À l’occasion de l’exposition consacrée à "Teotihuacán, Cité des Dieux" au musée du quai Branly du 6 octobre au 24 janvier 2010 avec Hélène Fulgence
• Cultures de soi, cultures des autres - France Culture
• Musée du quai Branly
• Wikipédia
3 décembre 2009
2 décembre 2009
Palestiniens chassés méthodiquement de Jérusalem
L'an dernier, le ministère israélien de l'intérieur a privé 4577 Palestiniens de leur droit de vivre à Jérusalem-Est, un record absolu en 42 ans d'occupation.
Le journal israélien Haaretz a rendu les chiffres publics ce mercredi. Le total de l'année dernière représente 21 fois la moyenne des 40 années précédentes.
Au cours des 40 années d'occupation israélienne, Israël a révoqué les droits de résidence de 8558 Palestiniens, soit à peu près le double du nombre de personnes qui ont perdu leurs cartes d'identité l'année dernière seulement.
Le ministère de l'intérieur a déclaré à Haaretz que l'augmentation est le produit d'une décision de 2008 par le précédent gouvernement israélien de mener des enquêtes sur le statut juridique de milliers de Palestiniens de Jérusalem-Est.
Le procureur Yotam Ben-Hillel du Hamoked [Centre pour la Défense de l'Individu] a déclaré que les 250000 résidents palestiniens de Jérusalem-Est ont le même statut juridique que les personnes qui ont immigré en Israël en toute légalité, mais sans avoir droit à la citoyenneté.
« Ils sont traités comme s'ils étaient des immigrants en Israël, en dépit du fait que c'est Israël qui s'est imposé à eux en 1967 », a-t-il dit.
Israël a occupé Jérusalem-Est avec le reste de la Cisjordanie en 1967, et annexé un secteur important de la Cisjordanie comme faisant partie de la ville, qu'il a déclarée sa capitale. Les Palestiniens dans le territoire annexé refusent la citoyenneté israélienne. Comme la communauté internationale, ils ne reconnaissent pas la légitimité du contrôle israélien sur leur terre.
L'avocat jérusalémite Oussama Al-Halabi a déclaré dans une récente interview avec Ma'an que « les Palestiniens avec une carte d'identité israélienne n'ont en fait aucun droit réel à vivre dans Jérusalem. Israël peut retirer leur carte d"identité à tout moment. »
En raison de leur statut de résidents non-citoyens, les Palestiniens de Jérusalem peuvent facilement perdre leur carte d'identité. Selon les avocats qui se sont exprimés devant Ma'an, simplement une absence de cinq ans ou l'obtention de la résidence ou de la citoyenneté dans un autre pays peut mettre en péril les droits d'un résident de Jérusalem.
Le nombre de Palestiniens privés de leur statut de résidents à Jérusalem a atteint l'an dernier le chiffre record de 4.577, annonce une ONG israélienne, sur la foi de statistiques obtenues du ministère de l'Intérieur grâce à la législation sur la liberté d'information.
Le phénomène a "atteint des proportions effrayantes", a souligné Dalia Kerstein, directrice exécutive du Centre HaMoked pour la défense de l'individu, précisant que le chiffre pour 2008 représentait plus de la moitié du total des permis de résidence révoqués depuis plus de 40 ans.
La politique suivie par Israël depuis la conquête et l'annexion de la partie orientale de Jérusalem, lors du conflit israélo-arabe de 1967, est dénoncée avec constance par les Etats-Unis, l'Union européenne et les Nations unies.
Cette politique consiste notamment à démolir les habitations bâties sans permis de construire israéliens, à évincer les Palestiniens des logements dont il ne peuvent pas prouver qu'ils sont propriétaires et à développer les logements pour les Juifs à Jérusalem-Est.
Pour les Palestiniens, l'objectif est de chasser le maximum de résidents arabes de la ville et de réduire leur présence à sa périphérie afin de ruiner leur espoir de voir Jérusalem-Est devenir la capitale d'une future Palestine indépendante.
"La campagne 2008 du ministère de l'Intérieur s'inscrit dans le cadre plus général d'une politique dont le but est de limiter la population palestinienne et de maintenir une majorité juive à Jérusalem, alors que son avenir est censé être déterminée par des négociations", a estimé Kerstein.
OBJECTIF STRATÉGIQUE
"Ces Palestiniens sont originaires de cette ville, ce ne sont pas des résidents qui s'y sont récemment installés", a-t-elle fait valoir. A l'heure actuelle, 250.000 Arabes vivent encore à Jérusalem-Est et dans sa banlieue, contre 200.000 Juifs.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exclu explicitement que la ville, proclamée "capitale réunifiée d'Israël pour l'éternité", soit une nouvelle fois divisée, voire seulement partagée, dans le cadre d'un futur accord de paix.
Aux yeux de l'Onu comme des puissances occidentales, le futur statut de la ville fait partie intégrante des questions centrales qui doivent être réglées dans le cadre du processus de paix, actuellement en panne et peu susceptible de reprendre dans un avenir immédiat.
Selon un document interne à l'Union européenne cité mercredi par le quotidien Haaretz, l'Etat d'Israël pousse les activistes nationalistes juifs à mettre en oeuvre son "objectif stratégique" de basculement démographique à Jérusalem et dénie aux Palestiniens les permis de construire qu'ils sollicitent.
