Quel mode de raisonnement est le mieux adapté aux crises majeures ?
[...]
Lorsque l’on est brutalement convoqué sur ces nouveaux terrains, le réflexe normal est de se recroqueviller, de façon encore plus déterminée, à l’intérieur des visions du passé.
On l’a vu, par exemple, au moment de la rupture de la Première Guerre mondiale : le plan XVII, qui servait de référence, à partir de conceptions d’un autre âge, a été maintenu comme armature générale de la réplique française jusqu’à ce que les armées allemandes soient aux portes de Paris. Jusqu’au seuil de la déroute, il fut impossible de faire réfléchir à l’éventualité, et même la réalité, d’une violation du territoire de la Belgique – une impossibilité absolue dans les références habituelles : le général Lanrezac, qui ne cessait de mettre en question les hypothèses du Grand Quartier général fut limogé. De même, impossible de faire réfléchir sur le caractère totalement inadapté du pantalon rouge : « Supprimer le Pantalon rouge, Jamais ! Le Pantalon rouge, c’est la France ! », comme le déclama un ancien ministre de la Guerre à la Chambre lorsque son successeur tenta de passer à des couleurs moins voyantes. Ou encore, quand on commença à poser des questions sur l’aviation : « L’aviation, c’est pour le tourisme ! ».
L’enjeu fondamental est d’être en phase avec les défis de son temps. Bien que plongé dans l’ère industrielle, on est entré en guerre, en 1914, avec une culture des temps agraires. Comme le dit le stratège chinois Sun Tsu : « Qui ne connaît pas ses risques, qui ne se connaît pas soi-même, sera défait à chaque bataille. » Et l’ajustement aux défis effectifs est une exigence à satisfaire en continu. Comme me le confiait un responsable britannique : « En 1914, nous avons été presque totalement préparés. En 1940, nous étions totalement préparés… à la Guerre de 1914. »
Aujourd’hui, à l’ère des grands « cyclones » planétaires conjuguant de multiples dimensions du risque, toutes marquées par des sauts quantitatifs et qualitatifs, le défi est double : ne pas succomber au syndrome de la tétanisation ; inventer des sorties par le haut – qui restent largement à inventer.
[...]
Lire la suite... Espace éthique
Réflexions à chaud sur la grippe A/H1N1
[...]
Par ailleurs, les données épidémiologiques du Mexique ne sont pas accompagnées des indications sur les conditions d’observation qui permettraient de les interpréter en profondeur (on dispose de données brutes sans information méthodologique et d’élément de compréhension structurelle). Ceci nous conduit à penser que, sans lâcher l’attention et en continuant de verrouiller les dispositifs de lutte par prudence, il est nécessaire aujourd’hui de faire l’effort de maintenir ouverte la question suivante (en assumant son caractère paradoxal) : « et si, contrairement à ce que l’on observe souvent, nous étions pris, cette fois, dans une dynamique de sur-réaction, avec entrainement technique et organisationnel et effet de cliquet, non assortis d’une prise de recul suffisante ? » Il n’est pas possible d’avoir de certitude à cette heure, mais au moins doit-on garder une capacité d’interrogation, de prise de recul constant pour accompagner les décisions et, le cas échéant, introduire quelque prudence dans la communication. Il est clair que si finalement la gravité épidémique s’avère sans rapport avec la puissance des mesures prises, et si aucune précaution de présentation n’a été prise (sur le thème que c’est pour l’heure la moins mauvaise décision et que s’il y a non confirmation de la gravité de l’épidémie il restera un exercice international très instructif), les risques en termes de perte de crédibilité sont sévères. Et les risques économiques sont également colossaux.
Si finalement au contraire le niveau des mesures actuellement prises s’avèrent adaptées et adéquates, avoir gardé à l’esprit la paradoxale question de la possible sur-réaction devrait avoir permis d’améliorer les ajustements et l’usage des plans comme des outils bien compris.
[...]
Lire la suite... Espace éthique
Pour aller plus loin :
• Pandémie grippale, éthique, société, Espace éthique
• Textes de Patrick Lagadec
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
4 mai 2009
Risque & Crise (3)
La perception du risque dans la société de la peur
Notre monde occidental a fortement muté des dernières décennies. Plusieurs champs de la société post moderne interviennent frontalement sur le tourisme et les loisirs. En premier, le risque et la peur qui en découle. L'évidence met en exergue l'imprévisible et l'incertitude, généralement traduit dans l'univers touristique comme le risque d'accident, d'incident, de désorganisation et de crises. Du plaisir à l'inquiétude et de la peur à l'angoisse, la perception agit comme un miroir déformant qui peut influencer des individus comme des populations dans leur choix en matière de tourisme et de loisirs.
