18 novembre 2008

Le "Que faire ?" d'Obama

Que faire ?, Dedefensa
Dans sa première longue interview depuis son élection, dans le programme 60 Minutes de CBS le 16 novembre, le président Barack Obama a rapporté certaines réflexions et attitudes psychologiques qui, à la fois, témoignent de l’extrême difficulté de sa présidence et rendent compte de l’extraordinaire complexité de la situation actuelle, que ce soit la situation aux Etats-Unis ou la situation mondiale. Le fait le plus remarquable dans ces déclarations est ce point où Obama rapporte qu’à plusieurs occasions, il s’est demandé “par quoi commencer?” parmi les multiples crises pressantes qui existent, quant au choix de la priorité à faire.
[...]
Obama nous a donc confirmé la sorte de difficultés qu’il affronte et l’état d’esprit où il se trouve: la conscience de l’extraordinaire gravité de la situation qu’il doit affronter, la reconnaissance que les événements gouvernent les choix plutôt que le contraire, la nécessité contradictoire où il se trouve de répondre aux attentes de ses électeurs et de respecter les dogmes du système de l’américanisme.


Guantanamo, Irak, crise financière : Obama dévoile ses projets, Le Point
Il n'entrera en fonction que le 20 janvier, mais Barack Obama annonce d'ores et déjà la couleur de sa future politique. Dans une interview exclusive accordée dimanche soir à la chaîne CBS [60 Minutes], la première depuis son élection, le président élu des États-Unis a confirmé ses promesses de campagne de fermer la prison de Guantanamo et de retirer les troupes américaines d'Irak, précisant par ailleurs que son administration allait s'employer à éviter une aggravation de la crise économique.


Commentaires : Alors que Le Point a une approche très grand public et racoleuse ("Obama dévoile ses projets" comme s'ils n'étaient pas connus) de l'interview d'Obama à CBS, le registre de Dedefensa est plus interrogatif. Sur ce terrain, il est intéressant de noter que :
• Obama n'a toujours pas dévoilé les noms des membres de son administration.
• Pékin espère la poursuite du dialogue économique sino-américain par Obama, AFP - Aujourd'hui la Chine.
• Dmitri Medvedev espère améliorer les liens avec Washington, Reuters - Yahoo! Actualités.
• Henry Paulson gèle son plan de sauvetage, RFI - Reuters - Yahoo! Actualités - AFP - Yahoo! Actualités.

Les médias dans les blogs (1)


Valeur de l'information, Le blog à Jef
Je sature un peu de la politique, surtout de celle, peu enthousiasmante, de la cuisine interne du PS [...].
Je viens de terminer un livre savant et fort intéressant dont c'est le titre ("La valeur de l'information", A. Milon, PUF, 1999) mais qui, en fait, me semble s'intéresser davantage à la valeur en elle-même qu'à celle de l'information.
Lire aussi :
• Alain MILON (universitaire), Wikipédia
• Alain MILON, La valeur de l'information : entre dette et don, HAL-SHS
Cet ouvrage propose une approche critique de la valeur de l'information et de l'économie de l'immatériel à travers l'analyse de certaines écoles économiques comme l'économie des coûts de transaction, de l'agence, du contrat, de la convention. Ce livre présente une réflexion sur le statut de l'information, sa valeur, le don et la dette d'information et les réseaux d'information inter-personnels et inter-organisationnels. Existe-t-il seulement une manière de distribuer les cartes de la réalité socio-économique, et la lecture que l'économie propose de cette distribution est-elle unique ou plurielle ? Il s'agit, à travers une lecture anthropologique de la dette et du don, de réfléchir sur la valeur de l'information et la manière dont l'économie se révèle impuissante à rendre compte de la complexité des processus informationnels. La valeur de l'information permet de réfléchir aussi sur les réseaux formels et informels et les réseaux inter-personnels et interorganisationnels de communication en s'appuyant sur Simmel, Mauss, Malinovski, Sahlins, Polanyi, Levi-Strauss, Godelier, Caillé, Lojkine et les lectures anthropologiques du Mana, du Hau et de la Kula.
• Jean-Philippe ACCART, La Valeur de l'information : entre dette et don. Critique de l'économie de l'information, Documentaliste, sciences de l'information
• Michel CORNU, La dette et le don, Contrepoint Philosophique
• Théorie de l'information, Wikipédia
• Asymétrie d'information, Wikipédia
• 14/04/2002, Anthropologie et marketing - Le don en marketing, Jacqueline Winnepenninckx
L'objet de cet article est de reprendre ces différentes perspectives, particulièrement à la lumière de l'ouvrage de Alain Milon La valeur de l'information : entre dette et don : critique de l'économie de l'information et d'enrichir ainsi l'étude du cadeau en marketing. Cet article constitue un préalable à des recherches sur « Le don et sa perception en B to C ».
• 07/12/2004, La valeur de l'information par Pierre Lombard, Journal du Net
Les développements informatiques de l'entreprise ne peuvent être justifiés uniquement par un calcul financier. D'autres bénéfices, moins tangibles certes, sont dus au traitement de l'information.
• 23/01/2006, NTIC et éthiques : la valeur de l'information en ligne (rapport de DESS), WebRankInfo
- L'explosion de l'information à l'ère du numérique
- Naissance des outils de recherche et fonctionnement
- Pourquoi les outils de recherche ont-ils tant d'intérêt pour le commerce électronique ?
- Modèles d'affaires des moteurs de recherche
- Conséquences de ces business models sur le monde de l'information de la connaissance et des langues
- Les moteurs de recherche et le droit
- Les autres sources d'information sur le Web
- Les enjeux liés à l'information
- Conclusion et perspectives
• 08/04/2007, La valeur de l'information, Huyghe
L'intelligence économique nous rèvèle combien l'information est à la fois désirable (il faut garder ses secrets, veiller...), redoutable (on désinforme , on déstabilise, on influence...) et vulnérable (toute entreprise dépend de ses systèmes d'information, de sa réputation...).
• 20/09/2008, La presse d'information traverse une crise profonde et fondamentale de valeur, Mediachroniques
Alors qu'en France, le gouvernement va lancer les "états généraux de la presse" en Octobre, il me semble important d'aborder le problème fondamental (en tout cas selon moi) de la valeur de l'information dans les médias du même nom. Voilà des mois, pour ne pas dire plus, que j'essaye d'écrire ce post. Cette fois, je me jette à l'eau tout en m'excusant par avance des imperfections et sans doute du manque de structure de ma réflexion qui s'appuie essentiellement sur le travail de l'Américain Robert Picard. Je compte sincérement sur vous pour commenter, annoter, suggérer, proposer, débattre, organiser... sur ce sujet.
Cours La valeur de l'information - Stratégie, Doc-etudiant.fr
- Fonction économique de l'information
- Fonction politique de l'information
- Fonction sociale éducative de l'information
- Veille
- L'information utile
- L'information de valeur
- La théorie de l'information
- Les bruits de l'information
- Nature et valeur de la source
- Les 5 questions qui définissent l'information
- La valeur de l'information dans un contexte décisionnel
- Relation information décision
Un blog critique sur l'actualité et les médias, Actualitaz, l'actualité en question
A l'heure où il est possible de "consommer" de l'actualité où que l'on se trouve (chez soi, au travail, dans la rue), à n'importe quel moment de la journée et de la nuit et sur des supports aussi bien électroniques que traditionnels, le citoyen lambda est soumis à une charge d'information d'une violence sans précédent.
Conserver un esprit critique vis a vis de l'information est le devoir de celui qui cherche à comprendre le monde qui l'entoure. Hors, on le sait, l'info est biaisée, dans des proportions plus ou moins graves, que ce soit par les personnages qui nous content leur histoire que par les médias eux-mêmes, de par leurs opinions politiques, des motivations économiques ou des facteurs plus personnels.
Commentaires : Ce nouveau blog est ambitieux et prometteur. Wait and see disent les Anglais, ¿Quién sabe? les Mexicains...
Lire aussi :
• Karl KRAUS, Wikipédia
Si en matière de presse, Karl Kraus « a, d'une certaine façon, connu le pire (une presse qui n'avait jamais été et ne sera sans doute jamais plus à la fois aussi puissante et aussi irresponsable) », la lutte contre la corruption des journaux et des journalistes, qu'il aura mené sans répit, ne constitue que l'aspect le plus anecdotique de son combat. Pour lui, le mensonge journalistique tient dans la structure même du journal, dont le calibrage prédéfini et la parution régulière obligent à faire passer l'information par un prisme déformant, qui égalise dans un même format l'important et l'accessoire, l'évènement historique et le fait divers anecdotique. « Le principe fondamental de la possibilité d'entrée intellectuelle pour tout ce qui est imprimé quotidiennement, écrit Kraus, est : tout est égal et ça sera toujours assez vrai. »
• Karl KRAUS, Œuvres aux éditions Agone
• Articles sur Karl KRAUS, Acrimed
• Jacques BOUVERESSE, Satire & prophétie : les voix de Karl Kraus, Agone, 2007
Karl Kraus a inlassablement attaqué un mal auquel nous sommes exposés plus que jamais : la manipulation par le discours, le mensonge et la corruption de la langue, signe de la corruption de la pensée et du sentiment. Contre cette agression, il a forgé des armes terriblement efficaces et montré comment s'en servir. Son œuvre reste, comme le dit Elias Canetti, une « école de résistance ».
• 14/02/2005, Karl Kraus et sa position dans la vie intellectuelle en Autriche jusqu'en 1936, AAR
• Août 2005, Alain ACARDO, Karl Kraus, contre l'empire de la bêtise, Le Monde diplomatique
Les médias disposent des moyens d'entretenir l'illusion d'une équivalence entre liberté et liberté de la presse, alors que cette dernière signifie surtout liberté des industriels qui possèdent la presse. Sous l'apparence du « débat public », les journalistes dominants ont réussi à imposer leurs normes à des militants et à des intellectuels. Le satiriste Karl Kraus fustigeait déjà ces formes de « bêtise » dans les années 1930.
• 28/01/2008, Les guerres de Karl Kraus, DLC
• 16/03/2008, Jacques Bouveresse : «La presse doit résister à la soumission», Mediapart
• 28/10/2008, Actualité de Karl Kraus ?, Critique, et critique de la critique
• Articles et dossiers, Monde en Question