Dans le même temps, selon ce même document européen, la municipalité de Jérusalem ne consacre que 10% de son budget à ses 35% d'administrés arabes, qui ne bénéficient pas des mêmes prestations que les habitants juifs, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation.
Le consulat de Suède, pays qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, a confirmé l'existence du document mentionné par Haaretz, mais a refusé d'en fournir une copie à Reuters. Un responsable palestinien qui l'a en sa possession s'est également refusé à le divulguer.
Selon les statistiques obtenues du ministère israélien de l'Intérieur par HaMoked, et qui portent sur la période courant de 1967 à 2008 - à l'exception de l'année 2002 -, un total de 8.269 Palestiniens se sont vu retirer leur statut de résidents à Jérusalem. Aucun chiffre n'est disponible pour l'année en cours.
Israël a sèchement mis en garde l'Union européenne mardi contre une reconnaissance de Jérusalem-Est comme capitale d'un futur Etat palestinien, avertissant qu'une telle initiative mettrait à mal la crédibilité de l'UE en tant que médiateur dans le conflit du Proche-Orient.
La Suède, qui assure actuellement la présidence de l'UE, envisage une initiative reconnaissant Jérusalem-Est comme capitale d'un futur Etat palestinien. Dans son édition de mardi, le quotidien israélien "Haaretz" a rapporté que Stockholm souhaiterait voir cette proposition adoptée par les ministres des Affaires étrangères européens la semaine prochaine à Bruxelles.
Le gouvernement suédois s'est refusé à tout commentaire, mais, à Bruxelles, des diplomates ont confirmé que la Suède souhaitait voir son texte soumis au débat.
Le projet suédois, cité par "Haaretz" fait référence à "une solution à deux Etats, avec un Etat palestinien indépendant, démocratique (...) et viable, comprenant la Cisjordanie et la Bande de Gaza avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant côte à côte, en paix et dans la sécurité avec l'Etat d'Israël".
Le ministère israélien a enjoint mardi dans des termes forts l'UE de ne pas donner suite à la proposition suédoise. "Le projet conduit par la Suède nuit à la capacité de l'Union européenne de jouer un rôle et d'être un facteur significatif dans les négociations entre Israël et les Palestiniens", a-t-il réagi dans un communiqué.
La proposition suédoise a toutefois peu de chances d'être adoptée, l'UE ayant de longue date estimé que Jérusalem devrait être une capitale partagée et qu'Israéliens et Palestiniens devaient s'entendre sur cette question.
La question de Jérusalem est l'un des principaux points de désaccord entre Israël et les Palestiniens. La ville a été annexée lors de la guerre des Six Jours en 1967 par l'Etat hébreu, qui la considère comme sa capitale éternelle. Mais cette annexion n'a pas été reconnue par la communauté internationale, et les Palestiniens veulent faire de la ville la capitale d'un futur Etat.
Voilà qui donnera à réfléchir aux Européens qui examineront le 7 décembre une proposition de résolution stipulant que Jérusalem-Est sera la capitale de l'Etat palestinien que les Vingt-Sept appellent de leurs voeux. En 2008, selon le Haaretz , le ministère de l'intérieur israélien a privé de statut de résident 4 577 Palestiniens . Au cours des quarante années précédentes, 8 558 Palestiniens au total avaient perdu ce statut. Soit une augmentation exponentielle.
Dimanche 22 novembre 2009 à 5h00 du matin, j'ai été expulsée du territoire israélien. Anthropologue, Française, je devais intervenir à une conférence à Jérusalem à l'invitation du Consulat général de France. Le problème pour les Israéliens, c'est que je suis mariée avec un Palestinien.
Je viens d'achever une thèse sur le patrimoine et l'identité locale à Naplouse, en Cisjordanie. Depuis 2004, j'y ai effectué des séjours de plusieurs mois, puis je revenais en France où je donne des cours à l'université.
Comme il est impossible de se rendre dans les Territoires occupés sans passer par Israël, qui en contrôle toutes les frontières, aériennes (l'aéroport Ben Gourion) ou terrestres (le pont Allenby), c'est auprès de l'Etat israélien qu'il me fallait solliciter un visa de tourisme de trois mois pour aller à Naplouse poursuivre mes recherches et rejoindre mon mari.
Depuis 2006, à chacun de mes passages, j'indiquais que je suis mariée avec un Palestinien, fournissant à la demande de la police son numéro de carte d'identité. J'ai souvent attendu des heures ; mais j'ai toujours obtenu un visa.
« Pourquoi est-ce que vous entrez et sortez tout le temps ? »
Samedi 21 novembre 2009, j'arrive par l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv vers 15 heures. En réponse à la question : « Quel est le motif de votre séjour en Israël ? », je présente ma lettre de mission. Quelques minutes plus tard, une policière arrive.
Elle prend mon passeport et m'intime de me rendre au centre de police, où je m'assieds face à une autre policière. Celle-ci tient à la main un feuillet qui comporte les dates de mes entrées et sorties du territoire israélien depuis 2005. « Pourquoi est-ce que vous entrez et sortez tout le temps ? », me demande-t-elle sèchement.
J'explique que je poursuis des recherches universitaires sur la région de Naplouse et que, par ailleurs, je suis mariée avec un Palestinien qui y habite. J'ajoute que ma visite a cette fois-ci des raisons professionnelles, même si je vais bien sûr voir mon mari.
