Quel mode de raisonnement est le mieux adapté aux crises majeures ?
[...]
Lorsque l’on est brutalement convoqué sur ces nouveaux terrains, le réflexe normal est de se recroqueviller, de façon encore plus déterminée, à l’intérieur des visions du passé.
On l’a vu, par exemple, au moment de la rupture de la Première Guerre mondiale : le plan XVII, qui servait de référence, à partir de conceptions d’un autre âge, a été maintenu comme armature générale de la réplique française jusqu’à ce que les armées allemandes soient aux portes de Paris. Jusqu’au seuil de la déroute, il fut impossible de faire réfléchir à l’éventualité, et même la réalité, d’une violation du territoire de la Belgique – une impossibilité absolue dans les références habituelles : le général Lanrezac, qui ne cessait de mettre en question les hypothèses du Grand Quartier général fut limogé. De même, impossible de faire réfléchir sur le caractère totalement inadapté du pantalon rouge : « Supprimer le Pantalon rouge, Jamais ! Le Pantalon rouge, c’est la France ! », comme le déclama un ancien ministre de la Guerre à la Chambre lorsque son successeur tenta de passer à des couleurs moins voyantes. Ou encore, quand on commença à poser des questions sur l’aviation : « L’aviation, c’est pour le tourisme ! ».
L’enjeu fondamental est d’être en phase avec les défis de son temps. Bien que plongé dans l’ère industrielle, on est entré en guerre, en 1914, avec une culture des temps agraires. Comme le dit le stratège chinois Sun Tsu : « Qui ne connaît pas ses risques, qui ne se connaît pas soi-même, sera défait à chaque bataille. » Et l’ajustement aux défis effectifs est une exigence à satisfaire en continu. Comme me le confiait un responsable britannique : « En 1914, nous avons été presque totalement préparés. En 1940, nous étions totalement préparés… à la Guerre de 1914. »
Aujourd’hui, à l’ère des grands « cyclones » planétaires conjuguant de multiples dimensions du risque, toutes marquées par des sauts quantitatifs et qualitatifs, le défi est double : ne pas succomber au syndrome de la tétanisation ; inventer des sorties par le haut – qui restent largement à inventer.
[...]
Lire la suite... Espace éthique
Réflexions à chaud sur la grippe A/H1N1
[...]
Par ailleurs, les données épidémiologiques du Mexique ne sont pas accompagnées des indications sur les conditions d’observation qui permettraient de les interpréter en profondeur (on dispose de données brutes sans information méthodologique et d’élément de compréhension structurelle). Ceci nous conduit à penser que, sans lâcher l’attention et en continuant de verrouiller les dispositifs de lutte par prudence, il est nécessaire aujourd’hui de faire l’effort de maintenir ouverte la question suivante (en assumant son caractère paradoxal) : « et si, contrairement à ce que l’on observe souvent, nous étions pris, cette fois, dans une dynamique de sur-réaction, avec entrainement technique et organisationnel et effet de cliquet, non assortis d’une prise de recul suffisante ? » Il n’est pas possible d’avoir de certitude à cette heure, mais au moins doit-on garder une capacité d’interrogation, de prise de recul constant pour accompagner les décisions et, le cas échéant, introduire quelque prudence dans la communication. Il est clair que si finalement la gravité épidémique s’avère sans rapport avec la puissance des mesures prises, et si aucune précaution de présentation n’a été prise (sur le thème que c’est pour l’heure la moins mauvaise décision et que s’il y a non confirmation de la gravité de l’épidémie il restera un exercice international très instructif), les risques en termes de perte de crédibilité sont sévères. Et les risques économiques sont également colossaux.
Si finalement au contraire le niveau des mesures actuellement prises s’avèrent adaptées et adéquates, avoir gardé à l’esprit la paradoxale question de la possible sur-réaction devrait avoir permis d’améliorer les ajustements et l’usage des plans comme des outils bien compris.
[...]
Lire la suite... Espace éthique
Pour aller plus loin :
• Pandémie grippale, éthique, société, Espace éthique
• Textes de Patrick Lagadec
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
4 mai 2009
Risque & Crise (3)
La perception du risque dans la société de la peur
Notre monde occidental a fortement muté des dernières décennies. Plusieurs champs de la société post moderne interviennent frontalement sur le tourisme et les loisirs. En premier, le risque et la peur qui en découle. L'évidence met en exergue l'imprévisible et l'incertitude, généralement traduit dans l'univers touristique comme le risque d'accident, d'incident, de désorganisation et de crises. Du plaisir à l'inquiétude et de la peur à l'angoisse, la perception agit comme un miroir déformant qui peut influencer des individus comme des populations dans leur choix en matière de tourisme et de loisirs.
Mais les individus ne sont pas les seuls soumis au stress du risque dans le tourisme et les loisirs. Les organisations sont aujourd'hui prises au piège du risque : accident, incident, simplement mauvais temps, mais aussi risque social, commercial et financier.
Enfin, le dernier champ que nous allons explorer est la conséquence radicale de notre victoire sur le temps : la transition de la subordination du temps à la tyrannie consentie du temps. Nous voulons tout et tout de suite, avec la peur de ne pas profiter au maximum de l'instant, nouvelles sources d'angoisses et de peurs qui ont également des conséquences sur les activités touristiques.
Lire la suite... Cahier Espaces n°85, mai 2005
Pour aller plus loin :
• KOUABENAN Dongo Rémi, CADET Bernard, HERMAND Danièle Hermand, MUÑOZ SASTRE Maria-Teresa (sous la direction de), Psychologie du risque - Identifier, évaluer, prévenir, De Boeck, 2006
• LOPEZ-VAZQUEZ Esperanza, Perception du risque, stress et stratégies d'ajustement des sujets en situation de risque de catastrophe naturelle ou industrielle - Approche d'une psychologie sociale du risque, Atelier National de Reproduction des Thèses, 2006
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
Notre monde occidental a fortement muté des dernières décennies. Plusieurs champs de la société post moderne interviennent frontalement sur le tourisme et les loisirs. En premier, le risque et la peur qui en découle. L'évidence met en exergue l'imprévisible et l'incertitude, généralement traduit dans l'univers touristique comme le risque d'accident, d'incident, de désorganisation et de crises. Du plaisir à l'inquiétude et de la peur à l'angoisse, la perception agit comme un miroir déformant qui peut influencer des individus comme des populations dans leur choix en matière de tourisme et de loisirs.
Mais les individus ne sont pas les seuls soumis au stress du risque dans le tourisme et les loisirs. Les organisations sont aujourd'hui prises au piège du risque : accident, incident, simplement mauvais temps, mais aussi risque social, commercial et financier.