17 novembre 2008

Après le Sommet du G20

La presse européenne commente positivement le Sommet du G20 :
NRC Handelsblad - Pays-Bas
Ce qui est positif dans ce sommet, c'est que les discussions relatives à l'économie mondiale ne sont plus l'apanage exclusif des pays industrialisés du G7. La rencontre de Washington pourrait rester dans l'histoire comme l'événement marquant le changement des rapports de force dans le G20. Des pays comme la Chine, l'Inde et le Brésil ont dorénavant une voix dans les décisions.
Commentaires : Les médias dominants ne disent pas que la participation aux décisions a un prix.

ABC - Espagne
Ce processus permettra à la communauté internationale de disposer de meilleurs instruments pour repérer les crises, les gérer et les résoudre. Ni plus ni moins.
Commentaires : Ce bel optimisme est démenti par le sacro-saint marché (voir plus bas).

RIA Novosti - Russie
La position de la Russie et d'autres pays émergents a été entendue au sommet du G20 grâce au fait que le groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) a fait front commun, a estimé lors d'un point de presse lundi le vice-ministre russe des Finances, Dmitri Pankine.


Après le Sommet du G20, comme après l'annonce du plan Paulson, les bourses de Wall Street et de Paris continuent à baiser. Voir la carte interactive des indices publiée par Le Journal des Finances. La liste des pays en récession s'allonge et "Les inquiétudes sur l'économie ne se sont pas dissipées au cours du week-end, alors que le sommet du G20 n'a donné lieu à aucun accord susceptible de changer significativement les perspectives à court terme", a estimé Patrick O'Hare, du site d'analyse financière Briefing.com (AFP - Yahoo! Actualités).

Alors que la déclaration finale du Sommet du G20 à Washington inclut l'engagement exprès des participants de ne pas réagir à la crise par une politique protectionniste, chaque pays cherche aussi des solutions nationales à la crise :
• Barack Obama veut trouver des solutions nationales à la crise, Euronews - Yahoo! Actualités
• Crise : la Russie respectera les décisions du G20 mais pas au détriment de ses intérêts nationaux, RIA Novosti
• G20 : le Japon appelle la Chine à augmenter sa contribution au FMI, Aujourd'hui le Japon

WYPLOSZ Charles, Le G7 est mort. Vive le G20 ?, Telos
Comme prévu, le sommet du G20 aura accouché de vœux pieux et d’une longue déclaration qui promet des lendemains qui chantent. Rien de ce qui figure dans la déclaration finale n’est nouveau.
[...]
Parmi les aspects positifs on peut noter un bon diagnostic de la crise financière, qui reconnaît même que les pouvoirs publics « dans certains pays » n’ont pas pris la mesure des dangers qui s’accumulaient. [...] Le G20 s’est aussi beaucoup préoccupé d’améliorer la réglementation financière, un besoin flagrant. Mais aucune mesure spécifique n’a été annoncée, et pour cause. [...] De même, promettre plus de transparence dans les comptes des banques, c’est bien, mais quelque peu naïf. Chaque entreprise a ses secrets de fabrication, auxquels elles tiennent jalousement, et même très légitimement ; pour les banques, c’est la composition de leurs portefeuilles. Quoi qu’on fasse, elles sauront toujours trouver la parade.
[...]
Tout le reste est de l’eau tiède. On parle de renforcer la coopération entre les régulateurs nationaux. C’est très bien, mais il faut reconnaître que même en Europe, où la coopération économique a atteint un niveau unique au monde (marché commun, monnaie commune), les régulateurs et les superviseurs nationaux sont parvenus à maintenir leurs prés carrés, soutenus par leurs gouvernements qui caressent tous l’idée d’utiliser la réglementation pour protéger les champions nationaux. On voit mal les Anglais et les Chinois soumettre leurs banques à une quelconque supervision supranationale, et les Français n’y sont pas plus disposés, ni aucun autre pays d’ailleurs.
[...]
Le G20 indique son intention de « revoir » les rémunérations des dirigeants. Il est éminemment souhaitable que ces rémunérations soient conçues de manière à encourager plus de prudence, et de nombreuses idées ont été avancées dans ce sens. Mais, dans les entreprises privées, ces rémunérations sont fixées par les actionnaires. On peut toujours essayer de légiférer en la matière, mais toute loi est faite pour être contournée. De plus, un pays plus laxiste a de fortes chances d’attirer les meilleurs talents, une tentation à laquelle il sera difficile de résister.
[...]
Le communiqué de Washington se garde bien de mentionner une refondation de Bretton Woods. Cette idée était mort-née, elle est désormais enterrée.
[...]
Finalement, que restera-t-il de ce G20 ? Probablement sa naissance. [...] Dans presque tous les domaines, comment croire que l’opinion – lire : les intérêts – du Canada, de l’Italie, et même de la France, compte infiniment plus que celle de la Chine, de l’Inde ou du Brésil ?
[...]
Manifestement, le Sommet de Washington n’a pas été réuni pour être efficace, juste symbolique et spectaculaire. Malheureusement, ce ne sont ni les symboles ni les spectacles qui règlent les grandes questions du monde.

Commentaires : Le point de vue d'un économiste, qui appartient au système, est beaucoup plus riche d'informations (soulignées en gras) que beaucoup de critiques de "gauche" (si cela a encore un sens).

Version policière des «sabotages SNCF» (1)

« L'Insurrection qui vient » ou le livre comme pièce à conviction, Claude Guillon
Avant d’y revenir ultérieurement, sous la forme qui me paraîtra la plus adéquate aux circonstances, je souhaite réagir à l’un des points particuliers de l’affaire dite abusivement des « sabotages SNCF », en réalité l’un des épisodes de la mise en place et en application des nouvelles dispositions européennes dites « antiterroristes ».

La police a souligné la présence, chez un certain nombre de personnes baptisées « membres de la mouvance anarcho-autonome », d’un petit ouvrage intitulé L’insurrection qui vient (La Fabrique éditions, 2007 [version PDF]). Cet opuscule est signé par un « Comité invisible », que les journalistes ont eut tôt fait de rebaptiser « Cellule invisible », ce qui, dans leur imagination, évoque davantage l’obscurité des conspirations.


Comité invisible : l'affaire du sabotage des lignes SNCF, La République des Lettres
Il est inutile de préciser que, des journaux dits "de référence" aux chaines et radios publiques ou privées, l'affaire des "anarcho-autonomes" tourne en boucle, générant les pires délires sur la présence de "l'ultra-gauche", ce nouvel ennemi intérieur qui réunirait les enfants d'Action Directe, des Brigades rouges, d'Al-Quaïda, de l'ETA et de la Fraction Armée Rouge réunis. Spécialistes es Anarchie et Terrorisme occupent les plateaux entre deux flashs d'info TGV pour expliquer que la France risque bientôt de sombrer sous l'action violente de "l'ultra-gauche".

Au vu des premiers éléments du dossier, les avocats des inculpés ramènent bientôt l'affaire de la "Cellule invisible" à ce qu'elle est réellement, à savoir plutôt une affaire politico-judiciaire pour délit d'opinion.


Je ne suis pas terroriste… mais je me soigne, rewriting.net
A défaut de preuves formelles, les policiers anti-terroristes ont trouvé “un manuel contenant des indications sur le comportement à adopter lors d’une garde à vue pour résister au mieux à la pression des policiers” lors de leurs perquisitions, dans l’affaire de la “mouvance anarcho-autonome“, qu’ils surveillaient depuis des mois (voir ce qu’en disait, en juin dernier, le Syndicat de la Magistrature : La Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout).

Recensement des guides pratiques comme "Face à la police / Face à la justice Guide de self-défense juridique".


Lire aussi :
• "Sabotages SNCF", Google Actualités
• "Sabotages SNCF", Yahoo! résultats Actualités
• "L'Insurrection qui vient", Google Actualités
• "L'Insurrection qui vient", Yahoo! résultats Actualités

Guerres : Afghanistan, Irak, Iran... Palestine/Israël

Irak, Afghanistan : comment penser la guerre de demain ?, Rue89
L'Irak et l'Afghanistan sont-ils en train de devenir le modèle des guerres de demain ? Pour clore notre semaine, "Demain, la guerre..." en partenariat avec France Culture, revenons sur ces deux conflits. En particulier sur la manière dont ils ont renouvelé la doctrine des armées occidentales. Où l'on voit ressurgir les enseignements de la guerre d'Algérie...