Je tends une nouvelle fois ma lettre de mission. Oui, j'ai le numéro de téléphone de l'attaché culturel, oui, j'ai le numéro de carte d'identité de mon mari, oui, je reprends l'avion cinq jours plus tard, voilà le billet.
Lire la suite... Rue89
Lire aussi :
• 2008, Rapport des chefs de mission de l'Union Européenne sur Jérusalem-Est - Responsables de mission à Jérusalem et Ramallah, ISM.
• Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question.
Le mariage
Le mariage, 2000 ans d'histoire - France Inter, 1ère partie - 2ème partie.
• Spermatozoïdes : faut il s’inquiéter d’une crise de production ?, Du grain à moudre - France Culture.
• Dossier documentaire & Bibliographie Mariage, Monde en Question.
Le défaut de cette série est de rendre incompréhensible l'histoire du mariage par simplification des faits en confondant, par exemple, le mariage (lien social) et l'amour (lien personnel).Histoire du mariage, La Fabrique de l'Histoire - France Culture, 1/4 - 2/4 - 3/4 - 4/4.
À partir du même ouvrage, l'épisode 3 de cette série rend mieux compte de la complexité de l'histoire du mariage .Lire aussi :
• Spermatozoïdes : faut il s’inquiéter d’une crise de production ?, Du grain à moudre - France Culture.
• Dossier documentaire & Bibliographie Mariage, Monde en Question.
1 décembre 2009
Les crises du capitalisme
Karl MARX, Les crises du capitalisme, Demopolis, 2009 [préface de Daniel Bensaïd].
Pourquoi la crise actuelle du capitalisme s'est elle produite et comment en sortir ?
Selon Karl Marx, la recherche incessante du profit et de la valorisation du capital, incite à produire toujours plus alors que la consommation reste limitée. Lorsque la surproduction apparaît, il faut réduire la production et donc imposer le chômage partiel et des licenciements. Des entreprises font faillite, les actions chutent en bourse, le chômage explose et la surproduction s'étend. Les plans de relance et les aides de l'État ne font que limiter la casse car les crises résultent des contradictions inhérentes au capitalisme.
Lire aussi :
• Dubaï au bord de la faillite, La Chronique Agora.
[...] le jeu de massacre a commencé dès le printemps dernier pour les malheureux emprunteurs qui se sont lancés au sommet de la bulle fin 1996/début 1997. Ceci explique que le taux de défaillance sur des prêts hypothécaire aménagés ait doublé en un an pour atteindre le taux vertigineux de 15% !
Et ce n'est qu'un début : l'année 2010 est sans exagération celle de tous les dangers !
• MEIKSINS WOOD Ellen, L'origine du capitalisme, Lux, 2009 [Chapitre 5].
Personne ne niera que le capitalisme a permis à l'humanité d'accomplir des avancées notables sur le plan matériel. Mais il est devenu aujourd'hui manifeste que les lois du marché ne pourront faire prospérer le capital qu'au prix d'une détérioration des conditions de vie d'une multitude d'individus et d'une dégradation de l'environnement partout dans le monde. Il importe donc plus que jamais de savoir que le capitalisme n'est pas la conséquence inévitable des échanges commerciaux et marchands que l'on retrouve dans presque toutes les sociétés humaines. Le capitalisme a une histoire très singulière et un lieu de naissance bien précis : les campagnes anglaises du XVIIe siècle. En rappelant cette origine, essentiellement politique, Ellen Meiksins Wood propose une définition limpide des mécanismes et des contraintes qui font la spécificité du capitalisme.
• KOUVÉLAKIS Stathis (sous la direction de), Y a-t-il une vie après le capitalisme ?, Le temps des cerises, 2008 [Après le capitalisme, la vie ! - Demande éducation émancipatrice
pour société nouvelle…].
Y a-t-il une vie après le capitalisme ? De nos jours, la réponse quasiment spontanée est négative. L'histoire est « finie », au sens où elle a atteint sa finalité interne, car, après la fin des régimes dits « communistes » de l'Est européen, le capitalisme est son horizon ultime. Voilà pourquoi il est devenu aujourd'hui plus facile d'imaginer la fin du monde qu'une modification bien moins cataclysmique, celle du mode de production actuellement dominant. Il existe pourtant une réponse contraire, même si elle est minoritaire, qui consiste à dire : bien sûr que oui, le capitalisme n'est pas éternel, il n'est pas le dernier mot de l'histoire, car l'histoire ne connaît pas de dernier mot (ce en quoi elle diffère justement des récits théologiques). L'échec de ces régimes ne signifie pas la fin de la perspective socialiste, mais la fin d'un cycle du mouvement révolutionnaire, celui du « court vingtième siècle », dont il s'agit de faire un bilan et de tirer les nécessaires leçons.
C'est cette réponse qui est déclinée de diverses façons dans les contributions de ce recueil. Sont ainsi repris, questionnés et développés, les thèmes essentiels d'un avenir d'après le capitalisme : le nécessaire dépassement du marché, l'essor de pratiques autogestionnaires, la transformation de la vie quotidienne et de l'ensemble des rapports sociaux.
• Dossier documentaire & Bibliographie Économie crise, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Marxisme, Monde en Question.
"l'histoire-géographie ne sert à rien"
Dominique Paillé : "l'histoire-géographie ne sert à rien", Brave Patrie.

