7 avril 2009

Kouchner porte-parole du Dalaï lama

Tibet : Bernard Kouchner se veut "réaliste"

"Les droits de l'homme et une politique étatique ne sont parfois pas très compatibles", a reconnu mardi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, au sujet de l'engagement de la France à ne pas soutenir l'indépendance du Tibet, afin de réchauffer les relations avec la Chine.

Il a rappelé sur RTL que dans un communiqué commun diffusé la semaine dernière, Paris rejetait "les accusations qui auraient pu être émises contre la position de la France", mais soulignait que la France n'avait "jamais été partisane de l'indépendance du Tibet". Or "cette phrase m'a posé problème, et j'en ai parlé au président de la République bien sûr".

"Les droits de l'homme et une politique étatique ne sont parfois pas très compatibles. L'un se fonde sur l'autre mais ne se fond pas dedans", a analysé le chef de la diplomatie française. "Il faut être réaliste, il faut être efficace, il ne faut pas être un enfant de coeur ou alors il faut démissionner tous les jours".

Le ministre des Affaires étrangères a souligné que "les droits de l'homme doivent être au coeur de notre politique mais pas la résumer". "Il n'y a pas une phrase qui concerne une rencontre future entre des responsables et le dalaï lama".

"Nous avons répété notre position, celle du dalaï lama en particulier, qui n'a jamais demandé l'indépendance", a-t-il assuré.

"Etait-il important dans une période de crise comme celle-là après le G20, au G20, de réaffirmer la nécessité de bonnes relations avec la Chine ? Pour l'intérêt de la France et le développement de l'emploi et pour l'avenir de cette crise, pour la raccourcir le plus possible, je pense que c'était nécessaire", a conclu Bernard Kouchner.

Publié par AP-Yahoo! Actualités.

3 avril 2009

Propagande pour le Tibet

L'anniversaire de la fuite du Dalai-Lama vers l'Inde en mars 1959 fut l'occasion d'une nouvelle opération de propagande en faveur non seulement du Tibet, présenté comme "l'enfer" sous domination chinoise, mais aussi du chef religieux et politique d'un système séculaire d'oppression des Tibétains.

Les médias dominants répètent en boucle les mêmes mots, les mêmes phrases en tordant l'histoire et en faisant du bouddhisme tibétain une victime du communisme chinois et de Tenzin Gyatso un héros des droits de l'homme. L'histoire est naturellement plus complexe et certainement pas en faveur des moines tibétains ni du Dalai-Lama [1].


Élisabeth MARTENS et Jean-Paul DESIMPELAERE viennent d'écrire "Le Boudhisme tibétain" (à paraître le 17/04/2009 aux éditions Aden) :
Le livre est une déconstruction systématique des stéréotypes que nous nous faisons du Bouddhisme Tibétain, à savoir "une philosophie de vie et pas une religion, une religion athée, sans dogme et non confessionnelle, prêchant le pacifisme, la tolérance et la compassion, non politisée et sans ambitions économiques". L’instrumentalisation à des fins politiques de cette philosophie religieuse est un des points central du livre [2].

La Fondation Gabriel Péri organise une conférence-débat avec les auteurs le 14 mai 2009 à Paris sur le thème "Tibet : Fascination ou Manipulation ?" (voir Reflets de Chine).

Dans ce contexte, la promotion de Sa Sainteté le Dalaï Lama par le député-maire Jean-Marc Ayrault, soi-disant représentant de la République laïque, est le symptôme du retour de l'idéologie religieuse dans le champ politico-médiatique [3]. Mais il est probable que la propagande hystérique pour le Tibet touche à sa fin car la Chine a salué... le retournement du président Nicolas Sarkozy sur cette question [4]. Seule la gauche restera peut-être fidèle à la théocratie tibétaine...

Serge LEFORT
03/04/2009

Lire aussi :
• Chine-Tibet 2008
- Monde en Question
- Tian-Di
- Tibetdoc
- Wikipédia
• Chine, Monde en Question Blogger - WordPress.
• Bibliographie & Dossier documentaire Chine, Monde en Question.


[1] Lire les articles à partir du 10 mars 2009 :
Yahoo! Actualités.
Alvinet Actualité.
[2] 11/02/2009, Tibet, deux personnages incontournables, Reflets de Chine - La Chine vue autrement.