Commentaires : Plusieurs vidéos intéressantes, notamment celle du général Massu.


Chronologie de la guerre en Irak depuis le 1er mai 2003, NouvelObs

Védrine : les derniers néo-cons sont-ils à Paris ?, Rue89
Hubert Védrine, l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, a lancé une pique ironique à son lointain successeur Bernard Kouchner, qui avait mis en garde les Etats-Unis contre un dialogue direct avec l'Iran.

"Ça m'a fait rire de lire que Bernard Kouchner était allé faire une conférence à Washington pour mettre en garde les Etats-Unis contre le risque de parler à l'Iran. Faudrait pas qu'on soit les derniers néo-conservateurs du système. Il faudrait peut-être se projeter dans une autre politique: parler à l'Iran n'est pas plus absurde que de parler à l'URSS à l'époque où celle-ci menaçait l'Occident de l'annihiler"

Commentaires : Toutes les vidéos de l'interview.


DAVIES Chris, Quand l’Europe a été occupée, elle a résisté, ISM
L'agression contre Chris Davies, le porte-parole sur l’environnement du parti démocrate-libéral anglais et membre de la délégation parlementaire de l'Union Européenne (UE) au Conseil Législatif Palestinien (CLP), a envoyé un message politique très fort au Parlement Européen.

Davies a été agressé alors qu'il prenait part, avec plusieurs Israéliens, Palestiniens et étrangers à une manifestation de protestation contre le Mur de séparation qui sépare les agriculteurs palestiniens de leurs terres dans le village cisjordanien de Bi'ilin.

Davies critique la partialité des États-Unis envers Israël et remet en question la politique de l'Union Européenne concernant le Hamas.


Haniyeh : Nous accepterons Israël dans les frontières de 1967, ContreInfo
Le dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, Ismail Haniyeh, a déclaré hier que son gouvernement était disposé à accepter un Etat palestinien aux côtés d’Israël dans les frontières de 1967.

Il s’exprimait lors d’une rencontre avec 11 parlementaires européens qui étaient partis de Chypre pour la bande de Gaza afin de protester contre le blocus maritime du territoire imposé par Israël. Haniyeh a déclaré à ses hôtes qu’Israël avait rejeté son initiative.

16 novembre 2008

L'enjeu du Sommet du G20 (4) suite

Le Sommet du G20 fut un succès parce qu'il s'est contenté de préconisations (Le texte complet est publié par The New York Times). L'une d'entre elles est plus importante qu'il n'y paraît :
A moyen terme, mieux refléter l'évolution des poids des économies dans le FMI et la Banque mondiale.
NouvelObs

Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 ont convenu samedi d'accroître la représentation des pays en développement au sein du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, selon le communiqué publié à l'issue de leur premier sommet, à Washington.
Romandie News


Mais cette participation a un prix :
• La Chine devrait prêter plus d'argent au FMI (on parle de 100 milliards de dollars) pour occuper une place plus importante.
• Plus de 150 pays, dont la plupart des pays d'Amérique latine, des Caraïbes, d'Afrique, d'Asie et d'Océanie, n'auront pas le droit d'émettre leurs vues sur l'ordre financier international.
• Le FMI et la Banque mondiale feront encore payer aux plus pauvres les pertes des plus riches (Le Grand Soir).

La Chine n'est pas pressée d'affirmer sa puissance, en pillant l'Afrique et l'Amérique latine, car le temps joue en sa faveur. Pendant que Nicolas Sarkozy attire l'attention des médias, Hu Jintao "renforce la coordination face à la crise financière" avec le Brésil et la Russie.


Source : Xinhua


La retour à la réalité risque d'être brutal :
Première réaction des marchés, les places du Golfe seules ouvertes le dimanche, ont chuté déprimées par les mauvaises perspectives économiques, Dubaï perdant notamment 4,5%.
AFP - Yahoo! Actualités

Wall Street aura du mal à éviter d'être dans le rouge la semaine prochaine, résultats de sociétés et indicateurs économiques risquant d'attester d'un ralentissement conjoncturel prolongé.
Reuters - Yahoo! Actualités

L'enjeu du Sommet du G20 (4)

Le Sommet du G20 s'achève sur des déclarations de principe et un vague plan d'action, qui ne mécontente personne et satisfait donc tout le monde.
Cela est illustré par cette dépêche, dont la pauvreté de contenu est compensée par le titre "Le plan d'action du G20 en détails" et l'accroche "Plus aucune zone d'ombre, des places financières sous haute surveillance, le G20 veut davantage de régulation" (Euronews - Yahoo! Actualités).


Source : Xinhua


Nicolas Sarkozy présente l'événement comme "historique" pour s'en attribuer naturellement tous les mérites. Le plus intéressant est dans cet aveu (Reuters - Yahoo! Actualités) :
Il s'est réjoui que le président chinois Hu Jintao n'ait "rien bloqué", que son homologue coréen ait été "très moteur" et le Premier ministre indien "très coopératif".


Hu Jintao a fait des propositions pour l'avenir car, selon la Chine, le G20 est la première étape d'un processus (Xinhua) :
La réforme du système financier international doit permettre d'établir un nouvel ordre financier international qui est juste, inclusif et méthodique et qui crée un environnement institutionnel en faveur d'un bon développement de l'économie globale", a-t-il indiqué.

Il faut qu'elle soit menée de manière complète, équilibrée et progressive en accordant l'importance à ses résultats.

Une réforme complète est celle qui a un plan général et comprend des mesures pour améliorer non seulement le système financier international, le système monétaire et les institutions financières, mais aussi les règles et les procédures financiers internationaux", a-t-il précisé.

"Une réforme équilibrée est celle qui est basée sur une considération globale et cherche un équilibre entre les intérêts de toutes les parties", a dit le président chinois.


Si la presse russe rapporte avec gourmandise que «l'intervention du président russe lors du sommet financier du G20 à Washington a été qualifiée samedi "d'extraordinaire" par le Wall Street Journal», elle ne dit pratiquement rien de plus (RIA Novosti).

Luiz Inacio Lula da Silva a plaidé pour une meilleur représentation politique des pays en développement (Xinhua) :
M. Lula, président par intérim du G20, a appelé également à une régulation équitable du système financier international et de l'économie mondiale.

Selon lui, le G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne, Canada, Russie) n'est plus approprié dans le monde mondialisé d'aujourd'hui et le G20 devrait jouer un rôle plus important dans la définition des régulations financières internationales.

"Nous parlons maintenat du G20 parce que le G8 n'a plus de raison d'exister, en d'autres termes, les économies émergentes doivent être prises en considération dans le monde mondialisé d'aujourd'hui", a-t-il dit.

"Les organisations multilatérales et les règles internationales existantes ont été rejetées par l'histoire. Le Fonds monétaire internationale et la Banque mondiale devraient s'ouvrir davantage à une plus grande participation des économies en développement", a dit M. Lula dans son discours prononcé lors du sommet du G20.

"Cela signifie plus de voix et plus de représentations pour les pays en développement", a-t-il souligné.


Sommet du G20 : les réactions, NouvelObs.

Des bénéfices record

Après une année 2007 record, les entreprises du CAC 40 pourraient voir leurs bénéfices encore augmenter de plus de 12% en moyenne en 2008 malgré la crise, selon une étude du cabinet PriceWaterHouseCoopers (PWC) publiée samedi dans Le Monde.

Se fondant sur des estimations de résultats pour toute l'année 2008, les experts du cabinet d'expertise comptable ont calculé qu'au total, les quarante plus grosses entreprises françaises allaient enregistrer une hausse de 12,09% de leurs bénéfices par rapport à 2007, une moyenne pondérée en fonction de la capitalisation boursière de chaque société.

Selon PWC, qui a réalisé cette étude à la demande du quotidien, les entreprises voient encore progresser leurs résultats en 2008 car "la traduction chiffrée de la crise n'apparaîtra réellement dans les résultats qu'en 2009".

Le bénéfice net total des entreprises du CAC 40 "anticipé actuellement par les analystes" est de 99 milliards d'euros pour 2008, d'après PWC.

Source : AFP - Yahoo! Actualités

Sommet UE-Russie (2)

Revue de presse européenne, euro|topics
Le problème majeur pour le quotidien Corriere della Sera est la dépendance de l'UE à l'énergie russe : "Le ciel politique au-dessus de Nice est de plomb aujourd'hui. La soif d'énergie, que l'on ne peut pas ignorer, pèse comme un roc sur la table des négociations. L'UE tente de libérer ses conduites de gaz des griffes de l'ours russe, tandis que [le Premier ministre russe Vladimir] Poutine travaille dans le sens contraire. L'UE veut se créer un espace énergétique d'urgence, de l'énergie éolienne néerlandaise et de l'énergie hydraulique norvégienne aux gazoducs transsahariens du Nigeria et au gaz d'Azerbaïdjan, pour pouvoir s'approvisionner elle-même dès que la Russie aura fermé les vannes. Les 27 pays européens importent 61 pour cent de leurs besoins de Russie, et sept d'entre eux dont les Etats baltes sont complètement dépendants de Moscou. Cette situation est trop risquée."


UE et Russie se rejoignent sur la sécurité et la crise, Reuters - Yahoo! Actualités
Réunis à Nice, Européens et Russes ont appelé à l'organisation en 2009 d'un sommet avec les Américains sur un nouveau cadre de sécurité en Europe et Nicolas Sarkozy a demandé à Moscou et Washington de s'abstenir d'ici là de tout déploiement de missiles sur le Vieux continent.