L'ignorance affirme ou nie, la science doute.
Voltaire
Lire aussi :
• Frédéric Juignet, La chute du mur et la mémoire du socialisme, ContreInfo.
• Dossier documentaire & Bibliographie Propagande, Monde en Question.
Le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé a soutenu la proposition du ministre de l'Education de supprimer l'enseignement de l'histoire-géographie en fin de filière scientifique. Interrogé sur les éventuelles répercussions en France de l'initiative suisse sur les minarets, il a en effet prouvé qu'il ne servait à rien de connaître l'une ou l'autre pour prétendre construire l'avenir de son pays.
[...]
[Dominique Paillé] a aussi merveilleusement résumé en une simple phrase la politique de civilisation de l'UMP, ce noble plus grand commun dénominateur dans lequel tous les Français sont invités à communier : l'ignorance est une arme, taïaut !
L'ignorance affirme ou nie, la science doute.
Voltaire
Lire aussi :
• Frédéric Juignet, La chute du mur et la mémoire du socialisme, ContreInfo.
Face à l’unanimisme des commémorations de la chute du mur de Berlin, le militant communiste Frédéric Juignet revendique une autre mémoire historique, et rappelle la dette que nous avons envers le peuple Russe pour ses immenses sacrifices dans la guerre contre le fascisme, sans lesquels les alliés occidentaux n’auraient sans doute pas été victorieux. De Gaulle avait en son temps voulu que la France prenne part à ce combat mené à l’est contre les nazis. Mais qui se souvient aujourd’hui de l’escadrille Normandie Niemen ou connait l’existence de la gigantesque offensive «Bagration», lancée en juin 1944, qui a paralysé toute tentative de contre offensive sur les plages du débarquement en infligeant aux troupes allemandes leur plus grande défaite de tout le conflit ?
• Dossier documentaire & Bibliographie Propagande, Monde en Question.
30 novembre 2009
France-Algérie : 130 ans de colonisation
Chroniques du bidonville, 1959-1962 : archives sonores inédites et entretien avec Monique Hervo, La Fabrique de l'Histoire - France Culture, 1/2 - 2/2.
Lire aussi :
• Dossier documentaire & Bibliographie Colonialisme, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Immigration, Monde en Question.
Lire aussi :
• Dossier documentaire & Bibliographie Colonialisme, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Immigration, Monde en Question.
Misère du "débat" sur l'identité nationale
Ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale (et du développement solidaire)
Misère du prétendu «grand débat sur l’identité nationale», Claris
Lire aussi :
• Revue Claris.
• Blog Claris.
• Dossier documentaire & Bibliographie Nationalisme, Monde en Question.
Misère du prétendu «grand débat sur l’identité nationale», Claris
Lire aussi :
• Revue Claris.
• Blog Claris.
• Dossier documentaire & Bibliographie Nationalisme, Monde en Question.
29 novembre 2009
La simplexité
Comment la nature surmonte la complexité ?, Science publique - France Culture.
Les espèces vivantes sont toutes confrontées à cette complexité de notre univers sur laquelle les scientifiques butent souvent aujourd'hui. Ainsi, l'évolution révèle les solutions que la nature a retenu sous l'effet de la sélection naturelle. Ces solutions recèlent des stratégies subtiles qui permettent souvent de contourner les obstacles de la complexité sans, pour autant, l'ignorer. Dans son dernier ouvrage, Alain Berthoz définit un nouveau concept pour désigner ces réponses de la nature : la simplexité. Il s'agit là d'une capacité de simplification dont l'efficacité réside dans une réelle prise en compte de la complexité. Les méthodes ainsi sélectionnées par l'évolution ouvrent des pistes d'investigation passionnantes pour découvrir de nouveaux modes de résolution des problèmes posés par la complexité. Les scientifiques pourraient ainsi dépasser les limites du formalisme pour explorer des voies plus empiriques. Comment s'inspirer du vivant pour résoudre des problèmes de prise de décision, de réparation du corps humain ou de comportement dans la société ?
Alain BERTHOZ, La simplexité, Odile Jacob, 2009 [RFI - Science.gouv.fr].
«La simplexité, telle que je l'entends, est l'ensemble des solutions trouvées par les organismes vivants pour que, malgré la complexité des processus naturels, le cerveau puisse préparer l'acte et en projeter les conséquences. Ces solutions sont des principes simplificateurs qui permettent de traiter des informations ou des situations, en tenant compte de l'expérience passée et en anticipant l'avenir. Ce ne sont ni des caricatures, ni des raccourcis ou des résumés. Ce sont de nouvelles façons de poser les problèmes, parfois au prix de quelques détours, pour arriver à des actions plus rapides, plus élégantes, plus efficaces.»
Comme le démontre Alain Berthoz dans ce livre profondément original, faire simple n'est jamais facile ; cela demande d'inhiber, de sélectionner, de lier, d'imaginer pour pouvoir ensuite agir au mieux.
Écouter aussi :
• Alain BERTHOZ, La manipulation mentale des points de vue : un des fondements de la tolérance, Canal-U.
• Conférences Alain BERTHOZ, ENS.
• Conférences Alain BERTHOZ, Canal-U.
Lire aussi :
Alain BERTHOZ, La décision, Odile Jacob, 2003 [Decisio.info - Sciences Humaines].