Mais les individus ne sont pas les seuls soumis au stress du risque dans le tourisme et les loisirs. Les organisations sont aujourd'hui prises au piège du risque : accident, incident, simplement mauvais temps, mais aussi risque social, commercial et financier.
Enfin, le dernier champ que nous allons explorer est la conséquence radicale de notre victoire sur le temps : la transition de la subordination du temps à la tyrannie consentie du temps. Nous voulons tout et tout de suite, avec la peur de ne pas profiter au maximum de l'instant, nouvelles sources d'angoisses et de peurs qui ont également des conséquences sur les activités touristiques.
Lire la suite... Cahier Espaces n°85, mai 2005
Pour aller plus loin :
• KOUABENAN Dongo Rémi, CADET Bernard, HERMAND Danièle Hermand, MUÑOZ SASTRE Maria-Teresa (sous la direction de), Psychologie du risque - Identifier, évaluer, prévenir, De Boeck, 2006
• LOPEZ-VAZQUEZ Esperanza, Perception du risque, stress et stratégies d'ajustement des sujets en situation de risque de catastrophe naturelle ou industrielle - Approche d'une psychologie sociale du risque, Atelier National de Reproduction des Thèses, 2006
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
Notre monde occidental a fortement muté des dernières décennies. Plusieurs champs de la société post moderne interviennent frontalement sur le tourisme et les loisirs. En premier, le risque et la peur qui en découle. L'évidence met en exergue l'imprévisible et l'incertitude, généralement traduit dans l'univers touristique comme le risque d'accident, d'incident, de désorganisation et de crises. Du plaisir à l'inquiétude et de la peur à l'angoisse, la perception agit comme un miroir déformant qui peut influencer des individus comme des populations dans leur choix en matière de tourisme et de loisirs.
Mais les individus ne sont pas les seuls soumis au stress du risque dans le tourisme et les loisirs. Les organisations sont aujourd'hui prises au piège du risque : accident, incident, simplement mauvais temps, mais aussi risque social, commercial et financier.
Enfin, le dernier champ que nous allons explorer est la conséquence radicale de notre victoire sur le temps : la transition de la subordination du temps à la tyrannie consentie du temps. Nous voulons tout et tout de suite, avec la peur de ne pas profiter au maximum de l'instant, nouvelles sources d'angoisses et de peurs qui ont également des conséquences sur les activités touristiques.
Lire la suite... Cahier Espaces n°85, mai 2005
Pour aller plus loin :
• KOUABENAN Dongo Rémi, CADET Bernard, HERMAND Danièle Hermand, MUÑOZ SASTRE Maria-Teresa (sous la direction de), Psychologie du risque - Identifier, évaluer, prévenir, De Boeck, 2006
• LOPEZ-VAZQUEZ Esperanza, Perception du risque, stress et stratégies d'ajustement des sujets en situation de risque de catastrophe naturelle ou industrielle - Approche d'une psychologie sociale du risque, Atelier National de Reproduction des Thèses, 2006
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
3 mai 2009
Risque & Crise (2)
La société à l’aube du XXIème siècle 3. La société du risque ?
Ce programme est le troisième chapitre d’un cours de sociologie sur « La société à l’aube du XXIème siècle ».
Sous le mode de la conversation, Jean-Yves Trépos, Christelle Stupka et Sabrina Sinigaglia-Amadio nous proposent d’aborder notre société et le passage du XXème au XXIème siècle par le biais de la question de « la société du risque ? » A travers les travaux de d’Ulrich Beck, Anthony Giddens, Peter Knight ou Robert Castel, entre autres auteurs, ils abordent la question de la place de différents types de risques dans notre société, leur mesure, leur expertise et leur perception (risques calculés, risques calculables, catastrophes naturelles et industrielles, théorie du complot, attaques informatiques, insécurité, etc.).
• Vidéo du cours, Canal-U.
• Texte du cours, Université Paul Verlaine Metz.
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
Ce programme est le troisième chapitre d’un cours de sociologie sur « La société à l’aube du XXIème siècle ».
Sous le mode de la conversation, Jean-Yves Trépos, Christelle Stupka et Sabrina Sinigaglia-Amadio nous proposent d’aborder notre société et le passage du XXème au XXIème siècle par le biais de la question de « la société du risque ? » A travers les travaux de d’Ulrich Beck, Anthony Giddens, Peter Knight ou Robert Castel, entre autres auteurs, ils abordent la question de la place de différents types de risques dans notre société, leur mesure, leur expertise et leur perception (risques calculés, risques calculables, catastrophes naturelles et industrielles, théorie du complot, attaques informatiques, insécurité, etc.).
• Vidéo du cours, Canal-U.
• Texte du cours, Université Paul Verlaine Metz.