Enfin, le dernier champ que nous allons explorer est la conséquence radicale de notre victoire sur le temps : la transition de la subordination du temps à la tyrannie consentie du temps. Nous voulons tout et tout de suite, avec la peur de ne pas profiter au maximum de l'instant, nouvelles sources d'angoisses et de peurs qui ont également des conséquences sur les activités touristiques.
Lire la suite... Cahier Espaces n°85, mai 2005
Pour aller plus loin :
• KOUABENAN Dongo Rémi, CADET Bernard, HERMAND Danièle Hermand, MUÑOZ SASTRE Maria-Teresa (sous la direction de), Psychologie du risque - Identifier, évaluer, prévenir, De Boeck, 2006
• LOPEZ-VAZQUEZ Esperanza, Perception du risque, stress et stratégies d'ajustement des sujets en situation de risque de catastrophe naturelle ou industrielle - Approche d'une psychologie sociale du risque, Atelier National de Reproduction des Thèses, 2006
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
3 mai 2009
Risque & Crise (2)
La société à l’aube du XXIème siècle 3. La société du risque ?
Ce programme est le troisième chapitre d’un cours de sociologie sur « La société à l’aube du XXIème siècle ».
Sous le mode de la conversation, Jean-Yves Trépos, Christelle Stupka et Sabrina Sinigaglia-Amadio nous proposent d’aborder notre société et le passage du XXème au XXIème siècle par le biais de la question de « la société du risque ? » A travers les travaux de d’Ulrich Beck, Anthony Giddens, Peter Knight ou Robert Castel, entre autres auteurs, ils abordent la question de la place de différents types de risques dans notre société, leur mesure, leur expertise et leur perception (risques calculés, risques calculables, catastrophes naturelles et industrielles, théorie du complot, attaques informatiques, insécurité, etc.).
• Vidéo du cours, Canal-U.
• Texte du cours, Université Paul Verlaine Metz.
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
Ce programme est le troisième chapitre d’un cours de sociologie sur « La société à l’aube du XXIème siècle ».
Sous le mode de la conversation, Jean-Yves Trépos, Christelle Stupka et Sabrina Sinigaglia-Amadio nous proposent d’aborder notre société et le passage du XXème au XXIème siècle par le biais de la question de « la société du risque ? » A travers les travaux de d’Ulrich Beck, Anthony Giddens, Peter Knight ou Robert Castel, entre autres auteurs, ils abordent la question de la place de différents types de risques dans notre société, leur mesure, leur expertise et leur perception (risques calculés, risques calculables, catastrophes naturelles et industrielles, théorie du complot, attaques informatiques, insécurité, etc.).
• Vidéo du cours, Canal-U.
• Texte du cours, Université Paul Verlaine Metz.
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• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
2 mai 2009
Risque & Crise (1)
Plutôt que de commenter les commentaires alarmistes et/ou rassurants concernant la grippe A/H1N1 et de participer à des polémiques stériles, il m’apparaît plus pertinent de replacer cette question dans toutes ses dimensions - philosophique, psychologique, sociologique, scientifique, technique, économique, politique et sociale - en publiant des outils de réflexion.
Serge LEFORT
02/05/2009
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
La Société du risque. Risque et Politique
En 1986, le sociologue allemand, Ulrich Beck publie un livre sur La société du risque [1] et remporte un grand succès. Son livre n'est pas un manifeste écologique, ni une dénonciation de la multiplication des risques technologiques caractérisant la société contemporaine, mais plutôt une interrogation sur les caractéristiques d'une société considérant tous ses problèmes comme des risques, faisant du risque le principe de ses valeurs. Ainsi Ulrich Beck montre que la question du risque est au coeur de la politique moderne. Le risque est au coeur du contrat de solidarité qui représente la forme du contrat social pour le XXe siècle industrialisé. Il est aujourd'hui au centre d'un débat en raison même de la transformation dans la nature des risques sociaux : maladie, retraite, chômage. D'où la recherche de formes de protections alternatives qui caractériseront sans doute le XXIe siècle. Une autre forme de politisation par le risque est apparue dans les années 1970 avec la montée de la conscience écologique. Les grands risques technologiques (le nucléaire en particulier), les catastrophes industrielles, les interrogations sur les évolutions du climat, la montée des risques sanitaires (transfusion sanguine), alimentation (vache folle) ont conduit les États à définir une nouvelle politique du risque liée à la notion de "principe de précaution". Elle porte sans doute avec elle la naissance d'une nouvelle organisation de l'État dans ses fonctions de sécurité. En son coeur, à la fois la question du savoir - à travers le problème de l'expertise - dans les procédures qui conduisent à décider que tel ou tel risque est acceptable.
Conférence, Canal-U.
[1] BECK Ulrich, La société du risque - Sur la voie d'une autre modernité, Champs Flammarion, 2008.
C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le "risque zéro", l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace : il est devenu la mesure de notre action. A une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques : contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la "société du risque" fait de l'avenir la question du présent.
Comptes-rendus de l'ouvrage :
• BEAU Nathalie, Parutions.
• BECK Ulrich, Constructif - Sciences Citoyennes.
• BOUZAN Ariette, Questions de communication.
• CAUCHIE J.-FR. et HUBERT H.-O., La Revue Nouvelle.
• KESSLER Denis, Fédération Française des Sociétés d'Assurances.
• LATOUR Bruno, CNL.
• LOMBART Christelle, CNAM.
• SMOUTS Marie-Claude, CNRS.
• VANDENBERGHE Frédéric, Revue du MAUSS.
• ZALIO Pierre-Paul, Melissa.
Serge LEFORT
02/05/2009
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
La Société du risque. Risque et Politique
En 1986, le sociologue allemand, Ulrich Beck publie un livre sur La société du risque [1] et remporte un grand succès. Son livre n'est pas un manifeste écologique, ni une dénonciation de la multiplication des risques technologiques caractérisant la société contemporaine, mais plutôt une interrogation sur les caractéristiques d'une société considérant tous ses problèmes comme des risques, faisant du risque le principe de ses valeurs. Ainsi Ulrich Beck montre que la question du risque est au coeur de la politique moderne. Le risque est au coeur du contrat de solidarité qui représente la forme du contrat social pour le XXe siècle industrialisé. Il est aujourd'hui au centre d'un débat en raison même de la transformation dans la nature des risques sociaux : maladie, retraite, chômage. D'où la recherche de formes de protections alternatives qui caractériseront sans doute le XXIe siècle. Une autre forme de politisation par le risque est apparue dans les années 1970 avec la montée de la conscience écologique. Les grands risques technologiques (le nucléaire en particulier), les catastrophes industrielles, les interrogations sur les évolutions du climat, la montée des risques sanitaires (transfusion sanguine), alimentation (vache folle) ont conduit les États à définir une nouvelle politique du risque liée à la notion de "principe de précaution". Elle porte sans doute avec elle la naissance d'une nouvelle organisation de l'État dans ses fonctions de sécurité. En son coeur, à la fois la question du savoir - à travers le problème de l'expertise - dans les procédures qui conduisent à décider que tel ou tel risque est acceptable.