Fidèle à sa conception du cerveau, non pas calculateur ni compilateur mais simulateur d'action, Alain Berthoz renouvelle dans ce livre toute la théorie psychologique de la décision. Au lieu de considérer la décision comme un processus rationnel, fondé sur des outils logiques, il en fait la propriété fondamentale du système nerveux, dont la fonction est de préparer, de commander et de réguler l'action. C'est dans ce cadre qu'il décrit les pathologies de la décision (agnosie, aphasie, simultanagnosie, obsessions, etc.)
La première décision - capturer ou fuir - est vitale : elle définit tout être vivant, à la fois prédateur et proie. Cette décision met en jeu le corps, comme d'autres, ainsi l'équilibre et la marche. Et dans un chapitre qui bouleverse bien des idées reçues, il démontre l'existence d'un double en chacun de nous (héautoscopie) qui apparaît souvent dans les rêves mais que nous ne cessons de prendre à témoin, notamment pour nous encourager ou nous stimuler.
Il montre comment la perception est essentiellement une décision. Percevoir, ce n'est pas seulement combiner, pondérer, c'est sélectionner, c'est décider. C'est, dans la masse des informations disponibles, choisir celles qui sont pertinentes par rapport à l'action envisagée. C'est, en outre, lever des ambiguïtés, c'est choisir entre des formes rivales, c'est trancher dans des conflits sensoriels. Il propose enfin une « physiologie de la préférence ». Non seulement la perception est décision, mais la mémoire l'est tout autant. Mémoriser c'est toujours faire un choix, l'oubli est toujours sélectif.
Avec ce livre, Alain Berthoz poursuit son enquête sur le cerveau parieur, ou comment décider, c'est prédire.
• Alain BERTHOZ et NAUD Didier (sous la direction de), Décider, collaborer et apprendre, Démos, 2009.
• Alain BERTHOZ, Laboratoire de Physiologie de la Perception et de l'Action.
• Alain BERTHOZ, Odile Jacob.
• BOURGINE Paul, CHAVALARIA David et COHEN-BOULAKIA (sous la direction de), Déterminismes et complexités : du physique à l'éthique - Autour d'Henri Atlan, La Découverte, 2008.
La sérendipité
La sérendipité ou l'importance de l'inattendu, Continent Sciences - France Culture
La sérendipité est un phénomène complexe. C'est l'art de découvrir, inventer et créer ce à quoi on ne s'attend pas. Il signifie que l'on trouve quelque chose que l'on n'avait pas cherché, à partir d'une observation surprenante, que l'on a pu expliquer correctement. Ce mot est plus instructif que «hasard heureux». Ce qu'on apprend généralement à l'université, c'est l'inverse, la «non-sérendipité», c'est-à-dire trouver ce que l'on cherche, alors que l'art crucial de trouver le non-cherché joue un rôle très important dans la science, ou la technique. Dans les disciplines expérimentales, comme la chimie, la physique, la géologie, la médecine, l'astronomie, la technique et les arts, les exemples de sérendipité sont fréquents. Dans ces domaines, il est plus facile de voir et de tester si on a découvert quelque chose que l'on ne cherchait pas.
28 novembre 2009
Berlin-Bil'in
La commémoration de la chute du mur de Berlin fut l'occasion, pour les médias dominants, de déverser leur haine anticommuniste en reconstruisant rétrospectivement l'événement et en passant sous silence le mur de l'Apartheid en Palestine.
Serge LEFORT
28/11/2009
Revues de presse
• 09/11/2009, Revue de presse internationale, France 24
• 09/11/2009, Revue de presse française, France 24
• 09/11/2009, Revue de presse française, Nouvel Obs
• 09/11/2009, Revue de presse européenne, euro|topics
• 09/11/2009, Revue de presse russe, RIA Novosti
• 09/11/2009, Le Mur de Berlin, 20 ans après - Diaporamas, RIA Novosti
• 11/11/2009, Russie : Les blogueurs et le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, Global Voices
Documents
• Le mur de Berlin a été démoli il y a 20 ans, mais reste sa poussière, RIA Novosti
• Le monde entier commémore la chute du mur de Berlin, Global Voices
• Quand Kohl, Mitterrand, Delors et Giscard débattaient de la chute du mur au Parlement européen, EurActiv
• Berlin, capitale sans mémoire ?, La vie des idées
Il y a vingt ans tombait le mur de Berlin. Au-delà du souvenir et de la commémoration, que reste-t-il de la RDA dans le paysage berlinois ? Une exposition présentée à Paris s'interroge sur « l'effacement des traces » du passé communiste, qu'il s'agisse de la débaptisation des rues ou de la destruction du Palais de la République. Rencontre avec l'une des commissaires de cette exposition.
• Berlin 1989-2009 L'effacement des traces Exposition ouverte du 21 octobre au 31 décembre 2009
Musée d'Histoire Contemporaine - BDIC
Dossier de presse
• 29/10/2009, 1989-2009 - Berlin, il y a 20 ans I, Là-bas si j'y suis
• 30/10/2009, 1989-2009 - Berlin, il y a 20 ans II, Là-bas si j'y suis
• 06/11/2009, Ni'lin fête le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, YouTube
• 09/11/2009, A Berlin, Là-bas si j'y suis
• 09/11/2009, Allemagne, 20 ans après : le prix du rêve, Interception - France Inter
Autrefois la division était physique, sous la forme d'un mur. Aujourd'hui elle est sociale, entre des riches toujours plus riches, et des pauvres toujours plus pauvres ».