"En tant que président de l'Union européenne, je propose une rencontre, mi-2009, dans le cadre de l'OSCE (Organisation de sécurité et de coopération en Europe), pour poser les bases d'un accord sur la sécurité pan-européenne", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse.


Sarko sur la brèche et dans la brèche, Medvedev en bandoulière, Dedefensa
Le Guardian, aujourd’hui également, va plus loin et il a raison. Il présente la démarche de Sarkozy comme une alliance de facto entre le Français et le Russe Medvedev dans cette affaire du BMDE. Il observe que le président français soutient la proposition russe d’un nouvel arrangement paneuropéen de sécurité («Sarkozy backs Russian calls for pan-European security pact»), dans lequel doit s’inscrire une résolution de l’affaire BMDE/Iksander par l’élimination conjointe des deux projets.

[...]

Le sommet de Nice a impliqué officiellement l’UE dans l’affaire du BMDE, ce que l’UE se refusait jusqu’ici à faire. Cela laissera de très lourdes traces. Désormais, la voie empruntée par le sommet de Nice conduit à des manœuvres de grand style sur la sécurité européenne, cette fois avec l’UE et les Européens obligés à être partie prenante, plutôt que l’habituel regroupement moutonnier au sein de l’OTAN. Inutile de dire que l’on se prépare de rudes affrontements au sein de l’UE, par exemple lorsque les Tchèques en seront les présidents (en janvier-juillet 2009). Bien entendu, en même temps que leurs dirigeants ne pouvaient s’opposer à l’initiative française engageant l’UE, Tchèques et Polonais se rassemblaient à Prague et en catimini pour affirmer leur certitude “à 100%” que le BMDE serait installé, – ce qui est beaucoup préjuger de la positon du nouveau président US.

L'enjeu du Sommet du G20 (3)

Le Sommet du G20 «a pour objectif de réformer et réguler le système financier international» (RFI), mais cette déclaration officielle masque l'intérêt des États-Unis à maintenir un statu quo politique qui leur est favorable.

De nouvelles alliances se sont nouées, celle entre l'UE et la Russie (Monde en Question) et celle entre Tokyo, Pékin et Séoul (RIA Novosti) et entre l'Europe et l'Asie.

Mais il est douteux que ces alliances aboutissent à «tenir compte des intérêts des nouvelles puissances économiques que sont la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie, ou encore les pays exportateurs de pétrole» (Les Affaires).

Mais un processus est en cours, qui inexorablement aboutira à un nouveau partage du pouvoir politique au sein des organisations internationales conforme au pouvoir économique (Xinhua).

Le temps joue en faveur de la Chine :
[Les économistes et les experts financiers chinois ] pensent que les participants au Sommet vont probablement attendre que la Chine commence à jouer un rôle plus important et prenne sur elle plus de responsabilité en fonction de sa grande taille économique.

A court terme, les économistes et les experts financiers pourraient s'adresser à la Chine pour qu'elle fournisse des liquidités en dollars américains aux banques centrales de nombreux pays, lui demander de continuer à détenir des actifs en dollars dans les réserves de devises étrangères, et, à moyen terme, de demander qu'elle adopte un système plus flexible du taux de change.

En mettant en évidence l'importance croissante de la Chine, certains économistes suggèrent aussi qu'on pourrait lui donner une position plus importante dans les principaux organismes monétaires internationaux afin qu'elle puisse jouer une fonction dans le remodelage de la nouvelle structure financière internationale.

Wang Tao, économiste de l'UBS Securities a dit à China Daily: "La question d'accroître le rôle de la Chine dans les organismes internationaux importants, comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, sera certainement discutée".

Le Quotidien du Peuple


G20 : les USA doivent en priorité éliminer les actifs "toxiques", Aujourd'hui le Japon
Le Premier ministre japonais Taro Aso va pousser lors du sommet du G20 à Washington pour que les Etats-Unis et les autres pays touchés par la crise donnent la priorité à l'élimination des actifs "toxiques" des bilans de leurs établissements financiers.

"La première chose à faire c'est de donner une information complète sur les crédits douteux et retirer ces actifs à problèmes des bilans" des banques et autres institutions qui en détiennent, a indiqué Kazuo Kodama, porte-parole du ministère des Affaires étrangères nippon.

Le porte-parole a émis une critique à peine voilée de déclarations récentes du secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson qui a annoncé mercredi qu'il privilégiait désormais l'apport par l'Etat de capitaux aux banques, plutôt que d'utiliser l'enveloppe budgétaire de 700 milliards de dollars à sa disposition pour leur racheter leurs actifs invendables.

La Russie commence à former une zone rouble, RIA Novosti
Après la Biélorussie, la zone rouble sera sans doute étendue à la Moldavie où les chefs de gouvernement des pays membres de la CEI (Communauté des Etats indépendants) se sont réunis vendredi pour discuter de "l'intempérie financière" dans le monde. La Moldavie pourrait être suivie de la Chine et des autres pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).

14 novembre 2008

Sommet UE-Russie (1)

Pour la Russie, le Sommet UE-Russie à Nice est l'occasion de renforcer ses positions stratégiques en Géorgie et de préparer des propositions politiques communes pour le Sommet du G20 à Washington.


Source : RIA Novosti


Voici quelques extraits de l'analyse de Andreï Fediachine publiée par RIA Novosti.
Le document, signé par le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune Javier Solana, indiquait ouvertement que la reprise des négociations avec la Russie était d'une nécessité urgente. Il soulignait que sans la Russie, il était impossible de régler les problèmes du Proche-Orient, de l'Iran et de la Corée du Nord ainsi que les conflits gelés en Europe, les problèmes du terrorisme, de la sécurité nucléaire, de la stabilité, mais aussi la crise financière... De surcroît, la Russie assure la stabilité énergétique de l'Europe, et il serait préférable d'avoir de bonnes relations avec ce genre d'Etats.

[...]

La Russie n'est pas qu'un robinet de gaz pour l'Europe. Elle représente également un débouché colossal pour la production européenne. Or, on ne discute pas devant ce genre de marché. Fin octobre dernier, les échanges commerciaux entre Moscou et Bruxelles se sont accrus de 37 milliards d'euros, par rapport à la même période de 2007, ayant atteint 170 milliards d'euros. La lettre de Javier Solana mentionnée ci-dessus indiquait notamment que l'UE ne pouvait pas négliger le fait que toujours plus de réserves de change étaient converties en euros en Russie et que ce pays représentait à l'heure actuelle l'un des plus importants "détenteurs d'euros" dans le monde.

[...]

Bruxelles désapprouve plusieurs choses :
a) l'industrie européenne de transformation du bois pâtit de l'augmentation par la Russie des taxes à l'exportation du bois;
b) les limitations strictes sur le taux de pesticides autorisés dans les produits carnés importés de l'UE, ce sont [selon l'Europe] des "restrictions commerciales cachées destinées à protéger le producteur national" qui peuvent mener à l'interdiction totale des importations en Russie de viandes et volailles européennes;
c) le déchargement obligatoire des prises de pêche dans les ports russes est qualifié de "forme de restrictions commerciales".
L'Europe insiste également pour que la Russie signe avec elle un accord autorisant les compagnies aériennes européennes à survoler gratuitement la Sibérie, en le posant comme préalable à son adhésion à l'OMC.


Lire aussi :
• Interview du président russe Dmitri Medvedev au quotidien français Le Figaro, RIA Novosti
• Considérable bouleversement discrètement en cours, Dedefensa
• UE-Russie, RIA Novosti
• UE-Russie, Yahoo! Actualités
• Russie-UE, RIA Novosti

L'enjeu du Sommet du G20 (2)

L'enjeu du Sommet du G20 tourne autour du leadership du Nord (USA et UE) contre le Sud. La Russie et la Chine, aidées par l'UE, joueront un rôle majeur pour réduire l'influence politique des États-Unis à son poids économique.

Il est significatif qu'avant le G20 Wall Street soit en baisse (Le Journal des Finances) alors que les bourses d’Asie sont en hausse (Le Journal des Finances).

Tous ceux qui plaident pour un "Bretton Woods II" cherchent à appliquer une recette du passé, mais le BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) plaide pour un rééquilibrage politique :
La crise, que beaucoup imputent à des prises de risque excessives et à une gestion déficiente des risques sur les marchés financiers, a mis en évidence la nécessité d'une réforme complète de la structure économique et financière globale existante, en d'autres termes du système Bretton Woods (du nom des accords qui gouvernent la finance mondiale depuis la fin de la seconde guerre mondiale), a précisé M. GGe Huayong [directeur éxécutif de Chine au FMI].

La réforme monétaire et financière internationale devrait respecter les deux principes de réforme continue et de large participation pour que tous les pays dans le cadre économique et financier global puissent équilibrer leurs droits et obligations et prendre part équitablement au processus d'élaboration de régulations, a-t-il ajouté.

Source : Xinhua.


Ce Sommet du G20 «est l'occasion pour la Chine d'affirmer sa puissance en montrant la voie à suivre» :
"Avec près de 2 milliards de dollars en réserves étrangères et un excédent budgétaire, la Chine a des marges plus larges de relance budgétaire que les gouvernements de nombreux pays en voie de développement, qui doivent en plus faire face à de déficits extérieurs élevés et le fardeau de la dette", a déclaré Jing Ulrich, directrice générale et présidente de China Equities J.P. Morgan.