Conférence, Canal-U.
[1] BECK Ulrich, La société du risque - Sur la voie d'une autre modernité, Champs Flammarion, 2008.
C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le "risque zéro", l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace : il est devenu la mesure de notre action. A une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques : contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la "société du risque" fait de l'avenir la question du présent.
Comptes-rendus de l'ouvrage :
• BEAU Nathalie, Parutions.
• BECK Ulrich, Constructif - Sciences Citoyennes.
• BOUZAN Ariette, Questions de communication.
• CAUCHIE J.-FR. et HUBERT H.-O., La Revue Nouvelle.
• KESSLER Denis, Fédération Française des Sociétés d'Assurances.
• LATOUR Bruno, CNL.
• LOMBART Christelle, CNAM.
• SMOUTS Marie-Claude, CNRS.
• VANDENBERGHE Frédéric, Revue du MAUSS.
• ZALIO Pierre-Paul, Melissa.
1 mai 2009
La Chine retire son soutien aux USA
Un parlementaire US, le Représentant Mark Kirk qui fait partie d’un comité de soutien au développement des relations entre les USA et la Chine, jette un cri d’alarme auprès de ses collègues. Il leur signale que la Chine a entamé un processus de retrait de son soutien financier indirect aux USA, au travers de ses achats de bons du trésor US qui sont stoppés depuis janvier-février. Kirk, qui promeut effectivement de meilleures relations entre la Chine et les USA est très inquiet de ces prolongements, qu’il juge par ailleurs justifiés du point de vue de la Chine qui n’a pas trouvé, selon lui, l’ouverture et la compréhension qu’elle pourrait attendre des USA en raison du soutien qu’elle apporte à ce pays.
Kirk exprime une inquiétude existant dans certains milieux, assez restreints à Washington, favorables à de bonnes relations avec la Chine. Pour ces milieux, les pressions bureaucratiques alarmistes anti-chinoises du Pentagone, soutenues et complétées par des groupes de pression idéologiques de même orientation existent toujours et retrouvent de la vigueur; ils sont renforcées par l'attitude générale des milieux financiers gagnés par l’optimisme printanier annonçant la “reprise” comme de plus en plus imminente, qui tend à tenir désormais pour plus négligeable le rôle de la Chine, selon justement l’affirmation de cette “reprise” miraculeuse déjà en route du côté US.
[...]
Les déclarations de Mark Kirk sont rapportées par AFP, relayé le 30 avril 2009 par RAW Story. On observe effectivement dans les déclarations de Kirk, ce qui est encore plus remarquable du fait qu’il est républicain, une justification constante du comportement des Chinois. Il s’agit, de sa part, d’un avertissement à peine voilé à ceux qui, à Washington, estiment qu’il n’y a aucune raison de ménager les Chinois. Plus qu’une critique d’une position politique anti-chinoise, il s’agit de la dénonciation d’une attitude de complaisance, d’égocentrisme et de futilité qui fait oublier littéralement du jour au lendemain, en fonction d’un courant virtualiste, les nécessités de la véritable situation américaniste.
01/05/2009
Publié par Dedefensa.
Kirk exprime une inquiétude existant dans certains milieux, assez restreints à Washington, favorables à de bonnes relations avec la Chine. Pour ces milieux, les pressions bureaucratiques alarmistes anti-chinoises du Pentagone, soutenues et complétées par des groupes de pression idéologiques de même orientation existent toujours et retrouvent de la vigueur; ils sont renforcées par l'attitude générale des milieux financiers gagnés par l’optimisme printanier annonçant la “reprise” comme de plus en plus imminente, qui tend à tenir désormais pour plus négligeable le rôle de la Chine, selon justement l’affirmation de cette “reprise” miraculeuse déjà en route du côté US.
[...]
Les déclarations de Mark Kirk sont rapportées par AFP, relayé le 30 avril 2009 par RAW Story. On observe effectivement dans les déclarations de Kirk, ce qui est encore plus remarquable du fait qu’il est républicain, une justification constante du comportement des Chinois. Il s’agit, de sa part, d’un avertissement à peine voilé à ceux qui, à Washington, estiment qu’il n’y a aucune raison de ménager les Chinois. Plus qu’une critique d’une position politique anti-chinoise, il s’agit de la dénonciation d’une attitude de complaisance, d’égocentrisme et de futilité qui fait oublier littéralement du jour au lendemain, en fonction d’un courant virtualiste, les nécessités de la véritable situation américaniste.
01/05/2009
Publié par Dedefensa.
30 avril 2009
La grippe saisonnière tue !
Alors que monte la vague d'une psychose mondiale à propos de la grippe A(H1N1), dite "grippe porcine" et baptisée "grippe mexicaine" par les médias dominants [1], il est important de mettre en parallèle les chiffres des cas de la grippe A(H1N1) et ceux de la grippe saisonnière.
La grippe A(H1N1) a provoqué 8 décès entre le 23 et le 29 avril 2009 dans le monde (7 au Mexique et 1 aux États-Unis).
La grippe saisonnière provoque entre 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.
Dans la phase actuelle de développement de la grippe A(H1N1) on est très loin, très très loin du nombre de cas graves et de morts provoqué chaque année par la grippe saisonnière.
La grippe saisonnière entraîne entre 57 692 et 96 153 cas par semaine dans le monde. Or en une semaine, on compte seulement 148 cas confirmés et 3 116 cas "possibles" de la grippe A(H1N1) dans le monde.
La grippe saisonnière entraîne entre 4 800 et 9 615 morts par semaine dans le monde. Or en une semaine, on compte seulement 8 morts confirmés et 176 morts "probables" de la grippe A(H1N1) dans le monde.
Quelque soit le mot de calcul retenu, cas confirmés ou cas "possibles" et morts confirmés ou morts "probables", on constate que
1) le nombre de cas et de morts attribué à la grippe A(H1N1) reste faible comparé à celui constaté chaque année pour la grippe saisonnière ;
2) les chiffres n'explosent pas comme le prétendent les médias dominants. Le nombre des morts "probables" a été revu à la baisse et celui des morts confirmés est resté constant.