Ainsi s'exprime un ancien ouvrier de la République Démocratique Allemande, rencontré lors d'une manifestation dans les rues de Leipzig. 20 ans après la réunification des deux Allemagne.
Analyses
• 19/02/2008, John PILGER, Faire tomber les nouveaux murs de Berlin, Le Grand Soir
John Pilger décrit comment l'évasion des Palestiniens de Gaza peut inspirer tous ceux qui luttent pour faire tomber les nouveaux murs de Berlin qui s'érigent partout dans le monde.
• 06/11/2009, William BLUM, Le Mur de Berlin – Encore un mythe de la Guerre Froide, Le Grand Soir
D'ici quelques semaines, on peut s'attendre à ce que les médias mettent en route leurs moulins à propagande pour commémorer le 20e anniversaire de la démolition du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Tous les clichés de la Guerre Froide sur le « Monde Libre » opposé à la tyrannie communistes vont revenir parader, et la fable simpliste racontant le pourquoi de l'existence du mur sera répétée à l'infini.
• 09/11/2009, Peter Schwarz, La chute du Mur de Berlin, WSWS
La contradiction entre l'enthousiasme officiel et le mécontentement populaire en dit long sur la signification réelle des événements de novembre 1989. Les efforts entrepris par les médias pour glorifier ces événements comme étant le commencement d'une nouvelle ère de la démocratie, de la liberté et de la paix sont d'autant plus grands qu'il s'avère que ce n'était absolument pas le cas. Il existe peu d'événements de l'histoire contemporaine qui furent autant mystifiés que la fin de la RDA.
• 09/11/2009, Chems Eddine Chitour, Mythe du mur de Berlin et vrai mur de la Honte en Palestine, Mondialisation
Marquant le 20e anniversaire depuis la chute du mur de Berlin, les Palestiniens ont démoli ce vendredi dans le village cisjordanien de Ni'lin, un pan de mur [d'Apartheid] construit par Israël. Lors de la manifestation hebdomadaire contre le mur, qui traverse le centre du village situé dans la région de Ramallah et isole les habitants de 60% de leurs terres agricoles, quelque 300 manifestants ont méthodiquement démantelé une section en béton avant que les forces israéliennes n'ouvrent le feu. Ils ont brûlé des pneus et abattu une dalle de béton de huit mètres de haut en s'aidant d'un vérin mécanique pour voiture.
• 10/11/2009, Benjamin Moriamé, Berlin 89 – Jérusalem 09 : d'un Mur à l'autre, Investig'action
Bien des murs ont été érigés depuis vingt ans. Tandis que la commémoration de la chute du Mur de Berlin bat son plein, les barrières du « monde moderne » restent invisibles au plus grand nombre. La plupart de ces nouveaux murs, au Mexique, au Botswana ou dans le sud de l'Europe, font obstacle à l'immigration. Le Mur du Proche-Orient, lui, n'est pas bâti sur une frontière. Il serpente à l'intérieur du territoire palestinien sur plus de 450 kilomètres – bientôt 700. Ce Mur traîne derrière lui des conséquences, à la fois humanitaires et politiques, inégalées.
• 10/11/2009, Slavoj ZIZEK, Derrière le Mur, les peuples ne rêvaient pas de capitalisme, Le Grand Soir
C'est un lieu commun que d'insister sur ce que ces événements ont eu de "miraculeux". Un rêve est devenu réalité, il s'est passé quelque chose qu'on n'aurait même pas envisagé quelques mois auparavant : des élections libres, la fin des régimes communistes qui se sont effondrés comme un château de cartes.
• 12/11/2009, Benjamin Moriamé, 1989 - 2009, Vingt ans de remparts, ContreInfo
L'unanimité médiatique des célébrations de la chute du mur de Berlin s'est largement dispensée d'interroger la réalité actuelle. Pourtant, nous rappelle le journaliste indépendant Benjamin Moriamé, durant les vingt ans qui ont suivi le démantèlement du rideau de fer, ce dispositif archaïque de violence silencieuse faite aux hommes qu'est la muraille a largement proliféré sur la surface du globe. Et aux cicatrices déjà anciennes qui séparent les deux Corée ou isolent le Sahara Occidental, sont venues s'ajouter de nouvelles barrières infranchissables matérialisant les lignes rouges des conflits, des zones de tensions et des inégalités.
• 13/11/2009, Viktor DEDAJ, L'insoutenable bruit du claquement des tongs de la pensée anticommuniste, Le Grand Soir
Alors capitalistes, vous pouvez agiter vos principes (violés hors caméras), vos lois économiques (risibles de naïveté), tous ces trucs que vous invoquez pour vous donner un petit vernis moralisateur et camoufler votre véritable nature, vous pouvez même réécrire l'histoire et noircir tous les tableaux, moi en tous cas, je suis sûr et certain d'au moins d'une chose : je n'ai jamais entendu crier « vive le capitalisme » devant un peloton d'exécution nazi.
