27 janvier 2009

Guerre d'Israël contre le peuple Palestinien (2)



Dépêches des 25 et 26 janvier 2009, Info-Palestine.

15/01/2009, SIEGMAN Henri, Gaza et le Hamas : Rétablir la vérité, ContreInfo - EuroPalestine - UJFP.
Henri Siegman, ancien directeur de l’American Jewish Congress, conteste la version israélienne des évènements qui ont précédé le conflit de Gaza, communément reprise par les médias. Citations et témoignages de responsables de l’armée et du renseignement israélien à l’appui, il rappelle que l’accord de trêve prévoyait un allègement du blocus qui n’a jamais été appliqué, et que c’est Israël qui a rompu la trêve le 4 novembre, au lieu de mettre à profit cette accalmie pour la consolider. D’autre part, note-t-il, la description du Hamas comme un mouvement terroriste ayant pour objectif la destruction d’Israël ne correspond pas à la réalité. Le Hamas est depuis plusieurs années entré dans le jeu politique, abandonnant le recours aux attentats terroristes, et il défend désormais la solution des deux états dans les frontières de 1967. Au delà de ces rappels factuels, Siegman juge que la politique de confrontation choisie par Israël, si elle peut amener des succès tactiques, aura sur le long terme l’effet inverse, en renforçant les tendances les plus radicales au détriment des perspectives de paix.

Henri Siegman dirige le US Middle East Project, à New York. Il est professeur associé à la School of Oriental and African Studies de l’université de Londres. Par le passé, il a occupé le poste de directeur de l’American Jewish Congress et du Synagogue Council of America.

Né en 1930 à Francfort, Henry Siegman a fui l’Allemagne avec sa famille à l’arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, pour la Belgique et la Hollande, avant de parvenir aux Etats-Unis au début des années 1940. Il a grandi comme Juif judaïsant, qui a fait des études rabbiniques, et a servi comme aumônier dans l’armée américaine pendant la guerre contre la Corée (1950-1953). L’American Jewish Congress, dont Siegman a été directeur de 1978 à 1994, est à l’image de la quasi-totalité des organisations juives dans le monde, pour lesquelles le sionisme et le soutien inconditionnel à Israël sont devenus, au fil des décennies, une "religion de substitution", pour reprendre une belle expression d’Henry Siegman lui-même.


21/01/2009, Témoignage d’enfants de Gaza : le cas de Dalal Abu Aïcha, Info-Palestine.
Traduction en français d’un reportage passé sur Al Jazeera. C’est l’histoire tragique d’une petite fille Dalal qui a perdu toute sa famille lors d’un bombardement israélien.


23/01/2009, Gaza en ruines - reportage Al Jazeera, ContreInfo.
Lire aussi : Gideon Levy / My hero of the Gaza war, Ha'aretz.
Les journalistes d’Al Jazeera sont allés à la rencontre des habitants de Gaza, et ont enregistré les images et les récits qui témoignent de l’ampleur des destructions et des violences dont ont été victimes les civils.


25/01/2009, Le boycott comme arme politique, Global Voices.
De nombreux consommateurs au Moyen-Orient ont décidé de boycotter les produits américains et israéliens pour protester contre l'offensive israélienne sur la bande de Gaza.


22/01/2009, CAMUS Jean-Yves, Où va la société israélienne ?, Affaires-strategiques.info.
La véritable question de fond que pose le mouvement de la colonisation concerne les terres mentionnées comme juives dans la Thora, qui pour chaque Juif religieux revêtent une importance quotidienne et dont le souvenir se transmet de génération en génération par les textes et par l’étude depuis des millénaires : Ces terres-là, sous prétexte qu’elles ont été un jour juives, doivent-elles rester sous administration juive ici et maintenant, dans le rapport de forces qu’on connaît ?


23/01/2009, Obama envoie-t-il Mitchell dans un traquenard au Moyen-Orient ?, Info-Palestine.
En nommant George Mitchell envoyé spécial pour le Moyen-Orient, le président Obama a malheureusement fait des déclarations qui ne marquaient aucune rupture avec la politique désastreuse des précédentes administrations.
[...]
Comme l’a fort bien exprimé le président Jimmy Carter, on se trompe à considérer ce conflit comme un affrontement entre un « Israël démocratique » et « des groupes terroristes tels que le Hamas » et on se trompe à continuer de financer les guerres israéliennes tout en se prétendant un « médiateur sincère ». C’est la même chose que lorsque l’on présentait dans les années 80 les luttes en Afrique du Sud comme un affrontement entre « l’Afrique du Sud démocratique » et « des groupes terroristes tels que l’ANC » (en fait, c’était le positionnement du président Reagan à son premier mandat alors qu’il soutenait l’apartheid). Oui, certains membres de l’ANC ont utilisé la terreur (notamment en infligeant le « supplice du collier » ou en brûlant vifs des rivaux) mais ce fut infime comparé au terrorisme d’Etat et à l’apartheid auxquels ils étaient confrontés.


26/01/2009, George Mitchell : un vieux négociateur pour un vieux conflit, Boulevard Exterieur.
Il reste que si l’objectif du rapport Mitchell – « ramener la confiance entre les deux parties au conflit » --, est toujours d’actualité, il ne suffit pas d’invoquer ce beau principe pour réussir. La politique qui a suivi la publication du rapport s’est traduite par un échec. Or depuis le début des années 2000, la situation sur le terrain s’est aggravée. L’Autorité palestinienne a à sa tête un leader faible dont on ne sait pas s’il est en mesure d’imposer un compromis. Bien qu’affaibli militairement par la guerre à Gaza, le Hamas demeure une force politique. Enfin, les élections du 10 février en Israël pourraient ramener au pouvoir un gouvernement de droite sous la direction de Benjamin Netanyahou. Pour Barack Obama, l’équation se complique.


27/01/2009, CHOMSKY Noam, Obama et la question israélo-palestinienne, ISM.
On attend de Mitchell qu’il focalise son attention sur le problème israélo-palestinien, au lendemain de la récente invasion américano-israélienne de Gaza. Durant cet assaut meurtrier, Obama est resté silencieux, n’émettant que quelques platitudes, au motif, disait-il, qu’il n’y aurait eu qu’un seul président des Etats-Unis – alors que cela ne l’avait jamais incité à se taire sur bien d’autres questions.
[...]
Obama n’a pas eu un seul mot au sujet des constructions de colonies et d’infrastructures (réservées aux colons) en Cisjordanie, ni des mesures complexes visant à contrôler l’existence des Palestiniens et conçues de manière à saper les perspectives de toute solution pacifique à deux Etats. Son silence est une réfutation sinistre de ses envolées lyriques sur la manière dont il va « entretenir un engagement actif à rechercher deux Etats vivant côte-à-côte, dans la paix et la sécurité ».

Il n’a pas mentionné, non plus, l’utilisation d’armes américaines à Gaza, en violation non seulement du droit international, mais aussi de la loi américaine. Ni l’expédition de nouvelles armes américaines par Washington à Israël, au plus fort de l’agression américano-israélienne, chose que n’ignoraient certainement pas les conseillers es-questions moyen-orientales d’Obama.

Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

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