Ce plan de construction, qui porte sur la construction de 300 unités résidentielles, attend encore un feu vert définitif au cours des mois à venir, selon une ONG israélienne.
Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a approuvé un plan de construction de centaines de maisons dans une colonie sauvage en Cisjordanie occupée, a affirmé mardi 23 juin une ONG israélienne.
"Le plan est destiné à créer une continuité territoriale" entre la colonie de Talmon et une implantation sauvage voisine et "élargir la colonie aux dépens des villageois palestiniens dans la zone", a affirmé l'ONG Bimkom dans un communiqué.
Ce plan de construction, qui porte sur la construction de 300 unités résidentielles, attend encore un feu vert définitif au cours des mois à venir, précise toutefois Bimkom. La colonie de Talmon se trouve au nord-ouest de Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne.
"C'est la deuxième fois au cours des derniers mois que le ministre de la Défense Barak approuve l'extension de colonies existantes ou de nouvelles colonies", affirme Alon Cohen-Lifshitz, un responsable de Bimkom.
Toutes les colonies illégales
"Cela prouve que (Ehoud) Barak n'a pas l'intention de geler la construction dans les colonies existantes, ni même d'empêcher d'en construire de nouvelles", poursuit-il.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès du ministère de la Défense.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu exclut un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés comme le réclame la communauté internationale, États-Unis en tête.
Il s'est dit en revanche prêt à démanteler des colonies sauvages en échange d'un soutien accru de Washington face à la menace d'un Iran nucléaire. Ces implantations, plus de 100, sont jugées illégales en Israël car elles n'ont pas obtenu le feu vert des autorités.
Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales [1].
NouvelObs
[1] Le territoire inclus dans ligne verte de 1949 est considéré, par la communauté internationale, comme le seul territoire sur lequel l'État d'Israël est en doit d'exercer sa souveraineté. Israël, qui prétend à des «frontières sûres et reconnues», viole allègrement le droit international et revendique toute la Terre d'Israël - Eretz Israel.
• Dossier Organisations israéliennes contre l'occupation
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
23 juin 2009
22 juin 2009
Les druzes manifestent pour leurs droits
Plusieurs centaines de manifestants druzes se disant victimes de discrimination dans l'Etat juif ont affronté dimanche la police devant les bureaux du Premier ministre Benjamin Netanyahou à Jérusalem. Ils ont lancé des oeufs et des bouteilles sur les forces de sécurité. Les heurts ont fait deux blessés parmi les policiers et plusieurs autres chez les manifestants, a précisé Micky Rosenfeld, porte-parole de la police. Les dirigeants de la communauté druze se plaignent de la modicité des allocations versées à leurs villages par rapport aux fonds consacrés par l'Etat aux localités juives. Le Premier ministre a accepté de recevoir des représentants des protestataires, ont fait savoir ses services dans un communiqué.
Le JDD
Commentaires :
En Israël, les droits varient selon la nationalité. Les citoyens Juifs ont plus de droits que les citoyens Druzes, qui ont plus de droits que les citoyens Palestiniens (qualifiés Arabes).
Les Druzes sont perçus comme loyaux à l'État d'Israël. Contrairement aux Palestiniens, ils ont le droit de faire leur service militaire et donc d'accéder aux postes à responsabilités.
Alors que 93% des terres sont aux mains de l'État d'Israël, qui les a volées en 1948 aux Palestiniens, seuls les citoyens Juifs peuvent les utiliser pour construire de nouvelles localités - de fait des colonies.
Le JDD
Commentaires :
En Israël, les droits varient selon la nationalité. Les citoyens Juifs ont plus de droits que les citoyens Druzes, qui ont plus de droits que les citoyens Palestiniens (qualifiés Arabes).
Les Druzes sont perçus comme loyaux à l'État d'Israël. Contrairement aux Palestiniens, ils ont le droit de faire leur service militaire et donc d'accéder aux postes à responsabilités.
Alors que 93% des terres sont aux mains de l'État d'Israël, qui les a volées en 1948 aux Palestiniens, seuls les citoyens Juifs peuvent les utiliser pour construire de nouvelles localités - de fait des colonies.
La colonisation continue
Le projet de budget israélien prévoit 250 millions de dollars de crédits pour les colonies de Cisjordanie malgré les pressions du président américain Barack Obama en faveur d'un gel de la colonisation, a indiqué dimanche la radio militaire.
Le projet de budget voté en première lecture la semaine dernière par le Parlement pour les années 2009 et 2010 inclut officiellement des investissements d'un milliard de shekels (250 millions de dollars). Ces crédits sont notamment destinés à des investissements dans la construction de logements et le développement d'infrastructures, a ajouté la radio.
La radio a précisé que près de 40 millions de dollars vont être consacrés à la construction d'un nouveau quartier à Maale Adoumim, une des plus grandes colonies de Cisjordanie située à l'est de Jérusalem, tandis que 125 millions de dollars seront destinés à financer les "dépenses diverses de sécurité", a poursuivi le radio.
Yariv Oppenheimer, le secrétaire général de la Paix Maintenant, une organisation opposée à la colonisation, a pour sa part estimé que les chiffres réels d'investissements publics dans les colonies étaient beaucoup plus élevés et "dissimulés dans plusieurs chapitres du budget".
"Les chiffres officiels ne constituent que la partie visible de l'iceberg, et les Israéliens vont payer pour les colonies un prix politique très élevé mais aussi économique", a déploré M. Oppenheimer.
Les organisations de colons affirment, en revanche, qu'il y a une baisse prévue des crédits pour les implantations de Cisjordanie à la suite des pressions du président Obama.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu lors d'un discours dimanche dernier un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés comme le réclame la communauté internationale.
"Je ne souhaite pas faire construire de nouvelles colonies ou confisquer des terres à cette fin mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement", a-t-il affirmé, excluant l'arrêt de la construction dans les colonies existantes pour répondre aux besoins de la "croissance naturelle" de leur population.
Près de 300.000 Israéliens vivent dans les colonies de Cisjordanie.
AFP
Le projet de budget voté en première lecture la semaine dernière par le Parlement pour les années 2009 et 2010 inclut officiellement des investissements d'un milliard de shekels (250 millions de dollars). Ces crédits sont notamment destinés à des investissements dans la construction de logements et le développement d'infrastructures, a ajouté la radio.
La radio a précisé que près de 40 millions de dollars vont être consacrés à la construction d'un nouveau quartier à Maale Adoumim, une des plus grandes colonies de Cisjordanie située à l'est de Jérusalem, tandis que 125 millions de dollars seront destinés à financer les "dépenses diverses de sécurité", a poursuivi le radio.
Yariv Oppenheimer, le secrétaire général de la Paix Maintenant, une organisation opposée à la colonisation, a pour sa part estimé que les chiffres réels d'investissements publics dans les colonies étaient beaucoup plus élevés et "dissimulés dans plusieurs chapitres du budget".
"Les chiffres officiels ne constituent que la partie visible de l'iceberg, et les Israéliens vont payer pour les colonies un prix politique très élevé mais aussi économique", a déploré M. Oppenheimer.
Les organisations de colons affirment, en revanche, qu'il y a une baisse prévue des crédits pour les implantations de Cisjordanie à la suite des pressions du président Obama.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu lors d'un discours dimanche dernier un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés comme le réclame la communauté internationale.
"Je ne souhaite pas faire construire de nouvelles colonies ou confisquer des terres à cette fin mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement", a-t-il affirmé, excluant l'arrêt de la construction dans les colonies existantes pour répondre aux besoins de la "croissance naturelle" de leur population.
