30 décembre 2014

29 décembre 2014

À l'ombre du convoi


Belgique, nuit du 12 au 13 novembre 1943, quelque part entre Malines et Louvain. Un convoi de wagons plombés s’est immobilisé sur la voie ferrée. Il vient de quitter Bruxelles, direction Auschwitz. À son bord, parmi des milliers d’autres, une jeune femme, Olya Van Horn, juive allemande jusqu’alors réfugiée en Belgique. Elle se remémore la longue suite d’événements tragiques qui, depuis sa ville natale d’Hambourg dix ans auparavant, l’a finalement conduite dans ce sinistre convoi.
BEROY & TOUSSAINT, À l’ombre du convoi (2 albums), Casterman, 2012 [Albums en ligne].

Lire aussi :
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Dossier Guide des ressources documentaires, Monde en Question.

22 décembre 2014

La publicité qui pourrit le net


Nos écrans sont de plus en plus envahis par des publicités intempestives qui parasitent les sites. Ainsi, des dizaines de fenêtres s’ouvrent dans tous les sens et perturbent la lecture de la page principale, en nous imposant aussi du son ou des vidéos.

C’est le cas par exemple de AlloCiné, site dont le contenu est devenu inversement proportionnel à la quantité de publicité qu’il affiche et qui devient, de ce fait, souvent inaccessible. Pire encore, quand une recherche n’aboutit pas, ce site nous adresse les désagréables messages suivants :


Que faire ?
  1. Éviter les sites qui contiennent de la publicité.
  2. Régler son navigateur sous Mac OS X ou sous Windows.
  3. Utiliser Adblock Plus, extension configurable qui permet de bloquer en partie ou toutes les publicités.
22/12/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Films sponsorisés I, Ciné Monde.
Films sponsorisés II, Ciné Monde.
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.

15 décembre 2014

Strip-tease... intégral



Création : Jean Libon et Marco Lamensch
Durée : 0h14
Année : 1985-1992
Pays : Belgique
Genre : Documentaire sociologique
Résumé : L’objectif des créateurs était de réaliser des documentaires d’un genre nouveau dans lesquels les commentateurs s’effaceraient pour laisser parler les protagonistes. L’émission aborde la vie quotidienne aussi bien d’inconnus que de politiciens comme Délégation de très haut niveau, relatant le voyage officiel d’une délégation parlementaire belge de gauche en Corée du Nord.
Dossiers :
France 3
IMDb
Sens Critique
Wikipédia

Partage proposé par : Zone Telechargement 15 DVD FR

Lire aussi :
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

8 décembre 2014

La musique qui se vend… à coups de poitrine et de fesses

Dans les années 50, 3% des chansons des palmarès parlaient de sexe. Dans les années 70, le chiffre grimpe à 40% et, en 2009, c’est 92% des tubes qui se vendent à coups de poitrine et de fesses.


Voir : Sex & Music (4 épisodes), Documentaire Arte, 2014 [Zone Telechargement].
Cette série décrypte l’influence et les incidences des grands courants de musique sur notre sexualité et l’influence de notre sexualité sur la musique.

Lire aussi :
Dossier documentaire Corps, Monde en Question.
Dossier documentaire Érotisme & Pornographie, Monde en Question.
Dossier documentaire Sexualité, Monde en Question.

7 novembre 2014

Lady Chatterley's Lover - L'amant de Lady Chatterley (1928)


C’est le roman le plus connu de D.H. Lawrence. Son succès posthume repose sur un malentendu : la construction de l’idée que, l’histoire d’une épouse frustrée qui trouve l’épanouissement sexuel dans les bras de son garde-chasse, serait le chef-d’œuvre de la littérature érotique. Mais, dès la première page, D.H. Lawrence s’inquiète plutôt du cataclysme de la Première Guerre mondiale qui fonda le monde moderne. Tout le livre constitue une lamentation, aux échos bibliques, sur l’état de l’Angleterre et prône un retour à la nature (symbolisée par la forêt espace de liberté) et à l’harmonie entre le corps et l’esprit.

Quant à moi, je défends mon livre et ma position : la vie n’est acceptable que si l’esprit et le corps vivent en bonne intelligence, s’il y a un naturel équilibre entre eux, et s’ils éprouvent un respect naturel l’un pour l’autre.
Préface de l’auteur, Paris, 1929

La première scène, dite érotique, n’apparaît que vers le milieu du roman :
Elle restait immobile, dans une sorte de sommeil, toujours dans une sorte de sommeil. Toute l’activité, tout l’orgasme, venait de lui ; elle ne pouvait plus rien pour elle-même. Même l’étreinte de ses bras autour d’elle, même l’intense mouvement de son corps, et le flot de la semence en elle, tout n’était qu’une sorte de sommeil dont elle ne commença à s’éveiller que quand il eut fini et se tint doucement, tout haletant contre sa poitrine.
op. cit. p.207

Et le roman se termine sur un éloge de l’abstinence :
Et alors, j’aime ma chasteté d’aujourd’hui parce que c’est la paix qui vient d’avoir fait l’amour ensemble. J’aime à être chaste aujourd’hui. Je l’aime comme les perce-neige aiment la neige. J’aime cette chasteté qui est un espace de paix dans notre amour, qui est entre nous comme un perce-neige fourchue de blanche flamme. […]
Maintenant est le temps d’être chaste ; et il est bon d’être chaste ; c’est comme une rivière d’eau fraîche dans mon cœur. J’aime la chasteté, maintenant qu’elle coule entre nous. C’est comme de l’eau fraîche et de la pluie.
op. cit. p.507

Le traducteur français traduit « to fuck » par « faire l’amour » (euphémisme politiquement correct) alors que le traducteur espagnol traduit plus justement par « joder » (baiser).

Articles
• 2010, Les trois versions de Lady Chatterley, Carnets d’un dilettante.
• 29/09/2011, L’amant de Lady Chatterley – La sexualité dans un monde en bouleversement, Lectures Humaines.
• 10/08/2013, Lady Chatterley, Heaven of ooks.
• 29/06/2014, « Un livre sain et nécessaire » : L’amant de Lady Chatterley, Ex-libris.
• 2013, Rémi GONZALEZ, Lady Chatterley – du roman au film : la reconquête du corps par le toucher, Entrelacs.

Dossiers
Ciné-club de Caen
Encyclopédie de L’Agora
Wikipédia

Livres
• D. H. LAWRENCE, The First and Second Lady Chatterley Novels [1926-1927], Cambridge University Press, 2002 [BooksGoogle].
• D. H. LAWRENCE, Constance Chatterley [première version de L'amant de Lady Chatterley], Autrement, 2008.
• D. H. LAWRENCE, Lady Chatterley et l’homme des bois [deuxième version de L'amant de Lady Chatterley], Gallimard, 1977.
• D. H. LAWRENCE, Lady Chatterley’s Lover [1928] [Gutenberg - PlaneteBook].
• D. H. LAWRENCE, L’amant de Lady Chatterley, Gallimard, 1932.
• D. H. LAWRENCE, El amante de Lady Chatterley [Itematika].
• D. H. LAWRENCE, Lady Chatterley’s Lover and A Propos of Lady Chatterley’s Lover [1930], Cambridge University Press, 2002 [BooksGoogle].
• D. H. LAWRENCE, Défense de Lady Chatterley, Gallimard, 1932.
• Collectif, Lady Chatterley’s Lover – Analysis, Barnes & Noble, 2007 [SparkNotes].
• Dieter MEHL, Christa JANSOHN, Reception of D. H. Lawrence in Europe, A&C Black, 2007 [BooksGoogle].