ALBIÉ Alain, Reflets de Chine - La Chine vue autrement.
- Articles, Investig’action
- Articles, Tibetdoc

DESIMPELAERE Jean-Paul, Tibetdoc
- Articles, Investig’action
- Articles, Mondialisation
- Articles, Radio86 - Tout sur la Chine
- Articles, Reflets de Chine
- Articles, Tibetdoc
- Bibliographie, Monde en Question

MARTENS Élisabeth, Tian-Di.
- Articles, Investig’action
- Articles, Le Grand Soir
- Articles, Mondialisation
- Articles, Radio86 - Tout sur la Chine
- Articles, Reflets de Chine
- Articles, Tibetdoc
- Bibliographie, Monde en Question

• 25/01/2008, Elisabeth Martens - Spécial Tibet, le défi à la Chine, Investig’action
En réponse aux articles du Nouvel Obs. du 17 janvier 2008
1. La carte du « Tibet historique » se base sur une approximation de ce que fut l'Empire des Tubo pendant environ un siècle (8ème). L'Empire des Tubo s'est effondré au 9ème en raison de divisions claniques. Suite à la chute des Tubo, les monastères bouddhistes, assez disséminés et surtout fort contestés par les représentants de la religion préexistante (le Bön), prennent en main l'organisation du pays.
2. Le Tibet n'a pas été « annexé à la Chine en 1959 », mais au 13ème siècle, lorsque les Mongols ont envahi la Chine des Song. Constatant la grande influence des monastères bouddhistes sur les populations tibétaines, les Mongols ont désigné des hauts lamas pour devenir responsables administratifs du Tibet.
3. Le Tibet n'a pas été un « protectorat chinois », mais il est devenu une province chinoise au 18ème siècle, lorsque les Qing (dynastie mandchoue) ont divisé le vaste Empire chinois en 18 provinces. C'est à cette époque que le 5ème Dalaï-Lama fut nommé dirigeant politique du Tibet, ce que restera la lignée des Dalaï-Lamas.
4. Donc, le Tibet connut une brève indépendance au 8ème siècle, et depuis lors ne put plus accéder à ce titre. Aucun gouvernement au monde, ni l'ONU, n'a jamais reconnu une indépendance du Tibet vis-à-vis de la Chine, depuis cette lointaine époque des Tubo.

• 21/03/2008, MARTENS Elisabeth, Violences au Tibet : un avis alternatif, Investig’action
D’après des témoins occidentaux présents sur place, e.a. James Miles, journaliste pour « The Economist » , les violences commises à Lhassa durant cette semaine – date de commémoration de la « Rébellion nationale de mars 59 » - ont été inaugurées par des Tibétains, dont des lamas qui encourageaient des groupes de jeunes à commettre des actes destructeurs.
Les manifestations de violence étaient organisées : les Tibétains portaient des sacs à dos remplis de pierres, de couteaux et de cocktails molotov. Les morts causés par ce drame sont tous des Chinois. Les dégâts matériels, destruction de commerces, incendie de véhicules, étaient clairement tournés contre les Chinois. Les manifestants tibétains s’en sont également pris à des écoles primaires, des hôpitaux et des hôtels.
De sorte que les Occidentaux présents sur place, pour la plupart des touristes, se demandaient quand la police allait intervenir. Rejointe par l’armée chinoise, elle est intervenue suite à deux jours de violence. Les autorités chinoises craignaient-elles la réaction des pays occidentaux ? … pays qui, en réalité, n’attendaient que cette intervention pour parler de « répression sauvage par l’armée chinoise et de chasse aux manifestants ». Comment lire ces faits ?

• 28/03/2008, MARTENS Elisabeth, Tibet : Réponses sur l'Histoire, la religion, la classe des moines, les problèmes sociaux, la répression, le rôle des USA…, Investig’action
Il faut analyser à qui profitent ces émeutes : ni aux Chinois, ni aux six millions de Tibétains de Chine. Elles servent essentiellement à ameuter l'opinion publique autour des violations des Droits de l'homme en Chine, le manque de liberté d'expression, et les diverses répressions que nous incriminons au gouvernement chinois. Donc, elles servent à donner de la Chine une image exécrable, ceci juste avant les JO qui vont rassembler la presse internationale à Pékin.
...
A nouveau, c'est l'information qui est donnée chez nous : après avoir mis en lumière la tromperie quant au génocide ethnique, on s'est rapidement tourné vers le « génocide culturel ». Il est évident que, moi, en tant que petit individu, si je dis l'inverse, personne ne me croira, mais il suffit d'aller voir sur place pour vous en convaincre.
...
L'opinion publique suit les médias et les médias obéissent aux intérêts économiques. Ne vit-on pas dans une dictature économique chez nous ? La censure est aussi réelle ici qu'ailleurs, mais mieux camouflée. En Occident, on n'est pas enfermé en prison pour ses opinions, mais bien dans sa tête, puis dans la maladie qui en résulte. Je me demande parfois ce qui vaut mieux. Donc votre question réelle devient : « comment expliquer le sentiment pro-tibétain véhiculé par notre système économique » ? Ni les E-U, ni l'Europe n'apprécient les avancées fulgurantes de la Chine sur la scène internationale. Tous les coups sont bons pour la contrecarrer : « Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin ! » crie Cohn-Bendit dans son discours en séance plénière à propos du comportement que l'UE doit adopter face à la Chine. Ceci, pas même une semaine après les événements qui ont enflammé le cœur de Lhassa ! C'est assez monstrueux, mais cela démontre par « a+b » que le « grand monde de la diplomatie et du trust financier » n'a cure du Tibet, ce qui lui importe c'est « foutre le bordel en Chine ».