Près de 300.000 Israéliens vivent dans les colonies de Cisjordanie.
AFP
Racisme colonial en Israël
Une Française née à Bethléem veut pouvoir atterrir en Israël
Les voyageurs qu'Israël considère Palestiniens ne sont pas autorisés à atterrir à l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv. Y compris quand ils affirment qu'il n'ont pas le moindre papier palestinien mais, par exemple, un passeport français.
Pour eux, c'est direction Amman, en Jordanie, puis un taxi vers les territoires palestiniens. Un paradoxe aux yeux de nombreux expatriés originaires de Gaza ou de Cisjordanie : l'État hébreu ne reconnaît ni l'État palestinien, ni la citoyennenté qui va avec, mais a inscrit dans ses registres douaniers la provenance des voyageurs palestiniens.
Au bureau de la Palestine à Paris, on précise que c'est depuis 2002 et la deuxième Intifada que l'accès à Ben Gourion est barré aux Palestiniens, qu'ils aient un passeport français ou pas.
Rue89
Une nouvelle qui vient d'être autorisée à la publication : grâce aux efforts déployés par l'Agence juive, 16 Juifs yéménites (en tout, trois familles), échappés clandestinement, ont atterri ce dimanche en Israël.
Guysen
Les voyageurs qu'Israël considère Palestiniens ne sont pas autorisés à atterrir à l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv. Y compris quand ils affirment qu'il n'ont pas le moindre papier palestinien mais, par exemple, un passeport français.
Pour eux, c'est direction Amman, en Jordanie, puis un taxi vers les territoires palestiniens. Un paradoxe aux yeux de nombreux expatriés originaires de Gaza ou de Cisjordanie : l'État hébreu ne reconnaît ni l'État palestinien, ni la citoyennenté qui va avec, mais a inscrit dans ses registres douaniers la provenance des voyageurs palestiniens.
Au bureau de la Palestine à Paris, on précise que c'est depuis 2002 et la deuxième Intifada que l'accès à Ben Gourion est barré aux Palestiniens, qu'ils aient un passeport français ou pas.
Rue89
Une nouvelle qui vient d'être autorisée à la publication : grâce aux efforts déployés par l'Agence juive, 16 Juifs yéménites (en tout, trois familles), échappés clandestinement, ont atterri ce dimanche en Israël.
Guysen
Les guerres sans fin
Benjamin Stora, Les guerres sans fin, Stock, 2008
Au début de mon travail sur la mémoire dans ces années 1990, je pensais naïvement que la tâche principale de l’historien était de « retrouver » la mémoire pour écrire l’histoire, en permanence dévoiler la connaissance des faits qui avaient été enfouies, dissimulées, reconstruites. Ce travail historique paraissait de l’ordre de l’évidence : le progrès dans la connaissance passait par l’accroissement du volume du savoir des choses, qui ont été soit manipulées par l’État, soit (auto)censurées par les acteurs. C’était clair et les livres étaient écrits pour cela. Au fur et à mesure du développement de l’écriture de La gangrène et l’oubli, ou de la réalisation des Années algériennes, je me suis aperçu que c’était un petit peu plus compliqué. Les sociétés, en fait, avaient besoin d’oublier. Et l’oubli fonctionne aussi de manière positive. Pour se reconstruire, se fabriquer une identité, une société pratique une sorte d’oubli nécessaire. Les principaux acteurs (ou victimes) de la tragédie ne peuvent pas vivre en état perpétuel de frénésie mémorielle. C’est une illusion que de vouloir absolument imposer, sans cesse, comme une sorte de tyrannie, la mémoire retrouvée. Il existe des plages, des séquences, des moments d’histoire où l’oubli est normal. Un oubli peut être légitime : il n’est pas possible de vivre sans cesse en étant dans la guerre, l’adversité, la recherche de l’adversaire, la vengeance. Il faut faire avec l’oubli, et le travail des historiens doit se faire avec cela.
J’ai essayé progressivement à partir de là d’instaurer une sorte de distinction, entre cet oubli légitime, nécessaire, évident et un oubli organisé par les États, visant à échapper à la justice, à éviter le châtiment. Il existe deux types d’oubli : l’oubli de la société, légitime pour pouvoir vivre, et puis un oubli très pervers, très organisé. Et progressivement je me suis aperçu que les deux oublis s’appuyaient et s’adossaient l’un à l’autre. Parfois les oublis décidés par les États rencontraient un écho dans la société qui les acceptait. Car la société n’était pas en état d’insurrection permanente contre l’État. Et ce dernier pouvait d’autant mieux occulter qu’il savait pouvoir s’adosser sur l’acquiescement des sociétés tentées de vivre en « oubliant ». Des dissimulations organisées pouvaient parfois rencontrer une adhésion. Les réveils de mémoire, et les mises en accusation de l’État n’étaient pas constants. La fameuse formule : « A l’époque on ne savait pas, tout était caché, alors qu’on s’est toujours battu pour la vérité », n’est pas tout à fait vraie. Et il est illusoire de croire que les gens vont se battre à perpétuité sur des histoires de crimes passés. Les moments où la mémoire se réveille ne sont pas si fréquents finalement. Le travail historique consiste précisément à voir quand, et comment, ils se produisent. Et pourquoi la société accepte-t-elle de vivre avec des mensonges ? Pourquoi continue-t-on d’avancer avec tous les secrets que l’on porte dans sa tête ? Pourquoi à un moment donné on n’accepte plus ? Pourquoi faut-il divulguer ce secret, pourquoi faut il qu’on le reconnaisse ? A un moment donné, la mémoire se réveille, parce que la société a changé, ne supporte plus le poids des drames anciens, et qu’il y a eu des batailles, des reconnaissances, des seuils franchis dans l’espace public. Alors, l’État ne peut plus conserver la même attitude.
Cette question des « deux oublis » renvoie à la responsabilité de l’historien entre écrire l’histoire, et éviter que l’écriture de l’histoire serve à fabriquer des vengeances. Procéder par électrochocs, sans tenir compte de « l’oubli nécessaire », sans recoupements, sans vérifications, risque de réactiver des histoires piégées, minées, dont on ne perçoit pas les effets. Les historiens travaillent sur la mémoire et la restitution du temps dissimulé, mais aussi sur les mécanismes de l’oubli. Les sociétés ne peuvent vivre en état perpétuel d’exaltation et de frénésie : si trop d’histoires douloureuses encombrent le présent, l’avenir s’annonce difficile. Les sociétés fonctionnent donc dans une dialectique subtile entre mémoire et oubli. En même temps, l’occultation du passé obère à sa manière le présent et le futur. L’amnésie peut fonctionner comme une bombe à fragmentation. Si les haines, les rancœurs restent trop longtemps confinées dans l’espace privé, elles risquent d’exploser dans l’espace public plusieurs dizaines d’années plus tard. Pour ne pas avoir assumé le passé dans sa complexité, celui-ci explose dans le présent de manière anarchique, désordonnée, échappant à tout contrôle.