Les économistes disent que la Chine est une trop grande économie qui ne montre pas sa position aujourd'hui. C'est pourquoi ils pensent que les participants au Sommet vont probablement attendre que la Chine commence à jouer un rôle plus important et prenne sur elle plus de responsabilité en fonction de sa grande taille économique.

En mettant en évidence l'importance croissante de la Chine, certains économistes suggèrent aussi qu'on pourrait lui donner une position plus importante dans les principaux organismes monétaires internationaux afin qu'elle puisse jouer une fonction dans le remodelage de la nouvelle structure financière internationale.

Source : Aujourd'hui la Chine


Considérable bouleversement discrètement en cours, Dedefensa
Il devrait suffire de consulter cette réponse du président russe Dmitri Medvedev à une question, dans l’interview du Figaro, le 13 novembre, pour mesurer le changement intervenu dans les relations paneuropéennes, essentiellement entre la Russie et les grands pays de l’UE, et plus généralement dans les relations internationales en général, avec les deux crises successives de Géorgie (7 août 2008) et du système financier international (15 septembre 2008). La question est celle-ci: «Vous participez ce week-end au sommet de Washington sur la crise. Arrivez-vous à Washington avec des propositions précises?», – et cette question, en vérité, aurait aussi bien pu mentionner le sommet entre la Russie et l’UE, aujourd’hui à Nice, avant le sommet du G20 à Washington…

Voici la réponse de Medvedev:

«Non seulement je vais arriver avec des propositions mais je les ai déjà envoyées au président Sarkozy, au premier ministre Berlusconi, à la chancelière Merkel, au premier ministre Brown. Ce n'est pas un secret, nous partageons la même vision de la genèse et de la nature de la crise. Nous devons trouver des solutions pour stabiliser durablement le système financier et le réformer. Comment minimiser les dégâts de la crise actuelle ? Comment éviter la répétition d'une telle crise ? Nous devons trouver les réponses à ces deux questions clés.

»La nouvelle architecture financière mondiale doit être en premier lieu plus transparente, plus prévisible. Il faut jeter les bases d'un nouveau Bretton Woods qui comprendra de nouvelles institutions internationales de crédit, un nouveau système de comptabilité, un nouveau système d'assurance du risque. Nous avons proposé l'idée d'un système d'alerte préalable des risques, qui doit être repris à leur compte par tous les pays.»

[...]

L’Europe est particulièrement en pointe dans cette transformation, au travers de la transformation ultra-rapide, actuellement en cours, des relations entre les “acteurs essentiels” de l’UE et la Russie. La situation ridiculise absolument cette évaluation des proclamations de la fin août 2008 sur l’“isolement de la Russie” (crise géorgienne), – il y a seulement trois mois! – comme celle d’une époque antédiluvienne. Il y a une dynamique historique en marche qui nous paraît irrésistible. Les USA d’Obama, avec quelque retard, devraient chercher à suivre, – cela, au lieu de l’analyse convenue d’un monde dans l’attente d’un “leadership restauré” des USA, antienne d’une autre époque, dépassée et obsolète. («Dans cette bulle [d’] “obamania”, il y a quelque part en creux l'attente d'un leadership américain mais, cette fois, éclairé, bon et éclairé»; cette analyse émouvante de Pierre Lellouche à France 24 le 7 novembre 2008, aurait sans aucun doute eu son petit succès en 1981, par exemple.) On n’a certainement jamais vu autant d’activité diplomatique de coopération et de transformation qu’en cette période d’une transition si importante aux USA, c’est-à-dire avec les USA absents, – Bush inexistant, Obama pas encore installé. L’activité diplomatique intense en cours montre que le monde n’est nullement en attente d’une “restauration” du leadership US pour recommencer à fonctionner, mais qu’il fonctionne effectivement.


Revue de presse française, NouvelObs
LA CHARENTE LIBRE
L'Europe, outre l'intérêt qu'elle a d'agir de concert avec Moscou lors du sommet du G20, ne peut oublier qu'elle dépend pour la moitié de ses importations de gaz de la Russie.

LA PRESSE DE LA MANCHE
Nicolas Sarkozy a rappelé à plusieurs reprises que les accords de Bretton Woods qui, après la guerre, ont organisé le système actuel autour du dollar-étalon, établi monnaie de référence, n'ont plus guère de sens aujourd'hui, sinon la force de l'habitude. Tout simplement parce que l'Amérique a joué et triché avec sa monnaie, sous prétexte que son statut la rendait intouchable. La dette américaine de l'Etat fédéral, des cinquante Etats, des collectivités, des entreprises et des particuliers, est considérable, elle n'a rien à voir avec la valeur affichée du dollar. Ce qui explique la confiance qui se porte vers l'euro qui, insensiblement, devient une monnaie de référence plus crédible, pour de nombreux pays. Pour Nicolas Sarkozy, l'hégémonie du dollar est à revoir, et il n'est pas sain qu'une seule monnaie puisse vivre sur le dos des autres.

Commentaires : Nicolas Sarkozy reprend la position de de Hu Jintao (Chine) et Dimitri Medvedev (Russie).
Lire aussi :
• Nicolas Sarkozy, porte-parole de Hu Jintao, Monde en Question.
• Sarkozy, porte-parole de Medvedev, Monde en Question.
• Dmitri et Nicolas en hyper-phase, Dedefensa.


Sommet de Nice : Russes et Européens en quête d'alliance avant le G20, AFP - Yahoo! Actualités
Les dirigeants russes et européens, qui sont confrontés à un climat économique de plus en plus difficile, ont multiplié les signes de convergence sur ce sujet ces derniers jours.


Le G20 de Washington va chercher à enrayer la crise, la récession s'étend, AFP - Yahoo! Actualités
La marge de manoeuvre du président américain, en fin de mandat, est de toute façon réduite. Et les deux mois qui séparent son successeur Barack Obama de sa prise de fonction pourraient également encourager l'immobilisme de Washington.

Les Européens admettent que la réunion de Washington ne débouchera pas sur un nouveau "Bretton Woods", du nom des accords ayant donné naissance en 1944 à l'architecture financière actuelle, comme certains le souhaitaient, notamment les Français.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a averti qu'il ne fallait pas attendre "dans l'immédiat un miracle" de ce sommet, mais plutôt le "début d'un processus".


Le G20 a quelques mois pour changer le système financier mondial, Reuters - Yahoo! Actualités
George Bush invitera ainsi la communauté internationale à réparer le système financier international et non à le "démanteler" et défendra l'idée que la liberté des marchés reste "le meilleur système", a fait savoir mercredi la Maison blanche.

Les pays émergents, eux, mettent en avant un renforcement de leur participation aux institutions internationales.

L'UE, qui sera en force autour de la table - France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Pays-Bas et Commission européenne, défendra une position adoptée vendredi dernier par les 27 à Bruxelles.

Commentaires : La position de l'UE est proche celles de la Chine et de la Russie.


Le G20 se mobilise face à la crise, première récession en zone euro, AFP - Yahoo! Actualités
Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays exerce la présidence de l'Union européenne, a estimé que la réunion du G20 "ne doit pas être un sommet pour rien". "La crise financière est d'une très grande gravité. (...) il faut changer les choses, il faut les changer durablement, structurellement", a-t-il déclaré.

Il a salué l'engagement de la Russie dans la recherche de solutions à la crise, lors d'un sommet UE-Russie à Nice (sud de la France).

"Je crois pouvoir dire là aussi que les propositions russes, techniques, financières, économiques, sont de grande qualité et qu'elles se rapprochent beaucoup des propositions européennes", s'est félicité M. Sarkozy.

Sarkozy porte-parole de Medvedev


Source : RFI

En septembre, on pouvait remarquer que Nicolas Sarkozy portait le même costume que Dimitri Medvedev et déduire que ce petit détail vestimentaire augurait une convergence de vue à propos de la Géorgie (Revue de presse).


En novembre, Sarkozy va encore plus loin :
• Le 13 novembre, Dmitri Medvedev exprime le vœu «que la Russie et l'Union européenne vont pouvoir "parler d'une seule voix" au sommet de Washington (G20) sur la crise financière» (AFP - Yahoo! Actualités).
• Le 14 novembre, Nicolas Sarkozy se félicite «que les propositions russes, techniques, financières, économiques, sont de grande qualité et qu'elles se rapprochent beaucoup des propositions européennes"» (AFP - Yahoo! Actualités).

Lire aussi : Nicolas Sarkozy, porte-parole de Hu Jintao, Monde en Question.

13 novembre 2008

L'enjeu du Sommet du G20 (1)

Medvedev : la Russie et l'UE vont "parler d'une seule voix" au G20, AFP - Yahoo! Actualités
Le président russe Dmitri Medvedev a estimé jeudi que la Russie et l'Union européenne vont pouvoir "parler d'une seule voix" au sommet de Washington (G20) sur la crise financière.