• 16/11/2009, Mathias Reymond, BHL, Bernard Guetta et Nicolas Demorand sous le mur de Berlin, Acrimed
Les vingt ans de la chute du mur de Berlin. Impossible d'y échapper. Le temps d'une journée, les stations France Inter, France Culture, France Info, Le Mouv', France Bleu, France Musique et Fip… ne sont devenues qu'une : Radio France. Un seul sujet, un seul point de vue, un seul média.
• 18/11/2009, Palestine emmurée : une réserve indienne ?, Seriatim
• non daté, L'histoire est aussi faite de zones grises, Contretemps
Lire aussi :
• GROSSER Pierre, 1989 - L'année où le monde a basculé, Perrin, 2009 [L'Humanité].
1989 ou la fin de l'histoire ! L'a-t-on assez répétée, cette bêtise, en se laissant prendre à l'euphorie d'une saison.
La guerre froide balayée, les incendies du tiers-monde éteints, la Chine qui rêve un mois du mot liberté, le mur de Berlin tombé et les anciens dictateurs forcés de rendre des comptes... L'automne des peuples a recouvert la réalité d'un mouvement tectonique autrement capital. En s'appuyant sur les meilleures sources françaises et étrangères, Pierre Grosser fait comprendre l'épaisseur, les enjeux et la portée d'une année sans autres pareilles que 1945 ou 1929.
Car 1989, c'est aussi la mondialisation libérale en marche et les premiers débats sur l'ingérence humanitaire et le réchauffement climatique. Mais encore, les premiers pas de la démocratie en Afrique du Sud. C'est la mort de l'ayatollah Khomeiny, après sa fatwa contre l'écrivain Salman Rushdie. C'est déjà la violence des nationalismes dans des Etats fédéraux en décomposition (en Yougoslavie, en Géorgie...), l'arrivée au pouvoir d'Omar al-Bachir au Soudan, l'accélération de la décomposition de la Somalie et le début de la guerre au Libéria, tandis que les militants du djihad, dont un certain Ben Laden, se déchiraient pour savoir quelle devait être leur nouvelle stratégie...
• HEURTAUX Jérôme et PELLEN Cédric (sous la direction de), 1989 à l'Est de l'Europe - Une mémoire controversée, Éditions de l'Aube, 2009 [La vie des idées].
Que signifie « l'année historique de 1989 » pour les populations qui l'ont vécue ? L'ouvrage 1989 à l'Est de l'Europe y répond en multipliant les points d'entrée et les échelles d'analyse, tenant délibérément à distance les grands récits commémoratifs qui foisonnent en ce moment.
• Dossier Mur de Berlin, Bibliothèque publique d'information.
• Livres autour de la chute du Mur de Berlin, Nonfiction.
• Dossier documentaire & Bibliographie Propagande, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël - Mur de l'Aparteid, Monde en Question.
Sémantique de crise
Evoquer la reprise pourrait aussi encourager les revendications sociales…
Oui, c’est la crainte du gouvernement. Le réveil des revendications risquerait donc de se fracasser sur le mur de la rigueur. Et nous voilà devant un autre problème de discours. Un obstacle sémantique…la fameuse «rigueur». Nicolas Sarkozy l’assure, il n’y aura ni augmentations d’impôts, ni rigueur. Cette double affirmation, combinée avec le souhait affiché de ne pas laisser filer les déficits, est aussi crédible que d’affirmer que l’on va gagner la coupe du monde de foot avec le quinze de France de rugby. Ce n’est pas possible, tout le monde le sait. La solution quand on ne veut pas qu’une réalité ne soit pas trop apparente, hé bien c’est de changer l’acception des mots, appeler son chat «Médor»… il va donc falloir que Nicolas Sarkozy et ses grands spécialistes en communication trouvent un autre mot pour «rigueur». Déjà «rigueur», qui, en soit est un mot positif (la rigueur c’est bien) «rigueur» était un mot déguisement : Pierre Mauroy, en 1983 doit changer de politique. Il serre la vis sociale. Pour ne pas reprendre le mot qui avait qualifié le même genre de politique sous Raymond Barre, et que la gauche avait combattu…le mot «austérité», un mot, vous en conviendrez assez effrayant, il avait déguisé l’austérité en «rigueur». La «rigueur» de 1983, 84, 85, 86 s’est traduite par une explosion du chômage et une défaite électorale en 86. Donc le mot a pris une acception très négative. Du coup voilà Nicolas Sarkozy obligé de déguiser le déguisement ! Comment va-t-il nommer la rigueur pour la cacher. Nous nous ferons un plaisir de le révéler quand il aura trouvé…et à mon avis, ça ne saurait tarder !
L'édito politique - France Inter
Écouter aussi : L'économie de marché résisterait–t elle à une rechute ?, Du grain à moudre - France Culture.
Lire aussi :
• Dossier documentaire & Bibliographie Élections 2002 France, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Économie crise, Monde en Question.