La phase 5 d'alerte décrétée par l'OMS n'est pas significative d'une aggravation du risque sanitaire comme beaucoup de gens le croit, mais il constitue une demande d'engagement des gouvernements pour lutter contre un risque de pandémie.
Chaque gouvernement réagit à sa manière. Le gouvernement mexicain révise à la baisse le nombre de morts confirmés et "probables" après avoir publié un décret réquisitionnant des locaux [comme par hasard cela s'applique aux locaux syndicaux, aux associations citoyennes, etc.], interdisant toutes manifestations et mettant la population sous contrôle de l'armée. Le gouvernement français se veut rassurant, mais ne convainc pas. Que signifie, par exemple, détenir des stocks de Tamiflu alors qu'il n'est pas prouvé que ce médicament soit efficace contre le virus A(H1N1) [2] ?
Le double-jeu alarmiste et rassurant est classique pour soumettre les populations en les maintenant dans un état infantile [3]. Parlons d'autre chose... avec mes amis mexicains.
Serge LEFORT
Desde México
30/04/2009
Lire la suite… ¡Ya basta! du A(H1N1)
Lire aussi :
• PADILLA VILLARREAL Beatriz [Université Autonome de Coahuila, Mexique], L'agenda médiatique et la construction sociale de l'incertitude, Magazine de la Communication de Crise n°13, Avril 2007 [Télécharger 10 pages].
• Articles Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Risque & Gestion du risque, Monde en Question.
Pour aller plus loin :
• Grippe saisonnière & Grippe pandémique H1N1, Institut de Veille Sanitaire
• Grippe saisonnière, Organisation Mondiale de la Santé
• Grippe pandémique H1N1 2009, Organisation Mondiale de la Santé
• Phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur, OMS
• Grippe, Wikipédia
• Grippe pandémique H1N1 2009, Wikipédia
Commentaires : ATTENTION aux sources journalistiques du nombre de "cas confirmés en laboratoire" qui ne sont pas toujours fiables.
[1] Le terme exacte est grippe à virus type A, sous-type H1N1 soit grippe A(H1N1) selon la norme OMS au 30 avril 2009.
Les médias nous racontent que la grippe A(H1N1) serait d'origine mexicaine (quelles preuves ont-ils ?) alors qu'on a dénombré à ce jour 91 cas, confirmés en laboratoire, aux États-Unis contre 26 cas au Mexique.
Source : Grippe porcine – bulletin n°5, OMS.
[2] Sur l'efficacité du Tamiflu voir : C dans l'air - France 5.
Sur les risques du Tamiflu lire : Prescrire.
[3] Note du 01/05/2009 Lire : REY Jean-François, Double bind et discours politique, Mots, Année 1995, Volume 43, Numéro 43, pp. 113-117, Persée.
La grippe A(H1N1) a provoqué 8 décès entre le 23 et le 29 avril 2009 dans le monde (7 au Mexique et 1 aux États-Unis).
Au 29 avril 2009, à 18:00 GMT, neuf pays avaient officiellement notifié 148 cas d'infection par le virus A(H1N1) de la grippe porcine. Le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a notifié 91 cas humains confirmés au laboratoire, dont un mortel. Le Mexique a notifié 26 cas humains confirmés, dont sept mortels.
Les pays suivants ont notifié des cas d'infection, mais aucun cas mortel : Allemagne (3), Autriche (1), Canada (13), Espagne (4), Israël (2), Nouvelle-Zélande (3) et Royaume-Uni (5).
Source : Grippe porcine – bulletin n°5, OMS
La grippe saisonnière provoque entre 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.
La grippe se propage rapidement dans le monde lors d’épidémies saisonnières qui ont des répercussions économiques considérables en termes d’hospitalisations, de dépenses de santé et de pertes de productivité.
Lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population souffrent d’infections des voies respiratoires supérieures. Les hospitalisations et les décès surviennent principalement dans les groupes à haut risque (personnes âgées, malades chroniques). Même si ces chiffres sont difficiles à évaluer, on pense que les épidémies annuelles entraînent entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.
Source : La grippe, OMS
Dans la phase actuelle de développement de la grippe A(H1N1) on est très loin, très très loin du nombre de cas graves et de morts provoqué chaque année par la grippe saisonnière.
Quelque soit le mot de calcul retenu, cas confirmés ou cas "possibles" et morts confirmés ou morts "probables", on constate que
1) le nombre de cas et de morts attribué à la grippe A(H1N1) reste faible comparé à celui constaté chaque année pour la grippe saisonnière ;
2) les chiffres n'explosent pas comme le prétendent les médias dominants. Le nombre des morts "probables" a été revu à la baisse et celui des morts confirmés est resté constant.
La phase 5 d'alerte décrétée par l'OMS n'est pas significative d'une aggravation du risque sanitaire comme beaucoup de gens le croit, mais il constitue une demande d'engagement des gouvernements pour lutter contre un risque de pandémie.
Les phases 1 à 3 concernent la préparation, notamment aux activités de développement des moyens d’action et de planification des interventions, tandis que les phases 4 à 6 indiquent clairement la nécessité d’engager des efforts de riposte contre la pandémie et d’atténuation de ses effets.
Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en oeuvre des mesures d’atténuation prévues.
Phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur, OMS
Chaque gouvernement réagit à sa manière. Le gouvernement mexicain révise à la baisse le nombre de morts confirmés et "probables" après avoir publié un décret réquisitionnant des locaux [comme par hasard cela s'applique aux locaux syndicaux, aux associations citoyennes, etc.], interdisant toutes manifestations et mettant la population sous contrôle de l'armée. Le gouvernement français se veut rassurant, mais ne convainc pas. Que signifie, par exemple, détenir des stocks de Tamiflu alors qu'il n'est pas prouvé que ce médicament soit efficace contre le virus A(H1N1) [2] ?
Le double-jeu alarmiste et rassurant est classique pour soumettre les populations en les maintenant dans un état infantile [3]. Parlons d'autre chose... avec mes amis mexicains.
Serge LEFORT
Desde México
30/04/2009
Lire la suite… ¡Ya basta! du A(H1N1)
Lire aussi :
• PADILLA VILLARREAL Beatriz [Université Autonome de Coahuila, Mexique], L'agenda médiatique et la construction sociale de l'incertitude, Magazine de la Communication de Crise n°13, Avril 2007 [Télécharger 10 pages].
• Articles Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Risque & Gestion du risque, Monde en Question.
Pour aller plus loin :
• Grippe saisonnière & Grippe pandémique H1N1, Institut de Veille Sanitaire
• Grippe saisonnière, Organisation Mondiale de la Santé
• Grippe pandémique H1N1 2009, Organisation Mondiale de la Santé
• Phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur, OMS
• Grippe, Wikipédia
• Grippe pandémique H1N1 2009, Wikipédia
Commentaires : ATTENTION aux sources journalistiques du nombre de "cas confirmés en laboratoire" qui ne sont pas toujours fiables.
