pourrait s’élever jusqu’à 360 milliards. Et à l’approche de cette date fatidique, la nervosité est palpable.


Réponses du Sud à la crise économique, Alternatives International
Tenue au Venezuela, à Caracas, du 8 au 11 octobre 2008 en présence d’experts et de chercheurs en provenance d’Argentine, d’Australie, de Belgique, du Canada, du Chili, de Chine, de Corée du Sud, de Cuba, d’Egypte, d’Équateur, d’Espagne, des États-Unis, des Philippines, de France, d’Angleterre, du Mexique, du Pérou, d’Uruguay et du Venezuela, la Conférence Internationale d’Économie Politique « Réponses du Sud à la Crise Économique Mondiale » a ouvert un large débat sur l’actualité économique et financière de l’économie mondiale, les nouvelles perspectives et les défis que doivent relever les gouvernements et les peuples du Sud.


MALER Henri et FLOURY Nadine, Les médias et la crise (1) : Le Monde moralise et régule la spéculation, Acrimed
C’est au cours des années 80 et 90 que des quotidiens généralistes comme Le Monde et Libération, en renforçant leur subordination à l’emprise de l’économie de marché et en se « recentrant » sur « les fractions de leurs lectorats les plus recherchées par les annonceurs », (les « cadres actifs » et les décideurs) ont modifié en même temps leur traitement des questions économiques, au point de « relayer une vision conforme aux principes de l’économie libérale » (et de devenir des concurrents de la presse économique spécialisée), comme le montre le sociologue Julien Duval.

Ainsi, de la refonte des rubriques dédiées à l’économie, au supplément « Argent ! », l’évolution du Monde a conduit ce quotidien, non seulement à « étoffer » son offre éditoriale en matière d’informations économiques et commerciales, mais surtout, après avoir nié vouloir jouer ce rôle, à devenir un conseiller en placements. Jusqu’à la crise économique actuelle.

18 octobre 2008

La crise d’une civilisation parasitaire

Les périodes de crise ne manquent pas de prophètes et de démagogues, à droite comme à gauche, qui ont LA solution miraculeuse. Un jour, c'est l'extrême-droite qui vend son sauveur suprême (Commentaire "Les pillards de la crise financière") et un autre jour, c'est un parti communiste qui lance un appel aux masses populaires qu'il a démobilisées (Les capitalistes sont en crise) ou les trotkystes qui ressortent le programme de 1938 (Trotsky et le contrôle de l'économie) !

Les partisans d'un capitalisme régulé, souvent perçus comme à gauche, s'activent pour “développer la culture économique et sociale des Français” comme si nous n'étions pas gavés, matin, midi et soir, de prévisions catastrophiques puis euphoriques (syndrome maniaco-dépressif).

Pendant ce temps-là, les sommets internationaux s'enchaînent les uns aux autres :
  • Sommet entre l'Union européenne et le Canada, AFP
  • Rencontre à Camp David entre Sarkozy, Barroso et George W. Bush, RFI - Libération
  • Sommets de l'ASEF (Fondation Asie-Europe) et de l'ASEM (Dialogue Asie-Europe), Xinhua
  • Sommet devrait réunir les pays du G8 élargi à cinq pays émergents Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud) et si possible un représentant du monde Arabe, JDD.

    La polémique prend de l'ampleur après la perte de 600 millions d'euros par la Caisse d'Epargne, RFI.
    Nicolas Merindol, directeur général des Caisses d'Epargne, juge "intolérable de considérer [les trois courtiers responsables de la perte de 600 millions d'euros de la banque] comme des traders fous", NouvelObs. Il cherche désespérément à coller aux promesses de la dernière campagne de publicité démenties par las faits : «En recherchant depuis toujours à vous aider à épargner plutôt qu'à spéculer notre gestion s'applique en permanence à la rigueur et à la prudence»...

    Revue de presse française, NouvelObs
    LE PROGRES DE LYON
    Lundi, il [le Président] dévoilait en grandes pompes une caisse de secours pour nos banques en perdition, une cagnotte replète de 360 milliards d'euros. Et hier, on apprend que trois traders de la Caisse d'Epargne ont brûlé 600 millions d'euros.