07/11/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Filmographie Lady Chatterley's Lover - L'amant de Lady Chatterley, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

21 octobre 2014

De quoi le Djihad est-il le nom ?


L'ennemi nouveau a un nom, le Djihad, fourre-tout médiatique subsumant les conflits les plus divers, guerres civiles, résistances nationales, attentats ou coups de folie individuels. Le Djihad est une nébuleuse dont la circonférence est partout et le centre nulle part. Alors que chacun de ces conflits se nourrit d'antagonismes locaux entre des forces économiques et sociales spécifiques, le bombardement médiatique qui accompagne immanquablement chaque nouveau déploiement de l'impérialisme les objective en un projet global.

C'est que le Djihad est d'abord un concept fonctionnel, qui permet à la croisade occidentale de porter la guerre partout, en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Somalie, en Syrie, en Irak. Quelques décapitations soigneusement mises en scène, et voilà les opinions occidentales soutenant des bombardements qui font des milliers de victimes innocentes. À Dieu de reconnaître les siens dans cette masse suspecte, coupable de prétendre vivre sur des territoires d'où l'Occident tire le nutriment de sa puissance sous forme de pétrole, d'uranium et autres irremplaçables aliments. Pour un pays africain, posséder des ressources, avérées ou potentielles, est le plus sûr moyen de se retrouver en proie au Djihad.

Le Djihad est le nom d'une recolonisation directe de ces pays par le biais de l'implosion des États post-coloniaux. Désormais l'impérialisme ne se contente plus de contrôler des États-sujets nés de la décolonisation, le peu de souveraineté qu'ils conservent semblant encore un obstacle excessif à son insatiable besoin de domination. A la faveur de troubles ethniques ou religieux nourris en sous-main voire suscités – le cas de l'Irak est éclatant à cet égard –, il s'agit de reprendre pied militairement dans ces territoires et de redessiner au bénéfice des puissances occidentales des frontières pourtant intangibles selon le droit international. La Libye, détruite par des bombardements libérateurs, n'est plus qu'un conglomérat de chefferies, qu'on bombardera à leur tour au nom du Djihad.

Au prétexte du Djihad, des conseillers militaires anglais et américains ont pris en main la défense du Nigeria. Au prétexte du Djihad, la France pérennise sa présence militaire en Françafrique via le dispositif Barkhane, qui couvre cinq pays du Sahel : Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad ; au prétexte du Djihad elle nourrit le chaos centrafricain et guette les défaillances de l'État au nord du Cameroun. Ces pays sont d'autant plus vulnérables que leurs classes dirigeantes compradores n'ont songé, en fait de construction nationale, qu'à se remplir les poches. Le Djihad leur rappelle utilement à qui elles doivent leur existence et qui est seul en mesure d'endiguer le raz de marée des miséreux qui menace de les submerger. Les voilà guéries de leur prétention à la souveraineté, implorant humblement le retour du sabre colonial.

Le Djihad infuse le vieux cadre françafricain, que d'aucuns disaient périmé voire défunt, du sang neuf, au propre comme au figuré, d'un ennemi polymorphe. Selon la vision prophétique d'Orwell : Il ne s’agit pas de savoir si la guerre est réelle ou non. La victoire n’est pas possible. Il ne s’agit pas de gagner la guerre mais de la prolonger indéfiniment. Son objectif n’est pas de vaincre, mais de garder la structure sociale intacte. Tel est le vrai Djihad, la véritable guerre globale, menée au nom du Veau d'or, le dieu le plus sanguinaire que l'homme ait jamais inventé.

12/10/2014
Odile Tobner
Survie

Lire aussi :
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
Dossier documentaire Racisme, Monde en Question.

15 octobre 2014

Les années 30 sont de retour



Comment tout cela va-t-il finir ? Les haines et les peurs de notre temps ont un parfum de redite, celui des années 30, cette décennie tragique qui mena le monde à l’abîme. Economique, sociale, identitaire ou politique, les crises s’additionnent depuis le krach de 2008, comme au temps de la Grande Dépression de 1929.

Mais qu’en est-il au fond ? Le reniement « social-libéral » de François Hollande vaut-il vraiment la « pause » de Léon Blum ? Poutine phagocytant l’Ukraine rejoue-t-il Hitler avalant les sudètes ? L’antisémitisme de la génération Soral-Dieudonné illustre-t-il la résurgence des haines d’un Céline ? Le danger Le Pen fait-il écho au péril nationaliste d’hier ? Telles sont quelques-unes des questions de cet ouvrage, fruit de la rencontre entre deux historiens et deux journalistes, qui se livrent à un incessant aller-retour entre passé et présent. L’Histoire n’est pas un éternel recommencement, mais ces années 30, si proches et si lointaines, si terribles et pourtant fondatrices, éclairent bien étrangement les crises du temps présent…

Renaud DÉLY, Pascal BLANCHARD, Claude ASKOLOVITCH, Yvan GASTAUT, Les années 30 sont de retour – Petite leçon d’histoire pour comprendre les crises du présent, Flammarion, 2014 [extraits].

Hegel fait remarquer quelque part que, dans l’histoire universelle, les grands faits et les grands personnages se produisent, pour ainsi dire, deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde comme farce.
Karl MARX, Le 18 brumaire de Louis Bonaparte [1853], La Table Ronde, 2001 p. 172.

Écouter aussi :
• Des années 30 à aujourd’hui, l’histoire bégaie-t-elle ?, France Inter.
• Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard, Télé Sud-Est.

Lire aussi :
• Philippe CORCUFF, Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard, Textuel, 2014 [extraits - Revue du Mauss].
• La crise dans les années 30 et aujourd’hui, Que Faire ?, 2009.
Dossier documentaire Économie crise, Monde en Question.
Dossier documentaire Racisme, Monde en Question.

11 octobre 2014

Pour les musulmans


Même si on n’a pas de sympathie particulière pour Edwy Plenel, sa campagne en faveur des musulmans de France mérite d’être soutenue.

Aussi y a-t-il fort à parier que les tenants d’une politique de la peur, celle-là même qui a accompagné les désastres de l’après-2001, vont s’empresser de revenir à leurs obsessions […]. Ce faisant, c’est notre avenir qu’ils risquent de compromettre. D’abord parce que ce dernier se construit dans la relation avec les autres nations méditerranéennes pour d’évidentes raisons géopolitiques où se mêlent histoire, géographie, économie, démographie et culture. Ensuite parce qu’en France, de longue date sous le poids d’un passé colonial jamais vraiment soldé et, plus récemment, sous l’effet d’une banalisation de l’islamophobie depuis les attentats new-yorkais de 2001, la question musulmane détient la clé de notre rapport au monde et aux autres, selon qu’on la dénoue ou qu’on l’exacerbe, qu’on l’apaise par la raison ou qu’on l’agite par la passion.