Tout ce travail compliqué de cicatrisation des mémoires blessées renvoie aussi, peut-être, au nécessaire temps de « guérison », sorte de période de latence qui correspond à une intensification des refoulements de souvenirs difficiles. Le temps d’attente dans l’écriture du travail historique paraît aussi s’établir en relation avec la protection de la vie privée des individus. Concernant par exemple la guerre d’Algérie en France, il n’est que de voir le destin des harkis qui ont combattu aux côtés de la France. Ils ont été très nombreux et certains sont toujours vivants. On connaît le problème moral qui se rattache à cette question et touche au bas mot 100 000 hommes. Le travail historique et le devoir de transparence, par l’ouverture d’archives encore brûlantes, se heurtent ici au souci de citoyens voulant protéger leur vie privée, voire leur vie tout court. En d’autres termes, l’ouverture des archives permet-elle d’écrire une histoire sereine ou sert-elle à raviver des vengeances passées, à réactiver des blessures toujours apparentes, non cicatrisées ? Dans ce sens, peut-il y avoir correspondance entre le temps d’apaisement des passions et le temps d’une possible ouverture des archives, étatiques ou mémorielles ?
Benjamin Stora
LDH-Toulon
Lire aussi : Bibliographie & Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Au début de mon travail sur la mémoire dans ces années 1990, je pensais naïvement que la tâche principale de l’historien était de « retrouver » la mémoire pour écrire l’histoire, en permanence dévoiler la connaissance des faits qui avaient été enfouies, dissimulées, reconstruites. Ce travail historique paraissait de l’ordre de l’évidence : le progrès dans la connaissance passait par l’accroissement du volume du savoir des choses, qui ont été soit manipulées par l’État, soit (auto)censurées par les acteurs. C’était clair et les livres étaient écrits pour cela. Au fur et à mesure du développement de l’écriture de La gangrène et l’oubli, ou de la réalisation des Années algériennes, je me suis aperçu que c’était un petit peu plus compliqué. Les sociétés, en fait, avaient besoin d’oublier. Et l’oubli fonctionne aussi de manière positive. Pour se reconstruire, se fabriquer une identité, une société pratique une sorte d’oubli nécessaire. Les principaux acteurs (ou victimes) de la tragédie ne peuvent pas vivre en état perpétuel de frénésie mémorielle. C’est une illusion que de vouloir absolument imposer, sans cesse, comme une sorte de tyrannie, la mémoire retrouvée. Il existe des plages, des séquences, des moments d’histoire où l’oubli est normal. Un oubli peut être légitime : il n’est pas possible de vivre sans cesse en étant dans la guerre, l’adversité, la recherche de l’adversaire, la vengeance. Il faut faire avec l’oubli, et le travail des historiens doit se faire avec cela.
J’ai essayé progressivement à partir de là d’instaurer une sorte de distinction, entre cet oubli légitime, nécessaire, évident et un oubli organisé par les États, visant à échapper à la justice, à éviter le châtiment. Il existe deux types d’oubli : l’oubli de la société, légitime pour pouvoir vivre, et puis un oubli très pervers, très organisé. Et progressivement je me suis aperçu que les deux oublis s’appuyaient et s’adossaient l’un à l’autre. Parfois les oublis décidés par les États rencontraient un écho dans la société qui les acceptait. Car la société n’était pas en état d’insurrection permanente contre l’État. Et ce dernier pouvait d’autant mieux occulter qu’il savait pouvoir s’adosser sur l’acquiescement des sociétés tentées de vivre en « oubliant ». Des dissimulations organisées pouvaient parfois rencontrer une adhésion. Les réveils de mémoire, et les mises en accusation de l’État n’étaient pas constants. La fameuse formule : « A l’époque on ne savait pas, tout était caché, alors qu’on s’est toujours battu pour la vérité », n’est pas tout à fait vraie. Et il est illusoire de croire que les gens vont se battre à perpétuité sur des histoires de crimes passés. Les moments où la mémoire se réveille ne sont pas si fréquents finalement. Le travail historique consiste précisément à voir quand, et comment, ils se produisent. Et pourquoi la société accepte-t-elle de vivre avec des mensonges ? Pourquoi continue-t-on d’avancer avec tous les secrets que l’on porte dans sa tête ? Pourquoi à un moment donné on n’accepte plus ? Pourquoi faut-il divulguer ce secret, pourquoi faut il qu’on le reconnaisse ? A un moment donné, la mémoire se réveille, parce que la société a changé, ne supporte plus le poids des drames anciens, et qu’il y a eu des batailles, des reconnaissances, des seuils franchis dans l’espace public. Alors, l’État ne peut plus conserver la même attitude.
Cette question des « deux oublis » renvoie à la responsabilité de l’historien entre écrire l’histoire, et éviter que l’écriture de l’histoire serve à fabriquer des vengeances. Procéder par électrochocs, sans tenir compte de « l’oubli nécessaire », sans recoupements, sans vérifications, risque de réactiver des histoires piégées, minées, dont on ne perçoit pas les effets. Les historiens travaillent sur la mémoire et la restitution du temps dissimulé, mais aussi sur les mécanismes de l’oubli. Les sociétés ne peuvent vivre en état perpétuel d’exaltation et de frénésie : si trop d’histoires douloureuses encombrent le présent, l’avenir s’annonce difficile. Les sociétés fonctionnent donc dans une dialectique subtile entre mémoire et oubli. En même temps, l’occultation du passé obère à sa manière le présent et le futur. L’amnésie peut fonctionner comme une bombe à fragmentation. Si les haines, les rancœurs restent trop longtemps confinées dans l’espace privé, elles risquent d’exploser dans l’espace public plusieurs dizaines d’années plus tard. Pour ne pas avoir assumé le passé dans sa complexité, celui-ci explose dans le présent de manière anarchique, désordonnée, échappant à tout contrôle.
Tout ce travail compliqué de cicatrisation des mémoires blessées renvoie aussi, peut-être, au nécessaire temps de « guérison », sorte de période de latence qui correspond à une intensification des refoulements de souvenirs difficiles. Le temps d’attente dans l’écriture du travail historique paraît aussi s’établir en relation avec la protection de la vie privée des individus. Concernant par exemple la guerre d’Algérie en France, il n’est que de voir le destin des harkis qui ont combattu aux côtés de la France. Ils ont été très nombreux et certains sont toujours vivants. On connaît le problème moral qui se rattache à cette question et touche au bas mot 100 000 hommes. Le travail historique et le devoir de transparence, par l’ouverture d’archives encore brûlantes, se heurtent ici au souci de citoyens voulant protéger leur vie privée, voire leur vie tout court. En d’autres termes, l’ouverture des archives permet-elle d’écrire une histoire sereine ou sert-elle à raviver des vengeances passées, à réactiver des blessures toujours apparentes, non cicatrisées ? Dans ce sens, peut-il y avoir correspondance entre le temps d’apaisement des passions et le temps d’une possible ouverture des archives, étatiques ou mémorielles ?
Benjamin Stora
LDH-Toulon
Lire aussi : Bibliographie & Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
21 juin 2009
Avraham Burg
Avraham Burg, l'ancien président de la Knesset, a une nouvelle fois émis des propos très controversés contre Israël. Ce dernier a déclaré que la politique du pays est inspirée ''par une conception raciste, fasciste et nationaliste à l'extrême''.
Guysen
Lire aussi :
• Dossier Avraham BURG
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
• Bibliographie Palestine/Israël
19 juin 2009
Plus de 300 000 Palestiniens menacés de perdre leurs maisons
Plus de 300 000 personnes vivent sous la menace de la démolition de leurs maisons dans les Territoires Palestiniens Occupés.

Jusqu’à trois maisons sont détruites chaque jour, et dans certains cas des villages entiers ont reçu des ordres de démolition venant des autorités israéliennes d’occcupation. Les ordres de démolition placent plus de 300 000 Palestiniens sous la menace de perdre leurs foyers.