    LE COURRIER PICARD
    L'affaire est d'autant plus consternante que les dirigeants de la Caisse d'Épargne ne trouvent rien de mieux de ne la qualifier que "d'incident", et surtout que, lorsqu'ils l'ont découverte, à l'époque où justement Nicolas Sarkozy en appelait à un peu plus de sérieux dans la gestion des risques, ils s'étaient bien gardés de l'ébruiter. Ce nouvel épisode lamentable montre au grand jour quelle est l'attitude de l'ensemble des banquiers, qui, pour l'appât du gain, pour engranger de plus en plus de bénéfices, s'amusent à jouer avec l'argent de leurs clients, comme on joue au casino. Une désinvolture coupable, qui désoriente complètement leurs clients. Eux qui venaient parfois de vendre (à perte) des actions pour mettre leur argent sur le Livret A, ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ne comprennent pas que leur banquier sait leur réclamer chaque mois de plus en plus de frais de gestion, tandis que dans le même temps il dilapide leur argent. Les réactions de ces petits épargnants pourraient du coup se retourner contre lui.

    LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
    Quel symbole ! L'écureuil, figure emblématique de l'épargne française, avec ses noisettes, a perdu 600 millions d'Euros. Son fameux livret A représente l'épargne favorite des Français, avec près de 46 millions de livrets, 3 Français sur 4. Ces gens-là avaient mis leur argent au chaud. Un placement pépère, sans risque. (...) les dégâts psychologiques sont d'ores et déjà considérables, notamment pour les gens qui avaient été rassérénés par les déclarations gouvernementales apaisantes selon lesquelles "les banques françaises c'était du solide".

    L'EST REPUBLICAIN
    L'Ecureuil, aussi, était flambeur ! Au grand casino des Bourses mondiales, on connaissait le trader mégalomane, le parieur fou, le courtier indélicat, le cambiste dépassé par les événements. Mais le bon mammifère des familles, assis sur son tas de noisettes, l'emblématique figure du Livret A, le moins audacieux des spécimens de la faune bancaire n'était pas de ce monde-là. Il rassurait. On se disait que s'il n'en restait qu'un, robuste dans l'adversité, indifférent au yo-yo des cotations, ce serait lui, le gestionnaire prudent des économies de vingt-sept millions de Français, le parangon du placement infaillible. Jusqu'à cet "incident"... On saluera l'exquise ironie de la formule. Un incident boursier à 600 millions d'euros, c'est comme la douce violence, un oxymore sans doute bien troussé, mais qui alarme plus qu'il ne tranquillise. La Caisse d'Epargne peut jurer ses grands dieux que la perte n'affecte pas sa "solidité financière", elle plombe ses comptes et son image au plus mauvais moment".


    L'ordre moral :
  • Pendant que les banquiers se goinfrent en spéculant joyeusement, les députés européens sont privés de prostituées et de films pornographiques Libération.
  • Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds Monétaire International (FMI), fait l'objet d'une enquête sur un possible abus de pouvoir dans le cadre de relations intimes avec une subordonnée, Eco89 - NouvelObs - Libération.

    «Et il monte en moi une haine féroce contre tous ceux qui, depuis des années, nous ont expliqué que ce système était le meilleur, le seul pour fabriquer de la richesse et la répartir au mieux, ceux qui nous ont vanté le socialisme à la Blair et qui ont réduit la Communauté Européenne à n’être que la pointe avancée du capitalisme financier.
    C’est un changement de paradigme complet qui s’amorce et les gauches européennes, qui depuis des années se sont vautrées dans le libéralisme du Consensus de Washington, disposent maintenant de la fourchette et du couteau si elles sont, ce qu’elles prétendent, autre chose que des lobbies d’élus et aspirants-élus.
    »
    Blog LeMonde

    La crise d’une civilisation parasitaire, Dedefensa
    Le Guardian révèle les données chiffrées des salaires et bonus des cadres dirigeants des principales banques de Wall Street, celles qui vont bénéficier du fameux “plan de sauvetage” Paulson. Le décompte que donne le Guardian porte sur une somme de $70 milliards, soit 10% du volume du plan Paulson. Dans certains cas de banques dont la valeur s’est effondrée, le volume des salaires et bonus des cadres dirigeants est supérieur à la valeur cotée en bourse de la banque, – cas de la JP Morgan la semaine dernière.

    Le même jour que le Guardian, l’Independent publie un article sur les salaires et bonus des dirigeants des banques de la City en temps de crise. Le chiffre de £16 milliards concerne l’“année financière” 2008, d’avril 2007 à avril 2008, période où la crise bat déjà son plein.