Selon, en somme, que l’on considère (et qu’on accepte et qu’on respecte) nos compatriotes musulmans – d’origine, de culture ou de religion, ces trois modalités disant une pluralité de cheminements ou d’appartenances – dans leur diversité justement, ou qu’on les essentialise en bloc, figeant tout ce qui ressort, peu ou prou, de l’islam dans une menace indistincte qui légitimerait leur exclusion ou leur effacement, un double impératif à se faire discrets et à se faire oublier… Paradoxalement, cette réduction des musulmans de France à un islam lui-même réduit au terrorisme et à l’intégrisme est un cadeau offert aux radicalisations religieuses, dans un jeu de miroirs où l’essentialisation xénophobe justifie l’essentialisation identitaire.

10/10/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Écouter aussi :
• L’islam comme nouveau bouc émissaire I, Société Louise Michel, 16/09/2014.
• L’islam comme nouveau bouc émissaire II, Société Louise Michel, 16/09/2014.
• Y a-t-il un problème de l’islam en France ? – Face à face Plenel – Finkielkraut, 28 Minutes – Arte, 30/09/2014.


Lire aussi :
• Edwy PLENEL, Pour les musulmans, Mediapart, 09/06/2014.
• Edwy PLENEL, Pour les musulmans , La Découverte, 2014 [Texte en ligne].
« Il y a un problème de l’islam en France », n’hésite pas à proclamer un académicien, regrettant même « que l’on abandonne ce souci de civilisation au Front national ». À cette banalisation intellectuelle d’un discours semblable à celui qui, avant la catastrophe européenne, affirmait l’existence d’un « problème juif » en France, ce livre répond en prenant le parti de nos compatriotes d’origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes. L’enjeu n’est pas seulement de solidarité mais de fidélité. Pour les musulmans donc, comme l’on écrirait pour les juifs, pour les Noirs et pour les Roms, ou, tout simplement, pour la France
• Thomas DELTOMBE, L’Islam imaginaire – La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005, La Découverte, 2005.
«Péril islamiste» ou «menace terroriste», «dérives communautaristes» ou «menaces sur la République» : le «problème de l’islam» est aujourd’hui au cœur des débats publics en France. Mais quel est donc le «problème» ? Pourquoi les «musulmans» sont-ils constamment sur la sellette ? Et, surtout, comment les médias ont-ils progressivement construit une véritable islamophobie ?
Pour comprendre cette évolution, Thomas Deltombe s’est plongé dans les archives de la télévision française : il a passé au crible les journaux télévisés du 20 heures et les principales émissions consacrées à l’islam sur les grandes chaînes nationales depuis… trente ans. De la révolution iranienne de 1979 aux suites du 11 septembre 2001 et aux derniers débats sur le «foulard», le récit qu’il rapporte ici de ce voyage au cœur de la machine à façonner l’imaginaire est aussi sidérant que passionnant.
Décortiquant dérapages et manipulations, Thomas Deltombe montre comment le petit écran a progressivement fabriqué un «islam imaginaire», sous l’effet conjoint de la course à l’audience et d’une idéologie pernicieuse de stigmatisation de l’«Autre» musulman.
Articles Islamophobie, Monde en Question.
Dossier documentaire Foulard, Hijab, Jilbab, Niqab, Tchador, Voile & Burqa, Monde en Question.
Dossier documentaire Racisme, Monde en Question.

24 septembre 2014

Une autre histoire de l'Amérique



Saint-Simon, l’éditeur français du livre d’Oliver Stone, a quelque peu changé le titre original The Untold History Of The United States pour celui plus vendeur Les crimes cachés des présidents avec comme sous-titre Une autre histoire de l’Amérique et a expurgé le contenu, en réduisant les 784 pages de l’édition américaine à 276 pages.

Dans le même temps, la chaîne Planète diffuse la version française des dix épisodes du documentaire Une autre histoire de l’Amérique du même auteur.

Oliver Stone n’est pas un historien comme Howard Zinn, mais un cinéaste contestataire qui remet en cause l’histoire américaine telle qu’elle est racontée dans les livres scolaires et dans les médias dominants. Il utilise un vaste matériel (interviews, images d’archives, photographies, films, enregistrements audio, cartes, graphiques) pour remettre en question la version officielle.



25/01/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Sélection bibliographique :
• Oliver Stone, AlloCinéWikipédiaSite de l’auteur.
• Entretiens, France CultureLe MondeTéléramaBob WoodruffCenk UygurPeter KuznickThe Young Turks.
• Howard ZINN, Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours, Agone, 2002.
• Howard ZINN, "Nous, le peuple des États-Unis …" – Essais sur la liberté d’expression et l’anticommunisme, le gouvernement représentatif et la justice économique, les guerres justes, la violence et la nature humaine, Agone, 2004.
• Howard ZINN, L’impossible neutralité – Autobiographie d’un historien et militant, Agone, 2006.

Lire aussi :
Revue de presse Cinéma 2014, Monde en Question.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

1 septembre 2014

Les guerres d'Hollywood I - Les Amérindiens


Le cinéma ça sert aussi à faire la guerre

Hollywood a collaboré activement à la propagande de toutes les guerres américaines même celles qui ont précédé l’invention du cinéma. Ainsi, Hollywood créa la légende de la conquête de l’Ouest pour justifier après coup le nettoyage ethnique des Amérindiens, "ces sauvages qui s’opposaient au progrès de la civilisation", et l’appropriation de leurs terres.

Reel Injun – Hollywood et les Indiens

Documentaire explorant la représentation des peuples autochtones d’Amérique du Nord à travers un siècle de cinéma – de l’époque des films muets jusqu’à nos jours – qui a modelé notre compréhension et notre incompréhension des Injuns (Peaux-Rouges).


Partage proposé par : Dailymotion partie 1, partie 2 – YouTube partie 1, partie 2 Steaming VF

Les Indiens d’Amérique racontés par eux mêmes (6 épisodes)

Documentaire retraçant l’histoire des plus grandes tribus amérindiennes de l’arrivée des premiers colons européens à nos jours.
Cette histoire nous est racontée par des personnalités indiennes parmi les plus influentes, derniers représentants des tribus du continent nord américain rescapées du "génocide".
Partage proposé par : RedList DVD VF

Terres indiennes (5 épisodes)

Au commencement étaient les Indiens. Lorsque les pionniers du Mayflower accostèrent en 1620, ils ne trouvèrent pas un continent vierge à conquérir, mais des territoires abondamment peuplés de sociétés complexes et riches de cultures ancestrales.
Documentaire retraçant une histoire vue, pour une fois, du côté des vaincus.