Oui, c’est la crainte du gouvernement. Le réveil des revendications risquerait donc de se fracasser sur le mur de la rigueur. Et nous voilà devant un autre problème de discours. Un obstacle sémantique…la fameuse «rigueur». Nicolas Sarkozy l’assure, il n’y aura ni augmentations d’impôts, ni rigueur. Cette double affirmation, combinée avec le souhait affiché de ne pas laisser filer les déficits, est aussi crédible que d’affirmer que l’on va gagner la coupe du monde de foot avec le quinze de France de rugby. Ce n’est pas possible, tout le monde le sait. La solution quand on ne veut pas qu’une réalité ne soit pas trop apparente, hé bien c’est de changer l’acception des mots, appeler son chat «Médor»… il va donc falloir que Nicolas Sarkozy et ses grands spécialistes en communication trouvent un autre mot pour «rigueur». Déjà «rigueur», qui, en soit est un mot positif (la rigueur c’est bien) «rigueur» était un mot déguisement : Pierre Mauroy, en 1983 doit changer de politique. Il serre la vis sociale. Pour ne pas reprendre le mot qui avait qualifié le même genre de politique sous Raymond Barre, et que la gauche avait combattu…le mot «austérité», un mot, vous en conviendrez assez effrayant, il avait déguisé l’austérité en «rigueur». La «rigueur» de 1983, 84, 85, 86 s’est traduite par une explosion du chômage et une défaite électorale en 86. Donc le mot a pris une acception très négative. Du coup voilà Nicolas Sarkozy obligé de déguiser le déguisement ! Comment va-t-il nommer la rigueur pour la cacher. Nous nous ferons un plaisir de le révéler quand il aura trouvé…et à mon avis, ça ne saurait tarder !
L'édito politique - France Inter
Écouter aussi : L'économie de marché résisterait–t elle à une rechute ?, Du grain à moudre - France Culture.
Lire aussi :
• Dossier documentaire & Bibliographie Élections 2002 France, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Économie crise, Monde en Question.
27 novembre 2009
Comment les objets communicants transforment la société ?
Les objets communicants... L'expression semble banale. Pourtant, elle ne désigne pas uniquement les instruments de communication, ceux qui nous permettent d'entrer en contact avec autrui, comme un téléphone ou un ordinateur relié à Internet. Les objets communicants peuvent communiquer tout seul. Ils échangent des informations avec des systèmes informatiques. Ce que les spécialistes nomment le "machine to machine" se trouve au coeur de la prochaine révolution de la société de l'information. L'internet des objets va donner aux "choses" des aptitudes longtemps réservées aux humains : disposer d'un identifiant unique, d'une adresse Internet et, surtout, dialoguer. Les objets manufacturés mais également les objets inanimés naturels, comme les arbres, et les animaux vont ainsi progressivement changer de statut dans la société. Les hommes eux-mêmes devront sans doute se soumettre au même système avec, par exemple, les implants sous cutanés de puces radiofréquences (RFID).
Les objets vont-ils prendre le pouvoir ?
Quels impacts sur la société aura cette extension du domaine de l'informatique à l'ensemble de ce qui nous entoure dans le monde réel ?
Sommes-nous en mesure de décider comment nous allons vivre dans un tel environnement communicant sans nous ?
Autant de questions qui seront débattues, les 26 et 27 novembre, lors des Entretiens du nouveau monde industriel organisés par l'Institut de recherche et d'innovation (IRI) au Centre Pompidou.
Science publique - France Culture
Lire aussi :
• STIEGLER Bernard, GIFFARD Alain, FAURÉ Christian, Pour en finir avec la mécroissance - Quelques réflexions d'Ars industrialis, Flammarion, 2009.
• Bernard STIEGLER, Ars Industrialis.
• Bernard STIEGLER, Wikipédia.
• Dossier documentaire & Bibliographie Médias, Monde en Question.
Les objets vont-ils prendre le pouvoir ?
Quels impacts sur la société aura cette extension du domaine de l'informatique à l'ensemble de ce qui nous entoure dans le monde réel ?
Sommes-nous en mesure de décider comment nous allons vivre dans un tel environnement communicant sans nous ?
Autant de questions qui seront débattues, les 26 et 27 novembre, lors des Entretiens du nouveau monde industriel organisés par l'Institut de recherche et d'innovation (IRI) au Centre Pompidou.
Science publique - France Culture
Lire aussi :
• STIEGLER Bernard, GIFFARD Alain, FAURÉ Christian, Pour en finir avec la mécroissance - Quelques réflexions d'Ars industrialis, Flammarion, 2009.
Avec la fin du «siècle de l'automobile» et de l'«ère du pétrole», ce sont aussi la télévision, les industries de programme et les industries culturelles en général qui sont entraînées dans une crise profonde, subissant la désaffection d'une partie croissante de la population. L'ensemble du système consumériste s'avère aujourd'hui caduc.
Dès son origine, Ars Industrialis a soutenu que le consumérisme constitue un processus autodestructeur, soumettant les technologies d'information et de communication à l'hégémonie d'un marketing irresponsable et empêchant la formation d'un nouvel âge industriel. Car au cours de la dernière décennie, un autre modèle comportemental est apparu qui dépasse l'opposition de la production et de la consommation, dont le logiciel libre et les licences creative commons sont les matrices conceptuelles et historiques.
Ce nouveau modèle constitue la base d'une économie de la contribution. Il permet d'espérer qu'après la domination de la bêtise systémique à laquelle aura conduit le consumérisme, les technologies numériques seront mises au service d'une nouvelle intelligence collective et d'un nouveau commerce social - pour autant qu'émergent une volonté politique et une intelligence économique nouvelles, et que s'engage la lutte pour en finir avec la mécroissance.
• Bernard STIEGLER, Ars Industrialis.
• Bernard STIEGLER, Wikipédia.
• Dossier documentaire & Bibliographie Médias, Monde en Question.
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