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
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2 mai 2009
Risque & Crise (1)
Plutôt que de commenter les commentaires alarmistes et/ou rassurants concernant la grippe A/H1N1 et de participer à des polémiques stériles, il m’apparaît plus pertinent de replacer cette question dans toutes ses dimensions - philosophique, psychologique, sociologique, scientifique, technique, économique, politique et sociale - en publiant des outils de réflexion.
Serge LEFORT
02/05/2009
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
La Société du risque. Risque et Politique
En 1986, le sociologue allemand, Ulrich Beck publie un livre sur La société du risque [1] et remporte un grand succès. Son livre n'est pas un manifeste écologique, ni une dénonciation de la multiplication des risques technologiques caractérisant la société contemporaine, mais plutôt une interrogation sur les caractéristiques d'une société considérant tous ses problèmes comme des risques, faisant du risque le principe de ses valeurs. Ainsi Ulrich Beck montre que la question du risque est au coeur de la politique moderne. Le risque est au coeur du contrat de solidarité qui représente la forme du contrat social pour le XXe siècle industrialisé. Il est aujourd'hui au centre d'un débat en raison même de la transformation dans la nature des risques sociaux : maladie, retraite, chômage. D'où la recherche de formes de protections alternatives qui caractériseront sans doute le XXIe siècle. Une autre forme de politisation par le risque est apparue dans les années 1970 avec la montée de la conscience écologique. Les grands risques technologiques (le nucléaire en particulier), les catastrophes industrielles, les interrogations sur les évolutions du climat, la montée des risques sanitaires (transfusion sanguine), alimentation (vache folle) ont conduit les États à définir une nouvelle politique du risque liée à la notion de "principe de précaution". Elle porte sans doute avec elle la naissance d'une nouvelle organisation de l'État dans ses fonctions de sécurité. En son coeur, à la fois la question du savoir - à travers le problème de l'expertise - dans les procédures qui conduisent à décider que tel ou tel risque est acceptable.
Conférence, Canal-U.
[1] BECK Ulrich, La société du risque - Sur la voie d'une autre modernité, Champs Flammarion, 2008.
C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le "risque zéro", l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace : il est devenu la mesure de notre action. A une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques : contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la "société du risque" fait de l'avenir la question du présent.
Comptes-rendus de l'ouvrage :
• BEAU Nathalie, Parutions.
• BECK Ulrich, Constructif - Sciences Citoyennes.
• BOUZAN Ariette, Questions de communication.
• CAUCHIE J.-FR. et HUBERT H.-O., La Revue Nouvelle.
• KESSLER Denis, Fédération Française des Sociétés d'Assurances.
• LATOUR Bruno, CNL.
• LOMBART Christelle, CNAM.
• SMOUTS Marie-Claude, CNRS.
• VANDENBERGHE Frédéric, Revue du MAUSS.
• ZALIO Pierre-Paul, Melissa.
Serge LEFORT
02/05/2009
Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.
La Société du risque. Risque et Politique
En 1986, le sociologue allemand, Ulrich Beck publie un livre sur La société du risque [1] et remporte un grand succès. Son livre n'est pas un manifeste écologique, ni une dénonciation de la multiplication des risques technologiques caractérisant la société contemporaine, mais plutôt une interrogation sur les caractéristiques d'une société considérant tous ses problèmes comme des risques, faisant du risque le principe de ses valeurs. Ainsi Ulrich Beck montre que la question du risque est au coeur de la politique moderne. Le risque est au coeur du contrat de solidarité qui représente la forme du contrat social pour le XXe siècle industrialisé. Il est aujourd'hui au centre d'un débat en raison même de la transformation dans la nature des risques sociaux : maladie, retraite, chômage. D'où la recherche de formes de protections alternatives qui caractériseront sans doute le XXIe siècle. Une autre forme de politisation par le risque est apparue dans les années 1970 avec la montée de la conscience écologique. Les grands risques technologiques (le nucléaire en particulier), les catastrophes industrielles, les interrogations sur les évolutions du climat, la montée des risques sanitaires (transfusion sanguine), alimentation (vache folle) ont conduit les États à définir une nouvelle politique du risque liée à la notion de "principe de précaution". Elle porte sans doute avec elle la naissance d'une nouvelle organisation de l'État dans ses fonctions de sécurité. En son coeur, à la fois la question du savoir - à travers le problème de l'expertise - dans les procédures qui conduisent à décider que tel ou tel risque est acceptable.
Conférence, Canal-U.
[1] BECK Ulrich, La société du risque - Sur la voie d'une autre modernité, Champs Flammarion, 2008.