Partage proposé par : Zone Telechargement DVD VF

01/09/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• L'Indien dans le cinéma américain, GITPA - Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones.
• Bibliographie, GITPA - Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones.
• La conquête de l'Ouest dans la peinture et le cinéma, Ciné-club de Caen.
• Le western, Ciné-club de Caen.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

25 août 2014

30 juin 2014

Thèses en ligne - Cinéma


Fabien GRIS, Images et imaginaires cinématographiques dans le récit français (de la fin des années 1970 à nos jours), Thèse de doctorat en Littérature française, 2012, 785 pages.
Le cinéma est devenu, pour la génération d’écrivains français apparue à la fin des années 1970, un véritable référent culturel, au même titre que la bibliothèque ou la galerie de peintures. Cette génération est la première à s’être revendiquée comme authentiquement cinéphile, nourrie de films, d’images et de " mythologies " proprement cinématographiques. Des œuvres fort différentes manifestent ainsi, chacune à leur manière, le rôle désormais incontournable du cinéma au sein de la littérature, construisant une véritable poétique intersémiotique. Le cinéma peut intervenir thématiquement dans le récit, sous le régime de l’allusion, de la référence ou de la reprise de codes génériques ; mais il fonctionne aussi comme schème opératoire dans le système de la représentation romanesque.La littérature contemporaine envisage le cinéma, au sein d’une narrativité partagée, comme un répertoire de récits, qui enclenche ou condense ses propres mouvements narratifs ; tout récit s’inscrit alors dans du " déjà raconté " qu’il s’agit de d’investir, de détourner, voire de subvertir. Mais la référence littéraire au cinéma cristallise également de nombreuses obsessions propres au récit français actuel : la figuration et la figurabilité, la difficile saisie du réel par le texte, la saturation fictionnelle de notre environnement, le rôle du stéréotype. Elle révèle enfin la présence d’un sujet qui tente de se définir à travers les figures d’une cinémathèque intime et collective, en quête mémorielle et identitaire, marqué par un rapport spectral et mélancolique au monde. Les formes problématiques du je de la littérature actuelle se définissent donc par le biais d’une "cinéphilie littéraire."

Fabien DEMANGEOT, Fantasme et représentation dans l’œuvre d’Alain Robbe-Grillet, Thèse de doctorat en Lettres modernes, 2013, 609 pages.
Cette thèse aura pour but d’interroger deux notions majeures de l’oeuvre robbe-grillétienne : le ‘‘ Fantasme" et la ‘‘ Représentation". Il s’agira, principalement, de mettre en perspective les différents rapports qui se tissent entre elles et la manière dont elles édifient l’oeuvre du Nouveau Romancier. La façon dont Robbe-Grillet représente le fantasme sera au centre de cette recherche, mais nous aborderons également la notion de représentation à travers le motif du théâtre. En effet, les personnages des films et romans de Robbe-Grillet ne cessent de jouer des rôles stéréotypés (l’espion, la prostituée, le docteur sadique etc.) et il arrive fréquemment que les lieus présentés au début de la diégèse se muent en scènes de spectacle. Chez l’auteur de La Jalousie Le fantasme est fortement théâtralisé comme l’atteste également l’omniprésence de la thématique sadomasochiste. Espace de tous les possibles, l’oeuvre de Robbe-Grillet fantasme aussi sa propre gestation. Le Nouveau Romancier, à l’ image du texte qu’il a engendré, est devenu, lui-aussi, un objet de représentation. Ouverte sur de multiples métamorphoses, cette oeuvre aussi ludique que complexe ne cherche pourtant pas à dévoiler l’ensemble de ses mécanismes. Elle laisse la possibilité au récepteur de créer les siens en acceptant ou non le pacte de lecture proposé par l’auteur. Le lecteur-spectateur, à la fois au centre et à l’extérieur de tout ce qu’il peut lire et voir, se retrouve au coeur d’une représentation qui est autant la sienne que celle de l’auteur.

Lire aussi :
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

23 juin 2014

Jean-Pierre MOCKY (1933-)


Après avoir débuté dans le cinéma comme acteur, Jean-Pierre Mocky accède à la réalisation en 1959 avec Les dragueurs qui le classe parmi les réalisateurs satellites de la Nouvelle Vague. Il inventera ensuite un style de comédies très personnelles où le grotesque, la bouffonnerie, l’inventivité, la bizarrerie des situations, la direction d’acteurs seront mis au service d’une vision anarchiste de la société. Les plus grandes vedettes comiques ou non du cinéma français auront été filmées par Mocky qui leur confiera des personnages défiant parfois toutes les catégories existantes. Avec plus de soixante longs métrages, tournés avec un souci d’économie remarquable, Mocky a témoigné d’une vision du monde hilarante et iconoclaste.
Rétrospective Jean-Pierre Mocky du 25 juin au 3 août 2014 à la Cinémathèque française
Articles
• 23/04/2013, Entretien avec Jean-Pierre Mocky, Fiches du cinéma.
• 16/10/2011, Entretien avec Jean-Pierre Mocky, Culturopoing.
• 30/03/2011, Sous l’égide de Mocky, l’"Action Ecole" devient ce jour "Le Desperado", Culturopoing.
• 02/04/2007, Mocky, la victime bien portante du cinéma français, Fiches du cinéma.
• 27/03/2007, Entretien avec Jean-Pierre Mocky, DVD Classik.
• 1988, Gérard GRUGEAU, Mocky, cinéaste surestimé ?, 24 images nº37.

Dossiers
Ciné-club de Caen
Ciné-fiches
Ciné-ressources
DVD Toile
IMDb
La Cinémathèque françaiseDossier de presse
Notre cinéma
Sens Critique
Site officiel Jean-Pierre Mocky
Wikipédia