    C’est un étrange avatar de la structure de notre civilisation, dont on sait qu’elle est fondée sur l’affirmation enfiévrée, presque religieuse, du primat de l’économie. Il y a plusieurs exemples importants et respectables pour nous convaincre que ce processus s’avère en fin de compte, lorsqu’il se développe et qu’il peut être observé à loisir, comme une véritable transmutation bien plus qu’une évolution. Si nous voulions théoriser le phénomène, nous dirions qu’il s’agit d’une transmutation qui transforme l’accident (le parasite, la chose marginale, accessoire) en substance. Ou, de façon plus précise, en nous rapprochant des cas importants que nous allons citer, nous dirions qu’il s’agit du cas où les conséquences secondaires ou tertiaires d’un phénomène, qui n’ont presque plus de rapport avec la substance de ce phénomène, remplacent la substance de ce phénomène. Bien évidemment, on comprendra au travers d’un tel exemple que le cas nous en dit long sur la qualité et la puissance de cette substance.
  • La valse des millions

    Revue de presse française, NouvelObs
    LE COURRIER PICARD
    Les marchés boursiers n'en sont déjà plus à la crise des banques ; ils n'en sont plus à un manque de confiance. Ils en sont maintenant à une panique généralisée, à un raz-de-marée dont on ne sait où il va s'arrêter. La stratégie aujourd'hui est de tout mettre à l'abri, comment à l'approche d'un cyclone. C'est que, cette fois, la crise n'est plus due à un sentiment diffus de méfiance. Elle s'appuie sur des données objectives, qui sont du coup d'autant plus inquiétantes, et qui démontrent que la récession est bel et bien là. Le mécanisme est implacable : les banques souffrent, et souffriront encore. (...) La catastrophe enregistrée ces jours derniers sur les places boursières risque donc de n'être qu'un hors d'oeuvre de ce qui nous attend dans tous les domaines de la vie économique.

    L'UNION
    Prétexter que l'annonce d'une récession justifie la nervosité persistante des marchés est la dernière pitrerie des bouffons. Cela fait longtemps que les décideurs en sont conscients et s'entendent sur le diagnostic. Même s'ils ont l'art de manier la langue de bois, ce qui leur a interdit d'employer le mot qui douche les espérances, ils n'en pensent pas moins.

    L'EST REPUBLICAIN
    Personne n'ose encore prédire la fin du séisme. Mais sur les ruines fraîches d'un monde déjà vieux, la bataille des mots en “isme” se prépare. En clôture du sommet de Bruxelles, Nicolas Sarkozy a réitéré son appel à une refondation du système financier mondial. Décidé à porter l'avantage européen face à une administration Bush fantôme, le chef de l'Etat veut sans tarder réunir un cénacle extraordinaire à New York, capitale du désastre. Première victime annoncée : l'ultra-libéralisme et sa croyance absolue dans l'autorégulation des marchés. On voit mal comment l'Union européenne n'imposerait pas sa conception, faite de contrôles et de garde-fou. (...) Le tsunami financier doit être une occasion de pousser l'intégration via un vrai gouvernement économique. La route s'annonce longue.


    Nervosité sans précédent des marchés face à une crise appelée à durer, AFP - Yahoo! Actualités
    Les “hedge funds” (les fonds spéculatifs) sont au banc des accusés, avec leurs actifs évalués à 1.800 milliards de dollars. "Une partie de cette industrie est en train de mourir, peut-être la moitié", insiste Eric Galiègue: "Et ils liquident leurs actifs en catastrophe, dans une peur animale".

    Loin d'être passagère, la récession provoquée dans les pays riches par la crise financière "durera plus d'un an, entre un an et un an et demi", a affirmé vendredi le chef du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Kemal Dervis.

    Et "le plus dur reste à venir", ont renchéri les économistes de BNP Paribas à Paris.

    Les Etats-Unis envisagent un plan de relance économique qui pourrait être adopté avant même l'entrée en fonction du prochain président en janvier.

    La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a demandé au Congrès de se réunir juste après la présidentielle du 4 novembre pour étudier un plan pour "reconstruire l'Amérique", d'un montant de 150 milliards de dollars.

    Face à cette crise, les appels se multiplient pour une réforme profonde du système financier international, à l'image de ce qui avait été décidé à Bretton Woods en 1944. Et les Européens demandent un sommet associant le G8 et les grands pays émergents.

    Quant aux représentants des patronats français, allemand, anglais, italien et américain, réunis vendredi à Paris, ils ont vigoureusement défendu le libre-échange, appelant les Etats à cesser leurs interventions dans l'économie une fois la crise internationale passée.