Foyers brisés [Briken Homes], un nouveau rapport de Save the Children, Palestinian Counseling Center et Welfare Association ont constaté que les familles dont les maisons sont démolies ne sont souvent même pas prévenues et n’ont donc pas le temps de prendre leurs affaires. L’impact de la perte de leur maison se ressent aussi à long terme sur leur santé psychologique.
Depuis que les démolitions de maisons ont commencé en 1967, on estime que les autorités civiles et militaires israéliennes ont détruit plus de 24 000 foyers. Toutefois, depuis l’année 2000, le nombre de maisons détruites a augmenté avec une moyenne de plus de 1000 maisons abattues chaque année.
Cette année (2009) a vu une augmentation massive des démolitions, avec plus de maisons détruites qu’à aucune autre période depuis le début de l’occupation israélienne, il y a maintenant 40 ans. Près de 4 000 maisons ont été détruites à la suite de l’offensive militaire dans la bande de Gaza au début de l’année.
« Les démolitions de maisons dans les Territoires Palestiniens Occupés [TPO] se sont multipliées et des milliers de familles, et dans certains cas des villages entiers, restent tous les jours sous la menace de l’arrivée des bulldozers pour détruire les maisons, et faire de nouveaux déplacés », a déclaré Salam Kanaan, de responsable de Save the Children dans les TPO.
« La majorité des démolitions de maisons sont réalisées sous de soit-disant « motifs administratifs » ou à la suite d’opérations militaires », a-t-il poursuivi. « Les familles perdent tout quand leurs maisons sont démolies, leurs vêtements, leur nourriture et leurs meubles sont tous enterrés sous les décombres. Il y a très peu d’aide pour ces familles qui sont laissées sans rien, démunies de tout, sans aucune protection. »
Les rédacteurs du rapport ont suivi des familles dont les maisons ont été démolies et ont constaté que :
Une fois les maisons démolies, les familles ne perdent pas seulement la maison et son contenu, mais elle sont également rendues responsables des coûts de la démolition. Cela peut se chiffrer en milliers de dollars.
Les habitants de Jérusalem-Est, les communautés rurales de la Cisjordanie, les Bédouins, les réfugiés vivant dans des camps, les communautés à proximité du mur de séparation [Mur d’Apartheid] ou de colonies de peuplement, et les zones proches des frontières de Gaza sont les plus menacées par les déplacements ou les démolitions de maisons. Plus de 300 000 Palestiniens vivent dans ces secteurs.
En plus de la cessation immédiate de toutes les démolitions de maisons Save the Children, Palestinian Counseling Center (PCC) et Welfare Association demandent une forte augmentation de l’aide apportée aux familles victimes des ces déstructions, et surtout aux enfants.
Rana Nashashibi, directrice du PCC, a déclaré : « Nos demandes à Israël de cesser les démolitions de maisons sont tombées dans l’oreille d’un sourd. Ces démolitions traumatisent les enfants et leurs familles, les laissant avec des problèmes psychologiques à long terme qui sont très difficiles à surmonter. Les Israéliens doivent cesser immédiatement la démolition de maisons palestiniennes et la communauté internationale doit faire pression sur eux pour imposer cela. »
Publié par Info-Palestine selon Palestine Telegraph.
Jusqu’à trois maisons sont détruites chaque jour, et dans certains cas des villages entiers ont reçu des ordres de démolition venant des autorités israéliennes d’occcupation. Les ordres de démolition placent plus de 300 000 Palestiniens sous la menace de perdre leurs foyers.
Foyers brisés [Briken Homes], un nouveau rapport de Save the Children, Palestinian Counseling Center et Welfare Association ont constaté que les familles dont les maisons sont démolies ne sont souvent même pas prévenues et n’ont donc pas le temps de prendre leurs affaires. L’impact de la perte de leur maison se ressent aussi à long terme sur leur santé psychologique.
Depuis que les démolitions de maisons ont commencé en 1967, on estime que les autorités civiles et militaires israéliennes ont détruit plus de 24 000 foyers. Toutefois, depuis l’année 2000, le nombre de maisons détruites a augmenté avec une moyenne de plus de 1000 maisons abattues chaque année.
Cette année (2009) a vu une augmentation massive des démolitions, avec plus de maisons détruites qu’à aucune autre période depuis le début de l’occupation israélienne, il y a maintenant 40 ans. Près de 4 000 maisons ont été détruites à la suite de l’offensive militaire dans la bande de Gaza au début de l’année.
« Les démolitions de maisons dans les Territoires Palestiniens Occupés [TPO] se sont multipliées et des milliers de familles, et dans certains cas des villages entiers, restent tous les jours sous la menace de l’arrivée des bulldozers pour détruire les maisons, et faire de nouveaux déplacés », a déclaré Salam Kanaan, de responsable de Save the Children dans les TPO.
« La majorité des démolitions de maisons sont réalisées sous de soit-disant « motifs administratifs » ou à la suite d’opérations militaires », a-t-il poursuivi. « Les familles perdent tout quand leurs maisons sont démolies, leurs vêtements, leur nourriture et leurs meubles sont tous enterrés sous les décombres. Il y a très peu d’aide pour ces familles qui sont laissées sans rien, démunies de tout, sans aucune protection. »
Les rédacteurs du rapport ont suivi des familles dont les maisons ont été démolies et ont constaté que :
• plus de la moitié (52%) des maisons ont été démolies dans une opération collective de démolition de maisons, voir de tout un quartier
• deux personnes ont été tuées lors de la démolition de leur foyer
• seules 13% des familles ont eu la chance de récupérer leurs biens avant que la démolition ne commence
• 97% des parents sont menacés d’une dépression nerveuse en raison de la démolition du foyer familial
• les enfants dont les maisons ont été démolies montrent un déclin de leur santé psychologique, montrant des signes traumatiques classiques en devenant renfermés, dépressifs et anxieux
• la majorité des familles dont les maisons ont été détruites ont été déplacées à maintes reprises sur de longues périodes ; plus de la moitié des familles (61%) ont mis au moins deux ans pour retrouver un lieu de vie permanent
• plus d’un quart des familles ont dû se séparer afin qu’ils puissent tous trouver un endroit où s’établir.
Une fois les maisons démolies, les familles ne perdent pas seulement la maison et son contenu, mais elle sont également rendues responsables des coûts de la démolition. Cela peut se chiffrer en milliers de dollars.
Les habitants de Jérusalem-Est, les communautés rurales de la Cisjordanie, les Bédouins, les réfugiés vivant dans des camps, les communautés à proximité du mur de séparation [Mur d’Apartheid] ou de colonies de peuplement, et les zones proches des frontières de Gaza sont les plus menacées par les déplacements ou les démolitions de maisons. Plus de 300 000 Palestiniens vivent dans ces secteurs.
En plus de la cessation immédiate de toutes les démolitions de maisons Save the Children, Palestinian Counseling Center (PCC) et Welfare Association demandent une forte augmentation de l’aide apportée aux familles victimes des ces déstructions, et surtout aux enfants.
Rana Nashashibi, directrice du PCC, a déclaré : « Nos demandes à Israël de cesser les démolitions de maisons sont tombées dans l’oreille d’un sourd. Ces démolitions traumatisent les enfants et leurs familles, les laissant avec des problèmes psychologiques à long terme qui sont très difficiles à surmonter. Les Israéliens doivent cesser immédiatement la démolition de maisons palestiniennes et la communauté internationale doit faire pression sur eux pour imposer cela. »
Publié par Info-Palestine selon Palestine Telegraph.