Livres
• Jean-Pierre MOCKY, M. le Mocky – Mémoires d’outre-monde, Denoël, 2001 [Séquences].
Jean-Pierre Mocky, le cinéaste le plus indépendant du cinéma français, a collectionné les pugilats et les coups de gueule, et battu tous les records de censure officielle. Le réalisateur de Solo, L’Ibis rouge et Le miraculé, celui que Louis Jouvet appelait l’Aventurier, raconte ici sa vie tumultueuse. Une précoce sexualité, des nuits comme taxi parisien pour suivre, le jour, les cours au Conservatoire, la vente de cartes postales à Pigalle, les premiers rôles de star spaghetti en Italie… Mocky a toujours été le Fregoli du grand et du petit boulot. Mais lorsqu’il tourne son premier film, Les dragueurs, il a déjà joué avec Paul Meurisse, Pierre Brasseur et Charles Aznavour. Metteur en scène, il a fait tourner les plus grands : Bourvil, Fernandel, Michel Serrault. Devant sa caméra, Jeanne Moreau et Catherine Deneuve ont révélé un nouveau visage. Alignant les triomphes et les catastrophes, écrivant des scénarios avec Raymond Queneau, Marcel Aymé ou Frédéric Dard, ce «moraliste amoral» parvient en quarante ans à tourner plus de quarante films. Roman vrai d’une œuvre inclassable, ce livre est aussi le portrait assassin d’un héros romantique. Un tableau explosif de la République du cinéma, avec ses secrets et ses scandales..
• Jean-Pierre MOCKY,
Cette fois je flingue , Florent Massot, 2006.
"Il était nécessaire d’écrire ce témoignage d’un fou de cinéma, qui n’a recherché ni l’argent ni la gloriole, mais la réponse à cette question essentielle : Que demande le peuple ? Le contraire de la démagogie ! Voilà qui est fait. Moteur !" (Jean-Pierre Mocky) Plaidoyer pour la liberté d’expression, Cette fois je flingue retrace le parcours du combattant d’un "anartiste" engagé dans la jungle du cinéma. Comparaissent à la barre des accusés : les producteurs-distributeurs, les gaspilleurs des deniers de la Culture, les tricheurs des avances sur recettes, la paranoïa des critiques, les dessous du festival de Cannes, la parodie des Césars, la fumisterie du cinéma d’art et d’essai ou la face cachée des castings. Témoignage irrésistible, Cette fois je flingue est le cri d’un cinéaste qui a travaillé avec les plus grands, des écrivains célèbres comme Anouilh, Queneau, Frédéric Dard, Marcel Aymé, Hervé Bazin, ou des acteurs mythiques comme Michel Simon, Bourvil, Fernandel, Michel Serrault, Richard Bohringer, Jeanne Moreau, Catherine Deneuve… Jean-Pierre Mocky nous donne avec générosité le livre d’une vie de cinéma.
• Jean-Pierre MOCKY, Pensées, répliques et anecdotes, Le Cherche Midi, 2009.
On ne présente plus Jean-Pierre Mocky. Monstre sacré du cinéma français, il a signé plus de cinquante films, qui témoignent d’une vision critique de la société française. A la fois provocateur et iconoclaste, Jean-Pierre Mocky a toujours lutté contre toutes les injustices, dénonçant au passage avec une constance rare et un humour forcené l’ordre établi, les magouilles et toutes les dérives des puissants de ce monde. Dans ce recueil de pensées et d’anecdotes, Mocky, avec une liberté de ton rare, tire à vue. Il évoque son métier, ses grandes rencontres, nous fait partager sa vision acide et décapante de la vie moderne et de ses travers, s’attardant au passage sur des sujets aussi essentiels que la vie sexuelle de Gary Cooper, des prêtres et des comédiennes. Un livre en forme d’autoportrait, celui d’un homme libre, irrésistible, unique.
• Jean-Pierre MOCKY, La longue marche – Entretiens avec Noël Simsolo, Écriture, 2014 [extrait].
Mocky ? Un tendre râleur, un provocateur, un anar fauché qui bâcle ses films et dont les coups de gueule ont aidé les médias à snober l’œuvre pourtant cohérente, digne de Simenon, de ce réalisateur au style vif : une soixantaine de films et autant de courts-métrages, bel exemple de la notion du cinéma d’auteur indépendant. Jeune premier chez Antonioni, il signe Les dragueurs en plein triomphe de la Nouvelle Vague. La farce noire éclaire les tares d’une France rancie, subvertit le cinéma commercial, invente le néopolar (Solo, 1970). Passant de la comédie contestataire au thriller social, avec quelques succès et nombre d’échecs, Mocky a pu compter sur la fidélité d’acteurs nommés Serrault, Noiret, Jeanne Moreau, Piccoli, Poiret, Lonsdale, mais aussi l’estime de Godard et Resnais.
Sa vie ? Un roman aux rebondissements insolites qui ont nourri son imaginaire. Au fil de ces entretiens, il évoque son père juif tchétchène, sa mère catholique polonaise, son enfance à Nice, son mariage précoce avec la fille d’un colonel, l’enseignement de Jouvet, son activité de secrétaire de Stroheim et Jules Berry, ses stages auprès de Fellini et Visconti, sa découverte de Carné et Cocteau, ses rencontres avec Aymé, Renoir, ses projets avortés avec de Funès ou Tapie, son invisible film X, son admiration pour Godard et Tati, ou encore le succès d’À mort l’arbitre.
• Eric LE ROY, Jean-Pierre Mocky, Bibliothèque du film, 2000.

Audio-Vidéo
• 21/06/2014, Auteurs à risque, France Inter.
• 01/06/2014, Entretien avec Jean-Pierre Mocky, La Cinémathèque française.
• 01/05/2014, L’invité culturel : Jean-Pierre Mocky raconte sa vie dans un livre, RTS.
• 26/04/2014, Perrine Leblanc,Tatiana de Rosnay et Jean-Pierre Mocky, France Inter.
• 23/04/2014, Jean-Pierre Mocky, France Culture.
• 11/04/2014, Jean-Pierre Mocky – Souvenirs d’un franc-tireur, TV5 Monde.
• 25/05/2013, Mister Mocky présente…, France Inter.
• 23/02/2013, Mocky soit qui mal y pense ! – Entretien avec Jean-Pierre Mocky, France Culture.

23/06/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Box Office des films de Jean-Pierre MockyBox Office.
• Critiques par la presse des films de Jean-Pierre Mocky, La Cinémathèque française.
Filmographie Jean-Pierre MOCKY réalisateur, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

9 juin 2014

La Révolution russe vue par Henri Guillemin


Henri Guillemin, agrégé de Lettres, fut historien plus par goût que par formation. Ses talents de conférencier ne masquent pas la faiblesse de ses sources. Ainsi, dans la série des trois portraits des révolutionnaires russes (Lénine, Staline et Trotsky), il fait une synthèse de quelques ouvrages américains et semble ignorer les travaux de Boris Souvarine :
  • Staline, aperçu historique du bolchévisme, Plon, 1935 réédition Champ libre 1978 et 1985, Ivrea 1992 [Texte en ligne] en anglais
  • Cauchemar en URSS, Revue de Paris, 1937 réédition Agone, 2001 [Texte en ligne]
  • Le stalinisme, Spartacus, 1972
  • Sur Lénine, Trotsky et Staline (1978-79), Allia, 1990 réédition augmentée Allia, 2007
Sa critique du stalinisme fut celle d’un catholique de gauche (secrétaire de Marc Sangnier) et donc hostile par principe au communisme.

Portraits de Révolutionnaires – Lénine



Portraits de Révolutionnaires – Staline [mp3]


Portraits de Révolutionnaires – Trotsky [mp3]

09/06/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Henri GUILLEMIN, Wikipédia - Conférences, Télécharger mp3 - Télévision suisse romande - YouTube.
• Boris SOUVARINE, Archive Internet des marxistes - CERMTRI - La Bataille socialiste - Wikipédia.
• Daniel BENSAÏD, Communisme contre stalinisme - Une réponse au Livre noir du communisme, Site de l'auteur.
Dossier documentaire Révolution russe 1917, Monde en Question.
Dossier documentaire Léninisme, Monde en Question.
Dossier documentaire Stalinisme, Monde en Question.
Dossier documentaire Trotskysme, Monde en Question.

