16 octobre 2008

Les pillards de la crise financière

Revue de presse européenne, euro|topics
La crise financière affecte-t-elle désormais l'économie réelle? Les chiffres croissants du chômage, la peur d'une récession imminente et la question des prestations sociales sont les sujets qui préoccupent la presse européenne.


Les pillards de la crise financière, euro|topics
Certains gouvernements de l'Union européenne se servent de la situation chaotique résultant de la crise financière pour jeter aux oubliettes les réformes nécessaires, écrit le quotidien Die Presse : "Ils saccagent le consensus social qui existait en matière de politique environnementale, monétaire et économique. Et c'est typique des pays qui n'ont pas réussi jusqu'à présent à mettre fin à un système économique corrompu, protectionniste et inerte. C'est ce qui explique pourquoi, ces derniers jours, la France et la Hongrie remettent en question les critères de la stabilité de l'euro, et l'Italie et la Pologne les objectifs climatiques. Pour les mêmes raisons, ils veulent prendre de nouvelles mesures visant à protéger leur industrie nationale. ... Il serait imprudent d'un point de vue économique de jeter le bébé avec l'eau du bain et de convenir de nouvelles règles. ... Une politique budgétaire sans bornes, un euro faible, un nouveau protectionnisme et un report des objectifs climatiques n'apportent finalement rien sur le plan économique, mais laissent plus de marge de manœuvre aux dirigeants actuels."


Des milliards pour la finance, des miettes pour la faim, Libération
Alors que les pays développés prévoient d’injecter jusqu’à près de 3 000 milliards d’euros dans le sauvetage du système bancaire et financier de la planète, 1 % de ce pactole - décidé en moins d’un mois - suffirait à sortir l’humanité de la faim. «Il ne faudrait investir que 30 milliards d’euros par an pour assurer la sécurité alimentaire d’une population qui atteindra 9 milliards en 2050», écrivait Jacques Diouf dans nos colonnes (Libération du 8 octobre).

Un dernier chiffre, histoire de résumer l’ampleur des enjeux pour une autre mondialisation. «Les différences d’espérance de vie entre les pays les plus riches et les plus pauvres dépassent désormais quarante ans.» Des inégalités «criantes», résume l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans son rapport annuel, publié mardi. «Plus grandes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 1978», dit Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS. Obscènes, même : en trente ans, le monde fait marche arrière alors qu’il vient de connaître une croissance de ses richesses sans précédent en dix ans. Le monde fera-t-il mieux avec la longue récession qui s’annonce ?


TOUSSAINT Éric, Une fois encore sur les causes de la crise alimentaire, CADTM
De fausses explications de la crise alimentaire dominent la scène. La consommation des Chinois et des Indiens est une des fausses explications qui, à force d’être répétée, devient une évidence. Il est important d’identifier les véritables causes et les authentiques responsables.


TOUSSAINT Éric, Interconnexion des crises capitalistes, CADTM
L’explosion des crises alimentaire, économique et financière en 2007-2008 montre à quel point sont interconnectées les économies de la planète. Pour résoudre ces crises, il faut traiter le mal à la racine.


Lire : Les oubliés de la crise.

2 commentaires:

nous avons la solution a dit…

Vous souhaitez des solutions pour faire face à la crise financière internationale:

Aujourd’hui il faut comprendre et agir vite !

Faites appel à Cheminade !!!

Depuis 1995, Jacques Cheminade l'avait dit!!! Aujourd'hui Jacques Cheminade propose ses solutions!!!

Vite demandez un VRAI Nouveau Bretton Woods !!!

Nous avons fait le bon diagnostic, en regardant la réalité en face l’hiver dernier. Maintenant, soutenez avec nous ces mesures : c’est le médecin qui fait le bon diagnostic qui rédige la meilleure ordonnance.

David C.
david.cabas.over-blog.fr

Serge LEFORT a dit…

Nostradamus l'avait certainement dit aussi !
Les périodes de crise ne manquent pas de prophètes qui ont LA solution miraculeuse.

Jacques Cheminade, comme beaucoup de démagogues, se présente comme le sauveur entre l'ultra-libéralisme et le marxisme. Mais sa phraséologie gauchisante cache difficilement ses sympathies pour l'extrême-droite. L'UNADFI assimile le fonctionnement de son mouvement à celui d'une secte (culte de la personnalité, théorie du complot, antisémitisme, etc.).