Commentaires : Dmitri Medvedev exprime ce vœu dans le cadre du Sommet Russie-UE qui s'ouvrira le 14 novembre à Nice.
RIA Novosti - Yahoo! Actualités


G20

Source : Leaders-20


G20 - Votre mission : sauver l'économie mondiale, LCI
Les grands pays émergents, qui continuent à tirer la croissance mondiale, veulent de leur côté pousser la porte du club fermé des pays riches pour être associés à part entière à la conduite des affaires économiques de la planète. A la faveur de la tempête financière qui fait trembler les économies les plus avancées, le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, qui forment le groupe dit des "Bric", ne veulent plus se contenter d'un strapontin aux discussions sur la nouvelle architecture financière. La nouvelle influence de ces pays, et en particulier de la Chine, s'est fait sentir avec l'annonce par Pékin d'un plan de relance record de 586 milliards de dollars qui a dopé lundi toutes les Bourses mondiales.

Le Brésil et l'Inde, qui se sont faits les porte-paroles des émergents, réclament une nouvelle gouvernance pour éviter des crises à répétition qui touchent durement les plus pauvres très dépendant de leurs exportations de matières premières. Ces pays ont déjà obtenu partiellement gain de cause lors d'une réunion le week-end dernier à Sao Paulo des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales des pays les plus industrialisés et des principaux pays émergents. Ceux-ci ont en effet reconnu la nécessité de "réformer en profondeur" les institutions financières internationales. Reste aux "nouveaux grands" à transformer l'essai, dès samedi.

Commentaires : Le Sommet du G20 s'ouvrira le 15 novembre à Washington.
Yahoo! Actualités


Attention chefs d’Etat : le sommet du 15 novembre sera aussi celui de la dernière chance !, AgoraVox
Durant l’été 1933 et alors que les gouvernements américains et britanniques sont sur le point de perdre le contrôle de la situation, un sommet international est organisé à Londres, sommet qui se solde toutefois par un échec pitoyable, entraînant dans son sillage l’effondrement des économies US et allemandes qui devaient se contracter de 50% dans les années à venir. Les années suivantes seront alors dominées par un chômage atteignant progressivement le tiers de la masse salariale des pays développés et devant se maintenir à des niveaux records - à deux chiffres - pendant plus de dix ans par la suite...

Commentaires : L'histoire ne se répète pas, elle bégaie a dit Karl Marx. L'enjeu du Sommet du G20 tourne autour du leadership du Nord contre le Sud. Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine joueront un rôle majeur pour contrecarrer le poids actuel des États-Unis. Lire : BAKER Dean, La crise financière est aussi un conflit Nord-Sud, ContreInfo.

Non, la guerre contre l'Irak n'est pas finie

Irak, la guerre est finie

Source : Le Flambeau


Après des années de luttes acharnées contre les terroristes pour amener la démocratie et la liberté, le gouvernement américain a pris la décision de mettre un terme à sa présence sur le sol irakien. Cette nouvelle applaudie par les capitales du monde entier émane du très sérieux New-York Times. «Les troupes américaines doivent quitter Bagdad sur-le-champ, et arrêter toutes les opérations. C’est la meilleure décision que nous avons jamais prise, assure le secrétariat d’État à la Défense. Dorénavant, les troupes restantes travailleront uniquement à reconstruire l’Irak ».

Publié par Le Flambeau.

"La guerre en Irak est finie", "Bush inculpé de haute trahison", "Adoption du plan national de couverture médicale" : un faux New York Times daté du 4 juillet 2009 a été distribué gratuitement mercredi à New York.

Publié par une myriade d'associations contre la guerre, pour les droits de l'Homme, pour la protection de l'environnement ou la justice économique, le journal de 14 pages est la réplique exacte du vrai quotidien, police de caractères et mise en page identiques, mais daté du jour de la prochaine fête nationale. A la Une, une photo montrant des hélicoptères transportant troupes et équipements sur fond de soleil éclatant illustre l'évacuation des soldats américains déployés en Irak.

Publié par 7 sur 7.

"Nous voulons être sûrs qu'Obama et tous les autres démocrates feront ce pour quoi ils ont été élus", précise dans ce communiqué l'une des rédactrices du faux journal, Bertha Suttner. "Après huit années d'enfer, si ce n'est vingt-huit, nous voulons pouvoir commencer à imaginer le paradis."

Dans un article de "une", le faux New York Times affirme notamment que "l'ex-secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a redit aux soldats que le gouvernement Bush savait bien avant l'invasion (de l'Irak) que Saddam Hussein n'avait pas d'armes de destruction massive".

Publié par L'Express.

Lire aussi :
New York Times version du collectif d’activistes de canulars politiques "Yes Men"
Liens du NouvelObs

Israël ferme la bande de Gaza aux journalistes

Depuis une semaine, la bande de Gaza est fermée aux journalistes étrangers à la suite de la dégradation de la situation politique et militaire à la frontière de cette enclave palestinienne.

Le blocus israélien ne concerne pourtant pas les cas dits "humanitaires", à savoir les Palestiniens qui quittent l'enclave avec l'autorisation de l'Etat hébreu pour se faire soigner à l'étranger ou qui regagnent leurs foyers après un séjour à l'hôpital, ainsi que les employés des ONG.

L'enclave a été fermée au milieu de la semaine dernière lorsque les combattants palestiniens ont repris les bombardements contre Israël en réponse à une intervention de Tsahal, la première depuis quatre mois et demi de cessez-le-feu dans la région.

"La situation actuelle est telle que nous ne pouvons maintenir la frontière ouverte que pour les cas humanitaires", a confié à RIA Novosti Peter Lerner, porte-parole du ministère israélien de la Défense.

Cette explication n'arrange pas l'Association de la presse étrangère qui réunit les journalistes en poste en Israël et dans les territoires palestiniens. Dans une de ses déclarations, ces démarches des autorités israéliennes ont été qualifiées de "violation sérieuse de la liberté d'expression".

"Aujourd'hui, alors que la réconciliation est mise à l'épreuve et que la pénurie de carburant risque de déclencher une nouvelle crise humanitaire, il est particulièrement important de laisser les médias exercer librement leurs activités", indique la déclaration.

Publié par RIA Novosti.

L'arnaque Paulson

Paulson renonce au coeur de son plan de sauvetage du système financier, AFP - Yahoo! Actualités
Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a renoncé mercredi à son plan de rachat d'actifs invendables des banques, estimant qu'il était plus simple et plus efficace d'investir directement au capital de ces mêmes institutions.

En consultation avec la Réserve fédérale, je suis arrivé à la conclusion que la mesure la plus efficace et la plus rapide pour améliorer les conditions du marché du crédit était de renforcer les bilans des banques en achetant directement des actions dans ces banques", a dit M. Paulson.

[...]

"Maintenant que nous ne prévoyons plus d'acheter des actifs invendables liés à des prêts immobiliers", "nous allons prendre en considération les besoins en capital des institutions financières non bancaires", laissant entrevoir une aide pour des assureurs ou des groupes de services financiers. Mais il a exclu que ces aides puissent bénéficier aux constructeurs automobiles.

12 novembre 2008

L'administration Obama (2)

Mise au point après les rumeurs sur l'équipe d'Obama, AFP - NouvelObs - AFP - Google - AFP - Yahoo! Actualités
Il y a beaucoup de désinformation", regrette encore le communiqué de l'équipe du nouveau président. "Nous travaillons dur pour mettre sur pied l'équipe d'évaluation des agences (gouvernementales) et nous espérons qu'elles seront annoncées cette semaine et seront dans les agences d'ici à la fin de la semaine", est-il précisé.
Hormis Rahm Emanuel, que le nouveau président a choisi pour secrétaire général de la Maison Blanche, Barack Obama n'a, jusqu'à présent, nommé aucun responsable de sa future administration.


L'équipe de transition d'Obama s'apprête à évaluer la situation dans les ministères, AFP - Google - AFP - Yahoo! Actualités
Concernant les nominations de membres du futur gouvernement, c'est Barack Obama lui-même depuis Chicago qui les annoncera. Mais aucune n'est prévue dans les prochains jours.
"Je crois qu'il est très important de faire le bon choix pour les postes clés de l'économie et de la sécurité nationale, et de ne pas se presser, afin de ne pas faire d'erreur", avait dit M. Obama lors de sa première conférence de presse en tant que président élu vendredi.
Mais les spéculations vont bon train sur les noms des personnes qui sont appelées à jouer un rôle dans le processus de transition et dans la future administration.


Le choix de Rahm Emanuel par Obama douche l'enthousiasme arabe, Reuters - Yahoo! Actualités
La région avait mis ses espoirs dans une politique plus équilibrée de la part de Barack "Hussein" Obama, mais le président élu a semé le doute en choisissant comme chef de son cabinet Rahm "Israël" Emanuel, représentant juif de l'Illinois, ayant de fortes racines familiales dans l'Etat juif.

"Pour des millions d'Arabes qui avaient donné libre cours à leur allégresse lors de la monumentale victoire d'Obama, cette nomination a fait l'effet d'une douche froide après une fête éphémère", écrit mercredi l'éditorialiste Oussama al Charfi dans le quotidien saoudien Arab News.

[...]

Ces préventions sembleraient confirmées par le journal israélien Maariv, qui a présenté Rahm Emanuel la semaine dernière comme "notre homme à la Maison blanche" et publié une interview de son père Benjamin prédisant qu'il convertira Obama à la cause israélienne.