30 mai 2014

Choderlos de LACLOS (1741-1803)


Articles
• Robert ABIRACHED, Les liaisons dangereuses, CNDP, sans date.
• Annie CRÉPIN, Choderlos de Laclos l’auteur des Liaisons dangereuses, Annales historiques de la Révolution française nº338, 2004.
• Claire DESPIERRES, Le jeu des figures énonciatives dans Les liaisons dangereuses de Laclos – Interrogation et argumentation : la place du tiers, Semen nº15, 2002.
• François-Ronan DUBOIS, Les liaisons dangereuses : lecture d’impressions, lecture interprétative, Contagions, 2013.
• Jean GOLDZINK, Libertinage et politique dans le roman libertin des Lumières, Littératures classiques nº55, 2004.
• Jean GOLDZINK, À propos des Liaisons dangereuses de Laclos – La place de Laclos dans
les territoires dits libertins, Académie de Versailles, sans date.
• Michel LAXENAIRE, La séduction dans la littérature, Dialogue nº164, 2004.
• Lydia MARTIN, L’échange épistolaire à l’écran : les adaptations en anglais des Liaisons dangereuses, Lettre de cinéma, 2007.
• François MIGEOT, Rapport de places et imaginaire dans les lettres de Laclos et Mme Riccoboni, Semen nº20, 2005.
• George NAHREBECKY, A la Recherche du héros dans "Les Liaisons dangereuses", St. Mary’s University, sans date.
• René POMEAU, D’Ernestine aux Liaisons dangereuses : le dessein de Laclos, Revue d’histoire littéraire de la France, mai-août 1968.

Dossiers
Ciné-club de Caen
Wikipédia

Revues
• Choderlos de Laclos – Littératures d’Asie du Sud-Est, Europe n° 885-886, 2003.
• La séduction, Dialogue nº164, 2004.

Thèses
• Mohammed YOUSUF, De quelques figures de style (La métaphore, la comparaison, et l’allégorie) dans "Le paysan parvenu" de Marivaux et "Les liaisons dangereuses" de Laclos, Thèse de doctorat en Lettres Modernes, 2012, 293 pages.
• Marie-Luce COLATRELLA, "Ce hideux chef-d’oeuvre" : lectures, traductions, illustrations des Liaisons dangereuses : France, Allemagne, Angleterre (1860-1914), Thèse de doctorat en Littérature comparée, 2005.

Textes de l’auteur
• Choderlos de LACLOS, Œuvres complètes [présenté par Laurent Versini], Gallimard, La Pléiade, 1979.
• Choderlos de LACLOS, Les liaisons dangereuses, 1782, [présenté par René Pomeau], GF-Flammarion, 1996 – [présenté par Michel Delon], Livre de Poche, 2002, [texte en ligne : Bouquineux - Ebooks - Gallica - Pitbook - Wikisource].
• Choderlos de LACLOS, De l’éducation des femmes, 1783, [texte en ligne : Wikisource].
• Choderlos de LACLOS, De la monarchie et du républicanisme, 1791, [texte en ligne : Gallica].

Études sur l’auteur
• Yvon BELAVAL, Choderlos de Laclos, Seghers, 1972.
• Jean-Paul BERTAUD, Choderlos de Laclos l’auteur des "Liaisons dangereuses", Fayard, 2003.
• Fernand CAUSSY, Laclos, 1741-1803, d’après des renseignements originaux, suivi d’un mémoire inédit de Laclos, Mercure de France, 1905.
• Collectif, Laclos et le libertinage 1782-1982, Presses Universitaires de France, Actes du colloque de Chantilly, 1983.
• Émile DARD, Le général Choderlos de Laclos, auteur des "Liaisons dangereuses", Perrin, 1905.
• Bianca FONTANA, Politique de Laclos, Kimé, 1993.
• Anne-Marie JATON, Le corps de la liberté – Lecture de Laclos, L’Age d’homme, 1983.
• René PETER, La dame aux repentirs – L’inspiratrice des Liaisons dangereuses, Librairie des Champs-Élysées, 1939.
• Georges POISSON, Choderlos de Laclos ou l’obstination, Grasset, 1985.
• René POMEAU, Laclos ou le paradoxe, Hachette, 1993.
• Roger VAILLAND, Laclos par lui-même, Seuil, 1953.

Cours sur l’œuvre
• Anonyme, Résumé des lettres, digiSchool Bac ES (nécessite inscription).
• Anonyme, Étude (détaillée) et liens, Magister.
• Anonyme, Synthèse du roman et commentaires des lettres 47, 67 et 125, Bac de français.
• Collectif, Les liaisons dangereuses et les arts, Académie de Strasbourg.
• Elisabeth KENNEL-RENAUD, Étude (très détaillée), Site perso.
• René POMMIER, Analyse de la lettre XXII, Site perso.

Études sur l’œuvre
• Pierre BAYARD, Le paradoxe du menteur – Sur Laclos, Minuit, 1993.
• Christine BELCIKOWSKI, Poétique des "Liaisons dangereuses", José Corti, 1972.
• Collectif, Analyses et réflexions sur Laclos – Les liaisons dangereuses : la passion amoureuse, Ellipses, 1991.
• André et Yvette DELMAS, A la recherche des "Liaisons dangereuses", Mercure de France, 1964.
• Michel DELON, P.-A. Choderlos de Laclos – "Les liaisons dangereuses", Presses Universitaires de France, 1986.
• Béatrice DIDIER, Choderlos de Laclos – "Les liaisons dangereuses" – Pastiches et ironies, Éditions du Temps, 1998.
• Jean FABRE, "Les liaisons dangereuses" – Roman de l’ironie, Klincksieck, 1972.
• Jean-Luc FAIVRE, "Les liaisons dangereuses" – Choderlos de Laclos, Hatier, 2002.
• Jean-Luc FAIVRE, "Les liaisons dangereuses" – Choderlos de Laclos Stephen Frears, Hatier, 2008.
• Biancamaria FONTANA, Du boudoir à la Révolution – Laclos & "Les Liaisons dangereuses" dans leur siècle, Agone, 2013 [Annales historiques de la Révolution française nº372].
• Jean GOLDZINK, Le vice en bas de soie ou le roman du libertinage, Minuit, 2001.
• Caroline JACOT-GRAPA, "Les liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos, Gallimard, 1997.
• Éloïse LIÈVRE, Pierre Choderlos de Laclos – "Les liaisons dangereuses", Bréal, 1998.
• Philippe MESSIÈRE, "Les liaisons dangereuses" – Laclos, Bordas, 1981.
• Jean-Luc SEYLAZ, "Les liaisons dangereuses" et la création romanesque chez Laclos, Librairie Minard, 1958.
• Madeleine THERRIEN, "Les liaisons dangereuses" – Une interprétation psychologique, SEDES, 1973.
• Laurent VERSINI, Laclos ou la tradition – Essai sur les sources et les techniques des "Liaisons dangereuses", Klincksieck, 1968.
• Laurent VERSINI, Le roman le plus intelligent – Les liaisons dangereuses" de Laclos, Champion, 1998.

Études autour de l’œuvre
• Anonyme, L’épistolaire, WebLettres.
• Frédéric CALAS, Le roman épistolaire, Nathan Université, 1996.
• Nicole CLOAREC (sous la direction de), Lettres de cinéma – De la missive au film-lettre, Presses universitaires de Rennes, 2007.
• Anne DENEYS-TUNNEY, Écritures du corps – De Descartes à Laclos, Presses Universitaires de France, 1992.
• Pierre SAINT-AMAND, Séduire ou la passion des Lumières, Klincksieck, 1987.
• Jürgen SIESS (sous la direction de), La lettre entre réel et fiction, SEDES, 1998.
• Laurent VERSINI, Le roman épistolaire, Presses Universitaires de France, 1979.