[1] Le terme exacte est grippe à virus type A, sous-type H1N1 soit grippe A(H1N1) selon la norme OMS au 30 avril 2009.
Les médias nous racontent que la grippe A(H1N1) serait d'origine mexicaine (quelles preuves ont-ils ?) alors qu'on a dénombré à ce jour 91 cas, confirmés en laboratoire, aux États-Unis contre 26 cas au Mexique.
Source : Grippe porcine – bulletin n°5, OMS.
[2] Sur l'efficacité du Tamiflu voir : C dans l'air - France 5.
Sur les risques du Tamiflu lire : Prescrire.
[3] Note du 01/05/2009 Lire : REY Jean-François, Double bind et discours politique, Mots, Année 1995, Volume 43, Numéro 43, pp. 113-117, Persée.
Grippe A/H1N1 : les faits
29 avril 2009 -- La situation continue d'évoluer rapidement. Au 29 avril 2009, à 18:00 GMT, neuf pays avaient officiellement notifié 148 cas d'infection par le virus A/H1N1 de la grippe porcine. Le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a notifié 91 cas humains confirmés au laboratoire, dont un mortel. Le Mexique a notifié 26 cas humains confirmés, dont sept mortels.
Les pays suivants ont notifié des cas d'infection, mais aucun cas mortel : Allemagne (3), Autriche (1), Canada (13), Espagne (4), Israël (2), Nouvelle-Zélande (3) et Royaume-Uni (5).
Des informations supplémentaires sur l'évolution de la situation seront disponibles sur le site Web de l'OMS qui est régulièrement mis à jour.
L'OMS ne recommande pas de restrictions concernant les voyages, ni la fermeture des frontières. Par prudence, il est conseillé aux personnes malades de différer les déplacements à l'étranger ; les personnes présentant des symptômes à la suite d'un voyage international devraient consulter un médecin et s'en tenir aux directives des autorités nationales. La consommation de viande de porc bien cuite ou de produits à base de porc ne présente en l'occurrence aucun risque d'infection. D'une manière générale, il est conseillé aux gens de se laver soigneusement et fréquemment les mains à l'eau et au savon et de consulter un médecin au cas où ils présenteraient des symptômes quelconques de type grippal.
Grippe porcine - bulletin n°5, OMS.
Phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur
Les phases 1 à 3 concernent la préparation, notamment aux activités de développement des moyens d’action et de planification des interventions, tandis que les phases 4 à 6 indiquent clairement la nécessité d’engager des efforts de riposte contre la pandémie et d’atténuation de ses effets.
La phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur est la phase 5.
Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en oeuvre des mesures d’atténuation prévues.
Phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur, OMS.
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
Les pays suivants ont notifié des cas d'infection, mais aucun cas mortel : Allemagne (3), Autriche (1), Canada (13), Espagne (4), Israël (2), Nouvelle-Zélande (3) et Royaume-Uni (5).
Des informations supplémentaires sur l'évolution de la situation seront disponibles sur le site Web de l'OMS qui est régulièrement mis à jour.
L'OMS ne recommande pas de restrictions concernant les voyages, ni la fermeture des frontières. Par prudence, il est conseillé aux personnes malades de différer les déplacements à l'étranger ; les personnes présentant des symptômes à la suite d'un voyage international devraient consulter un médecin et s'en tenir aux directives des autorités nationales. La consommation de viande de porc bien cuite ou de produits à base de porc ne présente en l'occurrence aucun risque d'infection. D'une manière générale, il est conseillé aux gens de se laver soigneusement et fréquemment les mains à l'eau et au savon et de consulter un médecin au cas où ils présenteraient des symptômes quelconques de type grippal.
Grippe porcine - bulletin n°5, OMS.
Phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur
Les phases 1 à 3 concernent la préparation, notamment aux activités de développement des moyens d’action et de planification des interventions, tandis que les phases 4 à 6 indiquent clairement la nécessité d’engager des efforts de riposte contre la pandémie et d’atténuation de ses effets.
La phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur est la phase 5.
Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en oeuvre des mesures d’atténuation prévues.
Phase OMS d’alerte à la pandémie actuellement en vigueur, OMS.
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
La Chine et le Proche-Orient
La Chine prend position sur les problèmes du Proche-Orient
Prise de position sur la restitution du Plateau du Golan, sur le règlement du conflit israelo-palestinien,... Au cours d'une tournée dans la région, le Ministre des Affaires étrangères chinois a fait connaître l'opinion de la Chine sur les problèmes proche-orientaux. Des échanges gagnant-gagnant.
Nouvelle puissance économique et militaire oblige, la Chine est appelée à clarifier sa position sur des questions internationales qui lui semblaient, il y a encore peu, bien éloignées. C'est ce que vient de tenter de faire le Ministre des Affaires étrangères chinois au cours d'une tournée qui l'aura conduit en Egypte, dans les Territoires Palestiniens, en Israël et en Syrie.
A cette occasion, Yang Jiechi a notamment évoqué l'opinion de la Chine sur le règlement du conflit israelo-palestinien. Il a souligné que le processus de paix devait suivre les résolutions des Nations Unies, la "Feuille de route", ainsi que l'initiative arabe pour la paix. Il a réaffirmé le soutien chinois à la création d'un état palestinien indépendant et vivant en harmonie avec Israël et insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de soutenir l'unité palestinienne.
A Jérusalem, le chef de la diplomatie s'est rendu devant le Mur des Lamentations, vendredi 24 avril, avant d'apposer ses mains sur ce lieu saint du judaïsme. M. Yang s'est ensuite rendu à Bethléem, en Territoires Palestiniens, où il a visité l'Eglise de la Nativité.
Son séjour proche-oriental s'est achevé à Damas, où il a apporté le soutien de la Chine à la volonté de la Syrie de récupérer le plateau du Golan, occupé par Israël depuis la Guerre des six jours en 1967 et annexé en 1981. A plusieurs reprises, M. Yang a appelé Israël a reprendre les négociations avec les Palestiniens, la Syrie et le Liban. La Chine était jusqu'à présent restée discrète sur ces questions. Il est probable qu'elle fera de plus en plus entendre sa voix à l'avenir. En décembre dernier, l'influent vice-Premier ministre Li Keqiang avait déjà condamné l'offensive israélienne dans la Bande Gaza et appelé à cesser les opérations militaires. Le Japon s'était empressé de faire de même.