C'est en 1986, peu de temps après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que paraissait en Allemagne La Société du risque. Livre pionnier, traduit en plusieurs langues, sa publication en français intervint au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de l'explosion d'une usine chimique à Toulouse. Alors que l'on s'interroge plus que jamais sur le "risque zéro", l'assurance, la responsabilité et la prévention, l'ouvrage d'Ulrich Beck fournit des clés pour penser ce que l'auteur diagnostique comme un véritable changement de société. Car si nous ne vivons pas dans un monde plus dangereux qu'auparavant, le risque est désormais beaucoup plus qu'une menace : il est devenu la mesure de notre action. A une logique de la répartition des richesses a succédé une logique de la répartition des risques : contrainte dès lors de poser continuellement la question de ses propres fondements, la "société du risque" fait de l'avenir la question du présent.
Comptes-rendus de l'ouvrage :
• BEAU Nathalie, Parutions.
• BECK Ulrich, Constructif - Sciences Citoyennes.
• BOUZAN Ariette, Questions de communication.
• CAUCHIE J.-FR. et HUBERT H.-O., La Revue Nouvelle.
• KESSLER Denis, Fédération Française des Sociétés d'Assurances.
• LATOUR Bruno, CNL.
• LOMBART Christelle, CNAM.
• SMOUTS Marie-Claude, CNRS.
• VANDENBERGHE Frédéric, Revue du MAUSS.
• ZALIO Pierre-Paul, Melissa.
1 mai 2009
La Chine retire son soutien aux USA
Un parlementaire US, le Représentant Mark Kirk qui fait partie d’un comité de soutien au développement des relations entre les USA et la Chine, jette un cri d’alarme auprès de ses collègues. Il leur signale que la Chine a entamé un processus de retrait de son soutien financier indirect aux USA, au travers de ses achats de bons du trésor US qui sont stoppés depuis janvier-février. Kirk, qui promeut effectivement de meilleures relations entre la Chine et les USA est très inquiet de ces prolongements, qu’il juge par ailleurs justifiés du point de vue de la Chine qui n’a pas trouvé, selon lui, l’ouverture et la compréhension qu’elle pourrait attendre des USA en raison du soutien qu’elle apporte à ce pays.
Kirk exprime une inquiétude existant dans certains milieux, assez restreints à Washington, favorables à de bonnes relations avec la Chine. Pour ces milieux, les pressions bureaucratiques alarmistes anti-chinoises du Pentagone, soutenues et complétées par des groupes de pression idéologiques de même orientation existent toujours et retrouvent de la vigueur; ils sont renforcées par l'attitude générale des milieux financiers gagnés par l’optimisme printanier annonçant la “reprise” comme de plus en plus imminente, qui tend à tenir désormais pour plus négligeable le rôle de la Chine, selon justement l’affirmation de cette “reprise” miraculeuse déjà en route du côté US.
[...]
Les déclarations de Mark Kirk sont rapportées par AFP, relayé le 30 avril 2009 par RAW Story. On observe effectivement dans les déclarations de Kirk, ce qui est encore plus remarquable du fait qu’il est républicain, une justification constante du comportement des Chinois. Il s’agit, de sa part, d’un avertissement à peine voilé à ceux qui, à Washington, estiment qu’il n’y a aucune raison de ménager les Chinois. Plus qu’une critique d’une position politique anti-chinoise, il s’agit de la dénonciation d’une attitude de complaisance, d’égocentrisme et de futilité qui fait oublier littéralement du jour au lendemain, en fonction d’un courant virtualiste, les nécessités de la véritable situation américaniste.
01/05/2009
Publié par Dedefensa.
Kirk exprime une inquiétude existant dans certains milieux, assez restreints à Washington, favorables à de bonnes relations avec la Chine. Pour ces milieux, les pressions bureaucratiques alarmistes anti-chinoises du Pentagone, soutenues et complétées par des groupes de pression idéologiques de même orientation existent toujours et retrouvent de la vigueur; ils sont renforcées par l'attitude générale des milieux financiers gagnés par l’optimisme printanier annonçant la “reprise” comme de plus en plus imminente, qui tend à tenir désormais pour plus négligeable le rôle de la Chine, selon justement l’affirmation de cette “reprise” miraculeuse déjà en route du côté US.
[...]
Les déclarations de Mark Kirk sont rapportées par AFP, relayé le 30 avril 2009 par RAW Story. On observe effectivement dans les déclarations de Kirk, ce qui est encore plus remarquable du fait qu’il est républicain, une justification constante du comportement des Chinois. Il s’agit, de sa part, d’un avertissement à peine voilé à ceux qui, à Washington, estiment qu’il n’y a aucune raison de ménager les Chinois. Plus qu’une critique d’une position politique anti-chinoise, il s’agit de la dénonciation d’une attitude de complaisance, d’égocentrisme et de futilité qui fait oublier littéralement du jour au lendemain, en fonction d’un courant virtualiste, les nécessités de la véritable situation américaniste.
01/05/2009
Publié par Dedefensa.
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