Audio-Vidéo
• Choderlos de LACLOS, Les liaisons dangereuses, Littérature audio.

30/05/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Filmographie "Les liaisons dangereuses", Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

28 mai 2014

Friedrich NIETZSCHE (1844-1900)


Nietzsche n’est pas un philosophe comme les autres ; il aime la provocation et tout ce qui rend la lecture plus attrayante – humour, utilisation de métaphores, caricatures – recèle chez lui, précisément, la profondeur de la pensée. Il est certain qu’il ne faut pas lire Nietzsche comme un philosophe classique, et plaquer sur la lecture des schémas conceptuels pré-établis est la meilleure façon de manquer l’originalité de cette pensée. Nietzsche a le mérite de montrer qu’il existe d’autres chemins possibles pour la philosophie, qui sortent du cadre rigide des traités classiques. Sa démarche généalogique et critique présente l’intérêt de remettre en question bien des vérités établies, et de s’ouvrir à des réalités jusque là ignorées.
Djamila Azem Hidalgo, Etude d’un texte de Nietzsche, Académie de Grenoble

Le travail de critique d’un ouvrage récent se limite à la paraphrase du dossier de presse gracieusement fourni par l’éditeur. Pour les ouvrages anciens, les petits-maîtres à penser se contentent de piocher dans les dictionnaires des citations. Dans ces conditions il n’est pas étonnant que l’œuvre d’un auteur aussi complexe que celle de Friedrich Nietzsche soit interprétée à contresens.

Un trotskyste affirme "Nietzsche, penseur du fascisme" ce qui est aussi inepte que de dire "Marx, penseur du fascisme" parce qu’il est longuement et admirativement cité par Goebbels dans son Journal. Il a pris le risque de citer Nietzsche, souvent à contresens, pour que ses citations collent avec ses a-priori. Ainsi, il renomme "Nietzsche, penseur du fascisme" le livre de Georg Lukács intitulé "Nietzsche, précurseur de l’esthétique fasciste" ce qui ne signifie pas la même chose !
Selon cet auteur Nietzsche serait fasciste parce qu’il critique la démocratie bourgeoise ! Position paradoxale, mais conforme à celle de Marx soutenant la guerre de l’impérialisme américain contre le Mexique et celle de l’impérialisme anglo-français contre la Chine parce que le capitalisme industriel serait plus "civilisé" que le capitalisme agraire (Lire : La Chine vue par MARX et ENGELS).

Le piège dans lequel tombe facilement les petits-maîtres à penser tient au style, dans lequel excelle Nietzsche, qui rend d’autant plus difficile à comprendre son propos qu’il apparaît facile à lire. Ainsi, l’erreur fréquente est de prendre au pied de la lettre ce qu’il écrit.
De plus, comme sa pensée toujours en mouvement n’est pas close dans un système ("Je me méfie des faiseurs de systèmes et m’écarte de leur chemin. L’esprit de système est un manque de probité." aphorisme 26 in Crépuscule des idoles), il peut affirmer une chose un jour et son contraire le lendemain. L’exemple le plus connu est celui de Wagner pour qui son admiration ("La naissance de la tragédie" 1872, et "Richard Wagner à Bayreuth", 1876) se transforma en une démolition de l’idole trop impliqué dans le mouvement völkisch et l’antisémitisme ("Le cas Wagner", 1888 et "Nietzsche contre Wagner", 1889).

Plutôt de d’ajouter mes commentaires positifs ou négatifs, dont tout le monde se moque à juste raison, je préfère suggérer de lire et relire l’œuvre de Friedrich Nietzsche.

Articles
• Articles universitaires, Nietzsche par la jeunesse aux cheveux gris.
• Éric BLONDEL, Par-delà le bien et mal, Philopsis, 43 pages.
• Éric BLONDEL, La volonté de puissance, Philopsis 75 pages.
• Éric BLONDEL, Prolégomènes à une lecture philologique de Nietzsche, Philopsis 81 pages.
• André OUREDNIK, La notion de Pulsion chez Nietzsche et Freud, Université de Lausanne, 35 pages.
• Daniel PIMBÉ, Nietzsche, Académie de Grenoble, 2011, 93 pages.
• Vincent STANEK, La volonté de puissance, Philopsis, 16 pages.

Dossiers
Encyclopédie de L’Agora
Nietzsche Circle
Philopsis
UQAC
Wikipédia

Revues
• Nietzsche, Le Point HS n°14, Juin Juillet 2013.

Cours
• Daniel MARTIN, Nietzsche en langage clair, Cours de philosophie, 551 pages.
"La volonté de puissance" (doctrine)
"La généalogie de la morale" (livre)
"Par-delà le bien et le mal" (livre)
"Le gai savoir" (livre)
"L’éternel retour"(doctrine)
"Ainsi parlait Zarathoustra" (livre: parties I à III)

Livres
• Livres numériques, Académie de CréteilAcadémie de Grenoble BouquineuxEbooksNietzsche par la jeunesse aux cheveux grisWikisource.
• Friedrich NIETZSCHE, Oeuvres, Flammarion, 2000 [Texte en ligne].
"Le gai savoir"
"Ainsi parlait Zarathoustra"
"Par-delà le bien et le mal"
"La généalogie de la morale"
"Le cas Wagner"
"Le crépuscule des idoles"
"L’antéchrist"
"Ecce homo"
"Nietzsche contre Wagner"
• Marc CRÉPON (sous la direction de), Nietzsche, L’Herne, 2006 [Texte en ligne].
Comme Nietzsche le dit à plusieurs reprises : la lecture de son œuvre n’est pas de celles dont on sort sans que rien n’ait changé. Et ceci est d’autant plus vrai que rien de ce qu’elle prophétise ou annonce ne s’est définitivement accompli. Nous ne sommes pas sortis de ce qu’elle décrit, que ce soit l’épuisement de la démocratie, les différentes formes de réactions au nihilisme qui ne font que le perpétuer (comme tous les extrémismes), la résistance, plus ou moins déguisée, des valeurs imposées par le christianisme. Nous n’échappons pas davantage à ce qu’elle prescrit : notre rapport au savoir (et notamment à la science) est loin d’être clarifié. Le signe le plus probant de cette actualité des questions nietzschéennes est que, pas plus que cette œuvre n’appartient aux nietzschéens, elle ne laisse aucun courant philosophique, aucune école indifférente.
Mais s’il reste ce "philosophe d’avenir" qu’il voulait être, c’est aussi que son œuvre interroge, dans ses différentes articulations, la coexistence, au sein de la même pensée, des trois types de régime entre lesquels se partage le discours philosophique : descriptif, prescriptif et programmatique ou prophétique. Lisant Nietzsche, nous n’héritons pas seulement de ce qu’il décrit, et de ce que cette description prescrit. Nous prenons aussi la mesure de ce qu’il annonce. Sans doute, par sa critique radicale de toute téléologie, il porte un coup décisif à tout ce que la philosophie a pu promettre : le salut, la révolution. Mais pour autant, il ne renonce pas à toute prophétie d’une nouvelle époque ouverte par sa pensée. Ce qu’il décrit et prescrit trouve son sens ultime dans un temps à venir, qui advient une fois que son œuvre a coupé en deux l’histoire de l’humanité.
Ce Cahier analyse sa pensée à partir de ses rapports avec la langue, les Grecs et la musique, pour se pencher sur sa critique de la métaphysique et l’histoire, critique de la civilisation et de la morale, la conversion des valeurs.
Textes de : Marc Crépon, Marc de Launay, Max Marcuzzi, Mario Ruggenini, Jacques le Rider, Denis Thouard, Michèle Cohen-Halimi, Michel Haar, Yannis Constantinidès, Arnaud Villani, Mazzino Montinari, Eric Dufour, Joseph Simon, David Ballison, Jocelyn Benoist, Fabio Merlini, Paolo d’Ioro, Françoise Dastur, Pavel Kouba, François Chenet, Sylvie Courtine-Denamy.