Les "Une" de la presse US

Source : Obama2008


Maison Blanche : administration, cabinet, secrétaires, bureau exécutif, c'est quoi ?, americapolyphony
Durant cette transition, il s'agit pour le nouveau président élu de choisir sa nouvelle équipe, son administration, c'est-à-dire à la fois son gouvernement (le cabinet), soit quinze ministres pour autant de "Departement" (aux Etats-Unis, ils sont appelés secrétaires, "Secretary", sauf celui de la Justice, appelé "Attorney General") et à la fois les personnes directement à son service à la Maison Blanche, soit le Bureau exécutif du président des Etats-Unis ("Executive Office of the President"), des postes administratifs (environ 1800) qui ont rang au cabinet pour six d'entre eux seulement (dont le vice-président des Etats-Unis, par exemple). Ces six hauts fonctionnaires officiels ne sont donc pas en charge d'un département (ministère), mais sont autorisés à assister aux réunions du cabinet (gouvernement). Aux côtés de la Maison Blanche et du cabinet, il faut encore ajouter des dizaines et des dizaines d'agences gouvernementales (CIA, FBI, etc.).

[...]

Je reviendrai dans une prochaine note sur les désignations par Barack Obama à trois de ces postes-clés (pas tous encore confirmés d'ailleurs): son chef de cabinet, donc le secrétaire général de la Maison Blanche, le "White House Chief of Staff" (Rahm Emanuel, parlementaire démocrate et proche ami d'Obama; seule désignation officialisée), poste souvent méconnu mais fondamental et hautement stratégique; son adjoint au secrétaire général, le "Deputy White House Chief of Staff" (David Axelrod, chef stratégique de la campagne d'Obama), souvent un des plus hauts et proches conseillers du président (souvenez-vous de l'influent Karl Rove avec George W. Bush, son "éminence grise"); ainsi que le chef de la communication, le porte-parole de la Maison Blanche, le "White House Press Secretary" (Robert Gibbs, porte-parole de la campagne d'Obama).


Pour que Bush démissionne, Libération
Ne serait-il pas souhaitable, étant donné les circonstances exceptionnelles que les Etats-Unis et le monde traversent, que Bush et son vice-président démissionnent immédiatement au nom de l’intérêt national et que le XXe amendement soit révisé (afin que désormais l’installation du nouveau président se fasse aussi rapidement qu’en France).

A défaut de quoi la présidence Obama pourrait dès le départ débuter sur un faux rythme (celui du surplace) et l’attente (imposée parce que légale) jusqu’au 20 janvier créer un désenchantement dans l’opinion publique proportionnel à l’immense espoir suscité par son élection.

Le dernier pillage du clan Bush

Le hold-up américain des richesses financées par le public, sans aucune contrepartie : une véritable aubaine pour les grandes entreprises. Bienvenue au capitalisme sans risques.

Durant les derniers jours de la campagne présidentielle, beaucoup de républicains semblent avoir abandonnés la lutte pour le pouvoir. Mais ne vous y trompez pas : cela ne signifie pas qu’ils se reposent. Si vous voulez voir le véritable travail actif des républicains, vérifiez l’énergie qu’ils utilisent pour distribuer de gros paquets des 700 milliards de dollars qu’ils jettent par la fenêtre. Lors d’une récente audition d’un comité sénatorial bancaire, le républicain Bob Corker s’est vu assigné cette tache, et avec une date butoire très claire en vue : l’investiture. "Combien pensez-vous qu’il soit possible environ de dépenser actuellement avant le 20 janvier ?" demandait Corker à Neel Kashkari, le banquier âgé de 35 ans qui était avant lui en charge du butin.

Quand les colonialistes européens ont réalisés qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de redonner le pouvoir aux citoyens indigènes, ils ont souvent concentré toute leur attention à dérober les trésors locaux de l’or et de tout le bétail qui avait de la valeur. S’ils étaient vraiment cruels, comme les portugais au Mozambique dans la moitié des années 1970, ils allaient jusqu’à verser du béton dans les ascenseurs des puits des mines.

Rien d’aussi barbare en ce qui concerne le clan Bush. Plutôt que d’utiliser le pillage ouvert, ils préfèrent les outils bureaucratiques, comme les actions "des actifs précaires" et le "programme d’achats de capitaux". Mais ne vous méprenez pas : le but est bien le même que celui utilisé par les portugais vaincus - un dernier pillage frénétique des richesses publiques avant qu’ils ne rendent les clés du coffre fort.

Comment autrement expliquer les décisions étranges qui ont dominé lors des discours sur l’argent du renflouement ? Quand l’administration Bush a annoncé qu’elle voulait investir 250 milliards de dollars dans les banques américaines en échange de crédits, le plan était alors largement mentionné comme une "nationalisation partielle" - une mesure radicale indispensable pour que les banques puissent encore donner des emprunts. Henry Paulson, le Ministre de l’Economie et des Finances, a eu une idée de génie, nous a-t-on dit, et suivait l’exemple de Gordon Brown.

En fait, il n’y a jamais eu aucune nationalisation, partielle ou autre. Les contribuables américains n’ont gagné aucun contrôle significatif sur les banques, et c’est pourquoi les banques sont libres de dépenser ce nouvel argent comme bon leur semble. Chez Morgan Stanley, il semblerait que la plus grande partie du butin servira à payer les primes annuelles. Citigroup a fait comprendre qu’ils utiliseraient leur 25 milliards pour acheter d’autres banques, alors que John Thain, le directeur général de Merrill Lynch, disait aux analystes financiers : "au moins pour le prochain trimestre, cela va juste nous servir de coussin". Pendant ce temps, le gouvernement américain, est réduit à supplier les banques pour qu’elles utilisent au moins une partie du butin des contribuables pour des prêts - officiellement, la raison de tout le programme.



Quel est alors le véritable objectif du renflouement ? Mes craintes sont que cet empressement de transactions est quelque chose de bien plus ambitieux qu’un cadeau unique aux grandes entreprises : mais que la version de Bush d’une "nationalisation partielle" est une manipulation pour transformer le trésor américain en un distributeur de billets géant et sans fond pour les banques dans les années à venir. Souvenez-vous que la préoccupation principale parmi les acteurs des grands marchés, en particulier des banques, ce n’est pas le manque de crédits mais le prix des crédits "toxiques". Les investisseurs ont perdu toute confiance dans l’honnêteté des grands acteurs financiers, et avec de bonnes raisons.

C’est là que le renflouement du trésor public paie un maximum. En achetant des intérêts dans ces institutions financières, le trésor public envoie un signal au marché en disant que c’est un pari sûr. Pourquoi sûr ? Non pas parce que leur niveau de risque a été finalement évalué avec précision. Ni parce qu’ils auraient renoncés aux sortes d’outils exotiques et aux taux variables à outrance qui ont créé la crise. Mais parce que le marché va maintenant être assuré que le gouvernement américain ne laissera pas ces entreprises particulières faire faillite. Si ces entreprises se mettent en difficultés, les investisseurs vont dorénavant assumer que le gouvernement continuera à trouver toujours plus d’argent pour les renflouer, puisque leur permettre de faire faillite signifierait perdre totalement l’investissement du capital initial, et pour beaucoup d’entre elles, cela se chiffrera en billions. (Il suffit d’observer le géant des assurances AIG, qui s’est déjà retourné vers les contribuables pour une rallonge, et qui semble apparemment prêt à en demander une troisième fois.)

Ce fait de relier les intérêts publics aux entreprises privées est le véritable objectif du plan de renflouement : Paulson choisit toutes les entreprises qui sont admises à ce programme - un nombre d’environ plusieurs milliers - une garantie implicite du Ministère de l’Economie et des Finances. Pour les investisseurs capricieux et frileux qui cherchent des placements sûrs pour conserver leur argent, ces transactions de capitaux seront encore plus sécurisants qu’un triple A de l’agence d’évaluation Moody.

Une telle assurance est inestimable. Mais pour les banques, la meilleur partie du cadeau c’est que le gouvernement les paie pour qu’elles acceptent sa certification. Pour les contribuables, de l’ autre côté, la totalité du plan est extrêmement risquée, et pourrait vraisemblablement leur coûter bien plus que l’idée originale de Paulson d’acheter pour 700 milliards de dollars de dettes toxiques. Dorénavant les contribuables ne sont pas seulement dépendants pour les dettes, mais probablement, aussi pour le destin de chaque entreprise qui leur vend ces crédits.

Il est intéressant de voir que les géants des fonds hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, ont tous les deux bénéficié de ce genre de garantie tacite avant qu’ils ne soient "nationalisés" au début de cette crise. Durant des décennies, le marché avait compris que, puisque ces acteurs privés étaient impliqués avec le gouvernement, on pouvait faire confiance à l’Oncle Sam pour sauver la mise. C’était, comme beaucoup l’ont dénoncé, le pire de tous les maux de la terre. Non seulement les profits sont privatisés alors que les risques sont socialisés, mais le soutien implicite du gouvernement créait ainsi une incitation des systèmes de primes puissantes pour des pratiques d’affaires dangereuses.

Avec le nouveau programme de rachat des emprunts, Paulson a utilisé le modèle discrédité de Fannie et Freddie et l’a appliqué à une majeur partie du système industriel privé bancaire. De nouveau, il n’y a aucune raison de s’écarter des paris dangereux, particulièrement depuis que le Ministère de l’économie et des finances n’a posé aucune exigence aux banques (apparemment, ils ne veulent pas d’un "controle minimum").