    La crise fait aussi des heureux. Ainsi, le milliardaire américain Warren Buffett multiplie actuellement les coups boursiers: "A court terme, les mauvaises nouvelles (économiques) sont les meilleures amies de l'investisseur. Elles vous permettent d'acheter au rabais", expliquait-il vendredi.


    Goldman Sachs : une influence potentielle sur le plan de renflouement ?, Chronique Agora
    Le gang Goldman -- plusieurs dirigeants de Goldman Sachs sont aux plus hauts postes financiers de la planète -- peut désormais décider de la composition du secteur financier américain. Vous ne le croirez pas -- nous avons nous-même du mal à le croire -- mais Gretchen Morgenson a déclaré dans le New York Times que la décision de sauver AIG avait été prise par un très petit groupe. Non seulement un récent directeur de Goldman était présent -- Hank Paulson -- mais le PDG actuel de la firme, Lloyd Blankfein, y était aussi -- le seul représentant de Wall Street. L'article continuait en expliquant que Goldman Sachs avait pas mal d'argent en jeu dans AIG -- environ 20 milliards de dollars.


    Caisse d'Epargne : trois traders avaient parié sur une hausse de la Bourse, NouvelObs.com
    Trois traders sont responsables de la perte de 600 millions subie par la Caisse d'Epargne. Ils ont parié sur un "rebond de la Bourse" juste avant qu'elle ne chute brutalement le 6 octobre et qui ne sont pas arrivés à se "refaire", a raconté vendredi 17 octobre à l'AFP un proche de l'Ecureuil.
    "Ils ont joué le rebond de la Bourse et la baisse de la volatilité" des marchés, mais les Bourses ont chuté lundi 6 octobre.
    Commentaires : Les traders jouent les millions des épargnants comme au casino.
    La ministre de l'Economie Christine Lagarde s'était déclarée dans la journée, "particulièrement frustrée et découragée" par l'annonce d'une perte de 600 millions d'euros à la Caisse d'Epargne, qui n'arrive pas "au meilleur moment".
    Commentaires : La réaction de la ministre de l'Economie est un encouragement aux traders à jouer encore et encore pendant que...


    «Nous, Africains, sommes dans la cale en train de nous noyer», Libération
    L’Europe veut parachever la libéralisation des économies africaines. Vous allez nous imposer des partenariats pour pouvoir inonder nos marchés de biens manufacturés qui vont ruiner le peu d’industrialisation que nous avons dans un contexte où les matières premières ne sont pas correctement rémunérées. Vous allez nous imposer la culture des OGM (organismes génétiquement modifiés, ndlr) et des agro-carburants. Vous allez exiger de nous, comme vous l’avez fait du Maghreb, de surveiller vos frontières. Et vous allez obtenir tout cela de nos dirigeants qui ne consultent pas leurs peuples.

    Face à la crise, nous sommes tous des naufragés, mais vous européens, vous êtes des passagers de première classe alors que nous, Africains, sommes dans la cale en train de nous noyer. Vous avez conduit le monde dans le mur et refusez d’entendre les cris de détresse des migrants.


    La crise, prétexte idéal pour imposer le travail le dimanche, Rue89
    En panne d’idées, les commentaires sur le Net des promoteurs de cette dérégulation supplémentaire accusaient de tous les maux de la terre et, tour à tour, les 35 heures, les syndicats archaïques, les vendeurs sur la Toile qui sont pourtant les mêmes enseignes, les mêmes empêcheurs de déréguler en rond.

    Avec la crise financière qui a démontré l’importance d’un cadre légal, ces arguments ont d'abord fait flop. Mais, miracle de la stratégie de communication, cette même crise financière a ensuite servi de prétexte à l’idée d’aller chercher la croissance en travaillant le dimanche. Il ne s’agit plus de créer des emplois, mais d’éviter leur destruction.

    La réalité est bien différente : la proposition de Richard Mallié ne contient même pas le doublement du salaire avancé comme argument. Luc Chatel se fait d’ailleurs fuyant, puisqu’il répond simplement au journaliste qu’elle prévoit des majorations, là où Xavier Bertrand semble mettre en avant le doublement du salaire.