Dans les pays arabes du Proche-Orient, la Chine est accueillie à bras ouverts. Le leadership chinois n'y est pas perçu comme il peut l'être aux États-Unis ou en Europe. Au contraire, alors que l'Amérique y souffre toujours d'un déficit en termes d'image, lié à deux guerres infructueuses en Irak et en Afghanistan et à un soutien contesté à la politique israélienne, la Chine est appréciée pour son détachement vis-à-vis des régimes en place.
Comme les États-Unis du Président Wilson
Jon B. Alterman, chercheur au Center for Strategic and International Studies à Washington, n'hésite pas à comparer cette situation à celle des États-Unis il y a près d'un siècle. A l'écart des conflits d'intérêt qui avaient tiraillé la région au cours du XIXe Siècle et n'y ayant alors que peu de relations de clientélisme, l'Amérique était perçue par beaucoup comme une alternative à l'impérialisme européen. A l'époque, la confiance dans la sincérité de l'anti-colonialisme américain avait ouvert la voie à la prise d'influence des États-Unis dans la région, tout comme la doctrine chinoise de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays et le soutien à la création d'un état palestinien indépendant peuvent ouvrir des portes à la Chine.
A la différence de Washington, dont l'image est encore ternie par l'invasion de l'Irak, par la doctrine du changement de régime et par le projet de Grand Moyen Orient des néo-conservateurs américains, Pékin ne représente pas une gêne pour les gouvernements de la région. Le Parti Communiste Chinois n'est pas trop regardant sur les pratiques en termes de droits de l'Homme, d'élections démocratiques ou de respect des droits de l'opposition [1].
L'alternative chinoise séduit également les opinions publiques des pays du Proche-Orient. Selon un sondage réalisé en 2008 par l'institut Gallup, 40% de la population des pays du Proche-Orient approuvent la prestation de la Chine en tant que leader mondial, alors que seulement 17% des personnes interrogées sont satisfaites du rôle joué par les États-Unis. Deux ans plus tôt, dans un autre sondage, les Proche-Orientaux rangeaient la Chine au second rang, derrière la France, du classement des pays qu'ils voudraient voir jouer le rôle de superpuissance s'il n'y en avait qu'une.
Profond soutien sur la question de Taïwan
Mais les leaders chinois ne semblent pas souhaiter concurrencer trop directement les États-Unis dans la région. L'engagement de la Chine au Proche-Orient est quasiment nul sur le plan militaire. Conséquence directe de cette situation : les liens commerciaux qu'elle tisse là-bas, notamment dans le secteur énergétique, sont encore dépendants des États-Unis en termes de sécurité. La Chine mène encore une diplomatie en retrait dans la région. Mais elle y fait des affaires, dont elle a bien besoin pour assouvir sa nouvelle soif énergétique et se trouve des partenaires diplomatiques
En Syrie, le Ministre des Affaires étrangères chinois a pu rencontrer le président Bachar Al-Assad, un rescapé de "l'Axe du Mal", qui a appelé de ses voeux un renforcement des relations bilatérales dans le contexte de crise économique. M. Al-Assad a souligné le rôle de la Chine dans le monde et dit apprécier sa position sur la question du plateau du Golan ainsi que les efforts de la Chine en faveur du processus de paix au Proche-Orient. Et pour Pékin, il s'agit d'un échange gagnant-gagnant : le président syrien a fait part à Yang Jiechi de son profond soutien à la République Populaire de Chine sur la question de Taiwan.
Harold Thibault
28/04/2009
Publié par Aujourd'hui la Chine.
[1] Commentaires : Cette phrase "politiquement correcte" sent la langue de bois après le retournement de veste du gouvernement français sur la question du Tibet. De plus, beaucoup de gouvernements, en tête celui des États-Unis, soutiennent sans état d'âme les régimes non-démocratiques (pour ne pas dire réactionnaires) du Moyen-Orient.
Prise de position sur la restitution du Plateau du Golan, sur le règlement du conflit israelo-palestinien,... Au cours d'une tournée dans la région, le Ministre des Affaires étrangères chinois a fait connaître l'opinion de la Chine sur les problèmes proche-orientaux. Des échanges gagnant-gagnant.
Nouvelle puissance économique et militaire oblige, la Chine est appelée à clarifier sa position sur des questions internationales qui lui semblaient, il y a encore peu, bien éloignées. C'est ce que vient de tenter de faire le Ministre des Affaires étrangères chinois au cours d'une tournée qui l'aura conduit en Egypte, dans les Territoires Palestiniens, en Israël et en Syrie.
A cette occasion, Yang Jiechi a notamment évoqué l'opinion de la Chine sur le règlement du conflit israelo-palestinien. Il a souligné que le processus de paix devait suivre les résolutions des Nations Unies, la "Feuille de route", ainsi que l'initiative arabe pour la paix. Il a réaffirmé le soutien chinois à la création d'un état palestinien indépendant et vivant en harmonie avec Israël et insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de soutenir l'unité palestinienne.
A Jérusalem, le chef de la diplomatie s'est rendu devant le Mur des Lamentations, vendredi 24 avril, avant d'apposer ses mains sur ce lieu saint du judaïsme. M. Yang s'est ensuite rendu à Bethléem, en Territoires Palestiniens, où il a visité l'Eglise de la Nativité.
Son séjour proche-oriental s'est achevé à Damas, où il a apporté le soutien de la Chine à la volonté de la Syrie de récupérer le plateau du Golan, occupé par Israël depuis la Guerre des six jours en 1967 et annexé en 1981. A plusieurs reprises, M. Yang a appelé Israël a reprendre les négociations avec les Palestiniens, la Syrie et le Liban. La Chine était jusqu'à présent restée discrète sur ces questions. Il est probable qu'elle fera de plus en plus entendre sa voix à l'avenir. En décembre dernier, l'influent vice-Premier ministre Li Keqiang avait déjà condamné l'offensive israélienne dans la Bande Gaza et appelé à cesser les opérations militaires. Le Japon s'était empressé de faire de même.
Dans les pays arabes du Proche-Orient, la Chine est accueillie à bras ouverts. Le leadership chinois n'y est pas perçu comme il peut l'être aux États-Unis ou en Europe. Au contraire, alors que l'Amérique y souffre toujours d'un déficit en termes d'image, lié à deux guerres infructueuses en Irak et en Afghanistan et à un soutien contesté à la politique israélienne, la Chine est appréciée pour son détachement vis-à-vis des régimes en place.