18 juin 2009
Israël sépare Gaza de la Cisjordanie
Les autorités d’occupation israéliennes ont intensifié hier les mesures de séparation de la population palestinienne en empêchant tout déplacement entre la bande de Gaza et la Cisjordanie même pour une cause humanitaire, ont dénoncé hier deux ONG israéliennes

Le centre Hamoked, une ONG pour la défense des droits de l’homme, a affirmé que «cette procédure constituait une escalade de la politique israélienne de séparation entre Gaza et la Cisjordanie».
Par ces agissements, Israël «empêche les habitants de la bande de Gaza de déménager vers la Cisjordanie, sous des prétextes sécuritaires et politiques», a souligné Joël Green Berg du centre Hamoked, lors d’une conférence de presse conjointe avec le centre Gisha pour la liberté de mouvement.
Les deux ONG estiment que cette pratique ne respecte aucune cause humanitaire car des familles ne pouvant pas vivre ensemble en Cisjordanie «sont forcées de déménager à Gaza, même si leurs maisons, leurs proches et leurs amis se trouvent en Cisjordanie».
La bande de Gaza reste toujours sous occupation israélienne malgré le retrait d’Israël de ce territoire en 2005. Outre le blocus imposé injustement à Gaza par Israël, ce territoire a été ravagé, 22 jours durant, par une agression militaire israélienne (décembre 2008/janvier 2009) qui a fait plus de 1400 martyrs palestiniens et des milliers de blessés.
Publié par CCIPPP selon El Watan.
Le centre Hamoked, une ONG pour la défense des droits de l’homme, a affirmé que «cette procédure constituait une escalade de la politique israélienne de séparation entre Gaza et la Cisjordanie».
Par ces agissements, Israël «empêche les habitants de la bande de Gaza de déménager vers la Cisjordanie, sous des prétextes sécuritaires et politiques», a souligné Joël Green Berg du centre Hamoked, lors d’une conférence de presse conjointe avec le centre Gisha pour la liberté de mouvement.
Les deux ONG estiment que cette pratique ne respecte aucune cause humanitaire car des familles ne pouvant pas vivre ensemble en Cisjordanie «sont forcées de déménager à Gaza, même si leurs maisons, leurs proches et leurs amis se trouvent en Cisjordanie».
La bande de Gaza reste toujours sous occupation israélienne malgré le retrait d’Israël de ce territoire en 2005. Outre le blocus imposé injustement à Gaza par Israël, ce territoire a été ravagé, 22 jours durant, par une agression militaire israélienne (décembre 2008/janvier 2009) qui a fait plus de 1400 martyrs palestiniens et des milliers de blessés.
Publié par CCIPPP selon El Watan.
Netanyahou hors de France !
Après le Fasciste Lieberman, c'est le chef du gouvernement israélien B. Netanyahou qui sera reçu le 24 juin prochain par N. Sarkozy.
L 'invitation à Paris du représentant d'un tel gouvernement qui affirme qu'il poursuivra la colonisation continue d'affamer Gaza met en œuvre une législation raciste contre ses citoyens d'origine palestinienne déclare que Jérusalem sera la capitale éternelle et unifiée d'Israël est inacceptable!
Recevoir un tel gouvernement c'est donner une caution à cette politique. C'est d'ailleurs ce que fait Sarkozy quand il affirme avec son ministre des Affaires Étrangères qu'il est pour le rehaussement des accords d'association entre Israël et l'Union Européenne et qu'il doit se faire sans lien avec le contexte politique.
Nous exigeons du gouvernement français qu'il s'engage dans la seule stratégie capable d'imposer une paix juste et durable dans cette région, et oblige Israël à respecter le droit international et ses propres engagements en prenant des sanctions :
Suspension immédiate de l'accord d'association Israël – Union Européenne
Embargo sur les ventes d'armes à Israël : la France est le deuxième fournisseur après les États Unis.
Nous, citoyens français, le disons clairement :
Le gouvernement français ne doit pas recevoir Netanyahou !
Netanyahou hors de France !
Rassemblement mardi 23 juin 18h30
métro Franklin Roosevelt
(Ligne 1 et 9), angle de l'avenu Montaigne et de l'avenue de Champs Elysées
Premiers signataires : AFPS- AFD France – AJPF - Les alternatifs – Al Ghadir Montreuil - ATTAC - ATMF - AAW France - CCIPPP – Collectif Faty Koumba – Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (Strasbourg) - Saint-Denis - Collectif Paix Palestine Israël – CICUP – Collectif Montreuil Solidarité Palestine - Courneuve Palestine – CMF - Droit Solidarité – Femmes en Noir – La Fédération - FTCR – Génération Palestine – GUPS - MRAP – MQJS - NPA – Organisation de Femmes Egalité - PCF – PCOF- Respaix Reveil des Consciences - Solidarité Palestine 18°- Solidarité Tunisienne - UJFP – UTIT – Les Verts
UJPF
L 'invitation à Paris du représentant d'un tel gouvernement qui affirme qu'il poursuivra la colonisation continue d'affamer Gaza met en œuvre une législation raciste contre ses citoyens d'origine palestinienne déclare que Jérusalem sera la capitale éternelle et unifiée d'Israël est inacceptable!
Recevoir un tel gouvernement c'est donner une caution à cette politique. C'est d'ailleurs ce que fait Sarkozy quand il affirme avec son ministre des Affaires Étrangères qu'il est pour le rehaussement des accords d'association entre Israël et l'Union Européenne et qu'il doit se faire sans lien avec le contexte politique.
Nous exigeons du gouvernement français qu'il s'engage dans la seule stratégie capable d'imposer une paix juste et durable dans cette région, et oblige Israël à respecter le droit international et ses propres engagements en prenant des sanctions :
Suspension immédiate de l'accord d'association Israël – Union Européenne
Embargo sur les ventes d'armes à Israël : la France est le deuxième fournisseur après les États Unis.
Nous, citoyens français, le disons clairement :
Le gouvernement français ne doit pas recevoir Netanyahou !
Netanyahou hors de France !
Rassemblement mardi 23 juin 18h30
métro Franklin Roosevelt
(Ligne 1 et 9), angle de l'avenu Montaigne et de l'avenue de Champs Elysées
Premiers signataires : AFPS- AFD France – AJPF - Les alternatifs – Al Ghadir Montreuil - ATTAC - ATMF - AAW France - CCIPPP – Collectif Faty Koumba – Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (Strasbourg) - Saint-Denis - Collectif Paix Palestine Israël – CICUP – Collectif Montreuil Solidarité Palestine - Courneuve Palestine – CMF - Droit Solidarité – Femmes en Noir – La Fédération - FTCR – Génération Palestine – GUPS - MRAP – MQJS - NPA – Organisation de Femmes Egalité - PCF – PCOF- Respaix Reveil des Consciences - Solidarité Palestine 18°- Solidarité Tunisienne - UJFP – UTIT – Les Verts
UJPF
17 juin 2009
Analyse du discours de Netanyahou
En réponse à Barack Obama qui s'etait adressé aux musulmans du monde entier, Benyamin Netanyahou s'adresse aux seuls Israéliens pour les convaincre qu'il est bien le Premier ministre d'un «gouvernement d'unité nationale» et qu'il est capable de «garantir la sécurité d'Israël» face à «la menace iranienne, la crise économique»... et un nouveau Hamastan».