Audio-Vidéo
• Livres audios, Littérature audio.
• France Culture, Nietzsche par la jeunesse aux cheveux gris.
• Vidéos, Nietzsche par la jeunesse aux cheveux gris.
• Annick STEVENS, La philosophie de Nietzsche (10 séances), Université populaire de Marseille [pdf - mp3- vidéo].
Nietzsche est un penseur qui a profondément bouleversé la philosophie et a eu une influence considérable sur les pensées du XXe siècle, mais qui a aussi été très mal compris et récupéré par des idéologies auxquelles il était tout à fait opposé. Des concepts comme l’éternel retour, le surhumain, la volonté de puissance, suscitent souvent la méfiance, voire le sarcasme et le rejet. Or, si on prend le temps de découvrir leur sens, de les inscrire dans la philosophie de la vie lucide et exigeante qui les justifie, on comprend à la fois l’origine des malentendus et l’extraordinaire portée à la fois théorique et pratique de cette pensée.

28/05/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Filmographie sur Friedrich NIETZSCHE, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

26 mai 2014

Edwin S. PORTER (1870-1941)


Edwin S. Porter fut un grand cinéaste injustement oublié au regard de l’indigence des sources : quatre articles en français, une thèse en anglais et un livre en italien.
Figure créatrice significative des années 1900, il fut à la fois projectionniste, réalisateur, cinématographe, scénariste et producteur de films américain.
Il a réalisé une multitude de films dont Life of an American Fireman (1902) et Great Train Robbery (1903).
Il fut le premier à construire une histoire cinématographique par l’intermédiaire du montage narratif qui crée une dimension temporelle.

Articles
• Thomas ELSAESSER, La notion de genre et le film comme produit "semi-fini" : l’exemple de Weihnachtsglocken de Franz Hofer (1914), 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze nº50, 2006.
• Tom GUNNING, "Le cinéma d’attraction : le film des premiers temps, son spectateur, et l’avant-garde, 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze nº50, 2006.
• Charles PERRATON et Nathalie BOUCHARD, Monter, dire et saisir l’espace dans le cinéma des premier temps : le cas du Great Train Robbery Cinémas 1995.
Great Train Robbery (1903) de Edwin S. Porter, L’Oeil sur l’Ecran.

Dossiers
Ciné-club de Caen
Ciné-fiches
Ciné-ressources
DVD Toile
IMDb
Notre cinéma
Sens Critique
Wikipédia

Thèses
• David LÉVY, Edwin S. Porter and the origins of the American narrative film, 1894-1907, Doctor of Philosophy, 1983, 404 pages.
This study examines the traditional claim that in 1903, while an employee of the Edison Manufacturing Company, Edwin Stanton Porter discovered the principle of editing construction which made possible the fictional motion picture narrative. It will show that Edison studio policy in the period would have discouraged such an achievement and that the crucial first step in the elaboration of the early film narrative was the development of a compositional aesthetic derived from the staged or "fake" newsreel. Based on that aesthetic between 1904 and 1907 film directors including Edwin Porter turned out a short-lived, tableau-action narrator-dependent story film in actuality style that became the basis of the nickelodeon boom dating from 1906. The social and industrial pressures engendered by that success led to the fragmentation of the complete action tableau and the displacement of the tableau narrative by a shot-dependent, autonomous narrative constrained by the formal features of actuality composition. The final chapter analyzes a leading example, the 1907 emergence of parallel editing in the production of one-reel screen tales of last-minute rescue.

Livres
• Elena DAGRADA, La grande rapina al treno. The Great Train Robbery (Edwin S. Porter, 1903) e la storia del cinema, Mimesis, 2012.
Questo libro vuole essere un utile viatico per chiunque desideri addentrarsi lungo i sentieri affascinanti del "cinema delle origini", per imparare a conoscere la prima epoca di vita della storia del cinema. Attraverso l’analisi di "The Great Train Robbery", realizzato nel 1903 da Edwin S. Porter, rintraccia le catarreristiche principali di un periodo appassionato e avventuroso, profondamente diverso dal cinema che conosciamo oggi. E lo fa addentrandosi nei segreti del successo di un piccolo grande film, che seppe miscelare sapientemente i temi rappresentati, oltre ad alcune audaci novità nella messa in scena di più azioni simultanee. "The Great Train Robbery", infatti, riuscì a unire la spettacolarità dei più arditi procedimenti narrativi del suo tempo al mito popolare per eccellenza della storia americana, quello del "selvaggio West" (wild West), o "lontano West" (far West), facendo presa su un numero di spettatori molto alto anche al di fuori degli Stati Uniti. E seppe sfruttare il contesto iconografico e narrativo maggiormente in voga del tempo – la ferrovia, gli assalti a un treno, le sparatorie e gli inseguimenti spericolati – mettendo il tutto, fra l’altro, al servizio del film western come genere.

26/05/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Filmographie Edwin S. PORTER réalisateur, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

23 mai 2014

Archéologie de la critique du cinéma

Petite archéologie de la critique du cinéma, Un autre jour est possible, France Culture

1/5 La naissance de la critique par Antoine de Baecque, critique et historien du cinéma, auteur notamment du Dictionnaire de la pensée du cinéma, PUF, 2012.
2/5 Au lendemain de la libération, une nouvelle forme de critique apparaît en France.
C’est l’âge d’or de la cinéphilie française avec notamment le cinéma italien ou le cinéma hollywoodien des années 1930-1940. On se relève des grands malheurs de la guerre par le cinéma.
C’est aussi la période de création des grandes revues de cinéma (Les Cahiers du Cinéma, Positif, Art).
3/5 C’est l’ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinema, aujourd’hui critique pour Mediapart qui nous propose sa vision de la critique aujourd’hui.
4/5 C’est la critique cinéma du Monde qui nous propose son analyse de la critique aujourd’hui.
5/5 Fin de la série.

Lire aussi :
• La critique en questions, Les fiches du cinéma.
• 4 manières de rédiger une critique de film, WikiHow.
Dossier documentaire Cinéma - Analyse filmique, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.