    Une conférence de presse sur le Sommet d'Asie-Europe donnée à l'ambassade de France, Le Quotidien du Peuple
    Selon M. Ladsous (l'ambassadeur français en Chine), la lutte contre la crise financière sera au premier plan du Sommet d'Asie-Europe. Il s'agit de la première conférence où les dirigeants des pays asiatiques et européens se réuniront pour discuter des moyens à adopter pour lutter contre la crise financière mondiale.


    La crise économique vue de Chine, Aujourd'hui la Chine
    Chute des marchés boursiers, panique à tous les étages... La crise financière américaine s'est répandue comme une trainée de poudre dans le monde. Au milieu de la tempête, les acteurs chinois continuent, eux, d'afficher leur calme.

    Commentaires : Réalité ou intox ? Beaucoup d'articles, publiés en Europe et aux USA, montrent que le capitalisme chinois se porte bien : La Compagnie financière de Rothschild s'allie avec la Bank of China, Radio86 - Tout sur la Chine.


    La crise financière, un mois déjà, L'Express
    La faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre, a déclenché une véritable panique sur les marchés boursiers. Un mois plus tard, le calme n'est toujours pas revenu sur les Bourses. Et la crise financière se propage à l'économie réelle.

    Commentaires : Le feuilleton de l'automne scénarisé par les médias.


    MONNET Éric, Le retour de la Grande Dépression ?, Nonfiction
    Libération et Le Monde ont tous les deux publié la semaine dernière des dossiers éclairants ; le premier faisant appel à l'historien Patrice Baubeau, le second proposant une comparaison avec cinq crises majeures du Xxe siècle (la panique bancaire de 1907 aux USA, le krach de 1929, la faillite des caisses d'épargnes des USA en 1987, l'éclatement de la bulle immobilière en Europe au début des années 1990, et la crise japonaise des années 1990). D'autres crises auraient pu apparaître dans cette étude - l'hyperinflation allemande de la république de Weimar, la crise mexicaine de 1994, la crise asiatique de 1997- puisque le capitalisme n'a cessé d'être rythmé par de tels chocs qui se distinguent tous par une crise financière suivie d'une récession économique. Les crises sont même évidemment antérieures au capitalisme – bien que plus rares et sous formes différentes- ; l'émission "La Fabrique de l'Histoire" sur France Culture est consacrée toute cette semaine aux crises financières, de l'empire romain à 1929.

    Mais il est beaucoup plus risqué de prétendre établir des points communs avec le passé en ce qui concerne les conséquences de la crise sur l'économie mondiale. Le présent est très différent des périodes précédentes de crise sur le plan institutionnel, politique et économique : l'ampleur mondiale et multisectorielle de la crise actuelle peut en effet la rapprocher de la crise de 1929, mais le développement des systèmes de protection sociale notamment, et la concertation politique internationale empêchent d'imaginer des conséquences identiques.

    • Tout d'abord, la crise actuelle est manifestement une des plus grave connue, du fait de son ampleur (nombre de banques en situation de faillite, montant des pertes) et de sa dimension internationale.

    • Il convient cependant de mettre en avant quelques arguments qui rendent très peu probable une réédition dramatique de la Grande Dépression. [...] Aujourd'hui, les leçons de ces erreurs ont été en partie tirées, et les États et les banques centrales semblent beaucoup plus à même d'intervenir pour éviter le pire, même si aucune solution miracle n'émerge pour relancer le système.

    • Les conséquences de cette crise seront donc probablement moins sévères, au niveau mondial, que celles de la crise de 1929. Mais la récession économique pourra avoir des effets très divers selon les pays, en fonction de l'état du marché du travail, du système de production, de la capacité d'innovation ou d'intervention publique. Sur le plan international, les conséquences risquent également d'être très différentes. Cette crise survient alors même que les États-Unis, pour la première fois depuis 1945, ne sont plus à même de soutenir à eux seuls le système financier mondial. Il n'y a plus de puissance hégémonique autour de laquelle un nouveau Bretton Woods pourrait être construit. Cette crise remet fondamentalement en cause un modèle de croissance que les États-Unis ont incarné. D'une certaine manière, l'occident connait aussi peut être une crise idéologique ; pour certains comme Joseph Stiglitz, le référent historique le plus judicieux pour comprendre la situation actuelle est ainsi la chute du mur de Berlin (cf l'entretien avec le Huffington Post). Les pays émergents, en premier lieu la Chine, pourraient être les grands gagnants de ces évènements. Sur ce point, la dimension historique de la crise actuelle est autant essentielle qu’insaisissable, et le passé offre peu de prise.