Comme les États-Unis du Président Wilson
Jon B. Alterman, chercheur au Center for Strategic and International Studies à Washington, n'hésite pas à comparer cette situation à celle des États-Unis il y a près d'un siècle. A l'écart des conflits d'intérêt qui avaient tiraillé la région au cours du XIXe Siècle et n'y ayant alors que peu de relations de clientélisme, l'Amérique était perçue par beaucoup comme une alternative à l'impérialisme européen. A l'époque, la confiance dans la sincérité de l'anti-colonialisme américain avait ouvert la voie à la prise d'influence des États-Unis dans la région, tout comme la doctrine chinoise de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays et le soutien à la création d'un état palestinien indépendant peuvent ouvrir des portes à la Chine.
A la différence de Washington, dont l'image est encore ternie par l'invasion de l'Irak, par la doctrine du changement de régime et par le projet de Grand Moyen Orient des néo-conservateurs américains, Pékin ne représente pas une gêne pour les gouvernements de la région. Le Parti Communiste Chinois n'est pas trop regardant sur les pratiques en termes de droits de l'Homme, d'élections démocratiques ou de respect des droits de l'opposition [1].
L'alternative chinoise séduit également les opinions publiques des pays du Proche-Orient. Selon un sondage réalisé en 2008 par l'institut Gallup, 40% de la population des pays du Proche-Orient approuvent la prestation de la Chine en tant que leader mondial, alors que seulement 17% des personnes interrogées sont satisfaites du rôle joué par les États-Unis. Deux ans plus tôt, dans un autre sondage, les Proche-Orientaux rangeaient la Chine au second rang, derrière la France, du classement des pays qu'ils voudraient voir jouer le rôle de superpuissance s'il n'y en avait qu'une.
Profond soutien sur la question de Taïwan
Mais les leaders chinois ne semblent pas souhaiter concurrencer trop directement les États-Unis dans la région. L'engagement de la Chine au Proche-Orient est quasiment nul sur le plan militaire. Conséquence directe de cette situation : les liens commerciaux qu'elle tisse là-bas, notamment dans le secteur énergétique, sont encore dépendants des États-Unis en termes de sécurité. La Chine mène encore une diplomatie en retrait dans la région. Mais elle y fait des affaires, dont elle a bien besoin pour assouvir sa nouvelle soif énergétique et se trouve des partenaires diplomatiques
En Syrie, le Ministre des Affaires étrangères chinois a pu rencontrer le président Bachar Al-Assad, un rescapé de "l'Axe du Mal", qui a appelé de ses voeux un renforcement des relations bilatérales dans le contexte de crise économique. M. Al-Assad a souligné le rôle de la Chine dans le monde et dit apprécier sa position sur la question du plateau du Golan ainsi que les efforts de la Chine en faveur du processus de paix au Proche-Orient. Et pour Pékin, il s'agit d'un échange gagnant-gagnant : le président syrien a fait part à Yang Jiechi de son profond soutien à la République Populaire de Chine sur la question de Taiwan.
Harold Thibault
28/04/2009
Publié par Aujourd'hui la Chine.
[1] Commentaires : Cette phrase "politiquement correcte" sent la langue de bois après le retournement de veste du gouvernement français sur la question du Tibet. De plus, beaucoup de gouvernements, en tête celui des États-Unis, soutiennent sans état d'âme les régimes non-démocratiques (pour ne pas dire réactionnaires) du Moyen-Orient.
29 avril 2009
L'OMS dément les médias
28 avril 2009 – La situation actuelle continue d’évoluer rapidement. À 19h15, le 28 avril 2009, sept pays avaient officiellement notifié des cas d’infection par le virus H1N1 de la grippe porcine. Le gouvernement des Etats-Unis a notifié 64 cas, confirmés en laboratoire et aucun décès. Le Mexique a notifié 26 cas confirmés, dont sept décès.
Les pays qui suivent ont notifié des cas confirmés en laboratoire mais pas de décès : Canada (6), Nouvelle-Zélande (3), Royaume-Uni (2), Israël (2) et Espagne (2).
De nouvelles informations sur la situation seront publiées régulièrement sur le site Web de l’OMS.
L’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ordinaires, ni la fermeture des frontières. On considère qu’il est prudent pour les personnes malades de retarder leur voyage international et, pour les personnes manifestant des symptômes après un voyage international, d’aller consulter un médecin, en appliquant les recommandations des autorités nationales.
La consommation de viande de porc ou de produits dérivés bien cuits n’entraîne aucun risque d’infection. Il est conseillé à chacun de se laver soigneusement et régulièrement les mains à l’eau et au savon et d’aller consulter un médecin, dès que le moindre symptôme d’un syndrome de type grippal se manifeste.
Grippe porcine – bulletin n°4, OMS.
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
Les pays qui suivent ont notifié des cas confirmés en laboratoire mais pas de décès : Canada (6), Nouvelle-Zélande (3), Royaume-Uni (2), Israël (2) et Espagne (2).
De nouvelles informations sur la situation seront publiées régulièrement sur le site Web de l’OMS.
L’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ordinaires, ni la fermeture des frontières. On considère qu’il est prudent pour les personnes malades de retarder leur voyage international et, pour les personnes manifestant des symptômes après un voyage international, d’aller consulter un médecin, en appliquant les recommandations des autorités nationales.
La consommation de viande de porc ou de produits dérivés bien cuits n’entraîne aucun risque d’infection. Il est conseillé à chacun de se laver soigneusement et régulièrement les mains à l’eau et au savon et d’aller consulter un médecin, dès que le moindre symptôme d’un syndrome de type grippal se manifeste.
Grippe porcine – bulletin n°4, OMS.
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
Grippe porcine ou copains comme cochons ?
Deux cent morts à cause de la grippe porcine [1], c’est oublier les 250000 décès annuels du fait des grippes « traditionnelles ». A part pour gonfler les profits des laboratoires Roche, ou pour faire peur, on ne voit pas l’intérêt du show médiatique.
Il y a quelques temps, le Canard Enchainé relevait le fait que les laboratoires Roche, dans le cadre de l’épidémie de grippe aviaire, avaient été choisis pour pondre l’antiviral nécessaire au soin des humains touchés par une possible mutation du virus H5N1.
Contrairement à ce qui aurait dû être fait, l’état n’avait pas choisi un générique, bien moins coûteux, pour lutter contre une possible pandémie. Soit.
Roche avait alors produit un stock considérable de Tamiflu dans l’attente de cette pandémie... qui ne vint pas !
Roche, par le rachat de ce brevet, issu de la recherche publique, espérait ainsi toucher le jackpot, mais le Tamiflu produit lui restait sur les bras... jusqu’à cette épidémie de H1N1 porcin du Mexique.
EFFET D’AUBAINE
Le prix du Tamiflu était descendu à 7,70 € la boîte, et là, alors qu’on se rapproche de la date limite de vente des stocks, paf ! Grippe porcine, pandémie, et tout et tout !