Benyamin Netanyahou a peu parlé de l'Iran, mais toujours en termes de menace pour Israël :
L'essentiel de son discours concernait la question palestinienne. Benyamin Netanyahou a prononcé trois fois les mots «État palestinien», mais en termes négatifs ou hypothétiques :
1) Les Palestiniens doivent reconnaître Israël comme l'État du peuple juif.
Serge LEFORT
16/06/2009
Sources :
• Address by Benjamin Netanyahu, Ministry of Foreign Affairs version anglaise officielle.
• Discours de Benyamin Netanyahou, Ambassade d'Israël en France version française officielle revue et corrigée par Monde en Question.
• Analyse du discours de Barack Obama
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
• Bibliographie Palestine/Israël
Sélection biblographique :
• COHEN Mitchell, Du rêve sioniste à la réalité israélienne, La Découverte, 1990
• DEBIÉ Franck et FOUET Sylvie, La paix en miettes - Israël et Palestine (1993-2000) [stratégie territoriale], PUF, 2001
• DIECKHOFF Alain, Les espaces d'Israël - Essai sur la stratégie territoriale d'Israël, Fondation pour les études de défense nationale, 1987
• DIECKHOFF Alain (sous la direction de), L'État d'Israël, Fayard, 2008
• ENDERLIN Charles, Par le feu et par le sang - Le combat clandestin pour l’indépendance d’Israël 1936-1948, Albin Michel, 2008
• FINKELSTEIN Norman G., L'industrie de l'Holocauste - Réflexions sur l'exploitation de la souffrance des Juifs, La Fabrique, 2001
• KLEIN Claude, Israël - État en quête d'identité, Casterman, 1999
• LOUËR Laurence, Les citoyens arabes d'Israël, Balland, 2003
• MARDAM-FEY Farouk et SANBAR Elias (textes réunis par), Le droit au retour - Le problème des réfugiés palestiniens, Actes Sud, 2002
• MORRIS Benny, Victimes - Histoires revisitée du conflit arabo-sioniste, Complexe, 2003
• PAPPÉ Ilan, Le nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard, 2008
• REINHART Tanya, Détruire la palestine, ou comment terminer la guerre de 1948, La Fabrique, 2002
• REINHART Tanya, L’héritage de Sharon - Détruire la Palestine suite, La Fabrique, 2006
• WARSCHAMSKI Michel (Textes téunis et présentés par), La révolution sioniste est morte - Voix israéliennes contre l’occupation, 1967-2007, La Fabrique, 2007
[1] Moshe Ya'alon, Wikipedia - Un écho d'Israël
Documents sur l'Iran, 2006 et 2009
[2] • Pureté : Selon la Thora, une femme ne peut avoir aucun contact charnel avec son époux pendant une période allant jusqu'à deux semaines après la fin de son cycle.
Cinéma Méditerranéen
Dailymotion - Pureté 1
Dailymotion - Pureté 2
Dailymotion - Pureté 3
Femmes en résistance
• Condamnée au mariage : Une épouse juive est la propriété de son mari. Par le mariage, il l'acquiert et il est le seul à pouvoir lui accorder un divorce. La loi rabbinique permet même à un mari ayant refusé le divorce à son épouse, de vivre avec une autre femme et avoir des enfants avec elle, mais la loi interdit à une femme mariée dont le mari refuse le divorce, de vivre avec un autre homme et de porter ses enfants.
Cinéma Méditerranéen
France 5
L'Internaute
Mediapart
TSR
[3] «principes fondamentaux» du sionisme :
Permettez-moi de rappeler tout d'abord que les liens noués par le peuple juif avec la Terre d'Israël [Eretz Israel] remontent à plus de 3500 ans. La Judée et la Samarie, ces lieux où vécurent Abraham, Isaac, Jacob, David, Salomon, Isaïe et Jérémie, ne nous sont pas étrangers. Ils s'inscrivent dans la terre de nos ancêtres.
Le droit du peuple juif à un État en Terre d'Israël [Eretz Israel] n'est pas la conséquence des catastrophes qui ont frappé notre peuple. Certes, pendant 2000 ans, les Juifs ont enduré des expulsions, des pogroms, des accusations de meurtre rituel et des massacres dont le paroxysme, sans précédent dans l'histoire de l'humanité, a été atteint pendant l'Holocauste. Certains prétendent que sans l'Holocauste l'État d'Israël n'aurait pas vu le jour. Pour ma part j'affirme que si l'État d'Israël avait été établi plus tôt, l'Holocauste ne se serait pas produit.
Cette tragique histoire d'impuissance explique pourquoi le peuple juif doit posséder son pouvoir souverain d'autodéfense. Toutefois, notre droit d'édifier ici, en Terre d'Israël [Eretz Israel], un pays souverain, procède d'un fait simple : cette terre est la patrie du peuple juif, celle où s'est forgée notre identité.
Comme le proclama dans la Déclaration d'Indépendance le Premier ministre David Ben-Gurion : "Le peuple juif est né en Terre d'Israël [Eretz Israel]. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture à la fois nationale et universelle, et fit don de la Bible au monde entier".
Benyamin Netanyahou a peu parlé de l'Iran, mais toujours en termes de menace pour Israël :
La réélection de Mahmoud Ahmadinejad, qu'il n'a jamais nommé, est un atout majeur pour concrétiser ses efforts en vue «de forger une alliance internationale» contre l'Iran. Moshe Ya'alon, vice-Premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, a depuis longtemps préparé cette stratégie qui est une arme redoutable pour détourner l'attention des crimes perpétués par l'armée d'occupation en Palestine [1].«la menace iranienne»
«le spectre de la menace iranienne»
L'essentiel de son discours concernait la question palestinienne. Benyamin Netanyahou a prononcé trois fois les mots «État palestinien», mais en termes négatifs ou hypothétiques :
Les nouvelles conditions que Benyamin Netanyahou posent avant d'envisager «dans le cadre d'un futur accord» de «parvenir à une solution prévoyant l'existence d'un État palestinien» le rendent impossible et le vident par avance de sa substance :Si ces deux conditions ne sont pas respectées, le danger de l'émergence d'un État palestinien armé qui deviendrait une nouvelle base de terrorisme contre l'État juif, du genre de celle de Gaza, est réel.
On ne peut s'attendre à ce que nous acceptions par avance le principe d'un État palestinien sans garanties de démilitarisation de cet État.
Si nous recevons des garanties concernant la démilitarisation et les exigences israéliennes de sécurité, et si les Palestiniens reconnaissent qu'Israël en tant qu'État du peuple juif, nous serions disposés, dans le cadre d'un futur accord, à parvenir à une solution prévoyant l'existence d'un État palestinien démilitarisé aux côtés de l'État juif.
1) Les Palestiniens doivent reconnaître Israël comme l'État du peuple juif.
2) Que l'État palestinien soit démilitarisé.Il s'ensuit que la condition préalable fondamentale pour mettre fin au conflit est la reconnaissance, publique et catégorique par les Palestiniens, d'Israël comme l'État-nation du peuple juif.
J'ai déjà énoncé le premier de ces principes : la reconnaissance. Les Palestiniens doivent reconnaître clairement et sans ambiguïté qu'Israël est l'État du peuple juif.
[...] si les Palestiniens reconnaissent qu'Israël en tant qu'État du peuple juif, nous serions disposés, dans le cadre d'un futur accord, à parvenir à une solution prévoyant l'existence d'un État palestinien démilitarisé aux côtés de l'État juif.