Pour stimuler plus encore la confiance du marché, le gouvernement fédéral a également annoncé des garanties publiques illimitées pour beaucoup de comptes bancaires de dépots. Oh, et comme si ce n’était pas suffisant, le Ministère de l’économie et des finances a encouragé les banques à se regrouper, certifiant que les seules entreprises qui resteront seront "trop grandes pour faire faillite", et garantit ainsi leur renflouement. De trois façons différentes, le marché est informé haut et fort que Washington ne permettra pas que les institutions financières subissent les conséquences de leur comportements. Il est possible que cela soit l’innovation de Bush la plus créatrice : un capitalisme sans risques.

Il y a une étincelle d’espoir. En réponse à la question du sénateur Corker, le Ministère de l’économie et des finances a en effet des difficultés à distribuer les fonds du renflouement. Jusqu’à présent environ 350 milliards de dollars ont été demandés sur les 700, mais la plus grande partie n’est pas encore sortie des caisses de l’état. Cependant, il devient de plus en plus clair chaque jour que le renflouement a été "vendu" à la population sous de faux prétextes. Clairement, cela n’a jamais vraiment concerné la fluidité des emprunts. C’était depuis toujours pour mettre en place ce qui est fait : tranformer l’état en une agence d’assurance géante pour Wall Street, un filet de sécurité pour les personnes qui en ont le moins besoins, subventionnés par les populations qui auraient le plus besoins de la protection de l’état dans la tornate économique qui arrive.

Cette duplicité est une opportunité politique. Qui gagnera les élections le 4 novembre aura une autorité morale énorme. Elle devrait être utilisée pour exiger un moratoire et l’arrêt de la distribution des fonds, non pas après l’investiture, mais dès le départ. Tous les contrats devraient être renégociés, cette fois l’obtention de garanties du public.

Il est risqué bien sûr d’interrompre le processus du renflouement. Rien ne pourrait être plus dangereux, cependant, que d’autoriser le clan Bush à faire ce cadeau d’adieu aux grandes entreprises - le cadeau qui va continuer à vider les caisses publiques.

Naomi KLEIN
29 octobre 2008
Version originale publiée par The Nation.
Version française de Anik publiée le 8 novembre 2008 par robin-woodard à partir de la version publiée le 31 octobre 2008 par The Guardian.
Articles de Naomi Klein :
The Nation
Site

Le mirage Obama

Obama, un rêve américain ?, AgoraVox
Je crois que Obama est un mirage, un rêve, un de plus, qui a été créé de toute pièce pour parer à une situation, et en installer une autre, encore plus profitable, et plus confortable, pour ceux qui l’ont initiée, et dont les coûts se limiteront à un changement de décor, sans même qu’il soit besoin de changer de style.

Le meilleur révélateur de cette orchestration, menée de main de maître, se trouve dans le financement de la campagne de Monsieur Obama. Plus de 600 millions de dollars, dont probablement plus de 400 viennent de lobbies et de groupes financiers. L’un de ces généreux donateurs est Goldman Sachs,la plus grande banque d’investissement au monde. Goldman Sachs est l’archétype même des groupes de pression qui installe dans toute les institutions américaines et dans le monde enier, des "agents" chargés de servir ses stratégies.

[...]

L’autre indice qui nous renseigne clairement sur la marge de manœuvre qui a été laissée à Obama, se trouve être dans le choix de ses collaborateurs. L’un d’eux, par exemple, est Dennis Ross. C’est lui qui a été chargé du dossier Iran. Avant même l’élection de Obama. Cet homme, fortement imprégné du néo con Paul Wolfowitz, dont il a été un collaborateur zélé, fait partie du petit groupe d’extrémistes américains qui ont fondé, avec l’aide de l’AIPAC, le "Washington Institute for Near East Policy", un Think-tank qui distille une propagande israélienne jusqu’auboutiste. A côté de Dennis Ross et de ses discours belliqueux sur l’Iran, Condoleeza Rice fait figure de pacifiste béate.
Dennis Ross est résolument, et publiquement partisan d’une attaque"préventive" contre l’Iran, avec la collaboration d’Israël, et l’assistance des "pays amis du golfe" et du Caucase.


Les conseillers d’Obama discutent des préparatifs de guerre contre l’Iran, WSWS
A la veille de l’élection américaine, le New York Times faisait prudemment remarquer l’émergence d’un consensus entre le Parti démocrate et le Parti républicain pour une nouvelle stratégie agressive envers l’Iran. Alors que presque rien n’a été dit à ce sujet pendant la campagne électorale, de hauts conseillers des camps Obama et McCain ont discuté de l'escalade rapide de la pression diplomatique et de sanctions punitives contre l'Iran, soutenues par des préparatifs pour des frappes militaires.

[...]

Un des principaux membres du groupe de travail de ce centre a été le haut conseiller d’Obama concernant le Moyen-Orient, Dennis Ross qui est connu pour ses points de vue belliqueux. Il a soutenu l’invasion américaine de l’Irak et il est étroitement lié à des néo-conservateurs comme Paul Wolfowitz. Ross a travaillé sous Wolfowitz dans les administrations de Carter et de Reagan avant de devenir l’envoyé en chef au Moyen-Orient sous les présidents Bush père et Clinton.

[...]

L’émergence d’un consensus sur l’Iran dans les cercles de la politique étrangère américaine souligne, une fois de plus, le fait que les différences entre Obama et McCain étaient de nature purement tactique. Tandis que des millions d’Américains ont voté pour le candidat démocrate croyant qu’il allait mettre fin à la guerre en Irak et répondrait à leurs besoins économiques urgents, des sections puissantes de l’élite américaine se sont mises derrière lui, le considérant comme un meilleur véhicule pour poursuivre les intérêts économiques et stratégiques au Moyen-Orient et en Asie Centrale — y compris avec l’usage de la force militaire contre l’Iran.




Barack Obama : Une victoire programmée par le Nouvel Ordre Mondial ?, Mondialisation
« Je construirai une armée du XXIe siècle et un partenariat aussi puissant que l’alliance anticommuniste qui a remporté la guerre froide, afin que nous demeurions partout à l’offensive, de Djibouti à Kandahar. » Barack Obama

Il s’était opposé à l’agression de l'Iraq en 2002, et s’était prononcé pour le retrait des troupes US pendant les primaires, mais son calendrier est devenu de plus en plus flou au fil des mois. Il admet que dans certaines circonstances il pourrait décider de prolonger l’occupation. Il estime que les menaces contre les Etats-Unis ont grandi, de l’Afghanistan à l’Iran et qu’il faut se concentrer sur la lutte contre les Talibans, « responsables des attaques du 11 septembre ». Dans le cadre de cette « guerre juste », il estime que le pays a besoin d’y « renforcer les troupes…, de plus d’hélicoptères, de services de renseignements plus performants… pour accomplir (sa) mission là-bas » (cité dans le New York Times, 14 juillet 2008).

[...]

Si la politique extérieure reste aussi agressive que celle de ses prédécesseurs, on se demande où Obama trouvera l’argent pour rétablir un minimum de justice sociale dans son pays. Les sept années de croissance ininterrompue des États-Unis n'ont profité qu'à la petite minorité des plus riches, au détriment des travailleurs pauvres, des chômeurs, des Africains-Américains et de tous ceux qui sont expulsés par milliers de leur maison qu’ils ne peuvent plus rembourser. Les inégalités se sont creusées et les conditions de travail se sont détériorées. C’est pourquoi beaucoup de pauvres, parmi lesquels de nombreux anciens électeurs républicains, ont placé tous leurs espoirs dans Barack Obama, bien qu’il ait voté avec les Républicains pour le plan Paulson, ce cadeau monstrueux de 700 milliards de dollars fait aux « banksters » - la plus grande escroquerie financière de l’Histoire.

[...]

Comme l’écrit justement Serge Halimi : Obama « paraît donc mieux armé qu’un autre pour « renouveler le leadership américain dans le monde ». C’est-à-dire réhabiliter la marque Amérique, rendre plus performantes parce que mieux acceptées — et plus accompagnées — les interventions des Etats-Unis à l’étranger… Pour ceux qui rêvent encore qu’un président « multiculturel » né d’un père kenyan serait le signe de la venue d’une Amérique new age et la farandole d’une ronde où tous les gars du monde se donneraient la main, le candidat démocrate a déjà dit qu’il s’inspirerait moins des Pink Floyd ou de M. George McGovern que de la politique étrangère « réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy et, à certains égards, de Ronald Reagan ».


Obama est-il prisonnier de “Gitmo” ?, Dedefensa
Les circonstances, les supputations et diverses déclarations ont conduit à faire du sort du centre de détention de Guantanamo [Guantanamo, dit “Gitmo” dans le langage acronymique du Pentagone, fameux pour son illégalité, pour le traitement des prisonniers, la pratique de diverses formes de torture] un test de la présidence Obama.

[...]

Nous considérerons cette affaire de Guantanamo comme un avant-goût des obstacles qui attendent Obama s’il veut réellement mener une action réformatrice, notamment dans le domaine de la sécurité nationale. Contre lui, il y a Moby Dick, The House of war comme le décrit James Carroll, le Pentagone, avec sa bureaucratie si justement (et ironiquement à la lumière des forces en présence) dénoncée par Rumsfeld le 10 septembre 2001. Mais que peut faire Obama sinon effectivement affronter le monstre, d’abord sur cette affaire de “Gitmo”, pressé comme il est par ceux qui ont applaudi son élection comme un symbole de sa gloire et de tant de promesses de changement, et qui exigent qu’il tienne ses engagements, au moins sur le premier d’entre tous les symboles ?