Les prix flambent, la boîte dépasse les 20 € et les états décident de passer en alerte 4, alerte obligeant les hôpitaux à faire leur stock de... Tamiflu ! Quelle aubaine pour Roche ! Sur le marché parallèle, ce médicament dépasse même les 150€ !
D’autant que, sans même remettre en cause cette pandémie, l’éfficacité du Tamiflu dans la lutte contre ce virus est loin d’être prouvée ! En effet, le cachet en question a été étudié et développé sur des souches de grippe différentes et le virus actuel de la grippe porcine de la souche A/H1N1 s’avère constitué pour la première fois, de souches aviaire, porcine et humaine. L’ampleur de l’effet du Tamiflu dans le traitement et la prévention de nouvelles souches de la grippe n’est donc pas assurée. Son efficacité sur le virus actuel n’est... pas garantie, ni son impact sur les conséquences possibles comme le nombre d’hospitalisations, la mortalité, ou même les conséquences économiques d’une telle pandémie de grippe (ces médicaments doivent être administrés dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes).
Pire, dans le cadre de la grippe aviaire, on a découvert que le virus pouvait développer une resistance au... Tamiflu !
PRINCIPE DE LA RELATIVITÉ
Mais les accords sont passés, les sommes en jeu considérables et nous pourrions bien être le dindon de cette "farce capitaliste" consistant seulement à apporter des bénéfices à Roche, le tout, encore une fois, sous la pression médiatique qui monte en épingle cette pantomime !
Et la peur, instaurée par nos amis des médias, tourne à l’abracadabrantesque !
Cent à deux cent morts à cause de cette grippe porcine, c’est catastrophique [2]. Mais pourquoi, alors, ne pas parler des 250 000 à 500 000 morts annuels du fait des grippes "traditionnelles" (chiffres de l’OMS) ? Pour l’exemple, dont personne n’a parlé à l’époque, une grippe bien humaine, en 2002, a fait, en trois mois, plus de 800 morts à Madagascar uniquement (sur 27 000 cas) ! Et pourtant, il n’en a pas été question, ici, en Occident...
A croire que le Mexique s’est enrhumé au bon moment...
Peachy Carnehan
28/04/2009
Publié par AgoraVox selon Nordenstar.
Lire aussi :
• Serge LEFORT, La grippe saisonnière tue !, Monde en Question.
• Serge LEFORT, ¡Ya basta! du A(H1N1), Monde en Question.
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
[1] Contrairement à la désinformation des médias reprise sans critique par tous, on sait que :
[2] Voir : Grippe porcine, Monde en Question Blogger - WordPress.
Il y a quelques temps, le Canard Enchainé relevait le fait que les laboratoires Roche, dans le cadre de l’épidémie de grippe aviaire, avaient été choisis pour pondre l’antiviral nécessaire au soin des humains touchés par une possible mutation du virus H5N1.
Contrairement à ce qui aurait dû être fait, l’état n’avait pas choisi un générique, bien moins coûteux, pour lutter contre une possible pandémie. Soit.
Roche avait alors produit un stock considérable de Tamiflu dans l’attente de cette pandémie... qui ne vint pas !
Roche, par le rachat de ce brevet, issu de la recherche publique, espérait ainsi toucher le jackpot, mais le Tamiflu produit lui restait sur les bras... jusqu’à cette épidémie de H1N1 porcin du Mexique.
EFFET D’AUBAINE
Le prix du Tamiflu était descendu à 7,70 € la boîte, et là, alors qu’on se rapproche de la date limite de vente des stocks, paf ! Grippe porcine, pandémie, et tout et tout !
Les prix flambent, la boîte dépasse les 20 € et les états décident de passer en alerte 4, alerte obligeant les hôpitaux à faire leur stock de... Tamiflu ! Quelle aubaine pour Roche ! Sur le marché parallèle, ce médicament dépasse même les 150€ !
D’autant que, sans même remettre en cause cette pandémie, l’éfficacité du Tamiflu dans la lutte contre ce virus est loin d’être prouvée ! En effet, le cachet en question a été étudié et développé sur des souches de grippe différentes et le virus actuel de la grippe porcine de la souche A/H1N1 s’avère constitué pour la première fois, de souches aviaire, porcine et humaine. L’ampleur de l’effet du Tamiflu dans le traitement et la prévention de nouvelles souches de la grippe n’est donc pas assurée. Son efficacité sur le virus actuel n’est... pas garantie, ni son impact sur les conséquences possibles comme le nombre d’hospitalisations, la mortalité, ou même les conséquences économiques d’une telle pandémie de grippe (ces médicaments doivent être administrés dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes).
Pire, dans le cadre de la grippe aviaire, on a découvert que le virus pouvait développer une resistance au... Tamiflu !
PRINCIPE DE LA RELATIVITÉ
Mais les accords sont passés, les sommes en jeu considérables et nous pourrions bien être le dindon de cette "farce capitaliste" consistant seulement à apporter des bénéfices à Roche, le tout, encore une fois, sous la pression médiatique qui monte en épingle cette pantomime !
Et la peur, instaurée par nos amis des médias, tourne à l’abracadabrantesque !
Cent à deux cent morts à cause de cette grippe porcine, c’est catastrophique [2]. Mais pourquoi, alors, ne pas parler des 250 000 à 500 000 morts annuels du fait des grippes "traditionnelles" (chiffres de l’OMS) ? Pour l’exemple, dont personne n’a parlé à l’époque, une grippe bien humaine, en 2002, a fait, en trois mois, plus de 800 morts à Madagascar uniquement (sur 27 000 cas) ! Et pourtant, il n’en a pas été question, ici, en Occident...
A croire que le Mexique s’est enrhumé au bon moment...
Peachy Carnehan
28/04/2009
Publié par AgoraVox selon Nordenstar.
Lire aussi :
• Serge LEFORT, La grippe saisonnière tue !, Monde en Question.
• Serge LEFORT, ¡Ya basta! du A(H1N1), Monde en Question.
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
[1] Contrairement à la désinformation des médias reprise sans critique par tous, on sait que :
Au 27 avril 2009, le gouvernement des Etats-Unis avait notifié 40 cas, confirmés en laboratoire, d’infection humaine par le virus A(H1N1) de la grippe porcine, mais aucun décès. Le Mexique a notifié 26 cas confirmés d’infection humaine par le même virus, dont sept décès. Le Canada a notifié six cas, mais pas de décès, et l’Espagne a notifié un cas, pas de décès.
Grippe porcine – bulletin n°3, OMS.
[2] Voir : Grippe porcine, Monde en Question Blogger - WordPress.
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