Commentaires :
Pour comprendre l'absurde de cette exigence, il faut savoir que la question de la nature de l'État d'Israël n'a jamais été réglée depuis 1948. L'État d'Israël ne possède pas de Constitution car les religieux s'y sont toujours opposé. Son droit s'appuie sur la Déclaration d'indépendance et les Lois fondamentales.
Le problème est que l'appartenance d'un individu au peuple juif (judéité) dépend de la Halakha et donc du pouvoir religieux.
Le deuxième problème que soulève cette exigence est le devenir des Arabes israéliens, qui représentent aujourd'hui environ 20% de la population. Leurs droits, qui varient selon leur origine ethnique et qui ne sont pas dans les faits égaux à ceux des Juifs israéliens, sont aujourd'hui remis en cause par l'extrême droite.
Dans les pays démocratiques, le droit s'applique à tous les citoyens quelque soit son origine ethnique et son appartenance religieuse. C'est la contradiction du droit israélien, en principe démocratique mais réservé au seul «peuple juif» comme l'a martelé Benyamin Netanyahou en recourant à un vocabulaire ethnico-religieux.
Comment un chef de gouvernement peut-il demandé à un peuple, qu'il nomme même pas et dont il occupe la terre depuis plus de quarante ans, de résoudre à sa place la question de la nature de l'État d'Israël ?
Qui se soucie des laïcs qui, en Israël, doivent se soumettre à la loi religieuse ? Sait-on que, par exemple, le seul mariage possible en Israël est le mariage religieux ? Cet archaïsme ne trouble-t-il pas les pourfendeurs du voile dit islamique ? Allez donc voir Pureté et Condamnée au mariage de Anat Zuria [2].
3) Qu'aucun réfugié palestinien n'ait droit au retour.Le second est la démilitarisation : le territoire sous contrôle palestinien doit impérativement être démilitarisé pour garantir la sécurité d'Israël.
[Nous voulons] des engagements clairs pour que, dans un futur accord de paix, le territoire contrôlé par les Palestiniens soit démilitarisé [...]
Si nous recevons des garanties concernant la démilitarisation et les exigences israéliennes de sécurité, [...] parvenir à une solution prévoyant l'existence d'un État palestinien démilitarisé aux côtés de l'État juif.
Commentaires :
L'argument de Benyamin Netanyahou, comme de tous les gouvernements israéliens avant lui, est la sécurité d'Israël. On pourrait le comprendre si la politique sécuritaire ne se substituait pas la politique économique et sociale. La même politique, menée en France, est d'ailleurs taxée de lepéniste.
Mais surtout de quel droit un gouvernement pourrait interdire à un autre État de se préoccuper de la sécurité de ses propres citoyens ? C'est ce que prétend cyniquement Benyamin Netanyahou : au nom de la sécurité d'Israël l'État est interdit d'assurer la sienne.
Plus absurde encore, Benyamin Netanyahou exige que les Palestiniens assurent bénévolement la sécurité d'Israël en contrôlant par exemple «le trafic d'armes sur le territoire». Mais comment ?
Le mystère reste entier et ferait rire tout le monde s'il ne s'agissait d'un État qui utilise massivement ses forces militaires - aériennes, maritimes et terrestres - contre une population civile ; s'il ne s'agissait d'un État qui n'a respecté aucune résolution de l'ONU le concernant depuis 1948 ; s'il ne s'agissait d'un État qui viole ses propres règles morales.
En lisant dans le détail le texte du discours de Benyamin Netanyahou, on se rend compte qu'il dénie tout droit à l'hypothétique État palestinien : pas de contrôle - aérien, maritime et terrestre - de son territoire, pas de relations avec les pays désignés comme ennemis d'Israël, pas de maîtrise de son économie qui serait en concurrence avec celle d'Israël, pas le droit d'élire démocratiquement des représentants qui ne plaisent à Israël, etc.
Cette mascarade s'appelle un État croupion à la solde de l'occupant comme le fut le régime de Vichy pendant la Seconde guerre mondiale. Un régime qui se préoccupera de la sécurité d'Israël en arrêtant préventivement - de préférence dès la naissance - tous les supposés résistants.
4) Que Jérusalem soit la capitale indivisible d'Israël.Car il est clair que toute exigence de retour des réfugiés palestiniens en Israël constitue un danger pour l'existence d'Israël en tant que État du peuple juif.
Commentaires :
Le droit que reconnaît l'État d'Israël aux Juifs du monde entier d'émigrer en Israël et d'acquérir automatiquement la nationalité, ce droit est dénié aux Palestiniens qui ont été chassé de leur terre en 1948 par l'armée israélienne.
Benyamin Netanyahou ne reconnaît aucun droit aux Palestiniens et surtout pas celui de retrouver leur maison et leur terre, volées par les groupes terroristes Irgoun Stern et Haganah en 1948 et par Tsahal depuis.
Cette politique du deux poids, deux mesures est constante et elle révèle le racisme colonial qui imprègne la classe dirigeante en Israël. Un racisme qui gangrène toute la société au point que beaucoup d'Israéliens ont perdu aujourd'hui toute compassion et tout sentiment humain face à la détresse des Palestiniens.
5) Que l'Autorité palestinienne reprenne Gaza au Hamas.Israël a besoin de frontières sûres et défendables, Jérusalem doit rester la capitale unifiée d'Israël où la liberté de toutes les religions sera respectée.
Commentaires :
Benyamin Netanyahou a eu recours à un vocabulaire ethnico-religieux et certains passages de son discours ont un simple copier-coller de la Déclaration d'indépendance. Ainsi, il reprend le mythe religieux de la Terre d'Israël [Eretz Israel], don de YHWH au peuple juif. L'histoire de la Palestine montre que, avant la sédentarisation de population semi-nomade (proto-Israélites selon les archéologues) vers -1200, fleurissait la civilisation cananéenne notamment sur le site de Jérusalem.
Jérusalem est absent de la Déclaration d'indépendance de 1948. La ville passe sous administration israélienne après la guerre coloniale des Six Jours en 1967. En 1980, la loi fondamentale israélienne entérine le statut de la ville en capitale «éternelle et indivisible». Mais la résolution 476 et la résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies annulent cette loi en droit international.
6) Que la colonisation continue.L'Autorité palestinienne devra faire régner la loi à Gaza et triompher du Hamas.
Commentaires :
Benyamin Netanyahou en Ubu colonial, aussi grotesque que son modèle, exige que l'Autorité palestinienne (ignorée du temps d'Arafat), fasse un véritable coup d'État à Gaza pour prendre par la force le pouvoir que le Hamas (instrumentalisé par Benyamin Netanyahou et Ariel Sharon) a gagné dans les urnes.
Exigence grotesque car on se demande comment l'Autorité palestinienne, totalement désarmée, pourrait «reprendre Gaza au Hamas». Exigence méprisante pour la démocratie palestinienne. Le Hamas, que cela lui plaise ou non, a gagné les élections législatives à Gaza en 2006.
Pour conclure sur une note optimiste, Benyamin Netanyahou, empêtré dans les contradictions d'un «gouvernement d'unité nationale», a fait un aveu de taille :[...] nous n'avons l'intention ni d'établir de nouvelles colonies, ni d'exproprier d'autres terrains au profit des colonies existantes.
Toutefois, nous devons permettre aux habitants de mener une vie normale, aux mères et aux pères d'élever leurs enfants comme partout ailleurs.
Commentaires :
Le diable est dans les détails. À lire le paragraphe sur la colonisation, on pourrait croire que Benyamin Netanyahou n'a pas «l'intention d'établir de nouvelles colonies», mais il a bien l'intention d'étendre les colonies existantes.