• 28/03/2008, PEREZ Benito, «Le bouddhisme tibétain, une philosophie ? C'est à s'esclaffer !», Le Courrier
Entretien avec Elisabeth Martens. Le dalaï-lama et son entourage portent les couleurs du pacifisme et se doivent d'entretenir l'image de tolérance et de compassion qui sied au bouddhisme tibétain, afin de séduire l'Occident. Lors des récentes émeutes, quand les actes de violence ont atteint un niveau de barbarie sans nom, il s'en est distancié. Au sein de la communauté tibétaine en exil, il existe une scission: d'une part, les modérés, dont le dalaï-lama, qui ne demandent pas l'indépendance mais une «autonomie poussée». D'autre part, les radicaux, fraction montante au sein du gouvernement en exil, qui exigent l'indépendance et sont prêts pour cela à prendre les armes. En réalité, cette dualité est très utile à leur parrain commun, les Etats-Unis: le dalaï-lama et sa suite (européenne, surtout) sert à rassembler les intellectuels occidentaux autour des thèmes de «démocratie», de «droit de l'homme», tandis que la fraction «dure» rassemble de plus en plus de membres grâce à un discours musclé. Apparemment, ce sont ces derniers qui ont mis le feu aux poudres. En provoquant des émeutes à caractère raciste, ils ont obligé le gouvernement chinois à sortir la grosse mitraille.

• 08/04/2008, « L'exaspération sociale est le ressort du mouvement au Tibet », l'Humanité
• 10/04/2008, MARTENS Elisabeth, Tibet : un appel à l’esprit critique !, Investig’action
«Ne croyez pas une chose parce que beaucoup en parlent, ne croyez pas sur la foi des temps passés, ne croyez à rien sur la seule autorité de vos prêtres et de vos maîtres. Après examen, croyez ce que vous-même aurez expérimenté et reconnu raisonnable, qui sera conforme à votre bien et à celui des autres».
...
Comment les Européens réagissent-ils à une telle mascarade? De la manière la plus attendue et la plus formelle qui soit. Les parlementaires se plient en quatre devant les grands prêtres oranges, les banderoles pro-tibétaines volent dans l’air azuré de Paris, les jeunes branchés écolo-bio et les intellos de gauche sont les plus atteints : c’est à en pleurer de misère intellectuelle !
...
De cœur avec les Chinois et les Tibétains de Chine, je m’insurge donc face au manque de réflexion et d’analyse critique qui caractérise l’Europe dans ces événements liés, non pas au Tibet réel, mais aux Tibétains en exil manipulés par l’affairisme et le consumérisme de l’Occident.

[3] Lire :
• 28/08/2008, La promotion de Sa Sainteté le Dalaï Lama, Monde en Question].
• 02/04/2009, À quand le Tibeton ?, Reflets de Chine.
[4] La Chine salue l'engagement français sur le Tibet, Xinhua.
La Chine a indiqué jeudi à Beijing qu'elle appréciait l'engagement formel de la France de ne soutenir aucune forme "d'indépendance du Tibet".
La Chine et la France ont publié un communiqué de presse conjoint le 1er avril.
Selon le communiqué, la France reconnaît pleinement l'importance et la sensibilité du problème du Tibet et réaffirme son adhésion à la politique d'une seule Chine et sa position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois, conformément à la décision prise par le général Charles de Gaulle, qui n'a pas changé et restera inchangée. Dans cet esprit et selon le principe de non-ingérence, la France refuse de soutenir toute forme "d'indépendance du Tibet".
"La France s'est solennellement engagée", a déclaré Qin Gang, ajoutant : "La position de la France est explicite et nous espérons que la France pourra se conformer aux principes et à l'esprit exposé dans le communiqué."

2 avril 2009

Ces français qui soutiennent les bourreaux

Pour faire connaître des noms de ceux qui soutiennent l’armée d’occupation de la Palestine, du sud de la Syrie et du sud du Liban

Cette armée qui perpétue crimes et actes racistes et de haine contre les peuples arabes, cette armée de voleurs... qui se voit absoute de tous ses actes et violations. En voilà : ils sont chez nous, adulés, honorés, respectés, écoutés...



Ariel Zeitoun, Patrick Braoudé, Daniel Sibony, Ivan Levaï, Marek Halter, Enrico Macias, Alain et Marc Nacash, Richard Berry, Michel Jonasz, Gad Elmaleh, Rika Zaraï, Gérard Miller, Elie Semoun, Daniela Lumbroso, Stephan Shayevitz, Alain Ayache.

Publié par CCIPPP selon ABSI - Association pour le soutien à Israël.

Lire aussi : L’importation abjecte du conflit israélo-palestinien, version "people", To Exist is to Resist

Ariel Zeitoun

Ivan Levaï

Enrico Macias