Nous allons y revenir, mais remarquons d'abord comment il présente l'extension naturelle des colonies : «nous devons permettre aux habitants de mener une vie normale, aux mères et aux pères d'élever leurs enfants comme partout ailleurs». Les habitants en question sont des colons israéliens qui vivent sur des terres volées aux Palestiniens grâce à la protection de milices et de l'armée en violation du droit international et de toutes les résolutions de l'ONU.
Pour comprendre les véritables intentions de l'Ubu colonial, il faut relire les paragraphes antérieurs dans lesquels il justifie longuement le droit du peuple juif sur la Terre d'Israël [Eretz Israel], «sa patrie historique» car don de YHWH au peuple juif. Il répète inlassablement le mythe sioniste «une terre sans peuple pour un peuple sans terre» et nie les travaux de tous les historiens, notamment israéliens.
Il revendique fièrement son négationnisme de l'expulsion des Palestiniens en 1948 organisée selon le Plan Daleth, de la destruction des maisons et du vol des terres palestiniennes après 1948, de l'occupation coloniale de Gaza et de la Cisjordanie depuis 1967 et de l'extension des colonies selon un plan qui émiette les territoires palestiniens en banthoustans.
Le problème fondamentale est que Israël n'a jamais reconnu les frontières internationales de son État. Ses frontières sont sans cesse repoussées plus loin par la guerre et l'occupation militaire et coloniale. Benyamin Netanyahou n'a donc logiquement rien dit des frontières d'un hypothétique État palestinien. Il évoque vaguement «le territoire sous contrôle palestinien», au singulier car il exclut Gaza qui est, selon lui, un Hamastan.
Benyamin Netanyahou reprend le rêve sionniste, abandonné par Ehud Olmert, du Grand Israël. S'il ne prononce pas le mot, il y fait explicitement référence dans la partie qui traite des «principes fondamentaux» [3].
Ces deux réalités - notre attachement à la Terre d'Israël [Eretz Israel] d'une part, et la présence d'une population palestinienne parmi nous de l'autre - ont suscité de profondes controverses dans la société israélienne.Ces controverse ont porté sur la remise en cause par l'extrême droite du statut des Arabes israéliens. Or la poursuite du statu quo, c'est-à-dire de l'occupation et de la colonisation qui détruisent la perspective d'un État palestinien viable, aboutira un jour ou l'autre à la reconnaissance d'un État pour deux peuples comme en Afrique du Sud ou au nettoyage ethnique de tous les Palestiniens dans le Grand Israël.
Serge LEFORT
16/06/2009
Sources :
• Address by Benjamin Netanyahu, Ministry of Foreign Affairs version anglaise officielle.
• Discours de Benyamin Netanyahou, Ambassade d'Israël en France version française officielle revue et corrigée par Monde en Question.
Lire aussi :settlements = colonies [implantations en novlangue politiquement correcte] et non localités
settlers = colons et non habitants de ces localités
Israel = Israël et non État d'Israël
Jewish state = État juif et non Israël
land of Israel = Terre d'Israël [Eretz Israel] et non patrie
Holocaust = Holocauste et non Shoah
• Analyse du discours de Barack Obama
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
• Bibliographie Palestine/Israël
Sélection biblographique :
• COHEN Mitchell, Du rêve sioniste à la réalité israélienne, La Découverte, 1990
• DEBIÉ Franck et FOUET Sylvie, La paix en miettes - Israël et Palestine (1993-2000) [stratégie territoriale], PUF, 2001
• DIECKHOFF Alain, Les espaces d'Israël - Essai sur la stratégie territoriale d'Israël, Fondation pour les études de défense nationale, 1987
• DIECKHOFF Alain (sous la direction de), L'État d'Israël, Fayard, 2008
• ENDERLIN Charles, Par le feu et par le sang - Le combat clandestin pour l’indépendance d’Israël 1936-1948, Albin Michel, 2008
• FINKELSTEIN Norman G., L'industrie de l'Holocauste - Réflexions sur l'exploitation de la souffrance des Juifs, La Fabrique, 2001
• KLEIN Claude, Israël - État en quête d'identité, Casterman, 1999
• LOUËR Laurence, Les citoyens arabes d'Israël, Balland, 2003
• MARDAM-FEY Farouk et SANBAR Elias (textes réunis par), Le droit au retour - Le problème des réfugiés palestiniens, Actes Sud, 2002
• MORRIS Benny, Victimes - Histoires revisitée du conflit arabo-sioniste, Complexe, 2003
• PAPPÉ Ilan, Le nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard, 2008
• REINHART Tanya, Détruire la palestine, ou comment terminer la guerre de 1948, La Fabrique, 2002
• REINHART Tanya, L’héritage de Sharon - Détruire la Palestine suite, La Fabrique, 2006
• WARSCHAMSKI Michel (Textes téunis et présentés par), La révolution sioniste est morte - Voix israéliennes contre l’occupation, 1967-2007, La Fabrique, 2007
[1] Moshe Ya'alon, Wikipedia - Un écho d'Israël
Documents sur l'Iran, 2006 et 2009
[2] • Pureté : Selon la Thora, une femme ne peut avoir aucun contact charnel avec son époux pendant une période allant jusqu'à deux semaines après la fin de son cycle.
Cinéma Méditerranéen
Dailymotion - Pureté 1
Dailymotion - Pureté 2
Dailymotion - Pureté 3
Femmes en résistance
• Condamnée au mariage : Une épouse juive est la propriété de son mari. Par le mariage, il l'acquiert et il est le seul à pouvoir lui accorder un divorce. La loi rabbinique permet même à un mari ayant refusé le divorce à son épouse, de vivre avec une autre femme et avoir des enfants avec elle, mais la loi interdit à une femme mariée dont le mari refuse le divorce, de vivre avec un autre homme et de porter ses enfants.
Cinéma Méditerranéen
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TSR
[3] «principes fondamentaux» du sionisme :
Permettez-moi de rappeler tout d'abord que les liens noués par le peuple juif avec la Terre d'Israël [Eretz Israel] remontent à plus de 3500 ans. La Judée et la Samarie, ces lieux où vécurent Abraham, Isaac, Jacob, David, Salomon, Isaïe et Jérémie, ne nous sont pas étrangers. Ils s'inscrivent dans la terre de nos ancêtres.
Le droit du peuple juif à un État en Terre d'Israël [Eretz Israel] n'est pas la conséquence des catastrophes qui ont frappé notre peuple. Certes, pendant 2000 ans, les Juifs ont enduré des expulsions, des pogroms, des accusations de meurtre rituel et des massacres dont le paroxysme, sans précédent dans l'histoire de l'humanité, a été atteint pendant l'Holocauste. Certains prétendent que sans l'Holocauste l'État d'Israël n'aurait pas vu le jour. Pour ma part j'affirme que si l'État d'Israël avait été établi plus tôt, l'Holocauste ne se serait pas produit.
Cette tragique histoire d'impuissance explique pourquoi le peuple juif doit posséder son pouvoir souverain d'autodéfense. Toutefois, notre droit d'édifier ici, en Terre d'Israël [Eretz Israel], un pays souverain, procède d'un fait simple : cette terre est la patrie du peuple juif, celle où s'est forgée notre identité.
Comme le proclama dans la Déclaration d'Indépendance le Premier ministre David Ben-Gurion : "Le peuple juif est né en Terre d'Israël [Eretz Israel]. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture à la fois nationale et universelle, et fit don de la Bible au monde entier".
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